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Chloé a lu "Les histoires de Monsieur Qivy" de Rayan Zowski

Publié le par christine brunet /aloys

Comment peut-on écrire sur l’amour dans la littérature sans paraître ridicule ou tomber dans les stéréotypes ? 

Comment trouver les mots juste pour parler de sentiments, quand chaque personne les ressentent et les expriment différemment ? 

Rayan Zowski, lui, a choisi l’écriture de courtes nouvelles pour aborder ces sujets.

Les histoires de Monsieur Qivy de Rayan Zowski est un recueil de nouvelles dans lesquelles on découvre quarante courtes histoires. Le thème de l’amour et de la mort y sont présentés avec une justesse et une délicatesse tel qu’elles donnent un fort côté poétique à ce recueil.

Rayan Zowski est un auteur publié aux éditions Chloé des Lys. Il a écrit deux autres, toutes deux publiés aux éditions Chloé des Lys.

Il y avait dans ces nouvelles une sorte de nostalgie présente tout au long de ma lecture, cependant cette nostalgie n’était pas triste ou déprimante mais plutôt agréable. Tous les textes, sans exception, parlent à tous : ils abordent les thèmes de la séparation, du deuil etc. C’est dans ce contexte que je parle de nostalgie agréable.

Les textes apportent une poésie réparatrice sur des blessures psychiques comme le départ d’une personne (amie ou amoureuse), une rencontre qui bouleverse son monde ou encore la perte d’un être cher. Il y a même un texte écrit sur la période du Covid 19 et la façon de rencontrer des personnes quand on était confinés.

Dans ces quarante textes, il y en a qui m’ont plus marqué que d’autres, ou encore d’autres qui nous sont directement adressés à nous, lecteurs, un peu comme si nous étions dans la même pièce que l’auteur lors de sa séance d’écriture ou encore juste derrière son épaule en train de regarder ce qu’il écrit. Les textes qui m’ont le plus marqués sont Monsieur Qivy (partie 1), Un autre monde, La grille, Le visiteur et Un beau jour.

Ces histoires avaient un message d’espoir : « tout va bien se passer même si on n’en a pas l’impression ». C’est à travers des épreuves comme le deuil ou la perte qu’il est important de toujours lever la tête car le soleil finit toujours par se lever même si ce n’est pas évident.

Durant ma lecture je me suis posé une question, à peu près vers la moitié du recueil : « qui pouvait être Monsieur Qivy », car on découvrait de nombreux personnages et leur histoires mais on n’avait pas plus d’information sur Monsieur Qivy.

N’étant pas d’origine belge, j’ai pu découvrir une fresque de la ville de Tournai, lieu où se déroulent différentes nouvelles, et ce grâce à ces symboles : sa statue, sa rivière et ses rives, son beffroi. Arriver à faire visiter une ville seulement avec des mots est, pour moi, un exploit qui montre que la qualité d’écriture de l’auteur qui parvient, en outre, à parler à tous les lecteurs avec son message universel.

De cette lecture, je vais retenir que même s’il y a des nuages dans ta tête, les personnes autour de toi peuvent t’aider mais aussi que l’amour peut arriver à n’importe quel moment et à n’importe qui, jeunes comme plus âgées. Ce recueil de nouvelles montre que l’humanité malgré ces défauts est encore présente.

J’ai beaucoup aimé.

Si ce roman vous tente, il est disponible aux éditions Chloé des Lys.

 

Chloé Delhommeau

Pour ActuTV

 

Publié dans actutuv

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Carine-Laure Desguin a lu "Epilogue" de Nicole Graziosi

Publié le par christine brunet /aloys

 

    L’illustration de couverture, une création d’Anka De Heij : deux arbres verdoyants et puis un troisième qui perd des feuilles d’un ocre lumineux. Lumineux !

   Épilogue, un livre de 128 pages dans lequel l’auteure relègue aux calendes grecques, sur un ton léger et presque humoristique, tout ce que révèle l’hiver de sa vie. Et basta les interrogations face à la grande faucheuse, tous ces quand-comment-où-pourquoi. Non, elle ne sera pas cette petite vieille qui, après avoir consulté une voyante lui ayant prédit une fin prochaine, emportait sa valise lors de chaque déplacement et ce durant … des années.

