Karl Chaboum : Amour aveugle
Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
Dans la grande cité
Dans la grande cité
Forêt de gens aux sourires de feuilles
Les ciments des bétons azurés
Sous l’ombre des ciels
Chavirent et s’égrènent
Entre les fleurs bleues et les cœurs
Tendres chapelets mailles et chaînes
D’amour nu vagabond ensorceleur
Dans la grande cité
Champs de gens démasqués
Les poussières des carnavals aux encens
De confettis et de bonbons multicolores
S’enchaînent aux cous des passants
Rats des villes ou rats des champs
Souffleurs de verre ou jeteurs de sorts
Dans la grande cité
Aux toits de mousse et d’herbes
Apprivoisées
Les carrés les triangles et les cercles
Chantent dansent et swinguent encore
Du dedans jusqu’au dehors
Des maisons de paille d’or
Aux fenêtres entr’ouvertes…
Carine-Laure Desguin
http://carinelauredesguin.over-blog.com

Un texte qui sort peut-être de l'oeuf et qui devient déjà chanson ...
Y a beaucoup de balcons dans le coin où j'habite et dans les rues que je dessers, en tant que facteur ...
LES BALCONS
Les balcons, rue des Boers, rue d'Vergnies, rue Tombeur
Balisent et guident mes pas de randonneur
Peints en noir, la plupart du temps, ils devinent
Les anxiétés matinales qui me minent
Quand le temps, toujours le temps, bouscule mon temps
Quand les lacets de mes souliers volent au vent
Par dizaines, leurs colonnes droites ou ondulantes
Soutiennent ou laissent éclore, en permanence,
Des clés d'sol, des plumes de cygne, des bouts d'épées,
Des ancres de navire, des trèfles renversés
Ils partagent, ils reçoivent, aussi souvent que moi,
Les clins d'oeil d'un sapin égaré sur un toit
Ou d'une tenancière de bistro, occupée
A réchauffer son bouillon ou à repasser
Les balcons, rue des Boers, rue d'Vergnies, rue Tombeur
Balisent et guident mes pas de randonneur
Mieux que moi, ils se protègent et me protègent
Des ombres vivantes derrière leurs persiennes
Qui s'entredéchirent sans doute à cause d'un
Loyer à payer, d'un vol ou d'un lieu commun
Si, parf miracle, Doisneau ou Cartier-Bresson,
Visionnaires et photographes de renom,
S'étaient attardés en ces lieux particuliers,
Ils en auraient tiré, bien des instantanés
Les balcons, rue des Boers, rue d'Vergnies, rue Tombeur
Balisent et guident mes pas de randonneur
Peints en noir, la plupart du temps, ils devinent
Les anxiétés matinales qui me minent
Quand le temps, toujours le temps, bouscule mon temps
Quand les lacets de mes souliers volent au vent
Hugues Draye
www.myspace.com/huguesdraye
ODE
Je l'aime par le soleil,
La pluie et la rosée.
Par le nuage, je le chante
Et par le vent aussi.
Je l'aime par le silence
Et le murmure des branches.
Je l'aime par la bise
Et la bruine,
Par la fleur et l'oiseau.
Par le printemps coule mon amour
Et par l'automne aussi.
Et la joie qui me saoule
Est la caresse promise
Aussi bien que l'azur de ses yeux.
Micheline Boland
Son site : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/
Son blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com/
/http%3A%2F%2Fwww.bandbsa.be%2Fcontes2%2Fnouvellepeaurecto.jpg)
Pourquoi le train déraille ?
C’est parce qu’on le raille.
Les passagers eux baillent
Leurs faces rondes comme corail
Les clowns chauffent la loco
Comme s’ils étaient à Rio
Amusant amusés ils rient haut
Excités ils grimpent au poteau
Les rails elles s’en moquent
Qu’on leur danse dessus à coup d’rock
Quand les wagons sont lourds elles rotent
Quand les cheminots dévient trop elles les croquent
Puis un jour on inventa l’avion
Qui face au train était toujours champion
Il allait si vite qu’on alluma les lampions
Pour que chacun, craintif, fasse ses dévotions
L’homme se mit un jour de la partie
Il ne voulait absolument pas que la terre en azote partit
Chacun dans son coin lançait sa répartie
Tant est-il que d’emblée on prit le parti de l’écolo facil
Ébranlée sur son socle la terre vite craqua
En des millions d’années elle n’avait jamais vu cela
Elle se secoua donc et lança en l’air ses habitants par-ci par-là
En criant et disant « Depuis toujours et pour toujours on m’appellera Bella ».
Carl du Toit

