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Amélie Colelli nous présente son roman "Une vie très douce"

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait :

« Il la saisit, colle une main contre sa bouche et immobilise son corps contre le sien. Elle ne peut rien contre sa force : ni crier, ni se débattre. Elle est comme emmurée. Si elle jubile de n’avoir jamais été aussi proche de lui, elle sait aussi qu’elle a atteint le bord du précipice, celui au-delà duquel la force devient de la violence. Là, comprimée sur lui, entre sa main et son torse, elle sait que tout peut advenir. Il peut faire ce qu’il veut d’elle. A la jubilation se substitue la peur, une peur immense qui la fait trembler. »

 

Biographie :

Amélie Colelli, née Thomas en 1982, vit et travaille à Paris. Elle est maman de deux enfants. Diplômée en philosophie (MASTER 2) et critique d'art (www.articlesdart.com), elle est l'auteure de La débutante (2016 – Editions Chloé des lys) qui met Laure, jeune diplômée en histoire de l'art, face aux codes de ce monde particulier, ainsi qu'à ceux de la société. Une vie très douce est son second roman.

 

Résumé :

Laure s’est construite une vie à elle. Elle habite dans un appartement près de Ménilmontant, avec son mari et ses deux enfants. Mais son rêve d’une vie douce est rapidement terni par ce qui s’appelle « la vraie vie ». Il y a cet homme qui fut jadis son mari et d’autres conquêtes a priori bienheureuses. Mais il y a aussi ses voisines et ses amies, des amitiés parfois juste de circonstances, des femmes qu’elle envie, qu’elle déteste ou qu’elle admire, des femmes qui la soupçonnent du pire, qui se moquent d’elles ou qui lui enjoignent de se battre. Dans ce contexte houleux, se profile un sacré règlement de comptes.

Publié dans Présentation

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Gérard Brigode nous présente son ouvrage "Sous le volcan Nyiragondo"

Publié le par christine brunet /aloys

Court extrait

Sur les flancs du Nyiragongo.

Ma collègue éprouva quelques difficultés à monter. Je dus donc la tirer. Elle me tend la main pour la descente. J’avais enfin rencontré la femme de ma vie dans cette cathédrale naturelle.

 

Biographie

Gérard BRIGODE, ingénieur, a connu plusieurs vies.

* Professeur de physique, ensuite co-directeur d’une école technique en R.D.C. : 10 ans d’Afrique.

* En Belgique, ingénieur. Simultanément délégué syndical au niveau régional.

* Écrivain et dessinateur.

 

Résumé du livre

R.D. du Congo à Goma en 1970-71.

Sur les flancs du volcan, une rencontre improbable.

Un jeune professeur fut confronté à l’Afrique.

Publié dans Présentation

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Elisabeth Dubois présente son recueil de nouvelles "Le caméléon qui attendait Godot"

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait du livre : Dans la mesure où c’est un recueil de nouvelles, je propose le 4ème de couverture qui peut servir de résumé.

« Ici, point de fil rouge, sinon l’humain,

Sa solitude et ses destins.

En entrée nous aurons de l’historique et du fantastique,

Puis du réalisme parfois tragique, toujours pathétique,

Un plat de résonnances aux saveurs intenses.

A la page 143 nous bifurquerons vers des farces à rire,

Du burlesque à s’attendrir,

C’est le dessert il est offert.

Laissez-vous surprendre, il y aura des méandres,

Mais nos vies, peut-être sont ainsi. »

 

Biographie : L’autrice, originaire du nord de la France, vit en Province de Liège. Elle est musicienne et comédienne.

Publié dans Présentation

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Laurent Robert se présente, présente son ouvrage "Rien ébranlé" et nous en propose deux extraits

Publié le par christine brunet /aloys

Vision claire

 

Compliqué 

De se croire

Impliqué 

Tour d’ivoire ?

 

On voudrait !

Quelques livres

Du gevrey

Sans être ivre

 

Ou un peu

Baudelaire ?

