Brigitte le Clément nous présente son roman "Quand tout s'aligne"
/image%2F0995560%2F20260427%2Fob_5f1514_img-7876.jpeg)
Brigitte le Clément a vécu une enfance solitaire, s’inventant des compagnons de jeu.Dès qu’elle est arrivée à maitriser la lecture, elle a employé une grande partie de ses loisirs à dévorer des romans. Bibliothèque verte, collection Rouge et Or pour commencer avant d’atterrir dans le vaste domaine de la littérature classique.
Durant les années universitaires, la chimie et les sciences ont empiété un peu sur le temps consacré à la lecture, sans jamais la chasser tout à fait de l’horizon.
Très vite, le goût de la lecture a éveillé celui de l’écriture. Un premier essai de récit vers les douze ans s’est perdu en route. Puis il y a eu la tenue d’un carnet intime ébauché à l’entrée dans l’âge adulte jusqu’à devenir un fidèle compagnon de vie.
En même temps, l’écriture s’est aussi orientée vers la transmission à d’autres : les sciences à rendre accessibles et captivantes durant une carrière d’enseignante.
Une fois grand-mère, elle a caressé le projet d’embaucher son goût d’écrire pour léguer à ses descendants le récit de son enfance dont elle avait la sensation de n’avoir gardé aucun souvenir. Ce fut une aventure passionnante où elle a découvert le plaisir de jouer avec les mots, de relire, corriger, peaufiner les phrases pour rejoindre au plus près ce qu’elle désirait exprimer. Des années de travail et de bonheur pour aboutir à l’impression d’un premier vrai livre (« La Carapace »). Elle le confie à un imprimeur pour l’offrir à sa famille et à des proches, en conservant précieusement un exemplaire pour chacun de ses petits enfants.
Ayant goûté à la passion de façonner un récit, elle rêve de se lancer dans la fiction. La station balnéaire d’Hardelot, où elle rassemble chaque année sa petite tribu, lui en a donné le cadre. Les personnages ont pris vie dans son imagination avec des éléments glanés dans son environnement. L’histoire s’est construite jusqu’à aboutir à un premier roman (« Quand tout s’aligne… ») accepté aux Éditions Chloé des Lys.
En attendant, comme publier un livre prend beaucoup de temps, un deuxième roman se termine : « Choisis la vie ! »
Quatrième de couverture
Au départ, étudiants joyeux et amoureux passionnés, François et Sophie entrent dans une crise de couple douloureuse alors que Sophie est enceinte d’un peu plus de deux mois et que François se retrouve au chômage. À la demande de Sophie, ils prennent un temps de réflexion chacun de leur côté.
Sophie, enseignante épanouie, a été très déçue de la dérive de son compagnon alors qu’elle rêvait d’une vie paisible orientée vers l’accueil de leur bébé. Elle trouve refuge chez ses parents et reprend contact avec ses copains de l’université.
François se réfugie à Hardelot dans l’appartement de vacances familial et se réconcilie avec l’équitation qu’il avait abandonnée à cause de l’indifférence de son père. L’apprivoisement d’une jument et l’amitié qui se noue avec le nouveau propriétaire du Centre Équestre l’aident à se reconstruire.
Lorsqu’ils se retrouvent après deux mois, François et Sophie sont toujours aussi amoureux, mais avec des attentes fort différentes pour l’avenir de leur couple.
Phrase accroche
Alors qu’ils sont encore profondément amoureux, François et Sophie décident de commun accord de se séparer. Que leur est-il arrivé ?
Un extrait
François a cinq jours devant lui et Sophie toute une semaine de vacances. Ils veulent tous les deux se donner la chance d’un nouveau départ et chacun de son côté est résolu à explorer le fond du problème. Ils se sont mis d’accord pour commencer par réveiller la mémoire de leur premier week-end à Hardelot. Retoucher leur parcours, leurs émotions. Malheureusement la météo de décembre ne se montre pas très coopérante pour leur rappeler le soleil printanier qui les avait réchauffés alors. De la plage aux dunes, ils confrontent avec humour la fidélité de leurs souvenirs pour retrouver le chemin d’antan. Au resto, la même table près de la fenêtre et la sole meunière, mais, grossesse oblige, seul François fait honneur au vin blanc fruité. Le soir, le pèlerinage se poursuit dans le décor modernisé de la chambre et le grand lit peut témoigner de l’apprivoisement opéré en quatre ans de complicité.
