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Le jeu de l'auteur mystère revient !

Publié le par christine brunet /aloys

Mais qui a écrit le texte divisé en trois parties ci-après ???? trois jours pour donner un nom et tenter de deviner !!! 

Bonne chance !

J’ai fait le test ce matin.

À sept heures pétantes, je me suis glissé dehors, traversé la cour pour aller casser un œuf sur une pierre plate à la lisière des pommiers pour le laisser en plein soleil jusqu’à dix-huit heures comme prévu. Ensuite, je suis vite rentré dans le bâtiment pour éviter qu’on me surprenne.

Il ne faisait que vingt-sept degrés, j’aurais pu patienter, regarder le début de la transformation, même si je savais que l’effet ne serait pas visible tout de suite et qu’il faudrait patienter longtemps. En revanche, si j’attendais un peu, je verrais si Abelle disait vrai ou si elle s’était moquée de moi comme souvent.

À nouveau à l’intérieur de la vaste demeure, j’avais essayé de trouver un truc à faire, même si c’était vachement difficile de s’occuper sans sortir. Il n’y avait même pas moyen de jouer à la console ou mater une série dans la salle commune, les câbles avaient encore cramé ! Chaque été, c’était pareil ; cette turne tombait en ruines.

Althea, La Très Chère Pseudo Mère, se battait contre des moulins pour assurer notre subsistance à tous, en revanche, l’accès au réseau n’était, pour elle, qu’un point situé très très bas dans sa liste de priorités.

Elle n’avait jamais été partisane de l’Internet et des « rézosocios », lesquels avaient, de son point de vue, grandement contribué au déclin de la jeunesse postpandémique.

J’ai toujours été en désaccord avec elle car j’étais ravi de pouvoir converser avec d’autres jeunes, en tous cas, autres que ceux de cette vieille barraque que je ne supportais plus.

De surcroit, les jeux en réseau m’apportaient beaucoup, davantage en tous cas que ceux qu’Althea nous proposait 

(imposait ?)

pour – je cite – « renforcer les liens ».

Jamais je ne me suis considéré comme un modèle relationnel, même quand je n’étais pas enfermé ici. « Enfermé » est peut-être un mot trop fort, c’est pourtant ce que je ressens régulièrement.

Abelle prétend que je suis un asocial, je me défends en affirmant être sélectif dans mes amitiés. Un peu trop sans doute... En réalité, je ne ressens pas grand-chose pour les autres, même si nous nous fréquentons, la fille a rapidement compris que nous n’étions pas de véritables amis.

Abelle, en dépit son nom étrange et de son caractère de cochon, je l’apprécie – enfin, je ne la hais pas – même si son passe-temps favori consiste à me faire passer pour un imbécile.

Comme moi, elle fait partie des enfants d’Althea, ceux dont personne n’a voulu. Elle est arrivée lorsqu’elle avait onze ans, ses parents sont morts tous les deux, personne – à part Althea sans doute – n’a su ce qui leur était arrivé. L’orpheline n’a jamais voulu en parler. Je sais simplement qu’aucun membre de sa famille ne voulait se charger d’elle, elle était sans doute trop vieille pour être éduquée.

Elle attend sa majorité dans cette magnifique bicoque qui prend l’eau de tous les côtés.

Nous nous sommes rapprochés, ça a pris du temps, pas comme dans ces films où des ennemis jurés deviennent les meilleurs amis du monde à la suite d’une épreuve, ça ne s’est pas du tout passé comme ça dans la vraie vie.

Abelle et Rob, votre serviteur, ont conclu une sorte d’alliance parce que c’était la solution la plus simple, et surtout parce que, tacitement, on a compris qu’on serait plus fort en duo.

Les autres pensionnaires pensent que c’est juste parce que nous sommes noirs et que notre couleur de peau suffit à justifier cette alliance.

Abelle est convaincue qu’il est inutile de leur expliquer que ça n’a rien à voir et que c’est tout à fait absurde de penser de cette façon. Cela ne servirait à rien, la génération post-Trump est beaucoup trop conne et ces débats constitueraient une perte de temps pour tout le monde.

