Le tome 4 "Contes et Légendes" des Chroniques de Baltus explore les secrets du Royaume du Nord, d'Equaam et de Garamon.
"Je retrouve l'ambiance des contes et légendes (lorrains ou alsaciens) publiés par mon grand-père en leur temps. Nostalgie..."
La biographie d’auteur
L’auteur, membre de l’Association Royale des Ecrivains Wallons et de l'Association des écrivains belges de langue française, a déjà publié plusieurs romans, recueils de nouvelles, ainsi que recueils de poésie. Il collabore en outre à diverses revues et forums littéraires et a obtenu plusieurs prix littéraires. Plusieurs revues littéraires internationales ont en outre publié plusieurs de ses textes...
Extrait
Les cinq
"Les cinq" sont la dénomination la plus courante des Dieux. Curieusement, les croyances sont les mêmes dans les différentes Terres, même si ces dernières vénèrent chacune l'un des cinq en particulier.
Il y a d'abord le Père, qui est l'Autorité, celui qui juge au moment où l'âme du défunt quitte la cité d'Equaam et qui décidera si ce dernier est digne de venir à ses côtés. Il est souvent représenté entouré d'un halo de lumière.
Il y a ensuite la Mère, qui représente la vie, dans sa diversité. Elle protège chacun. On la voit nimbée de flammes, à la fois douces et chaleureuses.
Enfin, les 3 autres Dieux sont ceux de la Terre, du Vent et de l'Eau.
Celui de la Terre englobe à la fois les champs, les forêts, les montagnes mais également les récoltes, les fêtes, la chasse, l'élevage, bref tout ce qui touche au sol. Il n'est représenté que par un disque de couleur verte.
Celui du Vent englobe à la fois les vents chauds que froids, la pluie, le soleil ou la neige. C'est le Dieu du changement, celui qui a la possibilité de changer le destin de toute créature, par sa seule volonté. Il est représenté par une boussole.
Celui de l'Eau englobe à la fois les rivières, les mers, les lacs mais également les sources. C'est lui qu'on vient prier en cas de maladie. C'est également le Dieu du temps, celui qui permet que ce dernier s'écoule en permanence. Comme il est également le Dieu de l'argent, il est représenté par une pièce de monnaie.
Brigitte le Clément a vécu une enfance solitaire, s’inventant des compagnons de jeu.Dès qu’elle est arrivée à maitriser la lecture, elle a employé une grande partie de ses loisirs à dévorer des romans. Bibliothèque verte, collection Rouge et Or pour commencer avant d’atterrir dans le vaste domaine de la littérature classique.
Durant les années universitaires, la chimie et les sciences ont empiété un peu sur le temps consacré à la lecture, sans jamais la chasser tout à fait de l’horizon.
Très vite, le goût de la lecture a éveillé celui de l’écriture. Un premier essai de récit vers les douze ans s’est perdu en route. Puis il y a eu la tenue d’un carnet intime ébauché à l’entrée dans l’âge adulte jusqu’à devenir un fidèle compagnon de vie.
En même temps, l’écriture s’est aussi orientée vers la transmission à d’autres : les sciences à rendre accessibles et captivantes durant une carrière d’enseignante.
Une fois grand-mère, elle a caressé le projet d’embaucher son goût d’écrire pour léguer à ses descendants le récit de son enfance dont elle avait la sensation de n’avoir gardé aucun souvenir. Ce fut une aventure passionnante où elle a découvert le plaisir de jouer avec les mots, de relire, corriger, peaufiner les phrases pour rejoindre au plus près ce qu’elle désirait exprimer. Des années de travail et de bonheur pour aboutir à l’impression d’un premier vrai livre (« La Carapace »). Elle le confie à un imprimeur pour l’offrir à sa famille et à des proches, en conservant précieusement un exemplaire pour chacun de ses petits enfants.
