Pour le dernier recueil de poésie de Micheline Boland, un article est paru dans la "Gazette" et "Vlan"
/image%2F0995560%2F20260213%2Fob_3e744b_9782390183891-1-75.jpg)
ARTICLE PARU LE MARDI 6 JANVIER DANS LA GAZETTE (et Vlan du 14 janvier) , SIGNE JEAN-CLAUDE HERIN
Marcinelle
L’autrice Micheline Boland a sorti son premier recueil de haïkus et tankas.
Dans ce premier recueil l’autrice parle en partie du Pays Noir, rend hommage aux mineurs disparus dans la catastrophe du Bois du Cazier.
« Devant les grilles, une mer de femmes en pleurs. J’y pense souvent. Tant de mineurs, morts un jour d’août cinquante-six. Blues du Pays Noir. Un arbre effeuillé se reflète dans la Sambre. Balade d’automne ». Voici un extrait écrit par Micheline Boland, rendant hommage aux mineurs décédés lors de la catastrophe du Bois du Cazier. Ce jour-là, l’auteure traumatisée est revenue !immédiatement chez elle alors qu’elle était en vacances à Laroche-en-Ardenne.
Son père avait travaillé comme chimiste à la mine et ses grands-pères avaient occupé le poste d’infirmier et de responsable technique. Aujourd’hui retraitée, Micheline Boland consacre une bonne partie de sa vie à l’écriture. Elle a déjà écrit une quinzaine de recueils de nouvelles.
« Le haïku composé de 17 syllabes, un nombre sacré au Japon, existe depuis le dix-septième siècle. Il exige beaucoup de soin dans son écriture. Cette forme poétique, qui évoque la pensée et la sagesse japonaises, offre un reflet instantané du monde en toutes saisons et évoque les cinq sens. Il évoque un art de vivre , explique-t-elle.
« Le tanka est en deux parties. Les deux dernières lignes constituent une sorte de commentaire, de réflexion. Au départ au Japon, il y avait le renku (ou renga) une œuvre collective composée de nombreuses strophes, d’où l’évolution en tankas composés de 31 syllabes. »