Un réveil en douceur. Que c’est bon de traîner dans la chaleur partagée ; François caresse l’abdomen de Sophie dans l’espoir de provoquer des mouvements du bébé. Quelle joie quand celui-ci vient se glisser au contact de la main de son papa ! Le petit-déjeuner qui s’étire, les jeux sous la douche, tout est prétexte à reculer le moment d’aborder les questions qui les taraudent.
Sophie ne parvient pas à chasser le malaise sournois installé en arrière-fond de ses pensées. Dans les bras de François, son corps vibre en pleine harmonie avec lui et elle s’est endormie apaisée. Mais, réveillée au milieu de la nuit, ses doutes reprennent la parole et la torturent. François, plus insouciant, espère toujours reconquérir sa bien-aimée par mille petites attentions et sa bonne humeur. Maintenant, Sophie s’impatiente et finit par lancer un pavé dans la mare stagnante des non-dits. Elle se plante devant lui, en haussant le ton :
— Il faut que nous osions regarder la situation en face et l’analyser ensemble au lieu de ruminer les difficultés chacun de notre côté.
Durement arraché à ses douces illusions, François la supplie :
— Tu as raison, c’est évident, mais cela me semble si compliqué. J’ai parfois l’impression que nos projets, nos attentes personnelles sont incompatibles, mais je ne veux pas le croire. Ne pouvons-nous trouver un terrain d’entente ?
Devant son regard d’une infinie tristesse, elle se radoucit et lui propose de s’asseoir dans le divan, car elle se sent fatiguée. Ils restent un moment en silence et elle reprend :
— Je me reproche de t’avoir forcé la main pour mettre en route cette naissance. Mais, impossible de revenir en arrière : notre petite fille est là, bien vivante. Elle a le droit d’être accueillie et aimée.
— Bien sûr ! Elle est en train de m’apprivoiser, fais-moi confiance, prends patience. S’il te plaît, implore François en la prenant dans ses bras. Essayons d’aborder le problème autrement. Ne partons plus de ce que nous ne voulons absolument pas lâcher : moi, ma formation et mon job au manège, toi la sécurité de rester à proximité de ta famille et la continuité de ton travail à Lille.
— C’est dur à entendre, mais je crois que tu as raison si nous sommes vraiment décidés à poursuivre la route ensemble.
François, atterré, a lâché Sophie pour la regarder en face en cherchant à croiser son regard fuyant et il l’implore :
— Ne l’es-tu pas, Sophie ? N’as-tu pas, comme moi, envie de tout faire pour offrir une famille heureuse à notre enfant ?
— J’avoue avoir pensé que ce serait plus simple et peut-être plus sage de nous séparer, dit-elle en se reculant. Mais quand on se retrouve, je n’arrive plus à l’envisager sérieusement, je suis pleine de doute, conclut-elle sans oser le regarder.
Dans un sursaut, François tente encore de la convaincre que tout n’est pas perdu.
— Moi, je ne peux pas l’imaginer même si je suis bien conscient des difficultés qui nous attendent. Jusqu’à l’accouchement, nous devons nous en tenir au programme que nous avons élaboré ensemble. Peux-tu accepter que nous rêvions un peu de l’après-naissance de manière réaliste, mais sans dramatiser avec toutes nos peurs respectives ?
— Je veux bien essayer ! lâche-t-elle avec lassitude.
/image%2F0995560%2F20260427%2Fob_3ae103_9782390184072-1-75.png)
/image%2F0995560%2F20260427%2Fob_efecea_20250916-brigode-gerard-1re-de-couver.jpg)
/image%2F0995560%2F20260427%2Fob_c2d3f9_9782390184065-1-75.jpg)
/image%2F0995560%2F20260427%2Fob_8b87d8_1er-c-template-a5-laurent-robert-2.png)
/image%2F0995560%2F20260119%2Fob_539a7e_1er-c-template-pierre-bache.png)
/image%2F0995560%2F20260316%2Fob_9da6f1_9782390183884-1-75.jpg)
/image%2F0995560%2F20260401%2Fob_d83cd6_opera-instantane-2026-04-01-171151-ma.png)
/image%2F0995560%2F20260401%2Fob_006ffa_opera-instantane-2026-04-01-171111-ma.png)
/image%2F0995560%2F20260228%2Fob_10b70f_9782390183938-1-75.png)