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les chroniques de chloe

Les Chroniques de Chloé : "Songe qui peut" de Sylvain Michiels

Publié le par christine brunet /aloys

Sylvain Michiels :

La poésie est souvent perçue comme un genre classique de la littérature, réservé, dans l’imaginaire collectif, à une élite. Pourtant, elle n’est pas limitée à un lectorat spécifique, et je vais vous le prouver avec cette lecture.

 

L'ouvrage que je vais vous présenter est Songe qui peut, de Sylvain Michiels. Ce recueil de poèmes, paru en novembre 2024, aborde de manière poétique les mille et une petites pensées et réflexions qui nous traversent lors d’un voyage. La plupart des poèmes se concentrent d’abord sur les thèmes de l’île et de la mer, nous emmenant doucement à la dérive sur un océan de mots et de pensées, dans un cadre à la fois exotique et apaisant.

Ce court recueil nous invite au voyage à travers des thèmes tels que la mer, le vent et l’insularité. Mais il nous conduit aussi vers une réflexion plus intime sur notre rapport à la vie, à la mort, et à nos rencontres.

Le recueil est divisé en deux parties inégales : « Sur une île » et « Nos regards suspendus ».

« Sur une île » est une suite de poèmes plutôt courts, où l’on passe d’un thème à l’autre grâce aux titres donnés par l’auteur, qui en fixent le ton ou l’inspiration.

« Nos regards suspendus » est une suite de cinq textes poétiques qui s’enchaînent selon une logique narrative. On y trouve un début, une histoire brève et une fin : c’est l’histoire d’une rencontre. Cette partie est particulièrement poétique : on « vit », on ressent une rencontre qui ne peut être physique, mais qui s’apparente à une conversation intime entre deux âmes (du moins, c’est ainsi que je l’ai ressentie à la lecture).

 

Pour finir, je dirais que l’auteur a réussi à me faire voyager à ses côtés le temps d’une lecture, comme s’il m’avait embarquée dans le voyage qu’il a effectué au tout début de l’année 2018, entre Tenerife et La Gomera, au moment de l’écriture de ce recueil.

Bonne lecture à vous.

 

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Les chroniques de Chloé : "L'arcane" d'Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

Ani Sedent…

Avez-vous déjà lu des livres de fantasy ?

Avez-vous déjà eu envie de vous plonger dans cet univers, de vivre, comme vos personnages préférés, des aventures magiques, hors du commun ?

C’est là le rêve de nombreux lecteurs de fantasy : délaisser ce monde gris et complexe pour basculer dans un univers plus joyeux ou un peu plus magique.

C’est l’effet que m’a produit cette lecture.

Les Chroniques de l’Invisible – L’Arcane d’Ani Sedent est un livre de fantasy où l’on suit les aventures de Valérian, jeune chevalier téméraire, dans la réalisation de sa première épreuve pour être adoubé. Celle-ci consiste à escorter Lunabell Fruimur jusqu’à la ville portuaire de Longvaisseau. Nous sommes ici en présence d’un quatrième tome (le premier étant Magie en péril), mais chaque ouvrage, chaque histoire, peut se lire indépendamment.

Ani Sedent est une autrice belge originaire de Liège, chroniqueuse pour la chaîne ActuTv2.

Lorsqu’on pense à un livre de fantasy, on imagine généralement de gros ouvrages de 400 pages minimum : ici, ce n’est pas le cas. Un peu plus court, ce roman n’en est pas moins très immersif grâce à ses descriptions poétiques et à ses personnages atypiques. Il nous plonge dans un univers si bien décrit qu’il en devient presque visuel.

N’ayant pas lu les premiers tomes et découvrant l’univers de l’autrice, j’ai très vite accroché à cette fantasy. Ses héros sont profonds mais aussi attachants, chacun à sa façon :

  • Valérian, par son courage, son instinct et son envie d’en apprendre plus pour devenir chevalier ;
  • Malicia, pour son ingéniosité et sa relation avec les autres (malgré le fait qu’elle soit imposée à leur petit groupe et qu’elle cache, à l’évidence, un secret que je ne vous révélerai pas, bien entendu) ;
  • Merlin, pour son humeur de bougon, son amour de la nourriture, sa magie puissante et ses réparties bien trouvées ;
  • Hortie, pour sa personnalité bienveillante et sa capacité à gérer Merlin quand ce dernier s’impatiente ;
  • Mirliflor, pour son excentrisme et son sens du spectacle frôlant le génie scénaristique, etc.

Si les personnages sont attachants, certains sont aussi meurtris, menant une mission précise qui ne colle pas toujours avec les valeurs et les idéaux des autres, les faisant passer parfois pour des méchants qu’ils ne sont pas forcément.

Le risque, lorsqu’on lit de la fantasy, est de tomber dans la caricature des trolls ou des sorcières. Dans Les Chroniques de l’Invisible, l’autrice réussit à les affubler des caractéristiques liées à leur espèce magique tout en les démarquant des images préconçues, ancrées dans l’imaginaire commun.

L’univers fantastique d’Ani Sedent est simple mais immersif, et très agréable : les chapitres défilent sans qu’on s’en rende compte, jusqu’à la toute dernière page. Cette immersion est favorisée, certes, par l’imaginaire très inventif de l’écrivaine, mais également par le vocabulaire employé : un vocabulaire spécifique très riche (écus, escarcelle…), et des mots transformés qui nous déconnectent vraiment du réel (termes commençant par « magi- », comme magi-coffres). Ces petits détails nous permettent de nous projeter plus efficacement encore dans ce monde fantastique.

Si ce roman vous tente, n’hésitez pas à partir à la rencontre de Valérian, Malicia, Merlin et leurs amis, et à vivre cette aventure avec eux.

 

 

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