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Rayan Zowski nous propose un poème " Un ange est descendu du ciel"

Publié le par christine brunet /aloys

Un ange est descendu du ciel

 

Quand tu te sentais seul

Très seul

A en pleurer

A en hurler

A en souffrir

A en vouloir partir

 

Quand un beau jour

Une fille te regarde

Quand un beau jour

Tu la regardes

Quand un beau jour

Vous vous regardez

Les yeux dans les yeux

Et qu’un lien se crée

 

Quand un beau soir

Vous revenez d’un concert

Ou d’un ciné

Ou d’un spectacle

Ou du café

Quand vous avez passé un moment ensemble

 

Quand un beau soir

Toujours le même

Tu la raccompagnes jusqu’à sa porte

Qu’elle t’invite à boire un dernier verre chez elle

Que tu dis : "oui" sans réfléchir

Tu veux rester avec elle

 

Quand elle commence à se déshabiller

Quand elle commence à t’embrasser

Quand elle commence à avoir envie

A avoir envie de toi

 

Quand tu commences à trembler

Quand tu commences à paniquer

Quand tu commences à te dire :

"Ça y est."

Mais que tu commences à pleurer

Et que tu lui avoues :

"Je ne l’ai jamais fait."

 

Quand elle relève tes yeux

Quand elle t’embrasse

Quand tu t’aperçois qu’elle en a rien à faire de ton passé

Quand tu t’aperçois que tu es son présent

Quand tu t’aperçois

Qu’elle t’aime

 

C’est là que tu lui dis : 

"J’ai la chance de t’avoir."

 

Un ange est descendu du ciel

 

Rayan Zowski

 

Publié dans Poésie

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"Une perle dans un océan de banalités" : un poème signé Elisabeth Chancel

Publié le par christine brunet /aloys

Une perle dans un océan de banalités

 

 

Une rencontre au détour d'un chemin, une rencontre qui bouleverse le cours d'une existence... Une femme qui embellit tout autour d'elle, une femme dont la générosité m'a marquée...

 

 

 

Cet amour me submerge et s'accroît,

Mais je refuse de parler de moi...

Car, elle seule, mérite ces vers,

A la fois Muse et objet d'admiration.

 

Dans toute sa beauté et sa douceur,

Elle ne peut que susciter attachements enflammés !

Son âme et son visage rayonnent de concert

Et illuminent de bienveillance les tourments des cœurs.

 

Courage et force dans les épreuves,

Elle sait toujours excuser les défauts des autres

Et nourrir, de son sourire obsédant, leurs rêves.

 

Je souhaite que le monde entier découvre

A quel point sa bonté la rend belle,

Et rester ensuite, à jamais, auprès d'elle.

 

Elisabeth Chancel

 

Publié dans Poésie

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"Le réverbère" : un poème signé Ben Nappier

Publié le par christine brunet /aloys

Le réverbère

 

Sous la nuit

Je suis assis seul sur un banc

La tête basse

 

Juste à côté de moi

Se trouve un vieux réverbère

 

Les vitres ont été cassées

La lumière a été brisée

Le réverbère s’est éteint

Tout comme mon âme

 

Les douze coups de minuit retentissent

 

Le réverbère s’allume

Comme il brille

 

Quant à mon âme

 

Elle scintille

 

Ben Nappier

Publié dans Poésie

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Elisabeth Chancel nous propose un poème écrit pour une personne passionnée par la trilogie du Seigneur des Anneaux "Précieuse supplique d'un jeune Hobbit"

Publié le par christine brunet /aloys

Précieuse supplique d'un jeune Hobbit

 

 

Avoir dans sa famille un fan de l'univers du Seigneur des Anneaux implique forcément d'y puiser un jour ou l'autre, le temps de quelques vers offerts comme des cadeaux, l'inspiration. L'anneau, objet maudit, aura au moins l'honneur d'être le sujet de ce modeste poème.

 

 

 

Ils m'ont jugé incapable de combattre,

Ils me baptisent, avec mépris, semi-homme,

Ils me regardent toujours de haut ou de travers,

Mais c'est pourtant à moi qu'ils t'ont confié !

 

A l'appel de ton maître, fait écho celui de mon devoir.

Je t'entends tressaillir contre mon cœur

Qu'une immense fierté envahit et transcende.

Te détruire est la mission qui m'honore !

 

Telles de voraces volatiles à l'affût de ma chute,

De sombres pensées tourbillonnent au-dessus de moi.

Tes murmures inaudibles m'écartent de mon but

Et je te caresse doucement quand vient le soir.

 

Sous prétexte d'alléger mon pesant fardeau,

Ils te guettent tous, te croyant déjà à eux.

Je décèle la sournoiserie sous les masques dévoués,

Et je retire ma confiance à chacun d'eux.

 

Mille périls me menacent, mon espoir fatigue :

Ton poids déchire ma pauvre chair aveuglée,

Toi, le perfide compagnon, l'objet diabolique,

Ton mystérieux pouvoir s'étend sur mon âme esseulée.

 

Chaque pas me coûte su affreusement.

Ta vicissitude et ta haine achèvent de m'anéantir.

Devant le gouffre bouillonnant, je m'effondre :

Aurai-je le courage et la volonté de t'y précipiter ?

