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Ani Sedent a lu "Ayma" de Sophie Vuillemin

Publié le par christine brunet /aloys

Ce que j’ai aimé dans « Ayma » de Sophie Vuillemin, c’est la sensibilité qu’a mise l’auteure à nous conter une histoire dramatique sans tomber dans le pathos ni l’accumulation.  Une écriture d’autant plus intelligente  que c’est cette retenue qui nourrit le cœur du roman.  Un roman où l’émotion affleure pourtant à chaque page. 

Depuis cinq ans Emma vit aux Etats-Unis où, en épousant Ryan, elle est devenue Ayma.  Seul point noir pour la jeune femme, accéder à la maternité semble moins simple que prévu.  Si elle vit assez mal la situation, une lettre de sa mère lui apprend que son père ne va pas très bien, lui non plus.  Emma décide donc de rentrer en France, parmi les vignes de la région Nantaise où elle a grandi entre son frère Theo et sa sœur Louise.  Mais ça, c’était avant la fuite.

En phrases courtes, Sophie Vuillemin, esquisse les décors, dresse les portraits de ses personnages, les anime, leur insuffle des émotions enfouies sous les non-dits.  Sans s’égarer, passé et présent se mélangent ; avec tendresse les souvenirs racontent, laissent s’affirmer les caractères, inspirent les regrets « A treize ans, mon frère ressemblait à une grenade.  Je voulais le retenir.  Qu’il reste le petit gars à la pelle bleue, celui qui était mon double […] ».

Ce roman, j’ai vraiment pris plaisir à le lire.  Parce qu’il y a beaucoup de douceur dans la plume de Sophie Vuillemin.  Parce que l’auteure exprime beaucoup sans excès.  Parce qu’elle parvient à mettre de l’émotion dans une pelle en plastique, un pull oublié sur une chaise ou un petit carnet à spirale.  Parce que son écriture coule comme un ruisseau frais, dessine des personnages attachants et nous entraîne parmi les remous de leur histoire pour abreuver notre désir d’en découvrir le dénouement.

Un joli coup de cœur que je n’hésite pas à vous recommander.

Très bonne lecture à toutes et tous !

 

Ani Sedent

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "Ta mémoire pareille aux fables incertaines" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

 

Avec « Ta mémoire, pareille aux fables incertaines », Christian Eychloma nous invite dans un extraordinaire voyage spatiotemporel.  Stimulé par un moteur quantique, ce roman aborde des thèmes complexes aptes à remettre en cause notre perception de la réalité.

2589, une famille embarquée à bord d’un vaisseau spatial en provenance d’Atlantis, se rend sur Ouranos, une colonie pénitentiaire où le père doit prendre un poste dans l’administration.

1889, une famille embarquée à bord d’un navire à vapeur en provenance d’Alger, se rend en Nouvelle-Calédonie où le père doit prendre un poste de commis dans l’administration pénitentiaire.

Deux familles, deux filles, Anaïs et Camille, deux destins aux similitudes troublantes.

Au XXIème siècle, Lucien, arrière petit fils de Camille, va à la rencontre d’un hypnothérapeute, un peu particulier, en quête de réponses à ses incertitudes.  L’homme lui présente son ami, un physicien à la recherche d’un nouveau collaborateur, un cobaye.  Ensembles, ils vont mener une expérience qui ne sera pas sans conséquences. 

Si la colonie pénale de Nouvelle-Calédonie sous le second Empire et sa similitude avec celle d’Ouranos donnent la couleur de fond à ce roman, l’adéquation entre ces mondes permet aussi à l’auteur de mettre en lumière le propos principal du livre : la physique quantique.  Un sujet aussi complexe que passionnant que l’auteur aborde armé de nombreuses connaissances.

Nos choix, nos actions, nos émotions, résonnent-ils à travers le temps et l’espace en un écho sans fin ? Et si oui, pourquoi ?  Pour répondre à ces questions, Christian Eychloma aborde, entre autres, des théories comme le multivers, les univers parallèles ou encore les annales Akashiques (sorte de banque de données mémorielles et émotionnelles commune).  D’une plume factuelle et patiente, par un jeu de dialogues et d’analogies simples, il nous entraîne dans un univers aux nombreuses facettes, dont la complexité n’a d’égale que l’étrangeté.  Et même si ce roman reste une fiction, les théories de physique quantique qui y sont décrites sont elles bien réelles.

Un roman qui m’a rappelé « Le secret des secrets » de Dan Brown, qui aborde lui aussi, bien que de manière différente, en passant par la noétique, une idée similaire aux annales Akashiques.  Toutes lectures passionnantes que je recommande à ceux qui, comme moi, pensent que l’univers est bien trop grand pour avoir la vue courte.

