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Dans le bibliothécaire, deux auteurs : Marie-Alice Claeys avec "Les nuages de Fudji, la petite chatte" et Micheline Debraz avec "Aujourd'hui, c'est dimanche"

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le bibliothécaire, deux auteurs : Marie-Alice Claeys avec "Les nuages de Fudji, la petite chatte" et Micheline Debraz avec "Aujourd'hui, c'est dimanche"
Dans le bibliothécaire, deux auteurs : Marie-Alice Claeys avec "Les nuages de Fudji, la petite chatte" et Micheline Debraz avec "Aujourd'hui, c'est dimanche"

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Bob Boutique est dans la revue Bruxelles Culture du 5 avril avec son thriller "Chaos"

Publié le par christine brunet /aloys

Bob Boutique est dans la revue Bruxelles Culture du 5 avril avec son thriller "Chaos"
Bob Boutique est dans la revue Bruxelles Culture du 5 avril avec son thriller "Chaos"

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Thierry-Marie Delaunois dans la revue "Bruxelles Culture" du 5 avril

Publié le par christine brunet /aloys

Thierry-Marie Delaunois dans la revue "Bruxelles Culture" du 5 avril
Thierry-Marie Delaunois dans la revue "Bruxelles Culture" du 5 avril
Thierry-Marie Delaunois dans la revue "Bruxelles Culture" du 5 avril
Thierry-Marie Delaunois dans la revue "Bruxelles Culture" du 5 avril

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Un poème de Xénia Maszowez figure dans l'opus #7 de la revue poétique française "Soeurs".

Publié le par christine brunet /aloys

Un poème de Xénia Maszowez figure dans l'opus #7 de la revue poétique française "Soeurs".
Un poème de Xénia Maszowez figure dans l'opus #7 de la revue poétique française "Soeurs".

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Dans "l'avenir.net", un article sur l'ouvrage de Salomé Roussel "Au nom du Pierre, de Luc, de Marc et de Jacob"

Publié le par christine brunet /aloys

Salomé Roussel publie un quatrième ouvrage aux éditions Chloé des Lys.
Après un recueil de poèmes, un roman et une suite de lettres "Trois
années de brousse", voilà que paraît "Au nom de Pierre, de Luc, de Marc
et de Jacob".

Les prénoms, une vingtaine, se succèdent dans une vie aux nombreuses
activités professionnelles, aux rebondissements incessants. Le livre est
notamment dédié à ceux qu’elle a "croisés pendant un demi-siècle", à
celles qui lui ont "chuchoté leurs exercices de voltige amoureuse". Ces
"histoires de femmes hautement humoristiques et exagérées" se présentent
comme un roman.

"Quand je lis, le monde entier se laisse oublier, confiait Salomé
Roussel après deux premières publications, dont un recueil signé sous le
pseudonyme de Jeanne Galand. Je suis plongée dans une histoire,
j’intègre tous les personnages à la fois, je me propulse dans plusieurs
existences." Elle écrit, à son tour, des récits de vie. La narratrice,
Jeanne, est née dans une famille qui comptera aussi deux petits frères.
"Ce n’est pas en me promenant avec une poussette que je rencontrerai un
boyfriend!" se souvient-elle. L’un ou l’autre prince la rejoindra, en
cette fin d’adolescence où elle découvre "les affres amoureuses de
Madame Bovary ou d’Anna Karénine".

Après une année à Rome, l’étudiante entreprend un cycle de secrétariat.
Elle épousera Simon, préférant le futur médecin à un autre prétendant,
dentiste. "Si j’avais pu les mettre dans un shaker et les mixer j’aurais
obtenu le cocktail parfait, mais cette machine doit encore être
inventée." Quatre enfants naissent au foyer, une cascade d’émotions, de
doutes, de carrefours rend l’existence palpitante. Et puis d’une maison
à une autre, d’un projet à sa concrétisation, le temps court, au rythme
d’une écriture échevelée, imprévisible. "Ce vendredi-là, Dame Ginette me
reçut très gentiment dans son bureau situé le long de l’Escaut. Elle me
prit en photo et me demanda quel genre d’homme je souhaitais
rencontrer."