Je jette un coup d’œil à ma montre : quinze minutes se sont écoulées depuis que le blanc et le jaune ont quitté la coquille.

Il faut que je trouve des trucs à faire, mais ranger ma chambre, bouquiner ou aller causer à quelqu’un sont des activités que je n’apprécie guère.

Et Abelle m’a trop énervé pour que j’aille lui taper la causette ce matin.

Alors, je fais les cent pas dans la salle commune. Les autres ne sont pas encore descendus.

Althea a décidé de suspendre les cours de ce matin, elle a pris sa décision en consultant la météo, sûrement avant que la connexion ne lâche.

Plus de quarante-cinq au beau milieu de la journée ! Déjà trente ce matin. Tu mets le nez dehors, tu crames, il n’y a pas un souffle de vent.

La climatisation, rendue obligatoire depuis quelques années, fonctionne à peu près dans le vieux bâtiment. Elle fait un bruit du tonnerre, surtout la nuit, et nous avons tous peur qu’elle lâche en pleine canicule. Sûr qu’on cuirait à étouffée dans notre lit.

Il y a une semaine à peu près, Abelle a prétendu que si quelqu’un mettait un œuf en plein soleil, il cuirait aussi bien que dans une poêle. J’ai ri, elle a pris la mouche et s’en est suivi une dispute comme on en a de plus en plus fréquemment. Elle m’a traité d’idiot, pourtant, je suis convaincu de ne pas faire partie de la famille de décérébrés que l’on trouve par grappes dans ce pays. Je lui ai donc proposé une sorte de pari : casser un œuf au bout du verger cramé, sur une pierre plate et voir ce qui se passe. Je suis convaincu que lorsque je viendrai prendre l’œuf cette nuit, il aura juste coulé de la pierre, sera vaguement chaud et bien entendu, immangeable. Néanmoins, il ne sera certainement pas transformé en omelette.

J’attends le résultat de cette expérience complètement stupide avec impatience.

Pour la tromper, cette impatience, je me rends à l’étage, puis frappe à la porte d’Althea.

Je sais que la vieille se lève très tôt et qu’il y a de fortes chances pour qu’elle soit déjà au turbin.

Cette femme sans âge est à la tête de l’orphelinat Saint Jérôme depuis des temps immémoriaux. Les murs de son minuscule bureau sont tapissés de visages d’enfants qui ont tous connu la vieille comme protectrice.

Elle nous aime particulièrement, Abelle et moi, sans doute parce qu’Althea est noire, diraient certains adaptes du slogan MAWA[1].

Elle prétend que nous sommes les balles les plus rapides de son fusil et que nous irions loin si nous nous en donnions la peine. Au lieu de ça, déplore-t-elle, nous passons notre temps à nous chamailler comme des gamins et à nous lancer des gages stupides.

Celle que je surnomme « Notre Très Chère Pseudo Mère » (quoique jamais devant elle) depuis que j’ai posé le pied à St Jérôme m’invite à entrer et je la découvre les pieds nus sur le bureau, en train de se rafraîchir avec un ventilateur portatif. Elle porte une robe blanc écru très légère dont les bretelles lui tombent des épaules. J’ai peur de lui voir les seins qu’elle doit avoir tout fripés.

Comme si elle avait pu lire dans mon esprit, elle rectifie sa posture.

  • Robby ! Te voilà bien chaudement habillé ce matin !          

 Je m’observe comme si je ne m’étais pas vêtu moi-même moins d’une heure auparavant : tee-shirt, jeans et basket. Je n’ai pas enfilé de chaussettes simplement parce que je n’en ai pas trouvé de propres. Pas réfléchi, trop pressé d’aller casser l’œuf sur la pierre sans qu’on me surprenne.

  • Ouais, je réponds sans pour autant rebondir sur la remarque qui m’est lancée et qui ne m’intéresse pas. Je voulais voir avec vous si le mec du câble va venir réparer Internet.  

La vieille femme aux cheveux noués en chignon lève les yeux.