 

Elisabeth Chancel

 

Publié dans Poésie

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Micheline Boland nous propose quelques Haïkus pour Pâques

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
QUELQUES HAÏKUS POUR PÂQUES
 
 
Écouter les cloches
Au cours de la chasse aux œufs
Dimanche de Pâques
 
Gazon dévasté
Séquelles de chasse aux œufs 
Juste sous mes yeux 
 
Pâques dans le parc
Les friandises attendent
Les petits chasseurs
 
Sous le forsythia 
Une poule en chocolat
Compte les gourmands
 
Déjeuner pascal
Rêver de chocolat noir
Écaler l'oeuf dur 
 
Micheline Boland 

Publié dans Poésie

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Christina Previotto nous propose un poème "Devenir écriture"

Publié le par christine brunet /aloys

Christina Previotto nous propose un poème "Devenir écriture"

Publié dans Poésie

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Matthieu Roger nous présente son recueil "Le Chant des Passiflores"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Matthieu Roger est né le 18 août 1986 à Angers.

Il est poète, chroniqueur littéraire, artiste performeur et directeur d’un bureau d’accompagnement d’artistes chorégraphiques basé à Tours.

Après Centuries en 2019 et Genèses en 2021, où il déploie le mouvement perpétuel du Temps, Le Chant des Passiflores est son troisième recueil de poésie publié aux Éditions Chloé des Lys.

 

Résumé

 

Grâce au conte et au voyage à travers temps, Le Chant des Passiflores continue d’explorer l’inéluctable marche en avant des siècles.

L’auteur y confronte les contingences de l’attente à celles de la solitude et à l’ambivalence des sentiments amoureux. Nourrie d’un vocabulaire riche, sa poésie nous transporte jusqu’au lointain insoupçonné de périples imaginaires, sans pour autant délaisser la magie ordinaire du quotidien. Pulsation douce ou clameur exaltée, chaque poème compose ainsi la partition d’une ode au féminin sensible et vibrante.

 

Extrait :

 

ESSUF

 

 

La femme boit le vent. Elle chuchote pierres.

Tendue vers le soleil couchant, elle bruisse l’air

De terres oubliées striées d’absconses runes.

Elle enfouit ses deux mains, rongées par l’infortune,

 

Dans les sables mouvants d’un passé inconnu

Renié par les dieux. Mais ici, à jamais

Répète-t-elle encor, à pas lents et ténus,

Sa dernière danse. Elle sait désormais

 

Que tout se finit là. Là-haut souffle le vent.

Ici-bas gisent rocs encastrés sous les dunes,

Enterrés, oubliés, ressuscitant les lunes

En mers évaporées s’échouant au levant.

Publié dans Poésie

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Madeleine de Boysson nous présente son recueil "Phénix"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Madeleine de Boysson est poète et musicienne. Après ses études musicales, elle se lance dans l’enseignement du violon, de l’alto et des pratiques d’ensemble en conservatoire. En parallèle, elle se produit en musique de chambre, en France et à l’étranger, avec sa sœur Anne de Boysson. Elle joue également dans divers orchestres symphoniques en Nouvelle-Aquitaine, dans les pays de la Loire et en région parisienne.

Elle a participé à de nombreux concerts en orchestre ou en musique de chambre, notamment avec sa sœur Anne de Boysson, compositrice et pianiste, avec laquelle elle organise aussi des concerts-lectures. 

 

La poésie occupe depuis qu’elle est toute petite une place essentielle dans sa vie. Après Turbulence et Le chemin de l’Azur, Madeleine de Boysson commence l’écriture de son troisième recueil de poésie, Phénix.

Celui-ci s’envole davantage vers l’espérance et la joie intérieure. Le livre se poursuit ainsi, comme une ode à la vie et l’expression de la gratitude d’exister.

 

Résumé du livre :

 

Après Turbulence et Le chemin de l’Azur, Phénix se déploie dans l’espérance. Ce troisième recueil de poésie chante la vie, la résilience.

 

La lune lumineuse éclaire notre chemin la nuit et la contemplation de la joie qui jaillit de nous, par elle, explose avec douceur.  Le livre se poursuit ainsi, comme une ode à la vie et l’expression de la gratitude d’exister.

 

Comme une respiration, des dessins minimalistes accompagnés par une phrase, un mot, viennent se poser entre les pages des poèmes.

Ces dessins ont été réalisés par ma mère Elsa Mrugalski, qui fidèlement, a également créé la couverture de Phénix, comme c’était le cas pour mes précédents recueils.

 

Extrait

 

Accord parfait

 

 

Prends-moi ta main :

C’est la même.

Et ne me rends rien :

Je veux tout donner.

 

La chaleur de la lune

N’est plus gelée

Car nos mains sur la dune,

Enlacées

 

S’aiment.

Publié dans Poésie

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In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois, poème 18 - Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

18

 

 

les masques dits chirurgicaux

FFP2 des chinoiseries

à deux balles

sourires plus jaunâtres

que ceux des pangolins

des yeux vides des orbites

rien de plus

les mains dénaturées

par ces gels désinfectants

les ectoplasmes se traînent

ils sont au bout du rouleau

ils tombent

comme des mouches

les nouvelles sont pires ce matin

plus qu’hier soir

lâche le vieux de la zéro/vingt-trois

histoire d’en remettre

une couche (saturée ou pas d’une ou deux

mictions)

et n’oubliez

pas que je dois mourir

dans pas longtemps

 

 

In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois

Carine-Laure Desguin

Publié dans Poésie

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In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois, poème 17 - Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

17

 

 

les autres

quels autres

tous confinés

entre leurs murs

déguisés en zombies camés

au risperdal débarquent

perdus là au milieu

de la chambre zéro/vingt-trois

(celle du vieux)

ils se déculottent (ou pas)

ils pissent ou il chient

ça dépend

entre la télé et le fauteuil

 

le vieux est consterné

il sonne appelle

(sa voix est numérique parfois)

un ectoplasme ou l’autre

vite mon euthanasie

il quémande il supplie

sa dernière  respiration

perfusion

injection léthale

 

In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois

Carine-Laure Desguin

Publié dans Poésie

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