"Au nom de Pierre, de Luc, de Marc et de Jacob", éd. Chloé des Lys,
19€10

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20220116_01654358/vaulx-salome-roussel-a-la-recherche-de-l-ame-soeur-tout-un-roman

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Un article signé Alain Magerotte dans la revue Bruxelles Culture pour le troisème volet des Contes Bizarres de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Un article signé Alain Magerotte dans la revue Bruxelles Culture pour le troisème volet des Contes Bizarres de Bob Boutique

 

CONTES BIZARRES III 

 

C'est avec ses "Contes bizarres" (Vol. 1 & 2) que Bob Boutique a fait une entrée remarquée dans le  monde littéraire. Une façon originale de raconter des histoires plus tordues les unes que les autres en  prenant le lecteur à témoin. Des contes qui commençaient tous par la célèbre formule "Il était une fois"  avant d'annoncer la chute par un "Et arriva ce qui devait arriver"... 

Abandonnant alors le genre "Nouvelle", Bob s'était lancé dans l'écriture de polars mettant en scène un  duo de flics hollandais (style "l'ours et la poupée"). Un duo dont nous allions suivre les aventures dans  trois "briques" ("2401", Chaos" et "Bluff") où le style inimitable de l'auteur allait encore faire mouche. Et puis voilà qu'aujourd'hui, Bob Boutique nous livre un 3ème volume de "Contes Bizarres" pour notre  plus grand plaisir. 

Première constatation; pas de doute, à chaque page, on retrouve cette façon incomparable de raconter,  la "Bob Boutique touch" ! 

Trois histoires pour ce troisième opus. 

La première, "M'man", nous entraîne dans un véritable délire schizophrénique. Un type consulte  régulièrement un psy parce qu'il se sent dominé par sa mère. Une mère dominante, certes, mais morte  depuis 3 ans ! Morte assassinée par ledit fils !... Est-ce faux, est-ce vrai ? L'auteur nous entraîne dans les  dédales d'un esprit tortueux. Hitchcock sonne à la porte. 

La seconde, "Amen", met en scène la surprenante découverte de trois sexes de jeunes garçons retrouvés  dans des petits sachets enfouis dans le coffre d'une banque. Ledit coffre appartenait à un ecclésiastique  de haut rang ! Bob Boutique nous entraînerait-il dans une sordide  affaire de pédophilie liée à la Sainte Eglise ?... Allons, allons, quand  on connaît l'esprit créatif de l'auteur s'est allé un peu vite en  besogne... 

La troisième, "Mille brasses", nous décrit les différentes phases de  doute et de crainte par lesquelles passe Gus, un quinqua au physique  des plus banals qui a épousé Béa, une femme beaucoup plus jeune  et très jolie de surcroit. Des craintes qui vont s'amplifier lorsque celle-ci fera la connaissance d'un certain Eric, une sorte de sosie de Georges Clooney... 

Et arriva ce qui devait arriver... En fait, pas vraiment. Avec cette phrase, Bob Boutique nous bluffe parce qu'à chaque fois, emporté par l'histoire, on croit deviner aisément la fin et... On est à côté de la plaque ! Défiant toute logique, l'auteur nous entraîne vers une chute qui nous laisse baba et on reste là comme deux ronds de flan en se disant : "Tiens, j'avais pas pensé à ça, merde alors, quelle fin !" 

Editions Chloé des Lys - 117 pages. 

Alain Magerotte

 

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Josette Lambreth dans L'avenir.net pour sa trilogie...

Publié le par christine brunet /aloys

Josette Lambreth dans L'avenir.net pour sa trilogie...

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Un article presse pour Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

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Barbara Flamanden invitée d'Aloys avec un article dans Bruxelles culture signé Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Barbara Flamand, une existence pleine… pour rien ! 

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Une vie entière avec l’impression de s’être trompée de A à  Z sur l’évolution de nos sociétés européennes (qui englobe les Etats-Unis), d’avoir perdu ses illusions politiques en chemin et de conclure par l’absurde, voilà à quoi ressemble ce livre magnifiquement écrit mais d’une vérité crue, celle d’un échec qui se résume à la fin de la vie de l’écrivaine par une profonde désillusion, qui confine à l’absurde : tout ça, pour ça ! 