  • Pour l’amour du Ciel, Robby, je t’ai déjà expliqué qu’à part pour des circonstances exceptionnelles, personne n’est autorisé à sortir par un temps pareil.  

Sur Internet, on raconte que le temps s’est totalement déréglé à cause de l’Homme. Je pense – et beaucoup sont d’accord avec moi sur la Toile – que ce sont des conneries en boîte. Que donc ont pu faire les êtres humains pour foutre un coup de pied dans les roubignoles des saisons ? Abelle prétend que j’ai tort, que nos ancêtres n’ont pas écouté ceux qui leur disaient de prendre garde.

Aujourd’hui, à cause de leur négligence, de larges parties de certains pays sont sous l’eau, tandis que des forêts entières ont disparu dans des incendies.

D’après elle, dans le temps, il ne faisait pas quarante-cinq degrés dans le New Jersey au mois de juillet et plus de cinquante au Nouveau Mexique en juin. 

Du bout des lèvres, j’ai reconnu que nos semblables ont pu contribuer à ce changement climatique, pourtant, je reste convaincu que la Terre y est pour beaucoup. Combien de fois la Planète bleue a-t-elle éradiqué toute vie sans le concours des êtres humains ? Il y a eu cinq extinctions massives sur les quatre cents dernières millions d'années. Période glaciaire, épuisement d’oxygène dans les océans, activité volcanique, impact d’astéroïde, les causes sont multiples et variées. Le Monde n’a pas besoin de sa créature autoproclamée la plus intelligente pour s’autodétruire.

 

[1] Déformation pour l’histoire du slogan trumpien : MAGA (Make America Great Again) par Make American White Again.

Publié dans auteur mystère

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Et voici enfin l'émission 17 d'ActuTV... 1h30 de chroniques et de trailers !

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/aS4h6SUXeTc

Publié dans émission actutv

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"Jeune et con", une nouvelle signée Ben Nappier

Publié le par christine brunet /aloys

 

Jeune et con

 

Je suis assis sur un banc devant le long du fleuve. La nuit est tombée depuis un bon bout de temps sur la ville. Déjà... Sur ma sacoche est attaché un MP3. Un MP3 qu’une personne m’avait offerte. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, il vaut tout l’or du monde…

- Hé ! Mais c’est Manu !

Je regarde à ma droite, c’est Francis.

- Qu’est-ce que tu fous ici en pleine nuit ? Il n’est pas bon de traîner seul dans Anvy. C’est dangereux...

- Je pourrais te dire la même chose…

- Ouais, mais moi, je sais me défendre. Ne le prends pas mal, surtout.

- Je ne le prends nullement mal.

- Tant mieux. Tant mieux…

Un silence gênant s’installe.

- Je voudrais en profiter pour te demander quelque chose, me dit-il.

- Je t’écoute…

- Tu ne m’en veux pas pour Clara ?

- Le fait que mon meilleur ami et mon ancienne copine soit maintenant ensemble… Non, Francis. Je ne t’en veux pas. Du moment que Clara soit heureuse…

- Ça me rassure. Merci à toi, mon ami. Mon frère...

- Je t’en prie.

- Sans rancune, donc ?

- Puisque je te le dis…

- Génial. Cool...

Silence…

- Bon, je vais te laisser. On se verra à l’école, demain. Tchouss, Manu !

- Oui. A demain…

Francis sourit. Il me tourne le dos et commence à marcher. Je me lève en silence et commence à m’approcher de lui à pas de loup. Je sors le coupe-papier de ma sacoche, celui là même que j’ai pris en douce dans le bureau du directeur. Il voulait absolument me voir, tous les professeurs disaient que je n’étais pas fort bien… Je ne suis plus qu’à quelques centimètres, je lève le coupe-papier…

Je n’ai pas compté le nombre de coups. Je ne ressens ni remord ni satisfaction.

