avis de lecteurs
Chloé Delhommeau a lu pour ActuTv " Un été à Abbotsbury" d'Urbain Van Pachterbecke
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Que feriez-vous si on vous proposait de traduire un texte datant du Moyen Âge écrit en latin ? Quels secrets concernant votre famille révèlerait-il ?
C’est ce que vous allez découvrir dans Un été à Abbotsbury.
Un été à Abbotsbury est un roman écrit par Urbain Van Pachterbeke et publié aux éditions Chloé des Lys en janvier 2026.
Dans ce roman, John Huxley reçoit de la part de sa Mamy la mission de traduire un texte écrit en latin, présent dans sa famille depuis des siècles. Sur le chemin du manoir de sa grand-mère, il rencontre Claire qui chute de son vélo devant lui. On va donc suivre l’évolution de la traduction de John ainsi que de sa relation amoureuse avec Claire.
Le roman se déroule dans deux lieux principaux, ce qui nous permet de nous immerger plus rapidement dans l’histoire : Abbotsbury en Angleterre et Louvain-la-Neuve en Belgique. Après ces présentations, on alterne donc entre l’usine de la grand-mère et la maison de Claire, ou celle de John, on découvre leur quotidien dans leur relation secrète et en même temps la traduction de John. Louvain-La-Neuve est surtout mentionnée dans le début du roman puis est présent dans les cents dernières pages du roman, mais elle reste un lieu important pour l’ensemble de l’histoire.
Un des éléments que j’ai le plus apprécié dans ce roman a été la traduction. On voyait, en temps réel, l’évolution de la traduction. On a ses impressions sur cette traduction et ce qu’il en pense au début du projet et tout le long du livre. Les traductions rythment le texte et équilibrent parfaitement le roman par rapport aux scènes du quotidien. La traduction représentant une part importante du livre, une fois terminée, j’ai ressenti un manque étrange de ne plus trouver la traduction du texte latin.
Leur relation amoureuse est une partie importante du roman. Au début, j’avais un a priori sur cette relation que je trouvais trop rapide et trop parfaite. Cependant le personnage de Claire m’a montré que leur rencontre était écrite, résultat d’un coup de foudre.
Claire étant plus âgée que John, et divorcée qui plus est, cela apporte une dimension conservatrice dans cette histoire. J’ai été un peu déçue par cet aspect du récit : même s’ils courent le risque d’être vus par la vieille Elise, il n’y a jamais vraiment eu de conséquences directes. Même chose pour l’acceptation de leurs relations qui se fait dans les dernières pages malgré un contexte qui m’a beaucoup touché… Pour quelle raison ? Je vous laisse le découvrir en lisant ce roman.
Des thèmes sensibles sont abordés comme la maladie (dont le cancer) et la stérilité, un sujet qui m’a beaucoup touché et qui étoffe le personnage de Claire lui donnant une dimension encore plus humaine. L’attachement de John pour Claire se ressent tout le long du livre, surtout quand il est assistant professeur à Louvain-La-Neuve, passage dans lequel le chapitre est découpé en plusieurs parties. Il raconte sa vie en Belgique via des mails qu’il envoie à Claire sans réponse malheureusement.
Un été à Abbotsbury est un livre très touchant qui m’a cependant un peu déçue sur certains aspects. En effet, j’ai adoré la traduction, le fait de découvrir le passé de la famille de John, j’ai aussi apprécié, au fur et à mesure de l’histoire, la relation amoureuse entre Claire et John. Le côté conservateur aurait pu être un peu plus étoffé avec, par exemple, une rumeur sur eux. J’ai aussi beaucoup apprécié la façon insidieuse dont Urbain Van Pachterbeke a amené le thème de la maladie.
J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce texte.
Si ce roman vous tente, il est disponible aux éditions Chloé des Lys.
Chloé Delhommeau
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Ani Sedent a lu "Les veines du temps" de Christine Brunet
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« Les veines du temps » ! quel meilleur titre pour ce nouveau et passionnant roman SF de Christine Brunet ? Troisième tome de la série HX13, il annonce de nouvelles difficultés pour Axelle de Montfermy toujours aux prises avec Shraïn et Martok.