Barbara Flamand a été de toutes les batailles de l’ultra gauche pour se rendre compte à l’heure du bilan qui approche qu’elle avait tout faux ! Ceci n’est qu’un avis bien sur, et je présume qu’elle ne voit pas les choses de cette façon, mais l’URSS a disparu, la Russie s’est effondrée avec le mur de Berlin et le communisme n’a plus d’adeptes sérieux en dehors de la Corée du Nord et de Cuba. Tout ça, pour ça !

« Snobée en Belgique, ignorée en France, il fallu qu’une éditrice praguoise réalise enfin la portée de ses textes  et fasse l’effort de les traduire en… tchèque, pour les faire paraître par la suite dans notre pays. » Il a fallu du temps, mais elle a  tenu bon et Barbara Flamand est devenue une écrivaine prolifique, respectée, controversée certes, mais d’une totale sincérité. Elle a publié 13 recueils de poèmes, deux romans, deux essais, et diverses pièces de théâtre pour clôturer en 2021 aux éditions Bernardiennes par ce livre étonnant qui raconte sa vie teintée de tristesse et de désillusion malgré son titre paradoxal « Il était une fois… le bonheur ». 

Très jeune, la petite Barbara s’est vite rendue compte (dès ses 12 ans) que la religion ne reposait sur rien de sérieux et que nous n’étions en fin de compte que des primates plus évolués que les singes, donc pas des bêtes à bon dieu. Elle prit alors le parti de l’espoir un peu fou, en se donnant aux sirènes de l’ultra gauche et de l’athéisme dont elle devint une ardente combattante. 

Elle a tout expérimenté, depuis la vente du drapeau rouge dans les rues de Prague, à diverses amours de passage jusqu’au jour ou elle rencontre enfin (c’est elle qui l’affirme) un homme qui venait de perdre sa femme depuis quelques mois (il fait 25 ans de plus qu’elle)  et trouve en elle, l’égérie qui réussira à combler ce vide, Marcel ! Elle vivra alors une passion complète jusqu’à son décès, même si elle reconnait avoir vécu entretemps diverses amours lesbiens. Dans la vie rien n’est jamais simple, surtout lorsqu’on parle de sentiments ! 

Une vie d’aventures bien remplies mais qui se clôture en fin de compte, vers la fin de son parcours, par une grande solitude, le constat décourageant sur le plan politique du triomphe de l’ultra libéralisme et d’un dernier décès, celui de sa chienne Laika sur qui elle avait reporté le trop plein d’amour qu’il lui restait. Une chienne, au lieu de l’homme ! 

Personnellement je retiendrai surtout de « Il était une fois… le bonheur » la première partie du livre où elle raconte avec une simplicité et une franchise désarmante, l’histoire de sa vie. Ça commence avec une gosse perte de temps, dieu, (je l’écris avec ostentation en lettres minuscules), jusqu’au jour où dans une nacelle, à la foire entre ciel et terre, elle se sentit libérée et capable de choisir. Elle venait d’avoir 12 ans ! « Je ne crois plus en Dieu, parce qu’il n’existe pas… je n’ai pas besoin d’aide, ma conscience me suffit. » explique t-elle au curé de sa paroisse, désemparé. Et tout était dit. 

Après quoi elle fit la connaissance de son premier grand amour qui l’emmena à Prague, mais ce n’était pas le bon (il était violant et un peu barjot) et divorça, puis rentrée en Belgique fit la connaissance de Marcel, un responsable du « Drapeau Rouge » beaucoup plus âgé qu’elle mais dont l’aura et l’intelligence firent  main basse sur son esprit partagé entre son engagement politique sans retenue et l’amour inconditionnel d’une amoureuse séduite par son aura politique… un amour total qui ne se démentira pas jusqu’ajour où intervint l’accident et le décès de l’ être aimé : « C’était un samedi fin d’après-midi, il sortit de la voiture et s’écroula. Les infirmiers de l’ambulance ne purent le ranimer. Il était bel et bien mort ! » 

Dans le même temps elle fait la connaissance de Simone, une jeune fille effrontée qui du jour au lendemain l’initie au monde lesbien ! Une expérience ravissante qui lui apprit qu’on pouvait aimer de plusieurs façons et qui dura plusieurs années. 

