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Alain Charles nous présente sont nouvel ouvrage " Ciel bleu, avec nuages"

Publié le par christine brunet /aloys

Alain CHARLES habite Baudour, il exerce la profession d’ingénieur dans une société de construction en Wallonie picarde. Il a déjà publié plusieurs recueils de nouvelles et de contes fantastiques, et quatre romans dont « une si jolie poseuse de bombes » et « Dans sa maison un grand cerf » parus en 2022, « Ciel bleu, avec nuages » est son cinquième roman.

Résumé

La vieille me l’avait dit et j’aurais dû l’écouter, derrière chaque banal nuage, il y a un récit, une fiction, une autre réalité.

Julie et Jules, Pierre Henry Ignace Philibert de Malaussène, Phiphi pour les intimes, Philibert pour là-haut, Anne et Jade, Alexander de chez Alexander & Alexander SA, Alex en devenir, Bugsy l’embrouille, éplucheur de patates de son état, Naïm, dit Roméo, et sa Juliette, et Laura, ma très chère Laura, ces personnages n’étaient pas destinés à se rencontrer, mais un évènement les a fait basculer dans une autre vie et un être singulier, ange sans le vouloir, les convie à prendre le chemin.

Extraits

Les voilà dans la rue, ils marchent côte à côte, un génie arabe de vingt-deux ans et une étudiante de seize ans, amoureuse des arts.

Durant la visite de «Van Gogh dans tous ses états», Naïm explique, détaille, commente chaque œuvre avec précision et enthousiasme. Juliette regarde et écoute, bouche bée dadmiration, les tableaux et les commentaires.

—  Que faites-vous dans la vie, Naïm?

—  Je suis docteur en astronomie.

—  Vous soignez les étoiles?

Cette jolie et naïve expression émut Naïm. Il n’y avait jamais pensé, prendre soin de la terre était déjà une tâche ardue.

—  Comment se fait-il que vous sachiez expliquer cette exposition avec tant de détails et d’exactitudes?

—  J’ai une excellente mémoire, je répète simplement ce que le guide a précisé hier.

—  Vous êtes un génie, Naïm.

—  Certains le disent, mais non, Juliette, j’ai juste certaines facultés amplifiées de façon exponentielle.

—  Exponentielle?

—  Cela veut dire que la variable est un exposant. Et vous, Juliette, quelles sont vos aptitudes particulières?

—  Je n’en ai aucune.

—  Impossible, tous en ont, mais vous, vous ne les éprouvez pas.

— Hormis la bêtise, l’ignorance et celle d’oublier, je ne m’en connais pas d’autres.

—  Erreur Juliette, aimer est le plus grand des talents. Je vous ai vu admirer les tableaux, les yeux ne trompent jamais, vous aimez l’art et ceux qui l’aiment, aiment les gens.

—  Naïm, vous me plaisez, personne ne m’a jamais parlé de cette manière. Vous me demanderiez de partir n’importe où avec vous, je partirais.

—  Alors, venez avec moi.

—  Où?

                                                           ***

—  Vous ne regardez pas la gazette locale?

Bugsy l’embrouille sursauta, il n’avait pas vu le jeune homme arriver.

—  Puis-je le prendre?

—  Tu m’as fait peur, gamin, et oui, tu peux l’avoir. Les nouvelles sont tristes à pleurer, alors je ne les lis pas, cela m’évite des idées noires et des peines inutiles.

—  Vous êtes philosophe si vous pensez qu’un mal qu’on ignore est un mal qui n’existe pas.

—  Je ne sais plus qui je suis, gamin, mais je suis convaincu que toute personne peut revendiquer le droit à l’ignorance.

—  Moi, je le dirais autrement. Celui qui ne veut pas savoir s’enfonce la tête dans le sable.

—  Ne me compare pas à une autruche, gamin, dis-moi plutôt d’où tu viens si soudainement.

Philibert jugea la réponse prématurée, il enchaîna.

—  Et vous, vous faites quoi dans la vie?

—  Je cherche du travail.

—  Vous avez regardé les offres d’emploi?

—  Non, il n’y a sûrement rien pour moi.