Ayant goûté à la passion de façonner un récit, elle rêve de se lancer dans la fiction. La station balnéaire d’Hardelot, où elle rassemble chaque année sa petite tribu, lui en a donné le cadre. Les personnages ont pris vie dans son imagination avec des éléments glanés dans son environnement. L’histoire s’est construite jusqu’à aboutir à un premier roman (« Quand tout s’aligne… ») accepté aux Éditions Chloé des Lys.
En attendant, comme publier un livre prend beaucoup de temps, un deuxième roman se termine : « Choisis la vie ! »
Quatrième de couverture
Au départ, étudiants joyeux et amoureux passionnés, François et Sophie entrent dans une crise de couple douloureuse alors que Sophie est enceinte d’un peu plus de deux mois et que François se retrouve au chômage. À la demande de Sophie, ils prennent un temps de réflexion chacun de leur côté.
Sophie, enseignante épanouie, a été très déçue de la dérive de son compagnon alors qu’elle rêvait d’une vie paisible orientée vers l’accueil de leur bébé. Elle trouve refuge chez ses parents et reprend contact avec ses copains de l’université.
François se réfugie à Hardelot dans l’appartement de vacances familial et se réconcilie avec l’équitation qu’il avait abandonnée à cause de l’indifférence de son père. L’apprivoisement d’une jument et l’amitié qui se noue avec le nouveau propriétaire du Centre Équestre l’aident à se reconstruire.
Lorsqu’ils se retrouvent après deux mois, François et Sophie sont toujours aussi amoureux, mais avec des attentes fort différentes pour l’avenir de leur couple.
Phrase accroche
Alors qu’ils sont encore profondément amoureux, François et Sophie décident de commun accord de se séparer. Que leur est-il arrivé ?
Un extrait
François a cinq jours devant lui et Sophie toute une semaine de vacances. Ils veulent tous les deux se donner la chance d’un nouveau départ et chacun de son côté est résolu à explorer le fond du problème. Ils se sont mis d’accord pour commencer par réveiller la mémoire de leur premier week-end à Hardelot. Retoucher leur parcours, leurs émotions. Malheureusement la météo de décembre ne se montre pas très coopérante pour leur rappeler le soleil printanier qui les avait réchauffés alors. De la plage aux dunes, ils confrontent avec humour la fidélité de leurs souvenirs pour retrouver le chemin d’antan. Au resto, la même table près de la fenêtre et la sole meunière, mais, grossesse oblige, seul François fait honneur au vin blanc fruité. Le soir, le pèlerinage se poursuit dans le décor modernisé de la chambre et le grand lit peut témoigner de l’apprivoisement opéré en quatre ans de complicité.
Un réveil en douceur. Que c’est bon de traîner dans la chaleur partagée ; François caresse l’abdomen de Sophie dans l’espoir de provoquer des mouvements du bébé. Quelle joie quand celui-ci vient se glisser au contact de la main de son papa ! Le petit-déjeuner qui s’étire, les jeux sous la douche, tout est prétexte à reculer le moment d’aborder les questions qui les taraudent.
Sophie ne parvient pas à chasser le malaise sournois installé en arrière-fond de ses pensées. Dans les bras de François, son corps vibre en pleine harmonie avec lui et elle s’est endormie apaisée. Mais, réveillée au milieu de la nuit, ses doutes reprennent la parole et la torturent. François, plus insouciant, espère toujours reconquérir sa bien-aimée par mille petites attentions et sa bonne humeur. Maintenant, Sophie s’impatiente et finit par lancer un pavé dans la mare stagnante des non-dits. Elle se plante devant lui, en haussant le ton :
— Il faut que nous osions regarder la situation en face et l’analyser ensemble au lieu de ruminer les difficultés chacun de notre côté.
Durement arraché à ses douces illusions, François la supplie :
— Tu as raison, c’est évident, mais cela me semble si compliqué. J’ai parfois l’impression que nos projets, nos attentes personnelles sont incompatibles, mais je ne veux pas le croire. Ne pouvons-nous trouver un terrain d’entente ?