Obscène
Dis-moi pourquoi te dire je t’aime
Me paraît tellement obscène
Alors que frappent à ta porte
Les heures déjà mortes ?
Face à ce drap blanc
Pas encore linceul
Dis-moi pourquoi je me sens si seul
En regard de tes yeux trop blancs ?
Dis-moi pourquoi te dire je t’aime
Me paraît tellement obscène
Alors que s’ouvre le livre des morts,
L’heure des pleurs et des remords ?
Est-ce la peur de te perdre ?
Ou le fait qu’à trop dire je t’aime
On ne le pense plus ?
Toi tu pars
Et moi je reste
Comme derrière un rempart
Dans mon costume trois pièces
Dis-moi pourquoi te dire je t’aime
Me paraît tellement obscène
Alors que tant d’instants passés
Sont sur le point de sombrer ?
Laurent Dumortier
gsl.skynetblogs.be
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Le Chemin
Et tout comme le reste
Février a passé.
Au vingt-neuf, son rare zeste,
Il a tenté de s'accrocher.
En vain. Malgré la froidure,
Les brouillards du premier,
Soubresauts de morsure,
Présents en matinée,
Mars traîne avec lui
L'embellie attendue,
Dans le mot déjà, qui luit,
Telle une promesse, voire un dû.
Les frimas du matin
Devront céder la place
À la tiédeur d'un air fin
Que midi diffuse, en masse.
Et les oiseaux de criailler,
De piailler en tournoyant,
Un peu comme enivrés
Par lumière et douceur du vent.
Tout comme la nature
Demeure en évoluant,
Tu vis le temps qui dure
Et te meurs, chaque instant.
Claude Colson
http://claude-colson.monsite-orange.fr

Gourmandise en vue
Tous ces œufs en chocolat
Dans le jardinet
Dimanche de Pâques
Premiers tintements de cloches
~ Courir au jardin
Les cris des enfants
Découvrant les chocolats
~ Ai-je eu dix ans ?
Au milieu du pré
La grosse poule de Pâques
À portée de l'âne
Avant les enfants
Le chien mange les œufs en sucre
~ Trop tard pour la chasse !
Le lapin fondu
Sous les rayons du soleil
J'y goûterais bien
Les petites taches
Au bout des doigts des enfants
~ Délices pascales
Micheline Boland

Le reflet
Demain n’est pas encore arrivé
Qu’il est hypothétiquement passé,
Tu vois…
Mes yeux ne voient plus d’hier
Qu’un monde sans couleur
Même la lumière
A perdu sa splendeur…
Tu me demandes de rester,
De ne pas basculer
Mais je crois que le monde s’en fout
S’il ne reste qu’un reflet après tout…
Je suis si près du bord
Le vent souffle si fort
Je suis si bien…
Encore un pas de plus
Et je ne sentirai plus
Que le froid du bitume
Accueillant mon amertume…
Tu me demandes de rester,
De ne pas basculer
Mais je crois que le monde s’en fout
S’il ne reste qu’un reflet après tout…
S’il ne reste qu’un reflet après tout…
S’il ne reste qu’un reflet, après tout
C’est peu et c’est déjà beaucoup…
Tu me demandes de rester,
De ne pas basculer
Mais je crois que le monde s’en fout
S’il ne reste qu’un reflet après tout…
Laurent Dumortier
gsl.skynetblogs.be
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LE TEMPS
Écrivez un texte avec comme thème : hier - aujourd'hui - jamais
Je me suis imposé de faire cet acrostiche
Hier, j'étais fier de moi
Il m'en fallait des sous pour réussir
En fait, je voulais des sous sans beaucoup travailler
Résultat, je suis devenu paresseux
Aujourd'hui, j'ai compris
Un jour sans rien faire est une journée perdue
Je suis maintenant très actif
Oubliant petit à petit mes mauvaises idées
Un vrai travailleur, je suis devenu
Réveillé tôt le matin
Dirigeant mes collaborateurs avec fermeté
Harassé le soir quand je rentre
Une vie de boulot trépidante
Interrompue seulement par les vacances
Jamais je ne le dirai assez : "Le travail c'est la santé"
Amis qui m'écoutez, ne rester pas à ne rien faire
Mépriser ceux qui ne daignent pas se fatiguer
Arriver à ses fins est un beau but dans la vie
Il suffit de le vouloir sans arrêt
Si vous le voulez, vous le pouvez !
Louis Delville
louis-quenpensez-vous.blogspot.com
