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Carine-Laure Desguin a lu " Un mois " de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Un livre court. Quelques phrases sur chaque page. Un jour par page. L’histoire se passe en septembre 2011, une histoire intense et qui oblige le lecteur à se poser des questions, tout comme d’ailleurs le personnage du livre.

Dans un espace qu’on suppose être une chambre, un homme s’éveille. C’est lui qui écrit, il disposerait donc d’un matériel pour écrire, il ne précise rien à ce sujet. Il constate qu’un plateau repas est à sa disposition. Il a faim, il dévore le repas. Il constate qu’il est amnésique. Il voit le jour grâce à de hautes fenêtres dont il ne peut s’approcher car un cabinet de toilette est solidement fixé au sol, juste devant les fenêtres. L’homme ne voit donc rien de l’extérieur à part la lueur du jour. Ce qui explique qu’il peut compter les jours. Il a des soupçons, il serait drogué, sa nourriture contiendrait des somnifères. Il constate des traces de piqûres sur un de ses avant-bras. Ce qui l’angoisse, c’est qu’il n’entend aucun bruit venant de l’extérieur. Lorsqu’enfin il verra quelque chose de l’extérieur, sa découverte le ….

Qui est cet homme ? Que fait-il là ? Qui le retient prisonnier, qui l’a amené là et surtout pourquoi ?

 

Une économie de pages, oui, mais quel suspense jusqu’au dernier mot et … au-delà. Cet homme aura-t-il des réponses à ses questions ? Laurent Dumortier, une fois encore, nous entraîne dans le labyrinthe de son univers et il n’est pas si facile d’en sortir (j’y suis restée :D). Il est question ici d’enfermement. Ne sommes-nous pas tous enfermés ? Il est question de la recherche d’identité. Savons-nous vraiment qui nous sommes ? Ne sommes-nous pas amnésiques de quelque chose nous aussi ?

Je vous laisse vous envoler par cette lecture, Un mois, de Laurent Dumortier. Et prendre connaissance vous aussi de ces drôles de choses que cet homme amnésique découvrira une fois la porte ouverte, une fois les fenêtres rendues accessibles.  

Carine-Laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Christine Brunet a chroniqué pour actutv "Blue moon" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Succulent, méchant, violent… Voilà les trois adjectifs qui me viennent à l’esprit en terminant ce recueil de nouvelles. Etude de mœurs, histoire de famille, histoires inavouées, cruelles, mesquines…

Les personnages sont magnifiquement campés. On grimace, on sourit, on s’indigne… On participe aux malheurs des uns, aux trahisons des autres, aux bassesses, aux coups bas, aux mauvaises décisions et à leurs conséquences dévastatrices.

Premier texte, une claque. Pas l’habitude de lire ce type d’histoire sous la plume aiguisée d’Edmée de Xhavée. J’arrive au point final, hébétée. Le second texte me cloue sur place !

Je tourne les pages… et j’arrive à mon texte préféré : « Noirhomme-Larivière contre Villeneuve, clap de fin » : truculent ! Jubilatoire !

Je ne vais rien vous révéler de ces courts récits : ce serait tellement dommage de vous gâcher la surprise !

Un méga coup de cœur ! Bravo, Edmée, tu m’as bluffée !

 

Christine Brunet

 

Publié dans actutuv

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Trailer du roman de Serdan "Entre les lignes"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/kAeHT_hhV0E

Publié dans actutuv

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Carine-Laure Desguin a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Publié le par christine brunet /aloys

D’emblée, le lecteur se demande, Que fait donc cette antilope en première de couverture ? Cet animal grâcieux est un impala, une antilope africaine, réputée pour sa vitesse et son agilité à bondir. Et cet oiseau, là, qui se repose sur l’impala ? Ça, c’est un pique-bœuf. Et ? L’auteure nous l’explique sur la quatrième de couverture, le pique-bœuf se pose sur l’impala pour le débarrasser des tiques et des parasites incrustés dans son pelage. Et ? Ces 35 poèmes auraient pour rôle d’alléger le lecteur des parasites de son existence, la solitude, la monotonie d’une vie sans relief, le désintérêt de l’humain pour l’humain, etc. Ce recueil serait donc une thérapie face à la noirceur de tout ce qui nous l’entoure. Il l’est.

   Je termine la lecture de cet ouvrage et je ne peux m’empêcher de poursuivre les réflexions engagées par l’auteure. Tout d’ailleurs dans ce livre invite à la réflexion, y compris les quelques mots de remerciement : à plus Haut que moi, Et qui se reconnaîtra. Il y a aussi l’avertissement : Toute ressemblance avec une Personne de ce monde est fortuite.