Et voilà ! Une vie qui se résume en quelque phrases, des amours compliquées, un parcours politique chaotique qui ne mène nulle part et fort heureusement pour nous, lecteurs, une existence consacrée à l’écriture (elle ne cessera jamais de coucher ses impressions sur papier) qui au fil des ans tissera l’histoire mouvementée mais décevante sinon absurde du communisme. 

« La jeunesse d’aujourd’hui n’est plus celle qui se voulait le fer de lance dans le futur. Il s’agit de se caser au mieux dans une société sans but !  Je la quitterai cette société en ayant perdu l’espoir des lendemains qui chantent. » 

Je pourrais évidemment vous parler des autres textes de cet ouvrage où elle raconte des histoires fortement influencées par ses convictions  politique (les ouvriers d’une part et les méchants ou minables patrons de l’autre) mais je les trouve à tort ou à raison trop engagés, parfois d’une façon simplistes,  pour être représentatifs. D’autant plus que ces « patrons » sont la plupart du temps des ouvriers qui ont réussi et travaillés dur pour y arriver.. Soit. 

« Il était une fois… le bonheur » est un très beau livre, remarquablement écrit, et témoin d’une époque où la gauche, on pourrait même ajouter l’ultra gauche, faisait rêver une partie de la jeunesse obnubilée par le rêve des lendemains qui changent, mais ne parvint jamais à concrétiser. » 

Ce qui m’a littéralement convaincu dans ce livre controversé mais passionnant, c’est le « ton », la finesse de l’écriture, et l’incroyable franchise d’une vie passée pour rien (ce n’est qu’un avis bien sur), et totalement consacrée à un idéal déchu. Au confins de l’absurde !

« Quel sens ? Question que beaucoup ne posent pas. Et d’ailleurs ils n’ont pas besoin d’un sens. C’est sage. Car la question posée, le mot qui saut dans la tête est l’absurdité… Vivre pour mourir ! Mourir: le gouffre. ? L’abime ? ». 

 

Bob Boutique

 

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Un portrait de Séverine Baaziz dans la revue "Lettres capitales"

Publié le par christine brunet /aloys

https://lettrescapitales.com/portrait-en-lettres-capitales-severine-baaziz/

https://lettrescapitales.com/portrait-en-lettres-capitales-severine-baaziz/

Qui êtes-vous, où êtes-vous née, où habitez-vous ?

Je m’appelle Séverine Baaziz, j’ai 43 ans, je suis née à Amnéville et je vis à Briey, en Lorraine.

 Vivez-vous du métier d’écrivaine ou, sinon, quel métier exercez-vous ?

Comme beaucoup d’auteurs, dans la vraie vie, j’exerce une autre profession. Depuis 22 ans, je suis développeur informatique dans une société luxembourgeoise. En d’autres termes, je participe à l’évolution d’un logiciel de comptabilité et de finance. Un métier fait de chiffres, d’algorithmes et de millions de lignes d’instructions. Qui sait si cela n’a pas nourri mon envie d’écrire autre chose, d’écrire pour de bon.

Comment est née votre passion pour la littérature et surtout pour l’écriture ?

J’ai toujours aimé les livres. Ceux que je feuilletais sans savoir encore lire et ceux qui, plus tard, attendaient sagement que je m’intéresse à eux en bibliothèques et en librairies.

Pour ce qui est de l’écriture, après quelques griffonnages de poésies et deux ou trois histoires rapidement avortées, c’est à l’âge de trente-cinq ans que je m’y essaie sérieusement. Mon fils a alors six ans et il me pose une foule de questions existentielles sur le paradis, la vie après la mort et sa crainte de perdre ceux qu’il aime. D’une certaine façon, c’est lui qui m’a offert le sujet de mon premier roman. Une bonne raison d’aller cette fois-ci jusqu’au bout.

Quel est l’auteur/le livre qui vous ont marqué le plus dans la vie ?