— Pourquoi dites-vous ça, vous êtes astrophysicien, docteur en sciences nucléaires, conservateur des hypothèques?

Bugsy éclata de rire, qui par contagion, emporta Philibert. Essuyant une larme, il reprit plus sérieusement.

—  Je n’ai pas de conseil à vous donner, mais sachez qu’à attendre que l’herbe pousse, le bœuf meurt de faim.

                                                           ***

—  Et pour vous, mes tendres amis, je vous octroie la plus belle des chambres.

—  Je n’en ai pas besoin, Geneviève, je ne suis pas du voyage.

—  Que nenni, ma belle, vous vous trompez ou vous ne le savez pas encore.

—  C’est la dernière chambre, celle de Bugsy.

—  Non, Laura, n’insistez pas, vous me connaissez depuis très longtemps, je ne m’appelle pas Geneviève pour rien. Je disais donc, c’est la vôtre, et même si ce n’est pas pour cette nuit, elle vous est réservée.

—  J’habite avec mes parents, il n’y a aucune raison pour que cela change.

—  Une fois de plus, vous vous trompez, vous ne pouvez quand même pas y dormir avec votre petit ami, je devrais même dire, votre futur mari.

—  Je n’ai pas de petit ami et encore moins de futur époux.

— Et lui, alors, celui qui vous suit comme un petit chien à sa mémère, c’est qui?

—  Il s’appelle Philibert et…

—  Il vous relooke avec des yeux de merlan frit. À tous les coups, Laura, il est amoureux de vous, cela se voit comme le nez au milieu du visage. Je trouve que vous avez beaucoup de chance, ma belle, il est mignon comme tout.

—  Vous ne le savez pas, Geneviève, mais entre nous, c’est tout simplement impossible.

—  Et pourquoi?

—  C’est un ange.

—  Un ange! Avec des ailes et tout ça!

—  Oui, Geneviève, un ange et un vrai.

Publié dans Présentation

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Michaël Zoïna nous présente son nouvel ouvrage "Je veux une vie"

Publié le par christine brunet /aloys

Notes biographiques

 

Michaël Zoïna est né en 1972 d'une mère flamande et d'un père italien. Enfant, ses deux grandes passions sont le football et la lecture.  À l'adolescence, son goût pour la musique remplace celui pour le ballon rond. À la même époque, il devient animateur de groupes de jeunes.

Actuellement il vit à Tournai et enseigne les mathématiques.
Ses autres ouvrages (« À la lisière des nébuleuses », « Derrière le silence », « Sans détour », « Du feu et de la nuit », « Plus que des mots », « Gaspard et Léa », « Les statuettes » et «Dans mon kiosque ») sont publiés par Chloé des Lys.

 

Résumé

 

Des nouvelles très variées qui possèdent cependant un point commun : chaque personnage est confronté à une réalité qu’il n’a pas choisie.

 

Extrait

La prière à la lune

 

              Dès les premières heures du jour, le soleil a cogné comme une brute sur Sienne. La chaleur s’est faufilée partout. Dans les rues, derrière les murs des maisons. Elle a dépouillé la place du Campo de toute présence et privé les habitants de leur sacro-sainte sieste. Seul l’intérieur des églises était épargné. Jusque tard dans la soirée, la ville a suffoqué. Puis, les premiers nuages noirs sont arrivés, semblables à des cachalots volants, et l’orage a éclaté.

 

              Ce soir, comme tant d’autres, Ricardo est installé dans son fauteuil préféré, celui de la véranda, face à la pelouse.

              Avant de s’asseoir, il a posé l’aiguille de son électrophone au bord de son disque préféré : les Intermezzi de Brahms par Glenn Gould. C’est Antonia, sa femme, qui le lui avait offert pour son soixante-deuxième anniversaire. Antonia qui, à l’instant, malgré les médicaments, peine à trouver le sommeil dans le lit qu’elle ne quitte plus.

