Carine-Laure Desguin a lu "Epilogue" de Nicole Graziosi
/image%2F0995560%2F20260316%2Fob_7b3961_epilogue-1er-couverture.jpg)
L’illustration de couverture, une création d’Anka De Heij : deux arbres verdoyants et puis un troisième qui perd des feuilles d’un ocre lumineux. Lumineux !
Épilogue, un livre de 128 pages dans lequel l’auteure relègue aux calendes grecques, sur un ton léger et presque humoristique, tout ce que révèle l’hiver de sa vie. Et basta les interrogations face à la grande faucheuse, tous ces quand-comment-où-pourquoi. Non, elle ne sera pas cette petite vieille qui, après avoir consulté une voyante lui ayant prédit une fin prochaine, emportait sa valise lors de chaque déplacement et ce durant … des années.
Dans ce cheminement, artistique parfois puisqu’au passage nous croisons une citation de Woody Allen ou de Marguerite Yourcenar entre autres, Nicole Graziosi en profite pour égratigner tous les petits travers de notre société lorsque celle-ci malmène nos aînés par des mots, des expressions genre (page 25) : On a bien mangé ses petites tartines ?
Lire Épilogue c’est aussi voyager dans un album de famille. L’auteure nous partage les hivers de la vie de ses grands-mères et de savoureuses et nombreuses anecdotes familiales.
Et puis il y a la transmission avec les enfants, les petits-enfants.
Et vous savez quoi ?
Elle l’aime tellement l’hiver de sa vie !
Un livre à mettre entre toutes les mains et pourquoi pas entre celles des jeunes lecteurs tout particulièrement ?
Carine-Laure Desguin