   Dans ce cheminement, artistique parfois puisqu’au passage nous croisons une citation de Woody Allen ou de Marguerite Yourcenar entre autres, Nicole Graziosi en profite pour égratigner tous les petits travers de notre société lorsque celle-ci malmène nos aînés par des mots, des expressions genre (page 25) : On a bien mangé ses petites tartines ?

   Lire Épilogue c’est aussi voyager dans un album de famille. L’auteure nous partage les hivers de la vie de ses grands-mères et de savoureuses et nombreuses anecdotes familiales.

   Et puis il y a la transmission avec les enfants, les petits-enfants.

   Et vous savez quoi ?

   Elle l’aime tellement l’hiver de sa vie !

   Un livre à mettre entre toutes les mains et pourquoi pas entre celles des jeunes lecteurs tout particulièrement ?

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com/

Publié dans actutuv

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Edmée de Xhavée a lu "Les maisons vagabondes" de Colette Cambier

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/9Zy3YvnxAz4

Publié dans actutuv

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"La fille aux yeux bandés" de Nicole Graziosi : une lecture d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Séduite pas le dernier livre de Nicole Graziosi -  Epilogue -, j’ai décidé de lire cet ouvrage sorti en 2020. Et tout comme l’autre fois, j’ai été fascinée dès les premières lignes.

Dorine est la première née d’un couple certainement en souffrance. Lui, homme autoritaire, sévère, est tétanisé par l’épouse-succube, qui peut-être lui fait payer cher ce mariage qu’elle a rendu inévitable pour, en fin de compte, lui en vouloir d’avoir cédé. Elle ne s’aime ni en épouse de cet homme-là ni en mère de ses enfants. On entrevoit parfois chez lui l’ombre fugace d’un désir de partage, de chaleur, de bonté, de laisser-aller, vite étouffé par l’implacable python femelle.

Dorine souhaite plaire à ses géniteurs, mériter leur amour et ses yeux soigneusement bandés l’empêchent d’affronter l’idée que non, ce n’est pas elle qui est différente et indigne de l’affection que l’on donne un peu pourtant à son frère et sa sœur, c’est le couple qui est une créature monstrueuse. La destruction maternelle est patiente, cruelle, bestiale, venimeuse. Les colères du père, peut-être, sont plus dirigées contre lui qui est également victime du démon succube que contre sa fille qu’il ne secourt jamais.

Dorine, heureusement, bien qu’humblement convaincue qu’elle est plus moche, plus cruche, plus mal fagotée, sans talents, sans avenir que toutes les autres se rebelle, répond, résiste. Gifles et insultes dégradantes lui font mal mais elle ne lâche pas prise. Jamais.

Elle « fera sa vie », elle découvrira en elle le pouvoir d’aimer, et surtout d’aimer qui aime son amour et lui en rend la chaleur. Un jour le bandeau lui sera arraché lors d’un retour au pays et d’échanges avec anciens amis, parents ou voisins. Elle découvrira, horrifiée, la légende de Dorine que sa mère a donnée à tous.

Personnage charmant et chaud comme un pain sortant du four, la grand-mère de Dorine, et tous les moments passés avec elle sont évoqués d’une façon qui donne à ce récit sombre ses étincelles magiques.

On l’aura compris… je ne peux que recommander la lecture de ce livre intense et à la situation finement décrite.

Edmée de Xhavée

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "Les veines du temps" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

« Les veines du temps » ! quel meilleur titre pour ce nouveau et passionnant roman SF de Christine Brunet ? Troisième tome de la série HX13, il annonce de nouvelles difficultés pour Axelle de Montfermy toujours aux prises avec Shraïn et Martok.

Axelle de Montfermy ! Cette femme d’une résilience extraordinaire, dotée d’une nanopuce intelligente, le HX, et le corps totalement reconstruit par les Neth, une race alien quasi éternelle, n’en reste pas moins, face à son incroyable destin, une humaine soumise à ses émotions et ses doutes.  Une femme qui, malgré les difficultés, continue néanmoins à avancer dans l’unique but de donner à l’humanité une chance de survivre.