Je jette le coupe-papier dans le fleuve, je décide de rentrer chez moi. Je peux écouter Saez chanter dans mon MP3 :

- Mais je sais qu’on est quelques milliards

A chercher l’amour*

 

Ben Nappier

 

 

* Jeune et con (Saez)

Publié dans Textes

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Micheline Boland nous propose quelques Haïkus pour Pâques

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
QUELQUES HAÏKUS POUR PÂQUES
 
 
Écouter les cloches
Au cours de la chasse aux œufs
Dimanche de Pâques
 
Gazon dévasté
Séquelles de chasse aux œufs 
Juste sous mes yeux 
 
Pâques dans le parc
Les friandises attendent
Les petits chasseurs
 
Sous le forsythia 
Une poule en chocolat
Compte les gourmands
 
Déjeuner pascal
Rêver de chocolat noir
Écaler l'oeuf dur 
 
Micheline Boland 

Publié dans Poésie

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Carine-laure Desguin a lu "Ta mémoire, pareille aux fables incertaines" de Christian Eychloma,

Publié le par christine brunet /aloys

 

La famille Kernavec, le couple et leurs enfants, quittent Atlantis, la planète-mère en direction d’Ouranos. Ils sont encore dans le vaisseau, à peine sorti d’une hibernation tellement le voyage est long. Le père explique à ses enfants très impatients que là-bas, sur Ouranos tout est différent, la gravitation, les lunes, la végétation est bleue et parfois hostile. Nous sommes en 2050. Le père Kernavec travaillera dans l’administration d’un établissement  pénitentiaire. Là-bas, il y a de nombreuses carrières d’iridium et les minerais sont extraits par des prisonniers jugés par des tribunaux d’Atlantis. Anaïs est l’aînée des trois enfants Kernavec.

   Plusieurs centaines d’années plus tôt, la famille Ledoux, des Français vivant en Algérie sont en partance vers l’Australie. La fille aînée s’appelle Camille. Là-bas aussi, il sera question de fermes pénitentiaires et donc de prisonniers.

   Il y aura de nombreuses similitudes entre les Kernavec et les Ledoux, tout cela à plusieurs centaines d’années d’intervalle. Anaïs et Camille vivront des histoires d’amour similaires. Les deux familles auront des déboires qui se ressemblent énormément, déboires troublants en parallèle avec l’histoire de leur région respective.

   Et ? 

   De nos jours, en France, Lucien Jouvenceau se rend chez un devin aux étranges pouvoirs de guérison, Jean Vitoble. Il prend avec lui les photos de son arrière-grand-mère, Camille Ledoux. Jean Vitoble explique que passé, présent et avenir sont inscrits quelque part de manière indélébile et lisible pour qui peut accéder à cette dimension (les annales akashiques). Et que l’avenir évoluerait en fonction de nos actions ou de nos décisions, cela en permanence et parmi tous les futurs possibles.

   Là, dans les sous-sols de la maison du guérisseur, Georges Léman, un jeune physicien audacieux, a installé tout le parfait matériel du savant fou. Avec l’accord de Lucien Jouvenceau, des expériences extraordinaires se pratiqueront.

   Par hypnose, Lucien Jouvenceau prendra connaissance de la vie de Camille Ledoux, son arrière-grand-mère, si celle-ci n’était pas revenue en France. Oui, une vie parallèle …

   Un livre qui m’a passionnée jusqu’à la dernière page. Dans lequel il est question d’annales akashiques, de mémoires transgénérationnelles, de multivers, de vie après la mort, de réincarnation, de la théorie des univers parallèles. Et surtout de cette question, Jusqu’où peut-on pousser les expériences ?

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Publié dans avis de lecteurs

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Ani Sedent a lu "La chair des nuits" de Louis Mathoux

Publié le par christine brunet /aloys

 

Avec « La Chair Des Nuits », Louis Mathoux nous propose une plongée poétique dans un univers sombre mêlé de souffrance et de désir charnel.

