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Carine-Laure Desguin : "La grande cité"

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

 

Dans la grande cité

 

Dans la grande cité

Forêt de gens aux sourires de feuilles

Les ciments des bétons azurés

Sous l’ombre des ciels

Chavirent et s’égrènent

Entre les fleurs bleues et les cœurs

Tendres chapelets mailles et chaînes

D’amour nu vagabond ensorceleur

 

Dans la grande cité

Champs de gens démasqués

Les poussières des carnavals aux encens

De confettis et de bonbons multicolores

S’enchaînent aux cous des passants

Rats des villes ou rats des champs

Souffleurs de verre ou jeteurs de sorts

 

Dans la grande cité

Aux toits de mousse et d’herbes

Apprivoisées

Les carrés les triangles et les cercles

Chantent dansent et swinguent encore

Du dedans jusqu’au dehors

Des maisons de paille d’or

Aux fenêtres entr’ouvertes…

 

 

 

 

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

 

image-1

Publié dans Poésie

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Hugues Draye, Le Balcon

Publié le par christine brunet /aloys

 

H.draye

 

 

 Un texte qui sort peut-être de l'oeuf et qui devient déjà chanson ...

 

Y a beaucoup de balcons dans le coin où j'habite et dans les rues que je dessers, en tant que facteur ...


 

LES BALCONS

 

Les balcons, rue des Boers, rue d'Vergnies, rue Tombeur

Balisent et guident mes pas de randonneur

  

Peints en noir, la plupart du temps, ils devinent

Les anxiétés matinales qui me minent

Quand le temps, toujours le temps, bouscule mon temps

Quand les lacets de mes souliers volent au vent

  

Par dizaines, leurs colonnes droites ou ondulantes

Soutiennent ou laissent éclore, en permanence,

Des clés d'sol, des plumes de cygne, des bouts d'épées,

Des ancres de navire, des trèfles renversés

  

Ils partagent, ils reçoivent, aussi souvent que moi,

Les clins d'oeil d'un sapin égaré sur un toit

Ou d'une tenancière de bistro, occupée

A réchauffer son bouillon ou à repasser

  

Les balcons, rue des Boers, rue d'Vergnies, rue Tombeur

Balisent et guident mes pas de randonneur

  

Mieux que moi, ils se protègent et me protègent

Des ombres vivantes derrière leurs persiennes

Qui s'entredéchirent sans doute à cause d'un

Loyer à payer, d'un vol ou d'un lieu commun

  

Si, parf miracle, Doisneau ou Cartier-Bresson,

Visionnaires et photographes de renom,

S'étaient attardés en ces lieux particuliers,

Ils en auraient tiré, bien des instantanés

 

Les balcons, rue des Boers, rue d'Vergnies, rue Tombeur

Balisent et guident mes pas de randonneur

Peints en noir, la plupart du temps, ils devinent

Les anxiétés matinales qui me minent

Quand le temps, toujours le temps, bouscule mon temps

Quand les lacets de mes souliers volent au vent

 

 

Hugues Draye

www.myspace.com/huguesdraye

facteur (1)

 

 

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Ode, un poème de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

boland photo

 

 

ODE

 

 

Je l'aime par le soleil,

La pluie et la rosée.

Par le nuage, je le chante

Et par le vent aussi.

Je l'aime par le silence

Et le murmure des branches.

Je l'aime par la bise

Et la bruine,

Par la fleur et l'oiseau.

Par le printemps coule mon amour

Et par l'automne aussi.

Et la joie qui me saoule

Est la caresse promise

Aussi bien que l'azur de ses yeux.

 

 

 

Micheline Boland

Son site : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/
Son blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com/

 

http://www.bandbsa.be/contes2/nouvellepeaurecto.jpg

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Carl du Toit...

Publié le par christine brunet /aloys

malades manteaux penché K Cahboum

 

Pourquoi le train déraille ?

C’est parce qu’on le raille.

Les passagers eux baillent

Leurs faces rondes comme corail

Les clowns chauffent la loco       

Comme s’ils étaient à Rio              

Amusant amusés ils rient haut

Excités ils grimpent au poteau

 

Les rails elles s’en moquent

Qu’on leur danse dessus à coup d’rock                    

Quand les wagons sont lourds elles rotent

Quand les cheminots dévient trop elles les croquent

 

Puis un jour on inventa l’avion

Qui face au train était toujours champion

Il allait si vite qu’on alluma les lampions

Pour que chacun, craintif,  fasse  ses dévotions

 

L’homme se mit un jour de la partie                                  

Il ne voulait absolument pas que la terre en azote partit

Chacun dans son coin lançait sa répartie

Tant est-il que d’emblée on prit le parti de l’écolo facil

 

Ébranlée sur son socle la terre vite craqua

En des millions d’années elle n’avait jamais vu cela

Elle se secoua donc et lança en l’air ses habitants par-ci par-là

En criant et disant « Depuis toujours et pour toujours on m’appellera Bella ».

 

 

Carl du Toit

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Obscène, un poème de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:o0YOuIz-NJ0UnM:http://www.bandbsa.be/contes/chloe/laurent.jpg

 

Obscène

 

Dis-moi pourquoi te dire je t’aime

Me paraît tellement obscène

Alors que frappent à ta porte

Les heures déjà mortes ?

