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le Prix de Littérature Charles Plisnier 2024, dans la catégorie Poésie, a été décerné à Xénia Maszowez pour son ouvrage "Au bord Cosmogonie du gouffre"

Publié le par christine brunet /aloys

COMMUNIQUÉ - LITTÉRATURE

Prix Charles Plisnier 2024

 

 

Ce jeudi 20 février 2025, autour de 18h30, le Prix de Littérature Charles Plisnier 2024, dans la catégorie Poésie, a été décerné à la Maison Losseau, siège du Secteur Littérature de la Province de Hainaut, en la présence du Député provincial en charge de la Culture, Monsieur Eric Massin, de l’Inspectrice générale de la Culture, Madame Béatrice Agosti, et des membres du jury.

 

Il a consacré Madame Xénia Maszowez pour 

Au bord. Cosmogonie du gouffre.

 

Xénia Maszowez est une artiste et autrice écoféministe, née à Mons en 1977. Après des études de Philosophie et de gestion culturelle et environnementale, elle a longtemps travaillé dans le secteur associatif. Les thématiques liées à la nature, à la liberté, au corps et à la sororité sous-tendent sa démarche créative. Ses œuvres sont placées sous le signe de la symbiose et des relations entre l’humain et le non-humain. Xénia Maszowez se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture et à l’exploration de différentes disciplines qui souvent s’entremêlent, comme la photographie, la gravure ou le collage. Son premier recueil, Hyphes, a été publié aux éditions Chloé des Lys en décembre 2021. Au bord – Cosmogonie du gouffre est encore inédit.

 

 

 

Les membres du jury de Littérature Charles Plisnier 2024 dans la catégorie poésie :

Daniel Adam, écrivain, Daniel Charneux (Coordinateur du jury), écrivain, Françoise Delmez, Cheffe du Secteur Littérature de la Province de Hainaut et Responsable de la Maison Losseau, Catherine Hocquet, Responsable du Salon du Livre de Wallonie, François-Xavier Lavenne, Conservateur de la Maison Carême, Francesco Pittau, écrivain, illustrateur, Michel Voiturier, écrivain, critique littéraire.

Conformément au règlement, 20 candidats furent jugés en état de concourir pour le Prix de Littérature Charles Plisnier 2024. Les membres du jury sont unanimes quant à l’extraordinaire valeur des œuvres qu’ils ont eu la chance de lire et de juger. Décerner un prix est un privilège mais aussi une responsabilité. Il est particulièrement rare qu’une autrice ou un auteur présentant une œuvre non encore éditée obtienne le Prix Plisnier. Xénia Maszowez n’était cependant pas une inconnue, puisqu’elle avait déjà concouru par le passé et avait su toucher profondément la plupart des membres du jury par l’originalité, la sensibilité, la qualité de son travail poétique. Cette édition 2024 est la preuve, s’il fallait en douter, que tous les textes transmis sont considérés avec la même exigence, quels que soient leur « statut » et la notoriété de leur autrice ou auteur.

 

Le Prix annuel de Littérature Charles Plisnier, consacré alternativement au roman et à la nouvelle, au théâtre et à la poésie, ne peut être attribué qu’à une autrice ou un auteur s’exprimant en français, né en Hainaut ou y résidant depuis trois ans au moins. Le Jury est approuvé et désigné chaque année par Collège provincial. Seuls les ouvrages rédigés en français sont admis, à l’exclusion des traductions.  Chaque participant.e ne peut présenter qu’une seule œuvre. Celle-ci doit être dactylographiée ou avoir été éditée l’année en cours ou les deux années précédentes. 

En 2013, le Plisnier Poésie est revenu à Maxime Coton pour Le Geste ordinaire, édité aux Editions de L’Esperluète. En 2018, il a été attribué à Philippe Leuckx pour son recueil L’Imparfait nous mène, paru chez Bleu d’Encre et, en 2021, à Francesco Pittau pour Epissures, paru à L’Arbre à paroles en 2020.

Publié dans Article presse

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Silvana Minchella dans Bruxelles Culture

Publié le par christine brunet /aloys

Silvana Minchella dans Bruxelles Culture
Silvana Minchella dans Bruxelles Culture
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Nadine Groenecke nous présente la réédition de son roman "Sauvetages"

Publié le par christine brunet /aloys

EXTRAIT

 

J’ai d’abord souri puis frémi à l’idée de mon corps démantibulé gisant sur la plage. Vision macabre et surréaliste. Un canular bien évidemment ! Orchestré par un animateur à l’humour décapant et dont l’impertinence et la drôlerie ne sont pas pour me déplaire. Oui, rien qu’une boutade en passe d’être rapidement balayée par une pirouette de l’esprit ou un jeu de mots subtil. Dans quelques secondes s’élèveront les rires du public de la salle, l’émission reprendra son cours et ma petite personne sera vite reléguée aux oubliettes. Mais ne voilà-t-il pas que ce diable de Putier en remet une couche ! Il égrène d’une voix grave tout mon parcours professionnel ! Et moi j’assiste impuissant à mon oraison funèbre !