Axelle de Montfermy ! Cette femme d’une résilience extraordinaire, dotée d’une nanopuce intelligente, le HX, et le corps totalement reconstruit par les Neth, une race alien quasi éternelle, n’en reste pas moins, face à son incroyable destin, une humaine soumise à ses émotions et ses doutes. Une femme qui, malgré les difficultés, continue néanmoins à avancer dans l’unique but de donner à l’humanité une chance de survivre.
Car l’avenir de l’humanité est en jeu ! Déjà, les graines de sa soumission ont été plantées. Pour la sauver, Axelle n’a d’autre solution qu’entreprendre un périlleux voyage temporel et tenter de découvrir le flux le plus favorable à son dessein. Une mission difficile dont les possibles renforcent une simple conviction : elle n’a pas droit à l’échec, pas plus que sa création : la FIRMe, s’ils veulent survivre.
Des nombreux voyages d’Axelle émergent bientôt les noms de structures à abattre, comme l’Œil de Jade. La confrontation avec leurs instigateurs ne saurait d’ailleurs tarder ! En attendant, Axelle doit mettre en place des solutions à long terme favorables à une paix durable…
J’ai adoré m’immerger dans ce nouveau tome de HX13, y retrouver l’imaginaire débridé de Christine Brunet, son énergie dans l’écriture et suivre Axelle de Montfermy, plus attachante que jamais, dans les veines du temps où le danger, l’aventure et l’action sont bien au rendez-vous ! Tout comme l’émotion, quand l’auteure place son héroïne face à ses choix et leurs conséquences souvent douloureuses.
Un nouveau coup de cœur pour ce roman de 337 pages du genre qu’on emmène partout et qu’on ne lâche que quand il est fini déjà impatient(e) d’en découvrir la suite !
Et si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, pas d’inquiétude, l’auteure a prévu un parfait résumé de tout ce que vous devez savoir.
Alors, fans de SF (ou pas) n’hésitez pas et bonne lecture !
Ani Sedent
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Ani Sedent a lu "L'ultime équation" de Christine Brunet
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J’ai lu… non ! j’ai dévoré « L’ultime équation » de Christine Brunet, happée dès la première page par ce nouveau thriller d’une densité incroyable, qui ne manque ni d’aventure ni de rebondissements et encore moins d’action.
Ecrite il y a bien longtemps, cette histoire fait partie du socle à l’origine de tous les romans constituant l’œuvre de Christine Brunet, dont l’écriture nerveuse et efficace fait ici à nouveau merveille.
Fin 1979, une rencontre fatale entre un Rafale et un objet non identifié laisse au Groupe d’Etude et d’Information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (le GEIPA) un amas de métal fondu. Le docteur Valerys, une jeune cybernéticienne ultra douée d’une vingtaine d’année, est chargée d’en analyser les composants. Et si la couverture du site est assurée par le général Duriez, toute l’opération est supervisée par la très puissante Research & Intelligence Agency. Une entité dont les motivations éveillent rapidement la méfiance d’Alexandra Valerys qui, bien décidée à lui soustraire sa plus grande découverte, lui offre un os à ronger tout en préparant sa propre exfiltration. Peu de temps après, elle se réveille dans la jungle, en compagnie d’autres scientifiques, aux mains de mercenaires brutaux et sadiques. Et ce n’est que le début…
Ce qu’on aime chez Alexandra Valerys, c’est sa solidité tant physique que psychologique, sa capacité d’adaptation hors norme et sa grande intelligence. Toutes caractéristiques communes aux héroïnes de Christine Brunet.
Ce qu’on aime dans cette histoire, outre la tension provoquée par la menace constante que représente la RIA, ce sont les rebondissements, l’enchaînement d’évènements menant à des situations toujours plus dangereuses nous faisant d’autant mieux apprécier les rares personnages dignes de confiance qui croisent la route de notre héroïne… même s’il nous arrive, tout comme elle, de douter malgré tout de leur bonne foi.
