Les chroniques de Chloé : "L'arcane" d'Ani Sedent
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Ani Sedent…
Avez-vous déjà lu des livres de fantasy ?
Avez-vous déjà eu envie de vous plonger dans cet univers, de vivre, comme vos personnages préférés, des aventures magiques, hors du commun ?
C’est là le rêve de nombreux lecteurs de fantasy : délaisser ce monde gris et complexe pour basculer dans un univers plus joyeux ou un peu plus magique.
C’est l’effet que m’a produit cette lecture.
Les Chroniques de l’Invisible – L’Arcane d’Ani Sedent est un livre de fantasy où l’on suit les aventures de Valérian, jeune chevalier téméraire, dans la réalisation de sa première épreuve pour être adoubé. Celle-ci consiste à escorter Lunabell Fruimur jusqu’à la ville portuaire de Longvaisseau. Nous sommes ici en présence d’un quatrième tome (le premier étant Magie en péril), mais chaque ouvrage, chaque histoire, peut se lire indépendamment.
Ani Sedent est une autrice belge originaire de Liège, chroniqueuse pour la chaîne ActuTv2.
Lorsqu’on pense à un livre de fantasy, on imagine généralement de gros ouvrages de 400 pages minimum : ici, ce n’est pas le cas. Un peu plus court, ce roman n’en est pas moins très immersif grâce à ses descriptions poétiques et à ses personnages atypiques. Il nous plonge dans un univers si bien décrit qu’il en devient presque visuel.
N’ayant pas lu les premiers tomes et découvrant l’univers de l’autrice, j’ai très vite accroché à cette fantasy. Ses héros sont profonds mais aussi attachants, chacun à sa façon :
- Valérian, par son courage, son instinct et son envie d’en apprendre plus pour devenir chevalier ;
- Malicia, pour son ingéniosité et sa relation avec les autres (malgré le fait qu’elle soit imposée à leur petit groupe et qu’elle cache, à l’évidence, un secret que je ne vous révélerai pas, bien entendu) ;
- Merlin, pour son humeur de bougon, son amour de la nourriture, sa magie puissante et ses réparties bien trouvées ;
- Hortie, pour sa personnalité bienveillante et sa capacité à gérer Merlin quand ce dernier s’impatiente ;
- Mirliflor, pour son excentrisme et son sens du spectacle frôlant le génie scénaristique, etc.
Si les personnages sont attachants, certains sont aussi meurtris, menant une mission précise qui ne colle pas toujours avec les valeurs et les idéaux des autres, les faisant passer parfois pour des méchants qu’ils ne sont pas forcément.
Le risque, lorsqu’on lit de la fantasy, est de tomber dans la caricature des trolls ou des sorcières. Dans Les Chroniques de l’Invisible, l’autrice réussit à les affubler des caractéristiques liées à leur espèce magique tout en les démarquant des images préconçues, ancrées dans l’imaginaire commun.
L’univers fantastique d’Ani Sedent est simple mais immersif, et très agréable : les chapitres défilent sans qu’on s’en rende compte, jusqu’à la toute dernière page. Cette immersion est favorisée, certes, par l’imaginaire très inventif de l’écrivaine, mais également par le vocabulaire employé : un vocabulaire spécifique très riche (écus, escarcelle…), et des mots transformés qui nous déconnectent vraiment du réel (termes commençant par « magi- », comme magi-coffres). Ces petits détails nous permettent de nous projeter plus efficacement encore dans ce monde fantastique.
Si ce roman vous tente, n’hésitez pas à partir à la rencontre de Valérian, Malicia, Merlin et leurs amis, et à vivre cette aventure avec eux.
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