    Ricardo a atteint cet âge où on regrette ce qu’on est devenu, où on préfère ne pas penser à l’avenir. D’ailleurs, il occupe la plus grande partie de son temps à penser au passé. Aux bons comme aux mauvais moments. Car dans un cas comme dans l’autre, l’émotion était vive, son corps et son esprit réagissaient avec vigueur. Se souvenir de ces moments, c’est presque retrouver cette vigueur. Presque.

              Le tonnerre gronde. Et le vieil homme pense à Romina.

              Romina : deux rencontres, moins d’une demi-heure en tout et pour tout en sa compagnie et pourtant…

   Il en faut si peu parfois pour qu’une personne se rappelle à nous longtemps.

 

              La première rencontre se déroula à San Gimignano.

              Ricardo et Antonia s’étaient déplacés pour le concert d’une jeune chanteuse, Romina Rossi, dans l’église du petit village toscan. Au programme, des airs d’opéra accompagnés au piano.

              Elle avait incarné ses différents personnages avec une telle maestria ! Amoureuse, accablée, coquine, féroce : elle avait été tout cela en un peu moins d’une heure. Et elle avait si bien chanté La prière à la lune de Dvořák, que l’émotion avait propulsé Ricardo là où personne n’aurait pu le rejoindre.

              Après le concert, Antonia et lui avaient pu discuter un peu avec Romina. Enfin, surtout lui. Il voulait savoir ce qui avait motivé le choix des morceaux : elle lui répondait avec moult précisions, en le regardant dans les yeux. Quand d’autres spectateurs s’immisçaient entre eux pour la féliciter, elle se contentait d’un timide « Merci». Ces spectateurs n’en demandaient pas plus. Sauf une dame qui voulut se faire remarquer.  

              — Vous avez une diction extraordinaire, Mademoiselle !

              La chanteuse prit un air espiègle :

              — C’est parce que je fais des exercices d’articulation à chaque fois que je vais aux toilettes, Madame.

              Antonia et Ricardo pouffèrent et la dame s’éloigna.                   

              — Encore une qui pense que l’emphase rend son propos brillant, dit la chanteuse.

              La jeune femme dégageait une fraîcheur peu commune, qui rehaussait sa beauté. Mais ce fut son regard qui marqua le plus Ricardo. Ses yeux noirs pétillants.

              Durant leur retour en voiture, il demanda à son épouse :

     — Ça ne t’a pas dérangée que je parle comme ça avec la chanteuse ?

              — Non. Ça avait l’air de te faire plaisir. Et j’ai bien vu qu’elle ne te faisait pas du gringue. Donc, ça ne m’a pas dérangée.

              Il avait souri.

           

              L’aiguille de l’électrophone arrive à la fin de la première face et revient à sa position initiale. Même si le piano de Gould a souvent été étouffé par le bruit de la pluie sur le toit de la véranda, Ricardo se lève et retourne le disque.

 

              La deuxième rencontre entre Ricardo et Romina eut lieu dans le train entre Sienne et Florence. C’était cinq mois, jour pour jour, après le concert.

              Pendant ces cinq mois, il avait plusieurs fois pensé à elle. Il avait espéré retrouver son nom dans la rubrique « Spectacles à venir » de son journal. Il s’était repassé la  conversation de San Gimignano en boucle dans la tête pour en oublier le moins possible. Une nuit, après une dispute conjugale, il avait même écrit un poème dans lequel il s’adressait à la jolie chanteuse.

              Ricardo monta dans le train à la gare d’Empoli. Quand il reconnut Romina assise face à une banquette vide, son cœur s’emballa.

              — Bonjour ! lui dit-il.

              — Bonjour…

              Elle avait répondu avec un étonnement qui n’avait pas échappé à Ricardo.

              — On a parlé un peu ensemble après votre concert de San Gimignano. Il y a quelques mois.

              — Ah oui, c’est vrai… Vous allez bien ?

              Son ton était las. Il contenait même une pointe d’irritation.

              — Oui oui, ça va. Je peux…

              Il laissa sa phrase en suspens quand il vit Romina plonger la main dans son sac pour en tirer un gros livre.

              — Bien… Au revoir.

              — Au revoir, Monsieur.

              Il changea de wagon et s’assit près de la vitre, dans le sens de la marche.

