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Camille Delnoy, "De dieu(x) et d’autres bricoles les hommes compris"

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes3/delnoytete.jpg
De dieu(x) et d’autres bricoles
  les hommes compris

 Ce monde n’est
 
 Qu’un cri
 Et ce cri me tue
 À petits feux d’un holocauste
 À faire baver les loups-gurus
 Du culte de la bêtise et de la
 Sous mission au divin qui
 Divague dans la vulgarité
 Sanguine marque déposée.
 Combien de livres n'ont-ils pas écrits
 Aux sujets des Verbes
 Peut-être, est-ce l’inverse ?
 Mais ce qui reste stable c’est 
 Le sacrifice 
 En averse de maux et génocides 
 Dogmatisés où la foi n’est que 
 Bouse de certitudes construites
 Sur le chantage et la peur 
 Depuis
 Des siècles d’aveuglement
 Et des millénaires
 
 De beuglements.
 

 Oui, je suis fou voire maudit
 Aux yeux des costumes blancs
 Mauve cardinal et autres variantes
 De l’arc-en-ciel.
Camille Delnoy

Publié dans Poésie

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Adam Gray versus la fin du monde...

Publié le par christine brunet /aloys

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)
666
 
C’est la fin de l’homme
La fin des temps
J’entends parler de Satan
Évidemment…
Dieu nous abandonne
Sur son séant
J’entends gronder le volcan
C’est imminent…
 
Ce qui a été fait
Sera défait
L’enfer à nos pieds
Ce qui a été fait
Sera défait
Tout annihiler
Et je voudrais me réveiller
 
C’est la fin de l’homme
La fin des temps
J’entends parler de Satan
Un ange blanc,
Au ciel, se cramponne
C’est émouvant
Va déferler, l’océan
C’est imminent…
 
Ce qui a été fait
Sera défait
L’enfer à nos pieds
Ce qui a été fait
Sera défait
Tout annihiler
Mais je voudrais me réveiller
 
C’est la fin de l’homme
C’est la fin des temps
C’est la fin du monde
C’est la fin des temps
 C’est la fin !
Adam GRAY
adam-gray.skyrock.com
http://www.bandbsa.be/contes2/euphoriques.jpg

Publié dans Poésie

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Un homme ridé qui fumait une pipe orange, de Laurent Nizette

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

laurent-nizette.jpg

Un homme ridé qui fumait une pipe orange.

Laurent Nizette

 

C’était bien avant d’avoir rencontré cette fille.

Bien avant que mes parents soient là.

Il y avait un vieux bateau bleu dans le désert.

Des gens dansaient toujours autour. Cela leur rappelait l’eau quand ils avaient soif.

Assis sur une rame peinte en rouge, un homme tout ridé fumait une pipe orange.

Vous le connaissiez cet homme ? C’était un personnage. Il voyait la vie en rose.

Il donnait des lunettes de couleur à tout le monde.

Il avait un secret. Vous voulez le connaître ?

Lisez encore un peu, ce n’est pas long.

J’ai eu peur un jour.

En ouvrant une porte.

Car derrière il y avait un homme tout gris.

Il avait toujours raison car il était toujours tout seul à parler.

Plus loin il y avait un autre homme d’une couleur étrange.

Il travaillait bien et beaucoup.

Toujours plus loin et plus haut on lui lançait le bâton.

Sans faillir, il le ramenait à chaque fois, jusqu’à…

J’ai continué et j’ai vu une femme jaune.

Elle était belle et fraîche.

Qu’est-ce que tu aurais fait avec elle ?

Moi je l’ai regardée.

Elle dormait de plus en plus. Lui avait-on trop parlé d’anciens contes ?

Oui, elle était triste.

Mais il y avait aussi cet artiste vert.

Il peignait encore et toujours.

Il montrait ses créations multicolores à qui voulait voir.

Peu de gens y trouvait un intérêt.

Alors le monsieur vert continuait de peindre.

Un peu comme cette femme mauve qui achetait toujours du parfum.

Elle voulait avoir moins peur de sentir.

Tous ces gens avaient besoin qu’un ami leur dise :

« Va rencontrer l’homme ridé qui fume une pipe orange et écoute-le ».

Même si toi, cher lecteur, tu n’as pas d’ami, je suis là pour te le dire.

Va écouter ce personnage tout ridé ! Mais termine de lire avant.

Quand tu t’assoiras sur sa rame rouge à côté du bateau dans le désert.

Il te répètera sans cesse :

« Il n’avait pas besoin d’une promotion, ni besoin de sentir bon.

Aucune nécessité de reconnaissance ou d’être regardé.