Oui on peut

Vision claire

 

Éternelle

(Envie d’elle)

 

 

Odalisque

 

Étude d’odalisque

Apologie d’un dos

Dès l’esquisse le risque

Le délicat cours d’eau

 

La colonne se courbe

Le Beau n’est donc pas droit

La ligne droite est fourbe

Qui veut l’univers froid

 

Étude d’omoplates

Obligées de saillir

La Beauté n’est pas plate

Mais reliefs à polir

 

Écriture ou peinture

Éprouvant la Nature

 

 

Biographie :

 

Laurent Robert est né en 1969 à Chimay. Il vit dans la région de Mons. Docteur en langues et lettres, il enseigne la littérature et la didactique du français dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes où des formes fixes traditionnelles (haïku, tanka, sonnet) ou moins traditionnelles (morale élémentaire) se confrontent à des sujets inattendus ou contemporains. Parmi ses principales publications se comptent Guerres (Le chasseur abstrait, 2017), Gorgonzola (Le chasseur abstrait, 2018), Sonnets de la révolte ordinaire (Æthalidès, 2020), Précis de survie (Maïa, 2022) et Sans morale (Éditions Toute Chose, 2023).

 

 

Présentation du recueil :

 

Rien ébranlé est un recueil de sonnets en vers courts, voire très courts. Les contraintes du sonnet et celle de la brièveté sont en réalité une liberté : elles portent le poème aux limites de son rythme, de son souffle, de son sens – sinon de son statut et de sa gravité. L’enjeu de Rien ébranlé ne tient pas seulement à l’écriture : derrière le masque de la forme, un homme regarde le monde comme il va, s’en amuse ou s’en navre.

Publié dans Présentation

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Pierre Bache nous présente son roman "M. Ouija"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Court extrait :

 

Autour de nous, le bruit des couverts. Le fumet de la nourriture montait au nez. Je m’étais installé à une table avec Gallego et quelques autres collègues de travail. Heureusement qu’on était arrivés avant le moment de la grande affluence. M. Ouija vint nous rejoindre, vêtu de son éternel manteau noir qui lui donnait un air de vieux corbeau. Il lorgna Martirio, assise quelques chaises plus loin. Martirio, la source de ses douleurs.

− Cette place est-elle encore libre ? demanda-t-il en désignant une chaise.

Personne ne lui répondit, comme de coutume. Personne ne faisait attention à lui, comme s’il se fondait entièrement dans le décor, comme si son unique tâche consistait, en quelque sorte, à être là. Autant que je m’en souvienne, M. Ouija avait toujours mené cette vie de fantôme, hantant l’administration comme un spectre hante un vieux château tandis qu’autour de lui, ses collègues transportaient des dossiers, consultaient des fichiers électroniques, collaient des timbres sur des enveloppes sans s’apercevoir de sa présence. Aux yeux du monde, il faisait partie de ces gens qui, bien que nés, n’ont jamais vraiment existé.

 Alors sans dire un mot de plus, M. Ouija s’assit et ôta son chapeau noir, dévoilant son visage contrefait et difforme, ses yeux de rat qui louchaient. Il sourit d’un triste sourire, laissant entrevoir ses dents désordonnées, semblables aux créneaux d’un château.

 

  1. Biographie :

 

Né au Luxembourg en 1991, j’étais très tôt intéressé par la littérature fantastique et les récits d’horreur. J’avais, dans ma jeunesse, envisagé d’entamer un jour une carrière d’écrivain. Après deux années dans l’école préparatoire Henri IV à Paris, j’ai fait des études de lettres à l’ENS et à Paris IV. Pendant ce temps, mes intérêts s’étaient davantage centrés sur la recherche littéraire (littérature comparée) et la philosophie et c’est finalement assez tardivement, vers la trentaine, que j’ai renoué avec mon projet d’origine.

 

Désormais, j’enseigne le français au Luxembourg et parallèlement, je me consacre à l’écriture. Ma motivation principale en écrivant est de créer des univers à la tonalité légèrement sombre, où règne une atmosphère dense, tout en engageant un questionnement philosophique. Mon texte explore notamment deux questions     centrales : la solitude et le caractère à la fois consolant et aliénant des mondes imaginaires.