Devant son regard d’une infinie tristesse, elle se radoucit et lui propose de s’asseoir dans le divan, car elle se sent fatiguée. Ils restent un moment en silence et elle reprend :
— Je me reproche de t’avoir forcé la main pour mettre en route cette naissance. Mais, impossible de revenir en arrière : notre petite fille est là, bien vivante. Elle a le droit d’être accueillie et aimée.
— Bien sûr ! Elle est en train de m’apprivoiser, fais-moi confiance, prends patience. S’il te plaît, implore François en la prenant dans ses bras. Essayons d’aborder le problème autrement. Ne partons plus de ce que nous ne voulons absolument pas lâcher : moi, ma formation et mon job au manège, toi la sécurité de rester à proximité de ta famille et la continuité de ton travail à Lille.
— C’est dur à entendre, mais je crois que tu as raison si nous sommes vraiment décidés à poursuivre la route ensemble.
François, atterré, a lâché Sophie pour la regarder en face en cherchant à croiser son regard fuyant et il l’implore :
— Ne l’es-tu pas, Sophie ? N’as-tu pas, comme moi, envie de tout faire pour offrir une famille heureuse à notre enfant ?
— J’avoue avoir pensé que ce serait plus simple et peut-être plus sage de nous séparer, dit-elle en se reculant. Mais quand on se retrouve, je n’arrive plus à l’envisager sérieusement, je suis pleine de doute, conclut-elle sans oser le regarder.
Dans un sursaut, François tente encore de la convaincre que tout n’est pas perdu.
— Moi, je ne peux pas l’imaginer même si je suis bien conscient des difficultés qui nous attendent. Jusqu’à l’accouchement, nous devons nous en tenir au programme que nous avons élaboré ensemble. Peux-tu accepter que nous rêvions un peu de l’après-naissance de manière réaliste, mais sans dramatiser avec toutes nos peurs respectives ?
— Je veux bien essayer ! lâche-t-elle avec lassitude.
« Il la saisit, colle une main contre sa bouche et immobilise son corps contre le sien. Elle ne peut rien contre sa force : ni crier, ni se débattre. Elle est comme emmurée. Si elle jubile de n’avoir jamais été aussi proche de lui, elle sait aussi qu’elle a atteint le bord du précipice, celui au-delà duquel la force devient de la violence. Là, comprimée sur lui, entre sa main et son torse, elle sait que tout peut advenir. Il peut faire ce qu’il veut d’elle. A la jubilation se substitue la peur, une peur immense qui la fait trembler. »
Biographie :
Amélie Colelli, née Thomas en 1982, vit et travaille à Paris. Elle est maman de deux enfants. Diplômée en philosophie (MASTER 2) et critique d'art (www.articlesdart.com), elle est l'auteure de La débutante (2016 – Editions Chloé des lys) qui met Laure, jeune diplômée en histoire de l'art, face aux codes de ce monde particulier, ainsi qu'à ceux de la société. Une vie très douce est son second roman.
Résumé :
Laure s’est construite une vie à elle. Elle habite dans un appartement près de Ménilmontant, avec son mari et ses deux enfants. Mais son rêve d’une vie douce est rapidement terni par ce qui s’appelle « la vraie vie ». Il y a cet homme qui fut jadis son mari et d’autres conquêtes a priori bienheureuses. Mais il y a aussi ses voisines et ses amies, des amitiés parfois juste de circonstances, des femmes qu’elle envie, qu’elle déteste ou qu’elle admire, des femmes qui la soupçonnent du pire, qui se moquent d’elles ou qui lui enjoignent de se battre. Dans ce contexte houleux, se profile un sacré règlement de comptes.
Ma collègue éprouva quelques difficultés à monter. Je dus donc la tirer. Elle me tend la main pour la descente. J’avais enfin rencontré la femme de ma vie dans cette cathédrale naturelle.
Biographie
Gérard BRIGODE, ingénieur, a connu plusieurs vies.
* Professeur de physique, ensuite co-directeur d’une école technique en R.D.C. : 10 ans d’Afrique.
* En Belgique, ingénieur. Simultanément délégué syndical au niveau régional.