C’est juste d’être aimé que l’on a besoin.

Mais ils n’ont pas trouvé le bon chemin.

Il y a bien cet homme qui chaque matin essaie d’aimer son prochain.

C’est mieux, mais ce n’est toujours pas le bon chemin.

Peut-être que maintenant, toi, tu peux les guider vers la rame rouge.

Je ne suis pas sûr, mais je crois que tu peux les emmener dans le désert près du bateau bleu.

Dis, tu peux faire quelque chose quand tu seras là-bas ?

Salue pour moi l’homme ridé à la pipe orange.

Dis-lui que maintenant je la verrai rose.

 

 

Laurent Nizette

photos.ambassade-du-paradis.net

www.nizette.be

http://www.bandbsa.be/contes3/ambassadeparadis.jpg

Publié dans Poésie

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Certains soirs d'été, un poème primé de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

Certains soirs d’été …


 

Certains soirs d’été dans les villes aux trottoirs fatigués

S’agitent des ombres sur les terrasses des cafés

 

Un rayon de soleil s’échappe de son lit

Frôle dame lune pas encore endormie

Et ondule long serpent de kermesse

Du clocher des églises Jusqu’aux espoirs célestes

 

Ce rayon de soleil missionnaire des étoiles

Descend chaque nuit depuis la nuit des temps

Sur les villes les villages et les champs

Des grottes de Slovénie aux sommets du Népal

Et puis d’un seul sourire et même d’un seul geste

Anime d’une lumière tous ces espoirs célestes

 

Des faisceaux de lumières aux couleurs

Bleues jaunes rouges argentées

Se glissent tout partout dans les bois dans les prés

Les pavés s’allument et les cailloux aux humeurs

De désespoir et de miroir aux alouettes

Troquent le gris troquent le noir

Contre des strasses des graffiti

Des sucettes à l’anis

Des lingots des pépites

Et bien d’autres paillettes

 

Certains soirs d’été

Dans les villes endormies

Un parfum de rêverie

Aux terrasses des cafés

S’invite…

 

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

Cette poésie a reçu le premier prix du concours de Cavalaire !

 

enfantsjardinr

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Un poème de Claude Colson "La mare, un autre été"

Publié le par christine brunet /aloys

claude colson-copie-2

 

LA MARE, UN AUTRE ÉTÉ

 

Bientôt quatorze heures trente
Au parc déserté.
La chaleur en fin d'été
A chassé les âmes vaillantes.

 

Les bancs entourent la mare ;
Vides, ils bâillent leur ennui
Sous les rayons qui dardent.
Toi, tu as cherché l'ombre.

 

Les jeux d'enfants résonnent,
Là, à quelques pas.
À écrire tu t'abandonnes
Dans le calme tant de fois visité.

 

La cascade bruit, rythme la vie qui va
Et l'onde courante aux eaux mortes se mêle
Que lentilles en tapis emprisonnent.

 

Soudain à la surface un remous bruyant;
Un poisson quelque proie a happé.
Le manteau, un instant troué, de lui-même
S'est reconstitué.

 

Des poules d'eau avancent,
Le cou allant-venant,
Traversent le marais en son vert uniforme.
Sur cet étrange aspect
Peut-être elles s'interrogent.

 

Peu de temps cependant,
Il faut bien subsister ;
Alors, tenaces, mécaniques
La verdure encore elles picorent.

 

Ainsi du vouloir vivre
Que peu peut entamer.
L'Homme est, ma foi, bien étrange,
Si l'on y veut songer.

http://claude-colson.monsite-orange.fr

Lena C. Colson

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Début de soirée, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

claude colson-copie-2

 

Début de soirée

 

Juin-matin pluvieux et automnal engrisaille le quai,
Puis les cimes des arbres, étonnées de l'ondée.
Les feuilles luisent et ploient sous l'assaut,
Se redressent un instant pour à nouveau plier.

 

Le paysage ne sourit pas, dans ses mornes nuances.
Dérisoire, accroché au quai
Un panneau scintillant nous rappelle :
La municipalité vous souhaite un bel été.



L'été de la vie a lui aussi passé.
Au coeur la grisaille est bien accoutumée.
Devenue presque douce compagne.
Ordinaire du temps à la douleur absente.



Songeur, il médite,
Comme indifférent :
Il sait à présent qu'il est dans le vrai.