              Les paysages toscans lui semblèrent recouverts d’une suie épaisse.

 

              Le disque de Gould est terminé. Au dehors, la pluie a cessé.

              Ricardo enlève ses pantoufles, se lève, fait glisser la porte-fenêtre et sort.

              Ses pieds foulent le gazon mouillé.

              Les derniers nuages se retirent. Ricardo lève les yeux vers le croissant de lune.

              — Qu’elle est belle ! murmure-t-il.

              Puis, toujours à lui-même, sur le souffle :

              — Qu’elle était belle !

Publié dans Présentation

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Edmée de Xhavée nous présente son nouveau roman "Lovely Brunette, tout simplement"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Edmée De Xhavée est Belge, pour ce que cela veut dire. Belge depuis plusieurs générations qui ont exporté et apporté des gènes d’ici et d’ailleurs. Une famille souvent nomade « pour les affaires » et donc bien du désordre non pas dans la lignée mais dans les habitudes et souvenirs. Née lors de cette époque bénie de l’après-guerre où tout renaissait dans l’espérance, la jeunesse des « golden sixties », des enfants des fleurs, les débuts des voyages et des découvertes. Écrire est son album de photos un peu menteur un peu audacieux. Ce livre est son douzième.

 

Extrait

 

Elle était alors une petite fille privilégiée, ni pauvre ni malheureuse mais aussi informée de la frontière entre elle et les autres enfants que ces autres enfants l’étaient pour leur part. Car vêtue de son affreux maillot rouge, elle se tenait pensivement à la grille du château pour regarder au loin ces joyeux galopins dévaler le chemin dans des boites à savon, se cassant gaiement la figure et se défiant sans crainte. Et eux devaient l’imaginer gavée d’un dessert gigantesque et peut-être même lui envier cet affreux maillot rouge…

 

Synopsis

 

“Un roman d’amour” à une maman fantasque et trop vivante pour vraiment mourir. Pas une biographie, mais des anecdotes tendres, amusantes, touchantes, qui en font un portrait précis et peut-être surprenant pour qui ne connaissait d’elle que ce qu’elle consentait à montrer aux non-intimes. Et faire l’inventaire joyeux de tout son héritage génétique et comportemental est un bonheur à partager…

Publié dans Présentation

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Jacques Lagneaux nous présente son ouvrage "Atmosphères intimes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
1. Extrait
 
Ils n’ont plus rien à se dire, alors ils se taisent. À quoi bon parler encore quand tout à été dit ? À quoi bon relancer une conversation qui ne déboucherait sur rien de plus que ce qui a déjà été ressassé longuement, encore et encore ? Il vient toujours un moment où les mots sont inutiles, voire même où parler de la pluie et du beau temps, de la guerre ou de la paix, pourrait devenir la lame acérée du couteau qui tranchera dans ce qui fut.
 
2. Biographie
 
Jacques Lagneaux, musicien, comédien, conteur, auteur, est avant tout amoureux des mots. Plus particulièrement de ceux que l’on a oublié d’utiliser depuis longtemps et qui dorment sur l’étagère la plus haute de la mémoire collective. Il écrit pour le plaisir de surprendre et de déclencher des émotions heureuses.
 
3. Résumé du livre
 
De la chaleur des déserts africains à la dérision hollywoodienne, ces quinze nouvelles plongent sans détours au plus profond de l’intimité de personnages tantôt drôle, tantôt graves, mais toujours vrais. Dans ces univers contrastés, chacun pourra retrouver des parts de soi que la vie a dispersées.
 
 

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Serena Bardano nous présente son ouvrage "Et si j'osais ?"

Publié le par christine brunet /aloys

1 – Court extrait :

A mon avis, quand vous êtes déprimés, vous ne devriez pas écouter de musique. Vous risqueriez de retomber sur ces chansons qui vous font pleurer comme une idiote, enchaînant les boîtes de mouchoirs et remplissant les poubelles de votre tristesse sans jamais réussir à vous en débarrasser véritablement.