* Écrivain et dessinateur.
Résumé du livre
R.D. du Congo à Goma en 1970-71.
Sur les flancs du volcan, une rencontre improbable.
Laurent Robert est né en 1969 à Chimay. Il vit dans la région de Mons.Docteur en langues et lettres, il enseigne la littérature et la didactique du français dans l’enseignement supérieur.Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes où des formes fixes traditionnelles (haïku, tanka, sonnet) ou moins traditionnelles (morale élémentaire) se confrontent à des sujets inattendus ou contemporains. Parmi ses principales publications se comptent Guerres (Le chasseur abstrait, 2017), Gorgonzola (Le chasseur abstrait, 2018), Sonnets de la révolte ordinaire(Æthalidès, 2020), Précis de survie (Maïa, 2022) et Sans morale (Éditions Toute Chose, 2023).
Présentation du recueil :
Rien ébranlé est un recueil de sonnets en vers courts, voire très courts. Les contraintes du sonnet et celle de la brièveté sont en réalité une liberté : elles portent le poème aux limites de son rythme, de son souffle, de son sens – sinon de son statut et de sa gravité. L’enjeu de Rien ébranlé ne tient pas seulement à l’écriture : derrière le masque de la forme, un homme regarde le monde comme il va, s’en amuse ou s’en navre.
Autour de nous, le bruit des couverts. Le fumet de la nourriture montait au nez. Je m’étais installé à une table avec Gallego et quelques autres collègues de travail. Heureusement qu’on était arrivés avant le moment de la grande affluence. M. Ouija vint nous rejoindre, vêtu de son éternel manteau noir qui lui donnait un air de vieux corbeau. Il lorgna Martirio, assise quelques chaises plus loin. Martirio, la source de ses douleurs.
− Cette place est-elle encore libre ? demanda-t-il en désignant une chaise.
Personne ne lui répondit, comme de coutume. Personne ne faisait attention à lui, comme s’il se fondait entièrement dans le décor, comme si son unique tâche consistait, en quelque sorte, à être là. Autant que je m’en souvienne, M. Ouija avait toujours mené cette vie de fantôme, hantant l’administration comme un spectre hante un vieux château tandis qu’autour de lui, ses collègues transportaient des dossiers, consultaient des fichiers électroniques, collaient des timbres sur des enveloppes sans s’apercevoir de sa présence. Aux yeux du monde, il faisait partie de ces gens qui, bien que nés, n’ont jamais vraiment existé.
Alors sans dire un mot de plus, M. Ouija s’assit et ôta son chapeau noir, dévoilant son visage contrefait et difforme, ses yeux de rat qui louchaient. Il sourit d’un triste sourire, laissant entrevoir ses dents désordonnées, semblables aux créneaux d’un château.
Biographie :
Né au Luxembourg en 1991, j’étais très tôt intéressé par la littérature fantastique et les récits d’horreur. J’avais, dans ma jeunesse, envisagé d’entamer un jour une carrière d’écrivain. Après deux années dans l’école préparatoire Henri IV à Paris, j’ai fait des études de lettres à l’ENS et à Paris IV. Pendant ce temps, mes intérêts s’étaient davantage centrés sur la recherche littéraire (littérature comparée) et la philosophie et c’est finalement assez tardivement, vers la trentaine, que j’ai renoué avec mon projet d’origine.
Désormais, j’enseigne le français au Luxembourg et parallèlement, je me consacre à l’écriture. Ma motivation principale en écrivant est de créer des univers à la tonalité légèrement sombre, où règne une atmosphère dense, tout en engageant un questionnement philosophique. Mon texte explore notamment deux questions centrales : la solitude et le caractère à la fois consolant et aliénant des mondes imaginaires.
Résumé :
M. Ouija est laid. D’une laideur telle qu’il est condamné à une existence solitaire et sans amour. Sa seule joie consiste à se réfugier dans son univers mental. Un jour, pourtant, sa vision du monde est bouleversée lorsqu’il remarque que sa collègue Martirio le traite avec bienveillance.