  Impala serait pour Marie-Thérèse Carlier une première publication et les poèmes seraient écrits sans aucune correction ou presque, en toute spontanéité. Cependant, à chaque texte, on perçoit la maîtrise et la maturité de l’écriture. Mystère.

  L’impala est un animal toujours sur le qui-vive. Sans doute l’auteure nous invite-t-elle, dans nombre de ses textes dans lesquels elle pointe la souffrance de l’Humain (mais sans pathos) et en particulier celle des plus démunis, à éveiller en nous, quelque chose qui nous dépasse, à ne pas rester indifférent face à la souffrance.

      Page 3, Ces petits :

      Tous ces petits … trop tôt anéantis … qu’ont-ils fait, honnis En leur courte vie ?

  Souvent, au sein du texte, il y a le contraste entre l’ombre et la lumière, mais c’est toujours l’espoir qui jaillit, au final.

     Page 7, Côte à côte :

     …. Au jour du grand pardon

            Ils renaîtront …

  Grâce aux mots magiques de l’auteure, une certaine libération naît de chaque texte, un peu comme une clé qui ouvrirait les portes vers un chemin lumineux.  

      Page 17, Futur :

      …. Nous sommes arbitres de paix …

  Ces textes sont une recherche, des mains tendues vers un futur meilleur, une quête vers la recette d’une chimie salvatrice.

     Page 27, Je pars :

     Comment transcender le mal en substance divine ?

     Page 28, Je veux vivre :

     L’amour de l’amour

     C’est encore trop court

  Dans Mal-être, page 34, il y a problème et solution :

     Je serai ramasseuse de larmes

     Pour ceux qui souffrent en leur trame humaine

  La mort est omniprésente et là aussi il y a un chemin de lumière.

     Page 37, Mort subite :

     Ton cœur dort, au cœur des bienfaits d’un autre monde

     Où mes mots sont inutiles, où l’amour attend

     Les petits oubliés de la vie

L’argent n’est rien au final car page 39, dans Or, argent :

     Ils réaliseront, aux abords de la mort,

     Qu’ils auraient pu s’inscrire dans un autre monde.

  Page 43, dans Prendre des mots, la mise en évidence de l’écriture comme support thérapeutique :

     Les mots sont toujours beaux

    Quand des humains ils apaisent les maux.

Un autre monde, un ailleurs, peuplé d’êtres différents, reste présent.

     Page 68, Un beau métier :

     Quel beau métier, que d’être un ange !!!

(par les 3 points d’exclamation, on comprend que l’auteure insiste)

     Page 76, Renaissance :

     Mais toi, où trouves-tu gîte ?

     Sur un nuage haut-perché,

     Ma bien-aimée égérie, tu habites ?

Et parfois, deux mondes se croisent, page 85, Sur terre :

Mais vos chemins vont se rencontrer, au croisement de

Deux univers ,

Néonatal pour les uns et fatal pour vous.

  Donc vous l’avez compris, de ce recueil émane une spiritualité tout en finesse et en grâce, à l’instar des mouvements de l’impala.  Il n’est pas question de religion (encore qu’étymologiquement religion = religare (du latin) = relier, attacher), quoique l’on puisse penser que la Poésie nous relie justement à la quête d’une force, une élévation personnelle vers quelque chose d’ordre immatériel qui nous allègerait de notre quotidien tel l’oiseau bique-bœuf évoluant en symbiose avec l’impala.

Carine-Laure Desguin

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Edmée de Xhavée a lu "Les oiseaux de pierre" d’Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

 

Voici une escapade sans pareil pour laisser derrière soi tout le poids que le réel parfois dépose dans notre sac à dos. Entrons donc nous rafraichir et découvrir un autre monde où tout est… magi-possible, si je peux me permettre.

Car l’auteur nous a concocté un monde magique, où on se magi-transporte, on magi-crypte, on consulte des magi-cartes, on convoite des magi-gemmes. La magie foisonne et explose. Que vous dire pour vous glisser la clé de la porte entre les doigts, et qu’elle vous démange ?

Que c’est un monde imaginaire si bien construit qu’il semble vrai de vrai. Les lieux ont des noms scintillants : le domaine de Grandmanoir, celui de Majorcastel, Fort-les-Forts, Bellépine, le Pont des âges, Beauchêne, la forêt des songes, le Mont de la Licorne, la plaine Herborisse, Longvaisseau, le Fleuve sans fin...