 

2 – Biographie :

Serena Bardano est née à Argenteuil, près de Paris, en 1985. Elle a choisi un pseudonyme avec le nom de jeune fille de sa grand-mère d’origine italienne, afin de lui rendre hommage.

Elle a fait ses études universitaires à la Sorbonne, à Paris, où elle a obtenu un Master 2 en littérature et un autre en langue française.

Et si j'osais ? est son premier roman destiné à la publication.

 

3 – Résumé du livre :

Et si j'osais ? est à mi-chemin entre le roman et l'ouvrage de développement personnel. Ce livre écrit à la première personne se veut propice à la réflexion et partage des problématiques étudiantes comme des questions plus existentielles que nous nous posons toutes et tous. Il aborde ainsi des sujets tels que l’amour, l’amitié, la famille, l’éducation, le travail, les loisirs, les peurs, la maladie et le deuil.

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Edmée de Xhavée nous propose une présentation de "Lovely Brunette, tout simplement"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Elle est arrivée! Lovely Brunette est arrivée… (Edmée De Xhavée)

 

Lovely Brunette, c’est ma Mammy. Et non, ce n’est pas sa biographie. Elle n’est jamais montée sur une scène, n’a fait aucun tutorial sur comment avoir des lèvres pulpeuses et des seins de marbre, n’a assassiné personne, ne s’est pas droguée, n’a été à la tête de rien si ce n’est de sa vie. Donc à quoi servirait une biographie ?

 

Ça n’en est donc pas une. Mais ça la révèle bien mieux. Les anecdotes sont comme les touches de pinceau sur un tableau impressionniste. Oui oui, on la devine si bien, ah qu’on aime sa gentille candeur, ses réactions spontanées, son aisance dans sa situation d’excommuniée par notre mère la Sainte Eglise (bien peu sainte…), son adaptation aux caprices du sort, sa loyauté envers qui l’aimait, et l’insouciance qu’elle avait quand elle me disait de ne pas croire telle ou telle « vérité » religieuse ou sociale qu’on m’avait présentée. Le « bon évêque » dont on nous vantait la sainteté en classe car il avait converti toute la principauté était un vrai sadique qui faisait lier dos à dos les téméraires qui osaient vouloir rester des païens paillards et impies et hop !, dans le fleuve. Une méthode de conversion que les Talibans auraient appréciée… Non non, ce petit garçon était bel et bien très bête, mais son papa très riche, aussi terminait-il en tête de classe en fin d’année, tout s’expliquait et était normal.

 

Dans la vie, faut pas s’en faire, toute les p’tites misères seront passagères etc…

 

Comme toutes les vies, la sienne eut ses hauts et ses bas, ses coups de soleil et de blues. Comme tous les enfants, l’ingratitude naturelle nous faisait penser qu’être notre Mammy était son travail gratifiant et qu’elle ne devait faillir en aucune circonstance. Qu’elle était, en même temps, une femme qui faisait face au menu que la vie lui avait composé, ça ne nous effleurait pas. Pas plus que l’héritage de la joie de vivre qu’elle a laissé. Toute mon indépendance, ma « forte tête », c’est à elle que je la dois. Elle me qualifiait de rebelle, ce qu’elle était avant moi, mais autrement.

 

Lovely Brunette, c’est tout ce qu’elle m’a raconté, écrit, confié d’elle. C’est tout ce que j’ai vu sans le voir et admire aujourd’hui.

 

Quelle femme !

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Dan Berthod nous présente son roman "La colonie NT5"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie :

 

Titulaire d’une agrégation et d’un master de lettres, Dan Berthod est enseignant. Avant La Colonie NT5, il a publié des recueils de poésie et un recueil de nouvelles. Il est également musicien.