 

 

BIOGRAPHIE

Nadine Groenecke habite à Verdun, dans l’est de la France. Elle enseigne les Sciences de gestion dans un lycée. Elle est aussi l’auteur de deux recueils de nouvelles parus aux Éditions Chloé des Lys.

 

RESUME

 

Jacques Mervan, auteur à succès, est plongé dans une profonde dépression lorsqu’il entend l’annonce de sa mort à la télévision, dans une émission de grande écoute. Cet événement inattendu provoque chez lui un véritable électrochoc qui va lui permettre de sortir de son état dépressif et le conduire à fomenter une vengeance. Avec la complicité de sa mère, il décide de faire croire à son suicide et part se dissimuler dans l’île d’Oléron où il envisage de se remettre à l’écriture. Il compte faire sa réapparition médiatique quelques mois plus tard et fustiger l’attitude de tous les chasseurs de scoops. Mais en cours de route, il vole au secours d’une séduisante Espagnole muette, pourchassée par un amant fou furieux. Dès lors, rien ne va se passer comme il l’avait prévu…

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Joe Valeska nous propose un nouvel extrait d’"Ainsi, je devins un vampire"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Les heurts entre père et moi étaient fréquents. Plus il me reprochait mon attitude de je-m’en-foutiste, plus je m’acharnais à le contrer, avec un aplomb détestable. Je le singeais, systématiquement, faisant, ainsi, la joie coupable de mère dont je me voulais, quelque part, le vengeur pour ces années dissoutes dans l’ennui mortel qui la condamnait.

Pareille au phare d’Alexandrie, maman Justine était ma lumière au milieu des ténèbres. J’admirais son courage sans faille, inébranlable. Elle, elle admirait la soif inextinguible de liberté qui m’animait. Plus encore, elle admirait mon effronterie. Non pas qu’elle l’encourageait, loin de là, mais elle ne la réfrénait pas non plus, beaucoup trop heureuse de me voir sortir vainqueur de ces affrontements virils, débordant de testostérones, qui l’arrachaient à ses labeurs répétitifs. Pour pouvoir travailler la laine, il fallait bien sûr tondre les moutons, mais son travail ne s’arrêtait pas là… Il fallait entretenir la maison, le jardin, préparer la soupe, vider le gibier, battre le linge au lavoir et, surtout, supporter son rustre de mari désespérément insensible.

Tout ce qui comptait, pour père, c’était la terre. Il avait toujours le visage grave. Jamais un seul sourire n’éclaira ses traits. C’était un homme de granit, sans aucune éducation. Je ne me souviens pas qu’il ait versé une larme un jour. Pas même pour la naissance de Camille. Comment aurais-je pu éprouver de l’amour, du respect, pour un tel homme ? Il épousa mère par devoir, parce qu’il l’avait mise enceinte, et non parce qu’il en était amoureux. Il était incapable d’aimer. Incapable ! Jamais il n’eut la moindre petite attention à son égard, jamais le moindre geste tendre, jamais une parole gentille, même quand elle revenait du lavoir, épuisée, les mains meurtries par la morsure impitoyable de l’eau glacée de l’hiver, rapportant nos vêtements. Je le lui fis payer, jour après jour, n’espérant point qu’il réalisât qu’il avait une famille. Sa terre ! Sa sacro-sainte terre chérie ! Comme il dut être heureux quand on l’y mit, six pieds sous terre !

« Virgile, est-ce vous qui l’avez… »

« …tué ? terminai-je la question qu’allait me poser Lela. Non. J’étais très loin du Gévaudan quand il mourut. J’ignore même quand et comment il mourut. Certainement pas de rire, ce pisse-froid… »

« Et… votre maman ? »

« Ma mère ? » soupirai-je.

Incontestablement, mère était l’une des plus belles femmes du pays. Nul mot ne saurait rendre hommage à sa beauté naturelle. Plus important, elle possédait la vraie beauté : celle du cœur. Elle avait le sens du sacrifice, comme peu de gens l’ont. Son bonheur passait toujours après celui des autres. Elle souriait, sereine, envers et contre tous, le regard perdu vers l’horizon, guettant la venue d’un monde meilleur, sans jamais se plaindre. Père ne s’en rendit jamais compte. Je le hais, encore aujourd’hui, et je souhaite de tout mon cœur qu’il brûle dans le Phlégéthon !