Et les personnages ne se trouvent pas souvent dans le calendrier : Dame Hortie, la marraine-fée Angélie, l’ignoble Arcadius, Merlin (himself !), Octopia, Mornebouille, Saturnin Chantepouille le bibliothécaire, la druidesse Cécelina, la sénéchale Aldred, le jeune mage de troisième niveau Artorius, l’elfe Glawhenn, Callista l’enchanteresse. Et bien entendu, Valérian, le héros…

Tout ce beau monde est bien entendu entouré, aidé et parfois menacé par des animaux incroyables ou êtres étranges, bons et mauvais : Pégase ; Lupin (dont la description n’est pas banale : il s’agit d’un énorme loup bleu, impressionnant tant par la taille que par l’impression de force qui en émane. Il est également très beau ; ses couleurs, myrtille et blanc, comme étirées par le pinceau d’un peintre en longues vagues brillantes, s’écoulaient vers un poitrail et des pattes tachetés. Ses yeux dorés, entourés d’un masque bleu, surmontaient un museau d’un ton plus clair moucheté de blanc où pointait une truffe noire » ; les elfes noirs, les mange-cœur, les nains, les revenants, les cheverles aux longs poils blancs et à l’aspect dégingandé, les dragons, centaures et amazones – pour n’en mentionner qu’une pincée.

Et la nature ne manque pas de nous surprendre, elle non plus. Ne cherchez pas sur google ni même sur magi-google, vous ne trouverez pas trace de bosquets de mornouillers, pas plus que de houppiers où le vert et le bleu se disputent le grand rôle. Oubliez aussi les chaminets aux troncs noueux et le wisguier.

Quant aux aventures de Valérian… elles regorgent de miroirs magiques, de bulles de silence, de filtres, potions, remèdes, poudres merveilleuses, boucliers… C’est un récit d’action, de combats épiques, de l’enlèvement d’un enfant, du temps qui se traverse en avant et en arrière – avec bien des précautions -, de splendides descriptions poétiques, de paysages enchanteurs et surprenants. On arrive à la dernière page prêts à repousser ennemis, casse-pieds, maladies, mauvaises nouvelles par un tour de magie souverain découvert dans ces pages qui nous ont offert une aventure grandiose où tout finit bien pour la plupart des bons, et où on se réjouit de voir la fin très désagréable de certains très mauvais…

 

EDMEE DE XHAVEE

 

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Carine-Laure Desguin a lu "Choses dites choses tues" de Nathalie D. Druant

Publié le par christine brunet /aloys

Je termine la lecture de « Choses dites choses tues » de Nathalie D. Druant. Mais non. On ne termine jamais ce genre de livre. Dans lequel chaque page est un livre en lui-même. Chaque page est un manuel de zénitude. Car c'est bien ce que l’on ressent lors de la lecture du dix-septième livre de cette fidèle auteure des Éditions Chloé des Lys, une intense zénitude et l’envie de s’arrêter sur les trois ou quatre phrases qui composent chaque page, les lire et les relire encore. Et puis on se dit, Ben oui c'est bien vrai ça, la vie file trop vite, j’avais zappé tout ça! « Choses dites choses tues » c’est une cinquantaine de mini poèmes, mais chacun d'eux a tout d'un grand. Pas de rime, uniquement des vers libres auxquels on s’accroche comme le lierre au grillage de cette fenêtre, sur la photo de couverture.

   Dans « Choses dites choses tues », chaque texte se termine par trois points de suspension, chaque texte en appelle un autre, une chaîne de mots qui ne finirait jamais.

   Vers la moitié du livre, la série des « Messages d'avril », ce sont des haikus pour la plupart et cette partie est dédicacée à Micheline Boland, auteure elle aussi publiée chez Chloé des Lys et ayant obtenu de nombreux Prix pour ses haikus, un hommage généreux donc.

   « Choses dites choses tues », un livre qui nous invite à ralentir ce vicieux chronos et à regarder, à aimer tout simplement chaque seconde vécue, un appel vers la nature, les choses de la maison, vers les aubes du matin, et la fraîcheur du soir qui tombe.

 

Page 49 :

Un pas encore un pas

Vers demain toujours demain

Pourquoi ne pas 

Marcher vers l'aujourd’hui

  

   Merci à Nathalie D. Druand pour ces si grands petits textes qui nous soufflent que le sablier du temps est impitoyable. Donnons alors de l'importance à chaque grain de sable et l'auteur comprendra très bien ce que cela signifie car elle et moi avons littOralement un point commun qui crie « cocorico », fait de sable et de vent, de vagues et d'écume, dont je tairai la longitude et la latitude.