 

Résumé

 

Peu de temps avant sa mort, le célèbre physicien Stephen Hawking avait déclaré que l’humanité disparaîtrait probablement d’ici un siècle si elle ne colonisait pas une autre planète. Dans l’espoir de conjurer cette perspective, il avait lancé avec le milliardaire Yuri Milner le programme Breakthrough Starshot, visant à démontrer la faisabilité du voyage interstellaire au moyen de la technologie de la voile photonique. Ce roman imagine la réussite du projet : on suit la progression d’un vaisseau automatisé, chargé de gamètes congelés, jusqu’à l’exoplanète Proxima b du Centaure. Une colonie se développe peu à peu, attentive aux signes de maladies mentales que l’éducation par des machines est réputée favoriser. Mais un incident passé inaperçu aura de lourdes conséquences…

 

Extrait :

 

On descendit. On reconnaissait maintenant nettement les images de désolation qu’avait livrées l’écran de la console. Le robot qui avait émis désespérément un signal était là, sur la droite. Il continuait d’émettre, d’ailleurs – d’appeler, pensa Ismaïl. […] Pendant des jours, il avait tourné en rond autour de son ancien port d’attache, à en juger par les cannelures circulaires qu’avaient formées ses chenilles. Cette persistance à vouloir communiquer était ce que la colonie avait laissé de plus vivant, se dit Ismaïl.

On récupéra la carte SD du robot, mais il y avait peu à attendre de ces données : informations relatives à un travail d’extraction, de bûcheronnage, que sais-je ? Si l’on voulait trouver des indices sûrs, il fallait regarder ailleurs.

Les cases portaient toutes des marques d’incendie. Celles qu’on côtoyait étaient certes proches les unes des autres, mais l’importance des dégâts laissait penser à une volonté de destruction systématique. Du reste, la dizaine de cases qui se situaient de l’autre côté du vaisseau NT5 avaient également subi les atteintes du feu.

Il n’y avait strictement rien qui fût analysable, qui n’eût été rendu informe par cette lèpre de la combustion. À demi brûlée, une poupée enfantine à visage de smiley, victime d’un incompréhensible naufrage à distance des cases, gardait seule un caractère humain.

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Alain Biron nous présente son ouvrage "Cavatines"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Les interstices de la vie où les peurs, les regrets, les désirs insatisfaits ouvrent sans bruit la porte à l’intrusion du surnaturel.

Après avoir publié aux éditions de l’Entreligne une parodie de thriller « Une blonde à haut risque », je me suis consacré pendant  plusieurs années à l’écriture de sketches et de one man show pour le théâtre et le café-théâtre.

« Cavatines » est mon premier recueil de nouvelles ; il est né du désir d’explorer ces interstices de la vie où les peurs, les regrets, les désirs insatisfaits ouvrent sans bruit la porte à l’intrusion du surnaturel.

 

Avertissement :

Cette biographie est expurgée ; les activités inavouables que l’auteur a pu avoir dans le passé sont passées sous silence. On dévoilera seulement qu’il se consacre désormais avec passion à la chasse au dahu.

 

Résumé du livre

 

Ces 55 nouvelles brèves, tantôt, relèvent du genre fantastique – l’intrusion du surnaturel dans la vie ordinaire – tantôt restent dans un cadre réaliste. Elles parlent, pour beaucoup, de mémoire douloureuse, de présences obsédantes émergeant de l’au-delà, de solitude. En contrepoint, quelques textes s’offrent une incursion dans l’humour.

Intenses, habiles, parfois cruels, ces textes courts tiennent en haleine jusqu’à leur chute élégamment suspendue.

 

Extrait du livre

Tu te faufiles au fond de la prunelle dilatée de la nuit. Tu glisses dans le silence de tes pieds blancs. Ta chair exsangue en suspension flotte autour de moi et tes voiles retombent comme une lune somnolente sur ton corps de cire.

Un pâle sourire l’éclaire, qui n’atteint pas tes yeux hermétiques d’empoisonneuse… Es-tu celle que j’ai connue, mais légère, instable, vacillant entre l’existence et la mort ? Un battement de cœur dans les plis d’un linceul ? Qui t’a ressuscitée ? Qui a versé cette vie insuffisante en toi ? Que veulent me dire tes yeux sans lumière ?

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Edmée de Xhavée signe le trailer de son nouveau roman "Lovely Brunette, tout simplement"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/VpsJQuGVgS4

Publié dans vidéo, Présentation

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Chiara Stella Aquino Benitez signe une présentation de son ouvrage "Si on est une femme convenable"

Publié le par christine brunet /aloys

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