Car l’avenir de l’humanité est en jeu ! Déjà, les graines de sa soumission ont été plantées.  Pour la sauver,  Axelle n’a d’autre solution qu’entreprendre un périlleux voyage temporel et tenter de découvrir le flux le plus favorable à son dessein.  Une mission difficile dont les possibles renforcent une simple conviction : elle n’a pas droit à l’échec, pas plus que sa création : la FIRMe, s’ils veulent survivre.

Des nombreux voyages d’Axelle émergent bientôt les noms de structures à abattre, comme l’Œil de Jade.  La confrontation avec leurs instigateurs ne saurait d’ailleurs tarder ! En attendant, Axelle doit mettre en place des solutions à long terme favorables à une paix durable…

J’ai adoré m’immerger dans ce nouveau tome de HX13, y retrouver l’imaginaire débridé de Christine Brunet, son énergie dans l’écriture et suivre Axelle de Montfermy, plus attachante que jamais, dans les veines du temps où le danger, l’aventure et l’action sont bien au rendez-vous !  Tout comme l’émotion, quand l’auteure place son héroïne face à ses choix et leurs conséquences souvent douloureuses.

Un nouveau coup de cœur pour ce roman de 337 pages du genre qu’on emmène partout et qu’on ne lâche que quand il est fini déjà impatient(e) d’en découvrir la suite !

Et si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, pas d’inquiétude, l’auteure a prévu un parfait résumé de tout ce que vous devez savoir.

Alors, fans de SF (ou pas) n’hésitez pas et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv, avis de lecteurs

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"Ayma" de Sophie Vuillemin, une lecture signée Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

  

Emma est photographe et vit aux États-Unis depuis cinq ans. Là, elle s’est mariée avec Ryan. Le couple tente d’avoir un enfant. En vain. Tension dans le couple. Emma se pose pas mal de questions dont celle-ci, désire-t-elle vraiment un enfant ? C’est à cette période qu’elle apprend par sa mère, que son père, viticulteur à Nantes, n’est pas trop en forme. Emma n’hésite pas, elle retourne illico dans sa famille.

   Dès le début du roman, on devine une blessure chez Emma. L’auteure distille ça et là des « indices ». On comprend petit à petit. Le grand frère d’Emma, Théo, a disparu voici cinq ans. Les trois enfants de la famille, Théo, Emma et la cadette, Louise, étaient très soudés. Cette disparition est dramatique.

   Emma retrouve donc l’ambiance familiale, un père pas trop facile qui cache ses sentiments, et une mère bienveillante qui fait de son mieux pour dissimuler la tristesse de ne pas revoir Théo. Louise travaille à Paris et revient elle aussi à la maison.

   Les deux filles revivent les moments heureux de leur enfance et aident leur mère au mieux. Les vignes, c’est du boulot, et pour leur père, c’est toute une vie de travail. On s’affaire et on reparle cep, chai, muscadet, et potions bio. Au milieu de tout ça, l’absence de Théo, à chaque heure de chaque jour. On apprend que Théo a envoyé une lettre dix jours après sa disparition. Et que donc, les recherches judiciaires se sont arrêtées à ce moment-là. Parfois l’espoir renaît, on aurait revu Théo ici ou là.

   L’écriture de Sophie Vuillemin est à la fois si naturelle et si précise que l’on vit vraiment au sein de cette famille et que l’on ressent les sentiments les plus intimes de chacun de ses membres. C’est une écriture qui détaille chaque scène et qui analyse le caractère de chacun des personnages avec une rare subtilité, presqu’en douceur. Le lecteur n’a donc aucun mal à s’imaginer tous les moments difficiles vécus par cette famille. Et pourtant pce roman n’est pas triste ! 

  Alors, afin de ne rien spoiler de cette histoire, je ne vous dirai pas pourquoi Théo est parti. Au fait, reviendra-t-il ? Et Emma, retournera-t-elle avec Ryan qui avait débarqué lui aussi à Nantes ? Et pourquoi ce titre, Eyma ?

  Un roman très réussi dont l’écriture captivante me rappelle celle de Leïla Slimani, auteure goncourisée en 2016. Et c’est surtout cela que je retiendrai de ce livre, non pas l’histoire en elle-même, mais l’écriture fluide et attachante de Sophie Vuillemin.