 

Carine-laure Desguin

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Ani Sedent a lu "Chant d'amour ukrainien" de Bernard Wallerand

Publié le par christine brunet /aloys

Sous sa couverture ensoleillée, « Chant d’Amour ukrainien » cache un condensé d’espoir et d’amour que Bernard Wallerand nous livre avec toute la ferveur d’un cœur pacifique. 

« Deux coquelicots amoureux, si fragiles, si timides,

Bercés par un vent doux et léger,

Et qui chantent l’Amour et la Paix espérée,

Au bord d’un champ de seigle, sous un ciel limpide. »

Le 24 février 2022, l’Ukraine plonge dans un cauchemar éveillé.  Sous des prétextes fallacieux, Vladimir Poutine a déclenché contre elle une guerre sans merci.  Uliana, Petro et leurs enfants, Olena et Maxim, voient leurs vies basculer tandis que les missiles russes font des ravages et que les chars approchent de Kiev.  Poussée par Petro, Uliana emmène les enfants loin de la capitale, à Lviv, chez ses parents, où vit également grand-mère Anastasia, avant de rejoindre le cortège de réfugiés en partance pour l’Union européenne.

Avec ce roman, Bernard Wallerand offre au lecteur un plaidoyer pour la paix.  Car malgré les missiles, c’est d’amour qu’il nous parle.  L’amour entre un homme et une femme, celui qu’ils portent à leur famille, mais aussi l’amour d’un peuple pour son pays, sa culture, ses racines.  Sous la plume de l’auteur, la vie, si fragile, se montre forte et résiliente face à l’innommable, les anciennes inimitiés s’effacent devant la solidarité, les mains se font secourables.

Pour célébrer ce « Chant d’Amour ukrainien », l’écriture de Bernard Wallerand se pare de douceur et de poésie afin d’accompagner Uliana, Petro et l’Ukraine, en quête de lumière, sur un chemin pavé d’espoir.

[…] Que vive donc l’Ukraine ! Qu’elle vive sans chaîne ! (Page54)

Souhaitons que la prière soit entendue et pas parce qu’il en va de notre propre sécurité, mais parce que c’est juste !

Et comme Bernard Wallerand est un auteur au grand cœur, les bénéfices de son livre sont entièrement reversés à l’UNICEF au profit des enfants d’Ukraine. 

 

Alors, n’hésitez pas et bonne lecture !

Ani Sedent

 

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Ani Sedent a lu "Epilogue" de Nicole Graziosi

Publié le par christine brunet /aloys

« Epilogue », un titre on ne peut plus évocateur lorsqu’il s’agit pour Nicole Graziosi d’interpeller l’hiver de la vie.  Son hiver, celui dont elle ne veut pas.  Celui qui vous fait blanchir, radoter ou clopiner, celui qui vous vaut de n’être plus qu’un prénom, ou pire, ce on qui vous réduit à l’état d’ectoplasme.

[…] Est-ce qu’on prendrait encore un petit café ?

[…] On a bien bonne mine aujourd’hui. […] (page25)

Non, elle ne l’aime pas l’hiver de sa vie, alors qu’autour d’elle le monde rajeunit… ou s’en donne l’illusion, souvent pathétique, à coup de bistouri.

Cet hiver prompt à tout prendre, jusqu’à votre dernier neurone.

Mais si l’auteure s’interroge sur son hiver, elle nous fait aussi partager d’autres engourdissements à travers le souvenir de grands-mères, les siennes ou d’autres rencontrées au cours de ses voyages.

Et puis il y a l’hiver de l’autre, qu’elle n’aime pas d’avantage.  Celui de cet intru que la retraite a rendu omniprésent et qui, quelle que soit la saison, a toujours une bonne raison pour déléguer les tâches ménagères.

Entre réflexions et souvenirs, Nicole Graziosi fait un état des lieux du vieillissement.  Avec humour, et non sans une pointe d’ironie, elle ausculte l’approche inévitable de cette saison de la vie, dont elle tire un constat doux-amer.

Que va-t-elle en faire de ce redoutable hiver ? Doit-elle se laisser dicter sa vieillesse ? Elle a encore tant à donner, à partager, à transmettre…  Après tout, l’hiver n’est-il pas une saison comme les autres ?

Pour affronter l’hiver, en tout cas, rien de tel qu’un bon livre, alors, bonne lecture !

 

Ani Sedent

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Ani Sedent a lu "Ayma" de Sophie Vuillemin

Publié le par christine brunet /aloys

Ce que j’ai aimé dans « Ayma » de Sophie Vuillemin, c’est la sensibilité qu’a mise l’auteure à nous conter une histoire dramatique sans tomber dans le pathos ni l’accumulation.  Une écriture d’autant plus intelligente  que c’est cette retenue qui nourrit le cœur du roman.  Un roman où l’émotion affleure pourtant à chaque page. 