« L’ultime équation », c’est 321 pages de lecture à 100 à l’heure, c’est 321 pages qu’on n’a pas envie de lâcher avant d’en avoir dévoré le dernier mot !
C’est là que je vous annonce, entre frustration et enthousiasme, que ce livre est également le premier d’un triptyque ! Frustration, à cause des trois petits points de suspension à la fin du tome et enthousiasme, parce que ces trois même petits points annoncent aussi que l’aventure ne fait que commencer !
Un coup de cœur, comme vous l’aurez compris et une très grande impatience de découvrir la suite.
Alors, accrochez vos ceintures et bonne lecture !
Ani Sedent
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Carine-laure Desguin a lu "Ta mémoire, pareille aux fables incertaines" de Christian Eychloma,
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La famille Kernavec, le couple et leurs enfants, quittent Atlantis, la planète-mère en direction d’Ouranos. Ils sont encore dans le vaisseau, à peine sorti d’une hibernation tellement le voyage est long. Le père explique à ses enfants très impatients que là-bas, sur Ouranos tout est différent, la gravitation, les lunes, la végétation est bleue et parfois hostile. Nous sommes en 2050. Le père Kernavec travaillera dans l’administration d’un établissement pénitentiaire. Là-bas, il y a de nombreuses carrières d’iridium et les minerais sont extraits par des prisonniers jugés par des tribunaux d’Atlantis. Anaïs est l’aînée des trois enfants Kernavec.
Plusieurs centaines d’années plus tôt, la famille Ledoux, des Français vivant en Algérie sont en partance vers l’Australie. La fille aînée s’appelle Camille. Là-bas aussi, il sera question de fermes pénitentiaires et donc de prisonniers.
Il y aura de nombreuses similitudes entre les Kernavec et les Ledoux, tout cela à plusieurs centaines d’années d’intervalle. Anaïs et Camille vivront des histoires d’amour similaires. Les deux familles auront des déboires qui se ressemblent énormément, déboires troublants en parallèle avec l’histoire de leur région respective.
Et ?
De nos jours, en France, Lucien Jouvenceau se rend chez un devin aux étranges pouvoirs de guérison, Jean Vitoble. Il prend avec lui les photos de son arrière-grand-mère, Camille Ledoux. Jean Vitoble explique que passé, présent et avenir sont inscrits quelque part de manière indélébile et lisible pour qui peut accéder à cette dimension (les annales akashiques). Et que l’avenir évoluerait en fonction de nos actions ou de nos décisions, cela en permanence et parmi tous les futurs possibles.
Là, dans les sous-sols de la maison du guérisseur, Georges Léman, un jeune physicien audacieux, a installé tout le parfait matériel du savant fou. Avec l’accord de Lucien Jouvenceau, des expériences extraordinaires se pratiqueront.
Par hypnose, Lucien Jouvenceau prendra connaissance de la vie de Camille Ledoux, son arrière-grand-mère, si celle-ci n’était pas revenue en France. Oui, une vie parallèle …
Un livre qui m’a passionnée jusqu’à la dernière page. Dans lequel il est question d’annales akashiques, de mémoires transgénérationnelles, de multivers, de vie après la mort, de réincarnation, de la théorie des univers parallèles. Et surtout de cette question, Jusqu’où peut-on pousser les expériences ?
Carine-Laure Desguin
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Edmée de Xhavée a lu "Issa Abdoullah" de Pascale Gillet-B
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Je viens de terminer cette brève biographie romancée, comme la définit l’auteur, auteur qui en réalité offre sa plume et son talent afin de permettre au jeune Issa Abdoullah de prendre visage et voix pour nous dire : derrière ce garçon fatigué, bousculé, déchiré mais plein d’espoir, il y a toute une histoire. Une histoire vraie.
J’ai parfois pensé à America, America d’Elia Kazan, qui nous narre l’aventure de Stavros Topouzoglou, aventure qui devient vite aventures, mésaventures et surtout, l’espoir entretenu même dans les recoins de la vie les plus obscurs. Et la merveilleuse vision, un jour enfin, de la symbolique statue de la Liberté.