Maman Justine était de petite taille, mince et très gracieuse dans ses chemises de lin, justaucorps et jupons blancs. Contrairement à la plupart des paysannes, elle ne portait jamais le traditionnel tablier et jamais, au grand jamais, le mouchoir noué autour du cou. Elle se voulait féminine. Assurément, elle était avant-gardiste. Ses cheveux auburn tombaient en cascade sur ses frêles épaules et encadraient un visage ovale et chaleureux. Ses grands yeux noisette l’éclairaient généreusement. Comme la mienne, sa bouche était fine, et son nez, lui, était joliment retroussé. Elle me faisait parfois penser à un petit écureuil. Maman Justine… Ma mère et mon amie. Comme j’envie les anges de l’avoir auprès d’eux. Car, jamais plus, nous ne serons ensemble. Jamais plus nous ne danserons, en chantant à tue-tête, au milieu des papillons multicolores, sur la route du midi. Jamais plus nous ne rirons pour de simples bêtises. A-t-on déjà vu un vampire gagner le paradis ? Pourquoi Dieu accepterait une créature telle que moi au sein de son royaume ? Courageuse maman Justine, bien plus forte que je ne le serai jamais.

 

Assise sur votre nuage, que pouvez-vous bien penser de votre fils, aujourd’hui ? Tu me manques tellement, maman… Ma maman Justine, mon cœur pleurera éternellement cette déchirure. Je me sens si seul, par moments ! Si misérable. Si démuni. Je voudrais parfois être mort pour de bon pour pouvoir être près de toi et de Camille.

Répondez-moi, Seigneur. Pourquoi avoir permis de telles choses ? La mort horrible de mon frère… M’avoir empêché, moi, de mourir… Je savais que je risquais d’infliger à mère la perte de ses deux fils, mais je devais venger Camille. Pourquoi m’avoir puni la seule fois de ma vie où je me conduisis en homme ? Pourquoi l’avoir punie, elle ? Je Vous hais, Seigneur… Je suis tellement en colère…

Je levai la tête et croisai le regard de Lela, troublée. Je ne suis pas un mort-vivant, non. Je suis toujours un homme, avec ses failles, sa mélancolie, sa colère, son amour. Benjamin me l’avait dit, je m’en souviens, mais j’avais obstinément refusé de le croire.

« Tu es toujours un homme, mon frère. Je puis te l’assurer. »

« Non, Benjamin… Je vais te le dire, ce que nous sommes : des démons échappés de l’Enfer ! D’horribles prédateurs ! Voilà ce que nous sommes… Des monstres assoiffés de sang ! Des dévoreurs de vies ! »

« Oh ! Tu as tort, mon pauvre Virgile ! C’est Dieu qui nous a abandonnés ici-bas à notre sort. Des démons ? Des monstres ? Peux-tu me regarder dans les yeux et me dire combien d’innocents le vil démon que je suis a tué ? Les humains, sois franc, ne chassent-ils pas, eux, pour le seul plaisir de donner la mort ? Tu acquiesces, je vois… Alors, ne m’ennuie plus avec ta morale surfaite ! Je n’ai pas demandé à être un vampire. Ni toi. Ne dis jamais plus des choses pareilles, s’il te plaît… »

À l’époque, Benjamin voulait me protéger de la vérité : qu’il y avait bien plus de vampires sans foi ni loi que de vampires gentilshommes. Nous ne nous disputions que très rarement, tous les deux. J’avoue que c’était toujours à cause de moi, car Benjamin n’était pas belliqueux. Toutefois, il savait se montrer brutal, si sa vie ou la mienne étaient menacées. Surtout la mienne. En fait, il était plutôt raffiné. C’était un gentleman fort bien éduqué, et fort drôle.

Nouvelles larmes.