Alors, ne craignez pas d’élargir votre horizon et bonne lecture !

Ani Sedent

Publié dans actutuv

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Carnet de voyages d’un papillon, Luc Degrande. Présenté par Edmée De Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Quel livre… charmant et riche !

On le comprend, j’ai aimé… Difficile pourtant de décrire l’œuvre, mais je vais essayer. Imaginons un papillon dans un rêve, voletant de ses ailes poudreuses et déposant un peu de ses couleurs lors de ses pauses sur l’une ou deux fleurs de vie.

Le temps de refermer et ouvrir les ailes, comme un balayage de lumière, sur un moment court ou plus long d’un personnage-fleur, qui sait si choisi au hasard ou ciblé par notre joyeux lépidoptère. Et voilà que toute la richesse, la tension, la valeur de ce moment court ou plus long nous apparait. L’effort, la persévérance, l’espoir, la confiance en soi.

L’enfant qui court après son ballon emporté par le vent et sait qu’il ne s’arrêtera pas sans l’avoir récupéré « Soudain, son ballon glisse sur le sable lentement, soupiré par le vent. Le gamin tressaille. Son bonheur s’est mis à rouler. Si paisiblement que toujours il semble vissé à sa main ». La pianiste qui affronte sa première performance en public « Elle songe à l’opérateur, à ce public accouru pour juger de son Art, le disséquer, en faire écho, un écho qui amplifie, qui sublime mais aussi qui déforme, qui détraque ». Le nageur pris d’une crampe et sauvé par une jeune femme « Elle balaie ses épaules dorées. Une oreille sur son cœur elle l’écoute respirer. Ses yeux s’ouvrent elle lui prend la main. Il  lui sourit, ignorant encore qu’ils se sont trouvés ». La louve qui ne voit pas revenir son mâle et le trouve mourant près de la tanière au matin « La louve est sortie, s’est couchée au flanc de son mâle, lèche ses plaies, pose son museau sur son abdomen meurtri, puis reprend méthodiquement son balayage de salive. Fidèle jusqu’à la mort il lui est revenu. Elle le savait, l’a toujours su ».

Le papillon papillonne donc d’un éclat fulgurant de vie à l’autre, parlant toujours de volonté, de courage, de force, de vérité. On traverse les murs du doute, on escalade les sommets de la peur, on ose, on s’abandonne. On vit.

Dois-je vraiment insister et conclure que … j’en conseille la lecture ?

 

Edmée de Xhavée

 

Publié dans actutuv

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Carine-Laure Desguin a lu "Un temps d'avance "de Peter Pen

Publié le par christine brunet /aloys

 

   Nous sommes en 2063. Tanguy Balleroy est un physicien surdiplômé, expert en physique quantique. Des grands physiciens qui l’ont précédé, il connaît tous les travaux (Einstein, Aspect, Planck, Penrose) et les univers parallèles ainsi que la théorie des cordes n’ont plus aucun secret pour lui. L’éminent physicien travaille pour un important groupe financier dont le siège se situe dans une ville artificielle, au milieu de la Manche. Ce groupe est dirigé par deux richissimes financiers, Sir Guy et Sir William. La très jolie Kalyse Schiapelli (est-ce son nom véritable ?), elle aussi une physicienne surdouée, est la collaboratrice hyperactive de Tanguy Balleroy.

  Auparavant, Tanguy Balleroy a perdu son épouse dans un tragique accident et espère de tout cœur remonter le temps afin d’empêcher cet accident. Et bingo, Sir William, derrière le dos de Sir Guy, finance le projet REPLAY (dont les locaux se situent en banlieue parisienne).  Tanguy Balleroy et Kalyse Schiapelli travaillent donc d’arrache-pied afin de mener au mieux et surtout au plus vite ce projet.

  Bien sûr, des couacs se profilent ! Carl Gabrielle et Fabien Damidoff sont deux hommes de paille (je ne dévoilerai pas leur camp) qui interviennent dans le scénario. Ainsi que l’épouse de Sir Guy qui elle aussi a de bonnes raisons de vouloir remonter le temps. Jalousie et confidences sur l’oreiller sont de la partie.

  Un roman passionnant car en effet, Tanguy Balleroy voyagera dans le temps (et pas que lui d’ailleurs) et fera des rencontres incroyables qui l’amèneront à se questionner au sujet par exemple des religions. Et aussi au sujet du fameux paradoxe temporel. Car c’est le décès de son épouse qui a décuplé son envie de travailler sur le projet REPLAY … et si son épouse n’était pas décédée, quid du projet REPLAY ?

