Chloé a lu "Les histoires de Monsieur Qivy" de Rayan Zowski
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Comment peut-on écrire sur l’amour dans la littérature sans paraître ridicule ou tomber dans les stéréotypes ?
Comment trouver les mots juste pour parler de sentiments, quand chaque personne les ressentent et les expriment différemment ?
Rayan Zowski, lui, a choisi l’écriture de courtes nouvelles pour aborder ces sujets.
Les histoires de Monsieur Qivy de Rayan Zowski est un recueil de nouvelles dans lesquelles on découvre quarante courtes histoires. Le thème de l’amour et de la mort y sont présentés avec une justesse et une délicatesse tel qu’elles donnent un fort côté poétique à ce recueil.
Rayan Zowski est un auteur publié aux éditions Chloé des Lys. Il a écrit deux autres, toutes deux publiés aux éditions Chloé des Lys.
Il y avait dans ces nouvelles une sorte de nostalgie présente tout au long de ma lecture, cependant cette nostalgie n’était pas triste ou déprimante mais plutôt agréable. Tous les textes, sans exception, parlent à tous : ils abordent les thèmes de la séparation, du deuil etc. C’est dans ce contexte que je parle de nostalgie agréable.
Les textes apportent une poésie réparatrice sur des blessures psychiques comme le départ d’une personne (amie ou amoureuse), une rencontre qui bouleverse son monde ou encore la perte d’un être cher. Il y a même un texte écrit sur la période du Covid 19 et la façon de rencontrer des personnes quand on était confinés.
Dans ces quarante textes, il y en a qui m’ont plus marqué que d’autres, ou encore d’autres qui nous sont directement adressés à nous, lecteurs, un peu comme si nous étions dans la même pièce que l’auteur lors de sa séance d’écriture ou encore juste derrière son épaule en train de regarder ce qu’il écrit. Les textes qui m’ont le plus marqués sont Monsieur Qivy (partie 1), Un autre monde, La grille, Le visiteur et Un beau jour.
Ces histoires avaient un message d’espoir : « tout va bien se passer même si on n’en a pas l’impression ». C’est à travers des épreuves comme le deuil ou la perte qu’il est important de toujours lever la tête car le soleil finit toujours par se lever même si ce n’est pas évident.
Durant ma lecture je me suis posé une question, à peu près vers la moitié du recueil : « qui pouvait être Monsieur Qivy », car on découvrait de nombreux personnages et leur histoires mais on n’avait pas plus d’information sur Monsieur Qivy.
N’étant pas d’origine belge, j’ai pu découvrir une fresque de la ville de Tournai, lieu où se déroulent différentes nouvelles, et ce grâce à ces symboles : sa statue, sa rivière et ses rives, son beffroi. Arriver à faire visiter une ville seulement avec des mots est, pour moi, un exploit qui montre que la qualité d’écriture de l’auteur qui parvient, en outre, à parler à tous les lecteurs avec son message universel.
De cette lecture, je vais retenir que même s’il y a des nuages dans ta tête, les personnes autour de toi peuvent t’aider mais aussi que l’amour peut arriver à n’importe quel moment et à n’importe qui, jeunes comme plus âgées. Ce recueil de nouvelles montre que l’humanité malgré ces défauts est encore présente.
J’ai beaucoup aimé.
Si ce roman vous tente, il est disponible aux éditions Chloé des Lys.
Chloé Delhommeau
Pour ActuTV