"Les printemps" de Benjamin Wiame, une lecture de Carine-Laure Desguin
/image%2F0995560%2F20260223%2Fob_b56106_les-printemps.jpg)
Des pâquerettes sur la couverture, un petit format qui se glisse facilement dans un sac, et puis le titre, Les printemps. Il ne m’en fallait pas plus pour aborder ce roman. L’auteur, Benjamin Wiame, utilise la première personne. Il dédie ce roman à sa maman. Le texte se déroule en une journée, les heures sont signalées. L’auteur conduit sa voiture et se rend à la gare de Gembloux, il travaille là. Pour cet homme rempli d’une sensibilité à fleur de peau, le temps passe trop vite. La vie actuelle oblige le travailleur à se presser à tout prix. Travailler pour acheter et surconsommer à outrance. Il aspire à être chez lui, et danser dans la cuisine avec les deux femmes de sa vie, son épouse et sa fille. Là, sur un vieux banc du quai numéro 5 de la gare de Gembloux, il imagine la présence de son grand-père, un grand-père décédé qu’il aimait beaucoup. Page 27, Je me pose sur sa joue et y laisse un baiser. Toute l’essence du récit réside dans cette phrase, tellement ce texte est empreint de délicatesse et de douceur. Les deux hommes dialoguent ensuite pendant la journée entière. La vie d’avant et celle d’aujourd’hui. Les guerres, les infos, la famille, le travail, la politique. Et la musique. Car écouter de la musique, c’est important. Page 88, la question du grand père est interpellante et primordiale, Et si tu pouvais inventer le monde qu’en ferais-tu ?
Un roman écrit tout en délicatesse et poésie qui nous aide à bien recentrer ce qui est essentiel dans la vie. Et à mon tour de vous la poser cette question, Et si vous pouviez inventer le monde, qu’en feriez-vous ?
Carine-Laure Desguin
http://carineldesguin.
/image%2F0995560%2F20260223%2Fob_a64035_carine-laure-desguin-photo.jpg)