  De l’action, de l’aventure et des rebondissements à gogo font de ce roman de science-fiction un redoutable tourneur de pages. Je soupçonne même l’auteur, Peter Pen, d’être un voyageur temporel venu expressément sur Terre afin de publier ce livre. Actuellement dans quel espace-temps Peter Pen se cache-t-il ? Allô ? Allô ?

 

Carine-Laure Desguin

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Christine Brunet a lu "Haïkus et tankas au fil des jours" de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

J’aime la poésie, mais je dois avouer que la forme japonaise dite des haïkus me semblait plus difficile d’accès, plus psychologique… Mais je suis curieuse et j’ai donc décidé de découvrir le recueil de Micheline Boland, Haïkus et tankas au fil des jours.

Alors ? Verdict ? Eh bien, ces poèmes assonants, très courts, sont tout simplement des bribes de vie, des clichés d’un instant T, une sensation face à une image, à un état d’esprit fugace. Il suffit de les parcourir pour voir, ressentir, toucher des moments fugitifs, images éphémères captées par l’œil aguerri de la poétesse.

Micheline nous transporte au fil des jours et des saisons, nous fait voyager au fil du temps par petites touches colorées, à la fois fragiles et puissantes. Difficile de décrire mon ressenti au fil des pages… Il faut se laisser tenter et accepter de voyager au gré des petits coups de pinceau de la poétesse…

En un mot ? Essayez… Je crois que vous serez surpris !

 

Christine Brunet

 

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Christine Brunet a lu "Les libérateurs" d'Elisabeth Chancel

Publié le par christine brunet /aloys

« Pour se libérer »… et s’il ne s’agissait que de tuer un autre être humain pour se libérer de ses tourments ?

Au cœur de la forêt de Brocéliande, des silhouettes blanches de druides sèment la terreur et… la mort. Des cadavres refont surface… Dolmen, Miroir aux fées, endroits mythiques propices à la rêverie ou aux cauchemars.

Deux enquêteurs prennent l’affaire par deux bouts différents. Ils se percutent, s’affrontent, se découvrent.

Qui tire les ficelles ? Pourquoi ? On suit des pistes, vraies ou fausses, on subodore, on attend… avant de comprendre, lorsque le voile se lève, non pas sur l’impensable ou l’inévitable, mais sur une réalité, une vérité vieille comme le monde. Laquelle ? Je vous invite à lire ce roman pour la découvrir !

 

Christine Brunet

 

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Christine Brunet a lu "Lycaon" de France Delaye

Publié le par christine brunet /aloys

Lycaon… est un roman atypique parce qu’il nous propulse au cœur d’une âme tourmentée, immortelle (ou presque), tiraillée entre le bien et le mal. Une âme attachante, originale et unique, d’apparence si normale, d’essence non pas divine mais magique, on va dire. D’ailleurs, connaissiez-vous la légende attachée à cet être hors normes avant d’avoir vu le trailer de France ? Moi, pas vraiment…

Lorsque cet être est confronté à la mort d’enfants, à l’émergence d’un esprit parfaitement mauvais et perverti, la chasse est ouverte… sanglante, haletante, sans merci.

Les personnages peints à grands traits par France sont attachants, étonnants, détonants, à l’image de Kassandra ou, mieux, de Fenrir, le fantôme turbulent qui vit avec Lycaon, lequel répond au prénom de Lukas sous sa forme humaine.

Le lecteur est surpris par cet aller-retour permanent entre vie normale et vie lycanthropique, on va dire, même si la conscience reste la même… On tourne les pages, on se demande qui du loup ou de l’assassin aura le dernier mot et restera en vie. Chausse-trappes, machinations habiles… On a peur pour notre Lycaon, sorte de super-héros à la recherche de la rédemption.

Un coup de cœur !

Christine Brunet

 

Publié dans avis de blog, actutuv

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Chloé a lu "Les histoires de Monsieur Qivy" de Rayan Zowski

Publié le par christine brunet /aloys

Comment peut-on écrire sur l’amour dans la littérature sans paraître ridicule ou tomber dans les stéréotypes ? 

Comment trouver les mots juste pour parler de sentiments, quand chaque personne les ressentent et les expriment différemment ? 

Rayan Zowski, lui, a choisi l’écriture de courtes nouvelles pour aborder ces sujets.

Les histoires de Monsieur Qivy de Rayan Zowski est un recueil de nouvelles dans lesquelles on découvre quarante courtes histoires. Le thème de l’amour et de la mort y sont présentés avec une justesse et une délicatesse tel qu’elles donnent un fort côté poétique à ce recueil.