 

 

  1. Résumé :

 

M. Ouija est laid. D’une laideur telle qu’il est condamné à une existence solitaire et sans amour. Sa seule joie consiste à se réfugier dans son univers mental. Un jour, pourtant, sa vision du monde est bouleversée lorsqu’il remarque que sa collègue Martirio le traite avec bienveillance.

Persuadé d’avoir rencontré son âme sœur, M. Ouija retrouve sa joie de vivre. Au même moment, son âme est visitée par une présence étrange, cynique et misogyne, qui répond au nom d’Ignacio. Poussé par cet homme aux pouvoirs étranges, le fonctionnaire terne et silencieux risque le tout pour le tout et avoue ses sentiments à Martirio. Cet aveu le sortira-t-il du marasme où il s’est enfoncé ?

Publié dans Présentation

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Livia Ov. nous présente son nouvel ouvrage "Chroniques d'Immortalité"

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait

 

Les gitans

 

Nous attendons à l’arrêt du Vapporetto. La routine est une colle à laquelle nous ne demandons pas de frapper avant d’entrer.

Il fait froid.

Blasée et non-morte je regarde le groupe de gitans qui jouent avec une chaussure qu’ils ont trouvée dans le container.

Parfois, lorsqu’ils quittent un pays, ils ne savent pas avec qui ils partent. Ils ne savent souvent pas où ils seront l’heure d’après. Mais ils savent que les destinations sont un mirage et ils savent ce qu’est le Présent.

Leurs femmes ne savent pas de quoi elles se vêtiront demain, ni où elles se laveront. Mais elles savent se sentir princesses du monde.

D’une Beauté qui ne cherche nullement à s’embellir.

Et s’il leur arrive de transgresser d’invisibles lois, ils le font en s’enivrant car qu’est ce qui est interdit lorsque tout est donné mais que rien ne nous appartient.

Ainsi ils nous chantent la Vie à nous qui sommes vieux à l’arrêt du Vapporetto, car nous ne savons pas oublier.

 

 

Résumé

 

Ira côtoie les personnages de ce livre dans quatre vies ayant un contexte différent. Toutes ces vies ont en commun l’apprentissage philosophique, le cheminement de l’âme dans l’obscurité et la lumière. Baignés dans le fantastique, les thèmes récurrents sont la quête de la Connaissance, la spiritualité, l’art, la recherche de la sagesse. Tel un halo par-delà le bien et le mal, l’Amour omniprésent dans ce livre fait parfois vaciller une perspective dualiste du monde.

 

Biographie

 

Diplômée en Philosophie, Histoire et Sciences des Religions et Langue Allemande. Livia OV. publie ici son troisième livre intitulé « Chroniques d’Immortalité » chez Chloé des Lys.

Publié dans Présentation

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Le roman de Philippe Hocepied 'Tu sais, toi?' dans Bruxelles News

Publié le par christine brunet /aloys

Le roman de Philippe Hocepied 'Tu sais, toi?' dans Bruxelles News
Le roman de Philippe Hocepied 'Tu sais, toi?' dans Bruxelles News
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Martin Loison nous présente son ouvrage "Les éclats fantômes"

Publié le par christine brunet /aloys

Courts extraits du livre :

 

« Tu parles déjà à la poussière

Et pourtant tu donnes la vie

 

Peux-tu me faire un sanctuaire

Un instant de répit »

 

Extrait de Sanctuaire

 

« Il y a que le sommeil est de plomb,

Sous sarcophage de béton,

Ciel modèle papier peint Windows,

Le Bureau surveille que ta dose

Accomplit son miracle

Hygiénique

Ordinaire »

 

Extrait de 11

 

 

 

Biographie :

 

Né en avril 1987, rien à signaler. Aucun réveil des grands anciens, malgré un krach boursier de plus, et la réélection en Angleterre du gouvernement de Margaret Thatcher.

Martin Loison traverse la fin d’un siècle et découvre le début d’un autre en étudiant successivement la littérature et le cinéma, puis la psychologie, la cuisine et la sommellerie.