 

Carine-laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Carine-laure Desguin a lu "La chair des nuits" de Louis Mathoux

Publié le par christine brunet /aloys

La 4ème de couverture annonce les thèmes abordés dans ce recueil de 49 poésies en vers libres : ténèbres, souffrance, désir charnel. Et en effet, ces thèmes sensibles s’enlacent et s’entrelacent ici dans une danse charnelle qui s’extériorise jusqu’à l’oméga des corps.

   L’auteur de Croire au feu (L’arbre à paroles, 2002) et de nombreux autres ouvrages (poétiques ou pas) nous partage sa longue et inéluctable quête, sa recherche tourmentée vers un amour fièvreux, absolu, impermanent.

   Par des chapelets de métaphores, Mathoux relie le lecteur à un chemin de croix déliquescent sur lequel chaque mot cisèle une souffrance. C’est un corps à corps douloureux, une vaine bataille aboutissant sur un plongeoir au bout duquel des chairs se consument et s’annihilent. Le poète est seul face à cette armée de ténèbres, il combat, se dénude, se déchire l’âme. Parmi les métaphores, je retiendrai celle-ci, page 42 :

Il n’y a plus de lendemain

à l’arbre des jours

mais le ciel est encore lourd

d’impatiences à pourvoir …

 

Sans cesse, l’auteur questionne :

Page 8 : Sentes et chemins du monde ….

              … Mais qu’irriguez-vous en vos sinuosités boueuses

             sinon la chair innombrable du néant ?

Page 10 : L’impatience est-elle autre chose

                que le cercueil de l’éternité ?

Page 11 : Notre chair ne sera-t-elle bientôt plus souveraine

                que sur les rives de nos gestes ?

Page 32 : Où trouverai-je un désert

                qui me soit oasis ?

   Dans une langue féconde, Mathoux entraîne le lecteur vers la recherche (stérile ?) de la femme éternelle. Mais il émerge néanmoins de cette désespérance une musicalité lumineuse qui transperce le lecteur :

Page 13 :

Rien n’est possible à l’humain

         si ce n’est l’impossible

Page 50 :

Des lèvres toujours des lèvres

J’ai soif de bleu

On devrait pouvoir s’embrasser

           avec les yeux

 

Carine-Laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "L'ultime équation" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu… non ! j’ai dévoré « L’ultime équation » de Christine Brunet, happée dès la première page par ce nouveau thriller d’une densité incroyable, qui ne manque ni d’aventure ni de rebondissements et encore moins d’action.

Ecrite il y a bien longtemps, cette histoire fait partie du socle à l’origine de tous les romans constituant l’œuvre de Christine Brunet, dont l’écriture nerveuse et efficace fait ici à nouveau merveille.

Fin 1979, une rencontre fatale entre un Rafale et un objet non identifié laisse au Groupe d’Etude et d’Information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (le GEIPA) un amas de métal fondu.  Le docteur Valerys, une jeune cybernéticienne ultra douée d’une vingtaine d’année, est chargée d’en analyser les composants.  Et si la couverture du site est assurée par le général Duriez, toute l’opération est supervisée par la très puissante Research & Intelligence Agency.  Une entité dont les motivations éveillent rapidement la méfiance d’Alexandra Valerys qui, bien décidée à lui soustraire sa plus grande découverte, lui offre un os à ronger tout en préparant sa propre exfiltration.  Peu de temps après, elle se réveille dans la jungle, en compagnie d’autres scientifiques, aux mains de mercenaires brutaux et sadiques.  Et ce n’est que le début…

Ce qu’on aime chez Alexandra Valerys, c’est sa solidité tant physique que psychologique, sa capacité d’adaptation hors norme et sa grande intelligence.  Toutes caractéristiques communes aux héroïnes de Christine Brunet.

Ce qu’on aime dans cette histoire, outre la tension provoquée par la menace constante que représente la RIA, ce sont les rebondissements, l’enchaînement d’évènements menant à des situations toujours plus dangereuses nous faisant d’autant mieux apprécier les rares personnages dignes de confiance qui croisent la route de notre héroïne… même s’il nous arrive, tout comme elle, de douter malgré tout de leur bonne foi.