Rayan Zowski est un auteur publié aux éditions Chloé des Lys. Il a écrit deux autres, toutes deux publiés aux éditions Chloé des Lys.

Il y avait dans ces nouvelles une sorte de nostalgie présente tout au long de ma lecture, cependant cette nostalgie n’était pas triste ou déprimante mais plutôt agréable. Tous les textes, sans exception, parlent à tous : ils abordent les thèmes de la séparation, du deuil etc. C’est dans ce contexte que je parle de nostalgie agréable.

Les textes apportent une poésie réparatrice sur des blessures psychiques comme le départ d’une personne (amie ou amoureuse), une rencontre qui bouleverse son monde ou encore la perte d’un être cher. Il y a même un texte écrit sur la période du Covid 19 et la façon de rencontrer des personnes quand on était confinés.

Dans ces quarante textes, il y en a qui m’ont plus marqué que d’autres, ou encore d’autres qui nous sont directement adressés à nous, lecteurs, un peu comme si nous étions dans la même pièce que l’auteur lors de sa séance d’écriture ou encore juste derrière son épaule en train de regarder ce qu’il écrit. Les textes qui m’ont le plus marqués sont Monsieur Qivy (partie 1), Un autre monde, La grille, Le visiteur et Un beau jour.

Ces histoires avaient un message d’espoir : « tout va bien se passer même si on n’en a pas l’impression ». C’est à travers des épreuves comme le deuil ou la perte qu’il est important de toujours lever la tête car le soleil finit toujours par se lever même si ce n’est pas évident.

Durant ma lecture je me suis posé une question, à peu près vers la moitié du recueil : « qui pouvait être Monsieur Qivy », car on découvrait de nombreux personnages et leur histoires mais on n’avait pas plus d’information sur Monsieur Qivy.

N’étant pas d’origine belge, j’ai pu découvrir une fresque de la ville de Tournai, lieu où se déroulent différentes nouvelles, et ce grâce à ces symboles : sa statue, sa rivière et ses rives, son beffroi. Arriver à faire visiter une ville seulement avec des mots est, pour moi, un exploit qui montre que la qualité d’écriture de l’auteur qui parvient, en outre, à parler à tous les lecteurs avec son message universel.

De cette lecture, je vais retenir que même s’il y a des nuages dans ta tête, les personnes autour de toi peuvent t’aider mais aussi que l’amour peut arriver à n’importe quel moment et à n’importe qui, jeunes comme plus âgées. Ce recueil de nouvelles montre que l’humanité malgré ces défauts est encore présente.

J’ai beaucoup aimé.

Si ce roman vous tente, il est disponible aux éditions Chloé des Lys.

 

Chloé Delhommeau

Pour ActuTV

 

Publié dans actutuv

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Carine-Laure Desguin a lu "Epilogue" de Nicole Graziosi

Publié le par christine brunet /aloys

 

    L’illustration de couverture, une création d’Anka De Heij : deux arbres verdoyants et puis un troisième qui perd des feuilles d’un ocre lumineux. Lumineux !

   Épilogue, un livre de 128 pages dans lequel l’auteure relègue aux calendes grecques, sur un ton léger et presque humoristique, tout ce que révèle l’hiver de sa vie. Et basta les interrogations face à la grande faucheuse, tous ces quand-comment-où-pourquoi. Non, elle ne sera pas cette petite vieille qui, après avoir consulté une voyante lui ayant prédit une fin prochaine, emportait sa valise lors de chaque déplacement et ce durant … des années.

   Dans ce cheminement, artistique parfois puisqu’au passage nous croisons une citation de Woody Allen ou de Marguerite Yourcenar entre autres, Nicole Graziosi en profite pour égratigner tous les petits travers de notre société lorsque celle-ci malmène nos aînés par des mots, des expressions genre (page 25) : On a bien mangé ses petites tartines ?

   Lire Épilogue c’est aussi voyager dans un album de famille. L’auteure nous partage les hivers de la vie de ses grands-mères et de savoureuses et nombreuses anecdotes familiales.

   Et puis il y a la transmission avec les enfants, les petits-enfants.

   Et vous savez quoi ?

   Elle l’aime tellement l’hiver de sa vie !

   Un livre à mettre entre toutes les mains et pourquoi pas entre celles des jeunes lecteurs tout particulièrement ?

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com/

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Edmée de Xhavée a lu "Les maisons vagabondes" de Colette Cambier

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/9Zy3YvnxAz4

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