Il sourit cependant :
Une fois encore le train, pourtant délaissé, l'a inspiré.



http://claude-colson.monsite-orange.fr

Saisins d'une passion. Claude Colson

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Un poème de Marcelle Pâques "le bon pain"

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes2/paquestete.jpg

 

 
 
Le bon pain

 

 

 Elle s'applique, libertine

 
  Sereine dans son quotidien

 
  Les mains dans la farine

 
  Elle pétrit son destin

 
 
  Concentrée et mutine

 
  Les gestes sibyllins

 
  Lui, se lèche les babines

 
  Comme un matou coquin


 
  Laisser lever sans hâte


  Savourer ces instants


  Le bonheur est une pâte


  Qu'elle malaxe tendrement
 

 

Marcelle Pâques

 

http://www.bandbsa.be/contes3/bientotjonquilles.jpg


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Une nouvelle chanson d'Hugues Draye...

Publié le par christine brunet /aloys

 

H.draye

 

 

LE  DROIT  A  L’IMAGE

  

L’informatique a ses revers et on a beau être au courant,

Les virus peuvent débarquer et s’amplifier à tout instant

L’aut’ jour, une pimbêche de la rue d’Montigny me tombe dessus

Et me dit : « Monsieur, vous êtes un sans gêne et un malotru !

Sur FAC’BOOK et sur YOUTUBE, vous téléchargez, en toute saison,

Des photos de moi, sans me demander mon autorisation.

Si, dans les vingt-quatre heures, vous n’avez pas nettoyé vot’ PC,

Je poursuis l’affaire en justice et votre compte sera bloqué »

 

AH LE DROIT A L’IMAGE

 

Je réagis : « D’accord, Madame. Hélas, au milieu de tout ça,

Les heures passent toujours trop vite, on croise tant d’monde, si les gens comme moi

Vous suivent à la lettre, ils ne trouv’ront plus l’temps de vivr’ leur passion

Ils pass’ront leurs journées à quémander des autorisations.

Et quand j’vous ai immortalisée avec mon PANASONIC,

C’était en toute impunité, lors d’une fête, dans un lieu public »

Du tac au tac, la dame rétorque : « Le lieu public dont vous parlez,

C’était dans MON jardin, vous avez entravé ma vie privée »

 

AH LE DROIT A L’IMAGE

 

MA chère victime poursuit : « J’imagine à quel point, Mossieur,

Ma pudeur, mes complexes face à l’image, ça n’vous saute pas aux yeux »

Je réponds : « C’est curieux, quand j’vous avais prise en photo, Madame,

Je m’étais laissé porter, j’avais succombé à votre charme.

Votre ch’misier turquoise et la fleur blanche dans vos cheveux

Eveillaient bien des soleils et des étoiles dans le creux de mes yeux »

Interloquée, mon interlocutrice me répond : « Cessez

De m’enjôler, de m’draguer, de m’braver ou de m’manipuler »

 

AH LE DROIT A L’IMAGE

 

Face aux mécontents qui nous barrent la route, devons-nous, amis du flash,

Nous conformer à leurs diktats ou garder simplement notre cap ?

En ce qui me concerne, j’éviterais de leur accorder

Trop de pouvoir ; au nom d’leurs droits, certains pourraient en abuser

Imaginez des gens bien dans leur peau, leur cerveau et leurs photos

Rendre l’âme dans des ghettos sous la tutelle ou l’égo de leurs bourreaux

Oui, je m’insurge contre les censeurs ou les régenteurs d’images

Et j’m’accroche à mon sens de création, d’ouverture et d’partage

 

AH LE DROIT A L’IMAGE

 

 

Hugues Draye


 

www.myspace.com/huguesdraye

facteur--1-.jpg

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CARINE-LAURE DESGUIN : "le petit cireur de chaussures"

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

 

Le petit cireur de chaussures

 

Assis par terre

Du matin jusqu’au soir

Sur le même trottoir

Au ras de la misère

 

Un sourire se dessine

Deux gros souliers à l’horizon

Ce sera un sou juste trois tartines

Un verre de grenadine

Une pomme et aussi le trognon

 

Au ras de la misère

Dans les chaleurs tropicales

Le gamin né d’hier

Doute mais chaque jour espère

Connaître une belle étoile

 

Toute la journée et plus tard encore

Assis par terre comme ça

Il cire les chaussures sans le moindre faux pas

Des touristes cousus d’or

Et d’autres apparats

 

Gamin cireur de chaussures

Petit Gavroche sous les soleils

Sur les cailloux des terres du Sud

Tes journées sont des éternelles

Offenses à l’enfance désarmée

Entre lacets sans stylo et semelles

Sans cahier

D’écriture.

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

 image-1

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Karl Chaboum : Amour aveugle

Publié le par christine brunet /aloys

chaboum-amour.jpg

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