« Vous me trouvez pathétique, n’est-ce pas, Lela ? Reconnaissez-le. »

« Pathétique ? Pas du tout. Je dirais… intéressant. »

« Vraiment ? trouvai-je étrange. Vous me trouvez intéressant ? Intéressant en quoi ? »

« Virgile, j’aimerais beaucoup… »

« Quoi donc ? Parlez… »

« Pénétrer les secrets de votre âme. Vous toucher. Effleurer votre peau, mais surtout toucher votre âme. Oui, je voudrais pouvoir toucher votre âme. Cette belle âme. »

« Ne me faites pas ça, Mademoiselle Jeannette. Je ne suis pas si fort… Je suis un château de cartes ! »

« Voilà pourquoi votre âme est belle, Virgile. »

Publié dans extraits

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Carine-Laure Desguin nous propose un poème : "Ceux du dehors", un texte inspiré du livre "Celui qui chuchotait dans les ténèbres", de H.P. Lovecraft

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ceux du dehors

 

si c’est pas ça un poème tu dis

Ceux du dehors

ah mon vieil ami Akeley

dans ta ferme isolée du Vermont

une région sauvage hostile mystérieuse et

de ses collines ruissellent des eaux tumultueuses

tu me parles des légendes et du folklore de la vieille Angleterre

les vieux se racontent ces histoires-là de générations en générations

si c’est pas ça un poème tu dis

Ceux du dehors tu répètes Ceux du dehors

des créatures immenses et rosâtres

grandes de cinq pieds au moins avec des corps de crustacés

sur lesquels sont accrochées des ailes membraneuses

de chauve-souris oui de chauve-souris et

une multitude d’antennes très courtes composent la tête

si c’est pas ça un poème tu dis

Ceux du dehors tu répètes Ceux du dehors

sous les collines secrètes du Vermont

des multitudes de mines hantées desquelles

ces créatures extraient des espèces de pierres inexistantes

sur les autres planètes paraît-il

Ceux du dehors viennent de la Grande Ourse

les Anciens affirment ça tu dis

et dans les bois de Round Hill toi mon ami Akeley

tu as ramassé une grosse pierre noire

taillée avec une précision géométrique

elle porte des hiéroglyphes inconnus

Yuggoth c’est le nom de la planète

De Ceux du dehors

ces créatures enlèvent des scientifiques

surtout leur cerveau tu précises oui leur cerveau

si c’est pas ça un poème tu dis

Ceux du dehors tu répètes Ceux du dehors

tes yeux semblent effrayés tu trembles et ta voix s’éraille

Ceux du dehors tu répètes Ceux du dehors

chez toi une drôle de machine composée de tubes métalliques

se met à parler oui à parler

des propos cohérents réels intelligents

une voix forte et métallique une voix d’outre-tombe cependant

autour de ta ferme les chiens aboient

des gens ont disparu et disparaissent encore

et toi mon ami Akeley toi mon ami

tu étais assis dans ton vieux fauteuil près de la fenêtre

cette forte odeur et puis cette impression étrange

de vibrations oui une impression de vibrations

toi mon ami tu n’es plus là disparu envolé

si c’est pas ça un poème tu disais

Ceux du dehors tu répétais Ceux du dehors

à présent ton fauteuil est vide ou presque

si c’est pas ça un poème tu disais

Ceux du dehors tu répétais Ceux du dehors

il ne reste là dans ton fauteuil

que ton visage et tes mains

mon vieil ami Akeley

oui ton visage et tes mains

si c’est pas ça un poème tu disais

Ceux du dehors tu répétais Ceux du dehors

Ceux du dehors

Ceux du dehors

tu disais

tu disais

tu disais

 

Carine-Laure Desguin

Texte inspiré du livre Celui qui chuchotait dans les ténèbres, de H.P. Lovecraft

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Micheline Boland nous propose un petit conte pour Pâques...

Publié le par christine brunet /aloys

 

LE PETIT ŒUF OUBLIÉ

C'est l'histoire d'un petit œuf, un petit œuf oublié dans un jardin de grand-mère un jour de Pâques.

Le matin même la cloche l'avait laissé choir dans la pelouse, le chien lors de sa sortie matinale s'en était amusé et l'avait fait rouler sous la haie. Quand vint le moment tant attendu de la chasse aux œufs, les enfants ne le remarquèrent pas. Trop petit, trop discret sans doute ! Pourtant, il était bien joli, tout enrobé de papier doré. Il aurait suffi de se baisser et d'être un rien attentif pour le repérer.

Le temps avait passé. Les heures, les jours, les semaines, les mois, les saisons, une année entière. Il avait senti les rayons du soleil et les souffles du vent, l'humidité et la sécheresse. Il avait eu froid et il avait eu chaud. Il était resté sous la haie. Le jardinier n'y avait pas pris garde quand il avait taillé, les enfants ne l'avaient pas plus remarqué lorsqu'ils avaient joué à cache-cache que lors  du fameux dimanche de Pâques.

L'année suivante, petit Sam, qui avait grandi, chercha lui aussi des œufs dans le jardin. Ses frères et ses cousins étaient plus perspicaces et plus rapides que lui, mais c'est lui qui vit au bas de la haie une belle poule recouverte par endroits d'un peu de papier doré. Le petit œuf avait grandi et petit Sam en avait fait la gourmande découverte.