 

Face à ce drap blanc

Pas encore linceul

Dis-moi pourquoi je me sens si seul

En regard de tes yeux trop blancs ?

 

Dis-moi pourquoi te dire je t’aime

Me paraît tellement obscène

Alors que s’ouvre le livre des morts,

L’heure des pleurs et des remords ?

 

Est-ce la peur de te perdre ?

Ou le fait qu’à trop dire je t’aime

On ne le pense plus ?

 

Toi tu pars

Et moi je reste

Comme derrière un rempart

Dans mon costume trois pièces

 

Dis-moi pourquoi te dire je t’aime

Me paraît tellement obscène

Alors que tant d’instants passés

Sont sur le point de sombrer ?

 

 

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

 

http://www.bandbsa.be/contes3/onirique.jpg

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Le chemin, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

claude colson-copie-2

 

Le Chemin

Et tout comme le reste

Février a passé.

Au vingt-neuf, son rare zeste,

Il a tenté de s'accrocher.

 

En vain. Malgré la froidure,

Les brouillards du premier,

Soubresauts de morsure,

Présents en matinée,

 

Mars traîne avec lui

L'embellie attendue,

Dans le mot déjà, qui luit,

Telle une promesse, voire un dû.

 

Les frimas du matin

Devront céder la place

À la tiédeur d'un air fin

Que midi diffuse, en masse.

 

Et les oiseaux de criailler,

De piailler en tournoyant,

Un peu comme enivrés

Par lumière et douceur du vent.

 

Tout comme la nature

Demeure en évoluant,

Tu vis le temps qui dure

Et te meurs, chaque instant.

 

Claude Colson



http://claude-colson.monsite-orange.fr

Lena C. Colson

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Quelques Haïkus pour Pâques, signés Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

Flyers Micheline 002

 

Gourmandise en vue

Tous ces œufs en chocolat

Dans le jardinet

 

Dimanche de Pâques

Premiers tintements de cloches

~ Courir au jardin

 

Les cris des enfants

Découvrant les chocolats

~ Ai-je eu dix ans ?

 

Au milieu du pré

La grosse poule de Pâques

À portée de l'âne

 

Avant les enfants

Le chien mange les œufs en sucre

~ Trop tard pour la chasse !

 

Le lapin fondu

Sous les rayons du soleil

J'y goûterais bien

 

Les petites taches

Au bout des doigts des enfants

~ Délices pascales

 

 

 

Micheline Boland

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Le reflet, un poème de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Le reflet

 

 

Demain n’est pas encore arrivé

Qu’il est hypothétiquement passé,

Tu vois…

 

Mes yeux ne voient plus d’hier

Qu’un monde sans couleur

Même la lumière

A perdu sa splendeur…

 

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

 

Je suis si près du bord

Le vent souffle si fort

Je suis si bien…

 

Encore un pas de plus

Et je ne sentirai plus

Que le froid du bitume

Accueillant mon amertume…

 

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

 

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

 

S’il ne reste qu’un reflet, après tout

C’est peu et c’est déjà beaucoup…

 

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

 

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

http://www.bandbsa.be/contes3/concept.jpg

 

 

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Le temps, une poésie de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

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LE TEMPS

Écrivez un texte avec comme thème : hier - aujourd'hui - jamais

Je me suis imposé de faire cet acrostiche

 

Hier, j'étais fier de moi

Il m'en fallait des sous pour réussir

En fait, je voulais des sous sans beaucoup travailler

Résultat, je suis devenu paresseux

 

Aujourd'hui, j'ai compris

Un jour sans rien faire est une journée perdue

Je suis maintenant très actif

Oubliant petit à petit mes mauvaises idées

Un vrai travailleur, je suis devenu

Réveillé tôt le matin

Dirigeant mes collaborateurs avec fermeté

Harassé le soir quand je rentre

Une vie de boulot trépidante

Interrompue seulement par les vacances

 

Jamais je ne le dirai assez : "Le travail c'est la santé"

Amis qui m'écoutez, ne rester pas à ne rien faire

Mépriser ceux qui ne daignent pas se fatiguer

Arriver à ses fins est un beau but dans la vie

Il suffit de le vouloir sans arrêt

Si vous le voulez, vous le pouvez !

 

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

 

Couverture Louis dernière version copie

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L'amour, un poème de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

boland photo

 

 

L'AMOUR…

 

 

L'amour dilue les peurs

Et l'ennui et les doutes

Et les différences.

Dans le jardin des passions,

Les mots sont des baisers

Qui guérissent du temps qui passe.

 

Les lèvres des amoureux sont douces

Comme des berceuses,

Leurs mains sont chaudes

Comme des rires,

Leurs regards sont moelleux

Comme des nuages.

 

Toutes les paroles

Que nous croyions avoir usées

Renaissent dans un sourire.

Le vent est si fort,

Le soleil si brûlant,

L'amour si puissant.

 

 

Micheline Boland

Son site : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/
Son blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com/

 

http://www.bandbsa.be/contes2/humeursgrisesrecto.jpg


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