« Les éclats fantômes » est la première publication de cet auteur, par ailleurs porté sur la cuisine, les arts martiaux historiques, la science-fiction, le vin et les spiritueux dont il fait son métier depuis de nombreuses années comme caviste.

 

 

Résumé du livre :

 

 

Lorsque l’on perd une partie de soi, une partie de son corps, on la sent encore palpiter parfois. On parle de membre fantôme. Il en va peut-être de même pour le reste. Quel reste ? Tout le reste : les personnes que l’on a aimées, ces membres qui ont disparu, les instants qui ont fui, les mots qui ont été dits et le réel qu’ils n’atteignent jamais tout à fait, ni pour le saisir ni pour le restituer.

Du réel, on ne saisit peut-être jamais rien d’autre que ces éclats fantômes, dans les deux sens du terme que l’on pourrait prêter au mot d’éclat : d’une part, celui du fragment, du morceau détaché, de quelque chose devenu vraiment chose et partiel ; et d’autre part, l’éclat dans le sens de son scintillement, l’éclat pour parler de ce qui continuer de briller quand bien même la source de cette lumière aurait cessé d’être pour elle-même.

Les éclats fantômes ont été écrits à partir de cette sensation : de n’être jamais tout à fait là ni tout à fait entier, d’être à l’instar de la lumière, tout éclat, éphémère et bien fragile, moitié spectre et moitié particule fracassée.

Publié dans Présentation

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Christina Previotto nous présente son nouvel ouvrage en vidéo !

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/0JGpvyJjwXg

Publié dans Présentation

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Micheline Boland nous présente son nouvel ouvrage "Haïkus et tankas au fil des jours"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE

 

Depuis sa plus tendre enfance, Micheline Boland (née en 1946) a toujours aimé inventer des histoires. Puis elle s’est passionnée pour les contes, les nouvelles et les haïkus. Maître-praticienne en P.N.L., elle a écrit divers articles de psychologie pour des revues belges et françaises et a publié un manuel sur ces méthodes de développement personnel.

Elle fut psychologue, conteuse, improvisatrice, choriste et tireuse à l’arc.

Ce recueil est le dix-septième livre qu’elle a sorti aux Éditions Chloé des Lys. Elle a également collaboré à de très nombreux recueils collectifs chez d’autres éditeurs.

Elle a obtenu le premier prix section française au concours de haïkus 2025 de la Société Roumaine de Haïku avec ce poème :

Matin de juillet

pas d’enfants juste un pigeon

dans la cour d’école.

 

RÉSUMÉ

Le haïku et le tanka sont des poèmes courts d’origine japonaise qui évoquent au présent des émotions et des réflexions.

Les haïkus sont classés selon les saisons. Cependant, un petit chapitre est réservé à des haïkus du Pays Noir où vit l’auteure. Les tankas sont rangés pour la plupart au rythme des saisons, mais certains sont estimés « hors saison ».

 

EXTRAITS

 

Quelques haïkus

Mies de biscottes

sur le miroir du bouillon

voyage d’hiver. 

 

Un douze janvier

tu as rejoint les étoiles

l’orchidée fleurit.

 

Début de printemps

la pelle à tarte en argent

devient transplantoir.

 

Un fil d’araignée

relie des chocolats

Pâques au jardin.

 

Dans la nuit d’été

le chant d’un moustique couvre

mon chant intérieur.

 

Dans le champ de blé

l’épouvantail me ressemble

il prend le soleil.

 

Le jour de Toussaint

un vieux chien conduit son maître

à la bonne tombe.

 

Sous le vent d’automne

les feuilles vont se noyer

dans l’étang tout proche.

 

Deux tankas

 

Retour du travail

seule une araignée m’accueille

dans le hall d’entrée

m’effleure la superstition

de l’espoir qu’elle apporte.

 

Le vieux bouledogue

n’accorde pas un regard

à la tour Eiffel

même moi je m’attendais

à quelques aboiements.

Publié dans Présentation

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