Du plus loin que je me souvienne, le premier livre à m’avoir marquée, ce sont les Contes de Grimm, une belle édition de 1984 que j’ai toujours. Je devais avoir sept ans. Je ne comprenais pas tout, mais les histoires me fascinaient, m’attiraient, comme un mystère à percer. Bien des années plus tard, j’ai découvert avec bonheur que les contes n’étaient pas réservés aux enfants, avec L’alchimiste de Paulo Coelho ou encore Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de Eric-Emmanuel Schmitt. Je reste une friande du genre. Et puis, il y a ces livres lus plus tardivement qui ont été de véritables révélations : La Vie devant soi de Romain Gary, pour sa fausse simplicité d’une puissance folle ; La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, pour sa délicatesse et sa profondeur ; ou plus récemment les romans de Gilles Marchand, pour leur façon si singulière d’aborder des sujets difficiles en mêlant légèreté, poésie et touches surréalistes.

Quel genre littéraire pratiquez-vous (roman, poésie, essai) ? Passez-vous facilement d’un genre littéraire à un autre ?

Je n’ai pour le moment publié que des romans, mais la nouvelle est une forme qui me plaît beaucoup aussi. 

Et s’il fallait parler du style de romans que j’écris, je dirais qu’ils flirtent avec le réalisme magique, jouant avec les ficelles de l’imaginaire et de l’absurde pour dire et peindre le monde qui les entoure. 

Comment écrivez-vous – d’un trait, avec des reprises, à la première personne, à la troisième ?

Je n’ai pas de règles strictes. Il m’arrive d’écrire d’un trait, mais aussi de faire des sauts dans la narration en insérant trois étoiles afin d’y revenir plus tard. J’essaie d’être à l’écoute de l’inspiration du moment.

Trois de mes romans sont à la première personne et un seul autre, à la troisième. Le choix se fait naturellement, mais en y réfléchissant un peu, quand il y a un personnage central, c’est vrai que ma préférence va à la première personne. Une façon de me glisser plus facilement dans la peau du narrateur.

 D’où puisez-vous les sujets de vos livres, et combien de temps est nécessaire pour qu’il prenne vie comme œuvre de fiction ?

Pour tout dire, je me sens souvent comme une étrange bestiole à antennes. Tout stimule mon envie d’écrire. Mon quotidien, l’actualité, un bon film, un bon livre, une chouette chanson, une expo, une rencontre. Mais quand je suis dans l’écriture du premier jet d’un roman, j’essaie de les mettre un peu en berne, ces antennes, pour qu’elles ne me distraient pas trop du propos à servir pour le moment.

Quant à la durée, plus ou moins une année. Sauf pour le roman en cours d’écriture qui a décidé de compter plus de pages que les précédents.

Choisissez-vous d’abord le titre de l’ouvrage avant le développement narratif ? Quel rôle joue pour vous le titre de votre œuvre ?

Quand je commence un manuscrit, je lui choisis un titre, mais presque systématiquement ce n’est pas celui que je garde au final. Je crois bien que j’ai besoin de terminer le roman avant de lui choisir un porte-voix.

 Quel rapport entretenez-vous avec vos personnages et comment les inventez-vous ?

Au risque de paraître un peu hallucinée (alors que, parole de scout, je ne prends aucun stupéfiant), je dirais que mes personnages existent et qu’ils me rendent visite. Un peu comme si j’avais des tas de parents éloignés qui, sur invitation, venaient se raconter, partager avec moi leurs souvenirs, leurs confidences et que je me contentais de tout consigner sur papier. Je les observe, je les écoute, et je leur souris avec une infinie gratitude, parce que ce qu’ils font, je ne saurais pas le faire. Et puis, l’histoire se termine et je les perds de vue, sans les oublier pour autant, comme ça se passe parfois dans les véritables familles. 

Parlez-nous de votre dernier ouvrage et de vos projets. 

Mon dernier roman s’intitule La petite fille aux yeux d’or. C’est un ouvrage qui s’approche du conte. L’histoire d’une enfant de huit ans qui se découvre un don : une vue exceptionnelle qui décèle le minuscule, le lointain et l’invisible. J’avais envie de parler d’enchantement, de la beauté de la nature, d’amour filial et de la puissance des souvenirs heureux.

Sinon, comme mentionné plus haut, j’ai un cinquième manuscrit en cours d’écriture, dont la première version touche à sa fin. En fil rouge, la différence et le droit aux nouvelles chances.

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