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Poème pour un mécanicien, des vers de Georges Roland

Publié le par christine brunet /aloys

 

rolandtete

 

POEME POUR MECANICIEN

 

 

Extrait du grand florilège : Pour faire pleurer Margot,

Voici l’histoire - la triste histoire - histoire réservée

Aux mécaniciens d’automobile, voici donc l’histoire

Navrante, mais authentique, du Piston et de la Bielle.

La valse, bien sûr, sera à quatre temps.

 

Un piston était amoureux d’une bielle

Rencontrée au grand bal de la chaîne de montage

Le piston mit sa chemise la plus belle

S’étant plus tout de suite ils conclurent mariage

Il s’unit pour toujours à sa tendre amie

On alluma des bougies pour la fête

On fit venir des culbuteurs de la famille

On défila devant eux arbre à cames en tête

Mais voici qu’un beau jour la perfide bielle

S’amouracha d’un vilebrequin odieux

Qui habitait le même palier qu’elle

Dont le port élégant lui avait ravi les yeux

Et le piston pleurait de tous ses segments

Ses larmes inondaient la petite bielle

Mais sans vergogne la perfide et cruelle

Continuait de danser au bras de son amant

 

Alors le piston brisa leur alliance inutile

Le segment de feu arracha sa chemise

Quelque chose clocha dans l’automobile

La bielle repentante coula et ce fut la crise

 

(extrait de « Chansons de Roland »  éditions bernardiennes)

 

Georges Roland

www.georges-roland.com

Publié dans Poésie

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Enfants, chantez vos libertés, un poème de Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

 

Enfants, chantez vos libertés

 

 

 

Enfants, chantez vos libertés,

Dans les rues de la ville ;

Vos aventures, réveillez-les,

Soyez gais, grands, et indociles.

 

 

Enfants, chantez vos libertés,

Donnez-vous les mains,

Courrez sur les chemins,

Et déployez vos papiers.

 

 

Enfants, chantez vos libertés,

Vos couleurs sont de cristal,

Vos paroles n’ont pas d’égal,

Et vos rires grisent nos fiertés.

 

 

Enfants, chantez vos libertés,

Vos saisons sont des soleils,

Et vos jardins, cahiers décollés,

Cervolantent dans nos ciels.

 

 

 

 

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

 

Publié dans Poésie

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Anniversaire 2011, un poème de J'anhou

Publié le par christine brunet /aloys

 

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ANNIVERSAIRE 2011 :

 

 

Je viens vers vous en ce jour ordinaire

Je viens à vos côtés, c’est mon anniversaire !

Pardonnez-moi si quelques fois j’ai l’esprit « noir »

J’ai le regard sur l’horizon « en entonnoir ».

 

Lorsque je viens vers vous ma plume s’époumone

Et j’ai le vers parfois qui pour vous fanfaronne.

Mais le labeur d’ici torture sans raison

Je suis mis à genoux, c’est ma « morte saison ».

 

Recevez de mon cœur mon simple humain message

Qui vous témoigne ici de mon humble passage.

Partageons cet instant d’un an de plus, merci ;

Partageons ce moment toujours trop court, ainsi.

 

Si je reviens chaque an comme au pèlerinage

C’est que votre présence est un fringant présage.

Je vous dois le bonheur de croire au lendemain ;

Ce partage avec vous pour moi tend une main.

06/2011

Publié dans Poésie

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Enfants de toutes fleurs, un poème de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

desguin

 

Enfants de toutes fleurs

 

 

 

 

Enfants de toutes fleurs,

Parfumez les chemins et les murs

Des villes, aux remparts enchanteurs,

Quand les bétons deviennent l’azur.

 

 

Enfants de toutes fleurs,

Lancez les pétales de vos rêves,

Qu’il soit six heures ou vingt-deux heures,

Les libertés ne font pas grève.

 

 

Enfants de toutes fleurs,

Dessinez vos chemins sur les murs,

Appuyez fort et de toutes les couleurs,

Désarmez-vous de vos blessures.

 

 

Enfants de toutes fleurs,

Dessinez vos désirs, du bleu et  du rose ;

De l’espoir, n’oubliez la lueur

Magique éclat de milles choses.

 

 

 

 

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

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AU 28 AOÛT !!!!!!!!

 

Publié dans Poésie

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Les saisons du coeur, L'été, un poème de Marcelle Pâques

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

 

 

http://www.bandbsa.be/contes2/paquestete.jpg

 

 

Les saisons du coeur
L'été

 



Le soleil est un peintre surréaliste
Qui repeint les coeurs, les murs et les jardins
Ce Monsieur, un incorrigible optimiste
Illumine la banalité de nos matins

Partout dans la rue des sourires affleurent
Même les jours de pluie paraissent joyeux
Gamines les gouttes d'eau pliquent ploquent en choeur
Des parfums grisants ennivrent les amoureux

Mon coeur en hiver se réveille ébahi
Car tu es le soleil qui change mon destin
Après l'aposiopèse continue le récit

L'écriture de ma vie, les possibles chemins
Tout chante et m'enchante, l'alouette grisole
Dans un battement d'ailes l'espoir prend son envol

 

 

Marcelle Pâques

Publié dans Poésie

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Heure grise, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

Heure grise

Sept heures cinquante, train du matin.
Vingt et un juin, l'été revient, et moi entrain :
Il fait bon retrouver le réflexe de la main
Qui relie, inouï, hier à aujourd'hui.