 

Micheline Boland

 

Publié dans Textes

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Ani Sedent a lu "L'été de l'oiseau" de Dominique Dumont

Publié le par christine brunet /aloys

 

Pour toutes sortes de raisons, certains étés sont plus mémorables que d’autres.  L’été de l’oiseau de Dominique Dumont est de ceux là.

 

Du haut de ses dix-sept ans, Diego est à un âge où, loin de se sentir un homme, il ne se voit déjà plus comme un adolescent.  Il faut dire que son parcours familial chaotique lui a laissé en héritage une certaine mélancolie, ainsi qu’une certitude à propos de sa vie : il n’en fera rien !

Pourtant, il aime bien celle qu’il mène dans le quartier Montmartre, du moins, jusqu’à ce rappel brutal de l’existence qui lui prouve que rien n’est immuable et la vie, imprévisible.

 

Le roman de Dominique Dumont est avant tout une galerie de portraits.  Ceux de la famille de Diego, bien sûr, de ses parents et grands parents, sans oublier l’oncle José, mais aussi des gens qu’il rencontre ou côtoie au gré des circonstances, pour le meilleur ou pour le pire.

En quelques phrases, l’auteur les croques, leur donnant vie et caractère pour les faire évoluer dans un monde rempli d’incertitudes. 

De Paris à Bruxelles, du quartier populaire de Montmartre à l’Occitanie, il nous fait partager des tranches de vies aux parcours fort différents, qui se croisent pour se trouver, se retrouver, ou se perdre.

 

Quant à l’oiseau, si son rôle semble prendre des allures magiques c’est peut-être simplement parce que ses plumes agitent un vent d’espoir et de liberté.

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Christine Brunet a lu "Entre rivière et forêt" de Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je suis toujours impatiente de me plonger dans l’écriture de Patrick Beaucamps. Cette fois, l’auteur nous propose dix nouvelles courtes, punchies, noires voire très noires… « Entre rivière et forêt » est d’ailleurs le titre de la dernière nouvelle, probablement la plus prenante, la plus noire de toutes.  L’ouvrage ne compte que 123 pages qui se lisent très vite.

Patrick Beaucamps nous fait partager de courts instants de vie, des destins brisés, des existences cabossées émaillées de brèves mais rares lueurs d’espoir. Des personnages déchirés qui nous font frissonner. L’ambiance est pesante. Si je devais donner une couleur à ses histoires, ce serait le gris très foncé.

Comme toujours, l’écriture est très agréable, précise, imagée et entraîne sans difficulté le lecteur dans ces petits microcosmes dramatiques.

La mort, très présente, n’est pourtant pas présentée comme terrible ou terrifiante… ce qui m’amène au thème sous-jacent : la résilience… Surmonter, survivre coûte que coûte. J’ai passé un excellent moment de lecture. A découvrir !

 

Christine Brunet

 

Publié dans émission actutv

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Christine Brunet présente un trailer pour son tout premier thriller "Nid de vipères"

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans Trailer

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Christine Brunet a lu pour ActuTV "L'été Gigi" de Céline Estelle

Publié le par christine brunet /aloys

Une couverture qui attire l’œil, sans aucun doute, et qui donne envie de pousser plus loin, de découvrir ce que cache le titre « L’été Gigi ». L’histoire ? Trois adolescents se rencontrent et écrivent, malgré eux, le temps d’un trop bref été, une page indélébile de leur vie.

Gigi, sublime jeune femme de 17 ans quitte la capitale pour une toute petite ville de la Marne, Dormans. Elle rencontre Emma, plus jeune, plus effacée, femme en devenir, puis Tristan, cancre loubard très courtisé par la gent féminine.

On assiste à la naissance d’une amitié si forte qu’on la croit inébranlable, puis à ce qui ne peut qu’en découler considérant la personnalité même des protagonistes… à une histoire d’amour, passionnelle, passionnée… Un triangle amoureux qui va faire des ravages. Tourbillons d’émotions, de sensations, de couleurs… Un récit en crescendo qui s’arrête brutalement avec la fin de l’été. Puis le temps implacable faisant son œuvre, tout s’effrite lentement jusqu’à la destruction des liens qui laisse un goût amer…. Goût amer que laisse la vie, les souvenirs, que laisse l’amour. Céline Estelle nous propose un récit agité de remous, émaillé de réflexions sur l’existence, la jeunesse, la vie et… la mort.

 

Christine Brunet

 

Publié dans émission actutv

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