Issa Abdoullah n’a que 13 ans lorsque, envoyé en ville avec l’âne, quelques piécettes et son ami, Bachar le blagueur de bonne compagnie. Il est chargé d’acheter de quoi fêter l’Aïd dans son village tchadien. Mais il perdra son âne, bientôt son ami, et surtout sa liberté. Finis les jeux et l’insouciance de l’enfance, voici l’ère de la violence. Ses petits bras découvriront vite le prix du travail forcé et ses yeux l’horreur d’un quotidien qu’il n’imaginait pas. Jamais pourtant il ne perdra son but de vue : arriver quelque part, y être libre, y être lui à nouveau.
De mal en pis, de Charybde en Scylla, les années passent ainsi que ses maîtres et occupations. Il remonte l’Afrique, on dirait presque pas à pas, fait la traversée pour l’Italie, et découvre les mille ruses pour avancer en Europe en train, roi des cachettes, des subterfuges, des solidarités entre frères de malheur longues ou éphémères mais souveraines. Dans cette odyssée pleine d’embûches, des rencontres viennent rappeler que oui, parfois l’homme reste l’ami de l’homme, et une lumière dans la nuit venteuse.
Mineur non accompagné, il connait enfin les lieux d’accueil, certains meilleurs que d’autres, et enfin, enfin, peut parler (soupirer et pleurer de joie est plus exact) avec sa mère au téléphone, des années après ne pas être revenu avec la marchandise, l’âne et Bachar comme elle y avait compté. Il apprend qu’il a un frère en France ou en Belgique. Encore un peu de va et vient, de ça et là… et c’est la rencontre avec l’auteur, Pascale Gillet-B, qui donne la parole et libère ces années incroyables des souvenirs du jeune garçon…
Ils sont si nombreux, mal connus, étranges étrangers, aux yeux desquels nous sommes aussi d’étranges étrangers. Chacun a son histoire. Et une représentation de sa statue de la Liberté en tête….
Merci à l’auteur pour, en quelques pages à peine, nous avoir fait découvrir ce long et douloureux périple, ce courageux jeune garçon, une réalité que nous avons peu l’occasion d’entrevoir.
Edmée de Xhavée
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Edmée de Xhavée a lu "Otage" de Sam Guetof
Un suspense « rondement mené », car ça roule, croyez-moi !
Olivia Marlier, psychologue sans histoire si ce n’est son histoire d’amour avec Florian son mari, et celle de maman comblée de deux enfants – l’un encore au sein – est un soir brutalement enlevée dans sa propre voiture par un homme vêtu de noir et armé, pour se réveiller, en proie à une migraine tenace, dans une cave qui visiblement n’attendait qu’elle. Ou, tout au moins, un otage. Elle est attachée par une chaine fixée au mur.
Un de ses ravisseurs, Kylian, ne fait qu’accomplir une mission qu’il lui présente : il l’a enlevée pour obtenir une rançon de son époux. Son attitude est ferme mais sans agressivité : il suffira d’attendre l’argent et tout rentrera dans l’ordre. L’autre ravisseur est plus menaçant et représente rapidement un danger : celui-là est aussi très intéressé par un butin sexuel, tant qu’à faire.
Passent les jours pour l’otage, désespérée de voir son lait se perdre alors que son enfant doit la chercher. Préoccupée car elle sait que Florian ne peut pas réaliser le montant de la rançon demandée sans se mettre en difficulté, et est bien forcée de prendre patience. Passent aussi les jours pour les ravisseurs, dont elle comprend habiter la cave. Toute la famille occupe la maison, et entre les égards prudents de Kylian et la peur que lui inspire Dono, dont le testostérone gouverne le comportement, le temps s’écoule et change l’ordre des choses.
Qu’est-ce qui retarde Florian ? Sait-il où elle se trouve ? L’ont-ils contacté ? Rentrera-t-elle un jour chez elle comme on le lui fait croire ?
Très bien rythmé, ce livre tient en haleine jusqu’à la fin, bravo à l’auteure !
Edmée de Xhavée
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