« L’ultime équation », c’est 321 pages de lecture à 100 à l’heure, c’est 321 pages qu’on n’a pas envie de lâcher avant d’en avoir dévoré le dernier mot !

C’est là que je vous annonce, entre frustration et enthousiasme, que ce livre est également le premier d’un triptyque ! Frustration, à cause des trois petits points de suspension à la fin du tome et enthousiasme, parce que ces trois même petits points annoncent aussi que l’aventure ne fait que commencer !

Un coup de cœur, comme vous l’aurez compris et une très grande impatience de découvrir la suite.

Alors, accrochez vos ceintures et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans avis de lecteurs, actutuv

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Ani Sedent a lu "La chair des nuits" de Louis Mathoux

Publié le par christine brunet /aloys

 

Avec « La Chair Des Nuits », Louis Mathoux nous propose une plongée poétique dans un univers sombre mêlé de souffrance et de désir charnel.

44 poèmes où l’organique côtoie le spirituel pour emmener le lecteur au cœur d’un maelström qui donne la priorité aux sens.  44 poèmes conjugués au féminin rédempteur, pour l’immerger au cœur d’un thème où le corps et l’âme s’embrasent d’une même flamme noire, mais aussi…

 

  « Qui donc a taillé

     secondes, minutes et heures

     dans la chair libre du temps ? […] »

 

… d’un thème où la souffrance naît du temps volé, perdu,

 

 « La nuit ne tombe pas

    Elle révèle peu à peu

    sa permanence insoupçonnée

    dévoilant l’imposture

    dont s’habille toute clarté […] »

 

d’un thème où les ténèbres sont reines,

 

  « Nos silences prennent voix

     Nos mots prennent fièvre

     Ta peau s’illumine peu à peu

     de nudités mal éteintes […] »

 

d’un thème où le charnel touche au divin,

 

  « Des lèvres, toujours des lèvres

     J’ai soif de bleu

     On devrait pouvoir s’embrasser

                 avec les yeux »

 

d’un thème qui apaise.

 

  Il est difficile de présenter un recueil de poésie, de tenter d’en exprimer l’essence, quand on est loin d’être experte en la matière.  Peut-être, aussi, parce que la poésie est un art qui se vit, un condensé d’émotions exprimé par l’auteur, que chaque lecteur, finalement, ressent à l’aune de sa propre perception.  Quoi qu’il en soit, ce recueil de Louis Mathoux, riche de ses obscures clartés, ne devrait laisser personne indifférent !

 

Bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "Le dossier MechaPlane" de Gabriel Rasson

Publié le par christine brunet /aloys

 

« Le dossier MechaPlane » de Gabriel Rasson, démarre sur la mission d’un célèbre avocat londonien, William Van Cleef, chargé d’opérer la fusion entre deux importantes entreprises d’aéronautique.  Cependant, loin d’un quelconque problème juridique ou financier, la rivalité qui oppose les avionneurs remonte à une lointaine époque où elle était encore amoureuse.

  L’amour ! Voilà, je pense, le personnage principal de cette nouvelle, le moteur d’un récit aux chemins de traverses soucieux du cœur humain.  L’amour un peu confus de William lorsqu’il rencontre Albine, une illustratrice au style singulier, dont le point de vue atypique pourrait bien débloquer un dossier qui s’enlise. Celui d’Albine, moins timoré et prompt à faire le premier pas.  Les fantômes de leurs anciennes amours, mais aussi ceux des autres, complexes, entremêlés, mensongers ou sincères, que notre avocat va devoir démêler s’il veut conserver intacte sa réputation.

  Si l’on sent le juriste derrière « Le dossier MechaPlane », Gabriel Rasson n’en explore pas moins l’humain.  En effet, le style subtil de l’auteur donne à son récit fluidité et consistance.  D’une plume précise et adroite, il esquisse les caractères de ses personnages, leur donnant corps pour les faire évoluer entre Angleterre, Ecosse et Belgique.

Enfin, et parce qu’il s’agit d’amour, il termine son récit sur un point d’interrogation, laissant le lecteur à ses réflexions.

 

Alors, bonne réflexion et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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