44 poèmes où l’organique côtoie le spirituel pour emmener le lecteur au cœur d’un maelström qui donne la priorité aux sens.  44 poèmes conjugués au féminin rédempteur, pour l’immerger au cœur d’un thème où le corps et l’âme s’embrasent d’une même flamme noire, mais aussi…

 

  « Qui donc a taillé

     secondes, minutes et heures

     dans la chair libre du temps ? […] »

 

… d’un thème où la souffrance naît du temps volé, perdu,

 

 « La nuit ne tombe pas

    Elle révèle peu à peu

    sa permanence insoupçonnée

    dévoilant l’imposture

    dont s’habille toute clarté […] »

 

d’un thème où les ténèbres sont reines,

 

  « Nos silences prennent voix

     Nos mots prennent fièvre

     Ta peau s’illumine peu à peu

     de nudités mal éteintes […] »

 

d’un thème où le charnel touche au divin,

 

  « Des lèvres, toujours des lèvres

     J’ai soif de bleu

     On devrait pouvoir s’embrasser

                 avec les yeux »

 

d’un thème qui apaise.

 

  Il est difficile de présenter un recueil de poésie, de tenter d’en exprimer l’essence, quand on est loin d’être experte en la matière.  Peut-être, aussi, parce que la poésie est un art qui se vit, un condensé d’émotions exprimé par l’auteur, que chaque lecteur, finalement, ressent à l’aune de sa propre perception.  Quoi qu’il en soit, ce recueil de Louis Mathoux, riche de ses obscures clartés, ne devrait laisser personne indifférent !

 

Bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Christina Previotto nous présente son nouvel ouvrage en vidéo !

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/0JGpvyJjwXg

Publié dans Présentation

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Ani Sedent a lu "Le dossier MechaPlane" de Gabriel Rasson

Publié le par christine brunet /aloys

 

« Le dossier MechaPlane » de Gabriel Rasson, démarre sur la mission d’un célèbre avocat londonien, William Van Cleef, chargé d’opérer la fusion entre deux importantes entreprises d’aéronautique.  Cependant, loin d’un quelconque problème juridique ou financier, la rivalité qui oppose les avionneurs remonte à une lointaine époque où elle était encore amoureuse.

  L’amour ! Voilà, je pense, le personnage principal de cette nouvelle, le moteur d’un récit aux chemins de traverses soucieux du cœur humain.  L’amour un peu confus de William lorsqu’il rencontre Albine, une illustratrice au style singulier, dont le point de vue atypique pourrait bien débloquer un dossier qui s’enlise. Celui d’Albine, moins timoré et prompt à faire le premier pas.  Les fantômes de leurs anciennes amours, mais aussi ceux des autres, complexes, entremêlés, mensongers ou sincères, que notre avocat va devoir démêler s’il veut conserver intacte sa réputation.

  Si l’on sent le juriste derrière « Le dossier MechaPlane », Gabriel Rasson n’en explore pas moins l’humain.  En effet, le style subtil de l’auteur donne à son récit fluidité et consistance.  D’une plume précise et adroite, il esquisse les caractères de ses personnages, leur donnant corps pour les faire évoluer entre Angleterre, Ecosse et Belgique.

Enfin, et parce qu’il s’agit d’amour, il termine son récit sur un point d’interrogation, laissant le lecteur à ses réflexions.

 

Alors, bonne réflexion et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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"Le géant Elias", une nouvelle signée Rayan Zowski

Publié le par christine brunet /aloys

Le géant Elias

 

Laissez-moi vous raconter une histoire, celle du géant Elias. Cette histoire ne date pas d’il y a longtemps, elle est de nos jours.

Je ne pourrai pas raconter le début de sa vie, je n’ai aucune information à ce sujet. Tout ce que je sais, c’est qu’à l’âge de douze ans, Elias mesurait déjà plus d’1,80 mètres. C’était un enfant fort réservé, et donc fort malheureux. C’est très difficile, la différence…

A l’âge de 17 ans, Elias s’était inscrit dans l’équipe de Basketball de Senvy, les « Purple Kangoo ». Sa grand-mère lui répétait souvent : « Tu seras doué, mon grand. J’en suis certaine. » Il lui avait fallu six mois pour franchir la porte du hall des sports. Mais Elias l’avait fait !

