ACTE 5 - Hors-série - Texte 8 - Ecrire un conte fantastique mystérieux

Publié le par christine brunet /aloys

Des vacances un peu spéciales

 

              Sur une route goudronnée et déserte résonnaient les chants des cigales et les croassements des corbeaux. L’ombre des nuages assombrissait le magnifique paysage que l’on voyait au loin avec le blé scintillant dans la lumière. La chaleur était étouffante ; au loin des forêts obscures apparaissaient mais aussi la route qui tournait très loin devant nous. Une route interminable : les longues lignes blanches en pointillé devenaient lassantes.

              Tout à coup, un long soupir d’Isabelle me sortit de ma rêverie. L’air toujours triste à chaque seconde de son existence, elle portait tous les jours une robe aux couleurs sombres avec des boucles d’oreilles en bronze et une grosse perle d’un blanc brillant. Ses cheveux longs et châtains étaient maintenus par un bandeau d’un bleu profond. Ses traits fins et sa peau blanche attiraient la lumière. Elle portait un rouge à lèvres couleur rouge sang et du mascara. A son cou, elle conservait toujours un petit portait d’elle.

              A l’avant de la voiture je voulus voir si l’ancien propriétaire avait laissé un étui de mouchoirs dans la boîte à gants mais à la place j’y trouvai un rapport de police : le meurtre d’une jeune femme non identifiée morte dans des conditions étranges.

              Isabelle qui conduisait, voulut s’arrêter pour consulter le rapport. Elle découvrit ainsi au cours de sa lecture que le soir du 15 décembre 1990, sur la départementale qu’elles empruntaient actuellement, une jeune femme avait été assassinée. Son corps avait été retrouvé sur le bas-côté d’un virage réputé dangereux. Elle portait une robe légère, un foulard bleu clair et des talons hauts. Elle avait les traits fins, des yeux très clairs et était brune avec une coupe au carré.

              Après la lecture de ce rapport glaçant, nous reprîmes la route. Quelques kilomètres plus loin, sur une longue ligne droite, nous aperçûmes une jeune auto stoppeuse qui ressemblait étrangement à la description de la victime du rapport. Curieuses et amusées par la situation, nous la fîmes monter dans la voiture. Elle était silencieuse, comme absente. Quelques mètres plus loin à l’approche d’un virage dangereux, elle poussa un cri strident. Isabelle perdit le contrôle du véhicule et il percuta violemment un arbre.

C’est à ce moment-là que je me réveillai en sursaut, tout comme Isabelle. Nous étions sur le bas-côté dans un virage de la départementale. Très secouée par le réalisme de mon mauvais rêve je décidai de le partager avec Isabelle. Nous étions choquées, nous avions fait le même cauchemar. C’est alors que nous nous sommes retournées, comme par réflexe. Sur la banquette arrière se trouvait un foulard bleu clair...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Très bien!!!
Répondre
E
Inattendu, ça ferai un bon court métrage !
Répondre
C
Eh bien, ce sera compliqué de choisir. Imagination, construction du texte, vocabulaire, emploi des temps, tout est impeccable.
Répondre
M
Super !
Répondre
A
Cauchemar ou réalité ? Encore un très bon texte ! et pour le vote, on est dans la panade...
Répondre
S
Un trou de ver.... ? J'aime beaucoup
Répondre
P
Pas mal, le coup du foulard ! <br /> Mais on va faire comment pour voter?
Répondre
C
Avant-dernier texte !!!
Répondre