Persuadé d’avoir rencontré son âme sœur, M. Ouija retrouve sa joie de vivre. Au même moment, son âme est visitée par une présence étrange, cynique et misogyne, qui répond au nom d’Ignacio. Poussé par cet homme aux pouvoirs étranges, le fonctionnaire terne et silencieux risque le tout pour le tout et avoue ses sentiments à Martirio. Cet aveu le sortira-t-il du marasme où il s’est enfoncé ?
Nous attendons à l’arrêt du Vapporetto. La routine est une colle à laquelle nous ne demandons pas de frapper avant d’entrer.
Il fait froid.
Blasée et non-morte je regarde le groupe de gitans qui jouent avec une chaussure qu’ils ont trouvée dans le container.
Parfois, lorsqu’ils quittent un pays, ils ne savent pas avec qui ils partent. Ils ne savent souvent pas où ils seront l’heure d’après. Mais ils savent que les destinations sont un mirage et ils savent ce qu’est le Présent.
Leurs femmes ne savent pas de quoi elles se vêtiront demain, ni où elles se laveront. Mais elles savent se sentir princesses du monde.
D’une Beauté qui ne cherche nullement à s’embellir.
Et s’il leur arrive de transgresser d’invisibles lois, ils le font en s’enivrant car qu’est ce qui est interdit lorsque tout est donné mais que rien ne nous appartient.
Ainsi ils nous chantent la Vie à nous qui sommes vieux à l’arrêt du Vapporetto, car nous ne savons pas oublier.
Résumé
Ira côtoie les personnages de ce livre dans quatre vies ayant un contexte différent. Toutes ces vies ont en commun l’apprentissage philosophique, le cheminement de l’âme dans l’obscurité et la lumière. Baignés dans le fantastique, les thèmes récurrents sont la quête de la Connaissance, la spiritualité, l’art, la recherche de la sagesse. Tel un halo par-delà le bien et le mal, l’Amour omniprésent dans ce livre fait parfois vaciller une perspective dualiste du monde.
Biographie
Diplômée en Philosophie, Histoire et Sciences des Religions et Langue Allemande. Livia OV. publie ici son troisième livre intitulé « Chroniques d’Immortalité » chez Chloé des Lys.
Né en avril 1987, rien à signaler. Aucun réveil des grands anciens, malgré un krach boursier de plus, et la réélection en Angleterre du gouvernement de Margaret Thatcher.
Martin Loison traverse la fin d’un siècle et découvre le début d’un autre en étudiant successivement la littérature et le cinéma, puis la psychologie, la cuisine et la sommellerie.
« Les éclats fantômes » est la première publication de cet auteur, par ailleurs porté sur la cuisine, les arts martiaux historiques, la science-fiction, le vin et les spiritueux dont il fait son métier depuis de nombreuses années comme caviste.
Résumé du livre :
Lorsque l’on perd une partie de soi, une partie de son corps, on la sent encore palpiter parfois. On parle de membre fantôme. Il en va peut-être de même pour le reste. Quel reste ? Tout le reste : les personnes que l’on a aimées, ces membres qui ont disparu, les instants qui ont fui, les mots qui ont été dits et le réel qu’ils n’atteignent jamais tout à fait, ni pour le saisir ni pour le restituer.
Du réel, on ne saisit peut-être jamais rien d’autre que ces éclats fantômes, dans les deux sens du terme que l’on pourrait prêter au mot d’éclat : d’une part, celui du fragment, du morceau détaché, de quelque chose devenu vraiment chose et partiel ; et d’autre part, l’éclat dans le sens de son scintillement, l’éclat pour parler de ce qui continuer de briller quand bien même la source de cette lumière aurait cessé d’être pour elle-même.
Les éclats fantômes ont été écrits à partir de cette sensation : de n’être jamais tout à fait là ni tout à fait entier, d’être à l’instar de la lumière, tout éclat, éphémère et bien fragile, moitié spectre et moitié particule fracassée.