Depuis cinq ans Emma vit aux Etats-Unis où, en épousant Ryan, elle est devenue Ayma.  Seul point noir pour la jeune femme, accéder à la maternité semble moins simple que prévu.  Si elle vit assez mal la situation, une lettre de sa mère lui apprend que son père ne va pas très bien, lui non plus.  Emma décide donc de rentrer en France, parmi les vignes de la région Nantaise où elle a grandi entre son frère Theo et sa sœur Louise.  Mais ça, c’était avant la fuite.

En phrases courtes, Sophie Vuillemin, esquisse les décors, dresse les portraits de ses personnages, les anime, leur insuffle des émotions enfouies sous les non-dits.  Sans s’égarer, passé et présent se mélangent ; avec tendresse les souvenirs racontent, laissent s’affirmer les caractères, inspirent les regrets « A treize ans, mon frère ressemblait à une grenade.  Je voulais le retenir.  Qu’il reste le petit gars à la pelle bleue, celui qui était mon double […] ».

Ce roman, j’ai vraiment pris plaisir à le lire.  Parce qu’il y a beaucoup de douceur dans la plume de Sophie Vuillemin.  Parce que l’auteure exprime beaucoup sans excès.  Parce qu’elle parvient à mettre de l’émotion dans une pelle en plastique, un pull oublié sur une chaise ou un petit carnet à spirale.  Parce que son écriture coule comme un ruisseau frais, dessine des personnages attachants et nous entraîne parmi les remous de leur histoire pour abreuver notre désir d’en découvrir le dénouement.

Un joli coup de cœur que je n’hésite pas à vous recommander.

Très bonne lecture à toutes et tous !

 

Ani Sedent

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Ani Sedent a lu "Ta mémoire pareille aux fables incertaines" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

 

Avec « Ta mémoire, pareille aux fables incertaines », Christian Eychloma nous invite dans un extraordinaire voyage spatiotemporel.  Stimulé par un moteur quantique, ce roman aborde des thèmes complexes aptes à remettre en cause notre perception de la réalité.

2589, une famille embarquée à bord d’un vaisseau spatial en provenance d’Atlantis, se rend sur Ouranos, une colonie pénitentiaire où le père doit prendre un poste dans l’administration.

1889, une famille embarquée à bord d’un navire à vapeur en provenance d’Alger, se rend en Nouvelle-Calédonie où le père doit prendre un poste de commis dans l’administration pénitentiaire.

Deux familles, deux filles, Anaïs et Camille, deux destins aux similitudes troublantes.

Au XXIème siècle, Lucien, arrière petit fils de Camille, va à la rencontre d’un hypnothérapeute, un peu particulier, en quête de réponses à ses incertitudes.  L’homme lui présente son ami, un physicien à la recherche d’un nouveau collaborateur, un cobaye.  Ensembles, ils vont mener une expérience qui ne sera pas sans conséquences. 

Si la colonie pénale de Nouvelle-Calédonie sous le second Empire et sa similitude avec celle d’Ouranos donnent la couleur de fond à ce roman, l’adéquation entre ces mondes permet aussi à l’auteur de mettre en lumière le propos principal du livre : la physique quantique.  Un sujet aussi complexe que passionnant que l’auteur aborde armé de nombreuses connaissances.

Nos choix, nos actions, nos émotions, résonnent-ils à travers le temps et l’espace en un écho sans fin ? Et si oui, pourquoi ?  Pour répondre à ces questions, Christian Eychloma aborde, entre autres, des théories comme le multivers, les univers parallèles ou encore les annales Akashiques (sorte de banque de données mémorielles et émotionnelles commune).  D’une plume factuelle et patiente, par un jeu de dialogues et d’analogies simples, il nous entraîne dans un univers aux nombreuses facettes, dont la complexité n’a d’égale que l’étrangeté.  Et même si ce roman reste une fiction, les théories de physique quantique qui y sont décrites sont elles bien réelles.

Un roman qui m’a rappelé « Le secret des secrets » de Dan Brown, qui aborde lui aussi, bien que de manière différente, en passant par la noétique, une idée similaire aux annales Akashiques.  Toutes lectures passionnantes que je recommande à ceux qui, comme moi, pensent que l’univers est bien trop grand pour avoir la vue courte.

Alors, ne craignez pas d’élargir votre horizon et bonne lecture !

Ani Sedent

Publié dans actutuv

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