Dès que l’entraîneur le vit, celui-ci exprima un grand sourire. Il tenait désormais une arme, une arme absolue. Un ado de plus de deux mètres, cela ne se refuse pas…

Le premier match d’Elias eut lieu un beau dimanche d’automne. Lorsque vint la distribution des numéros, il ne restait plus que le 13. Elias sourit, ce numéro ne devrait que lui porter chance.

Senvy jouait contre Saint-Morcq, le voisin. C’était donc un derby. Et un derby, cela ne se joue pas. Cela se gagne ! Et qu’importe la force de l’adversaire !

L’entraîneur demanda à Elias de s’asseoir sur le banc. « Tu seras notre arme secrète », lui dit-il à l’oreille. Elias ne rechigna pas, le coach a toujours raison.

Le score était de 8 à 36. Saint-Morcq était bien plus fort que prévu. Le coach fit signe à Elias de s’échauffer, il était grand temps…

Le match se termina. Quelle rencontre ! On peut dire que c’était une sacrée taule. Cette partie restera à jamais gravée dans la mémoire…

Le lendemain, Elias se présenta à l’entraînement, tout heureux. On peut dire qu’il avait bien mouillé le maillot. C’est simple, il avait gagné le match à lui tout seul. Quelle immense fierté !

- Elias, je voudrais te parler, lui dit l’entraîneur.

Elias quitta le hall des sports, la tête basse. « Tu es beaucoup trop fort. Désolé, mon grand. » Le coach a toujours raison…. Elias se retourna et regarda une dernière fois le hall des sports. Les larmes coulèrent… Rentré chez lui, Elias s’assit sur son lit. « Ce monde n’est pas le mien, il est beaucoup trop lourd à porter… »

 

---

 

La capitale. Un hôpital. Un septième étage.

Elias regardait un match de basket dans le salon commun. On peut dire que les États-Unis étaient vraiment redoutables.

Une jeune femme entra dans la pièce.

- Où en est la rencontre ? demanda t-elle.

- Les Américains dominent largement. Je ne pense pas que leur adversaire vont renverser la situation.

- En même temps, les USA ont Mike Danjon.

- « Mike Danjon » ?

- Tu ne le connais pas ? C’est actuellement le meilleur joueur de la NBA. Et donc, le meilleur joueur du monde !

- Excuse-moi, je l’ignorais. J’aimerais tellement pouvoir suivre cette compétition, moi aussi. Mais…

- « Mais » ?

- Cela pourrait me faire atrocement mal. Ici, c’est différent, on prend soin de nous. Mais chez moi…

- On t’a rejeté ?

- Oui. J’étais trop grand…

- Ou trop fort.

- Je ne sais pas…

Silence…

- Moi aussi, j’ai été exclue. Je voulais faire partie d’une équipe. Mais comme je ne mesure même pas 1, 60 mètres…

- C’est injuste…

- C’est comme ça. Nous sommes des bannis, toi et moi…

- Je le pense, aussi…

Ils se sourirent tous les deux. Elias osa tendre la main…

 

---

 

Des années et des années plus tard.

LE choc de ce week-end ! Les Lakers de Los Angeles affrontent les Bulls de Chicago. Le spectacle promet d’être grandiose ! C’est la NBA !

Dans les gradins, un homme et une femme sont assis côte à côte.

- Rachelle, je peux te poser une question ?

- Je t’en prie, Elias.

- Pour toi, qui est le plus grand joueur de tous les temps ?

- Michael Jordan. Parce qu’il n’a jamais dit qu’il était le meilleur.

- Bonne réponse, dit Elias en souriant.

Ils se regardent dans les yeux…

Les joueurs sont tous à leur place. Ils sont prêts ! Elle pose la tête sur son épaule. Quant à lui, il pose la mains sur la sienne.

Ce monde est le leur. Ils le portent… ensemble.

 

Rayan Zowski

 

Publié dans Textes

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Ani Sedent a lu "La rectification" de Luc Degrande

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/K9VLjnqRtWI

Publié dans actutuv

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