Ils sont là, autour de moi,
Pensifs ou laborieux.
Fleuve constant malgré moi, malgré eux ;
Pourtant mouvant car c'est la loi
Qu' Héraclite déjà en son temps formula.

Les mêmes souvent, un peu vieillis
- Fatigue des jours non épongée par la nuit -
Des femmes parfois font bonne figure,
Dissimulent cela sous un fard ; il est de bure.

Ils lisent ou papotent pour oublier l'ennui
D'un trajet qui les mène au labeur d'une vie.
Ils nourrissent en eux les rêves des beaux jours,
Ces semaines de vacances, ces congés un peu courts.

Et pourtant libéré de tout ça, je ne peux retrouver pleine joie
Car je suis seul dans ce train, moi ;
Et sais bien qu'ici-bas
C'est ensemble qu'il faut longtemps poser ses pas.

 

Claude Colson

claude-colson.monsite-orange.fr

Publié dans Poésie

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Sur les murs de la ville, un poème de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

 

 

Sur les murs de la ville

 

 

 

Sur les murs de la ville,

Des graffitis, tatouages libertaires,

Colorent de lettres, de dessins subtils,

Les murs de béton ou ceux de pierres.

 

Ce sont les cris de nos enfants,

Leurs crachats, leurs humeurs,

Des cris d’amour, des cris de sang,

Eclaboussures de leur cœur.

 

N’effacez pas ces graffitis,

Donnez des murs à vos enfants,

De longs murs pleins de gris,

De béton désarmé, et de sables émouvants.

 

Sur les murs de la ville,

Des graffitis, tatouages libertaires,

Colorent de sang, de nicotine, et de chair

De ces enfants, héros et héroïnes.

 

 

 

 

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

 

Publié dans Poésie

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Coran, Bible et Bénédiction nuptiale, un poème de J'Anhou

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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CORAN, BIBLE &


BENEDICTION NUPTIALE :


 

« Grand-père » en tenant dans sa main la fleur promise,


En djellaba rentrant, heureux, dans cette église ;


Il est venu dans ta maison élégamment,


C’est aussi fort qu’au souvenir de mon serment.

 


 

Tu l’as reçu, même accueilli, les bras ouverts ;


Moi j’en témoigne en quelques mots, par quelques vers.


La Célébration était toute bénie


Comme leurs anneaux d’or et ma plume jaunie.

 


 

Le prêtre était présent pour tous nous accueillir


Et permettre à chacun de bien se recueillir.


Nous avons partagé de Saintes Ecritures


Pour que chacun soit bien et sans égratignures.

 


 

Nous avons évoqué ce verset du Coran


Qui dit la multitude et le sort différent,


Nous avons écouté quelques lignes de Bible


Dont la fraternité demeure seule cible.

 


 

Je n’ai pas trop pleuré, j’ai su me retenir,


Leur Bénédiction n’était pas à ternir.


Je n’ai pas pu pleurer, c’était leur Mariage,


Trop de pleur eut souillé leur si bel alliage.

 


 

Facile il eut été d’écouter que mon cœur ;


J’aurai noyé le chœur et fait faner la fleur.


Seigneur, accorde-moi de pleurer en silence


Pour ne plus rien gâcher de leur belle innocence.

 


 

J’aurais voulu, Seigneur, toujours être à genoux


Pour prier chaque instant du sacré rendez-vous.


J’ai senti ton regard au moment du chemin ;


Quand mutuellement ils ont tendu la main.

 


 

Tu m’as tenu de bout comme un père est ému,


Je ne me souviens plus comment mon corps s’est mû.


Ta main m’a soutenu comme on aide un malade,


Si tu n’étais pas là, mon sort serait en rade.

 


 

Ta présence, Martine, a eu droit de penser


Car je ne voulais pas en l’oubli te laisser ;


Avec tante Thérèse, « un fragment où j’hésite » ;


Nous avons partagé la brume composite.

 


 

J’ai voulu rencontrer en allant vers chacun,


J’ai fait ce que j’ai pu pour n’oublier aucun.


Des amis, si nombreux, pour partager la joie,


Que l’heure n’a compté que des instants de soie.

 


 

Si j’ai souffert, tant pis par quelques décibels


Maudire je ne puis ces divers airs, si bels !


Je n’avais rien promis, juste de ma présence


Et j’ai bien partagé ce grand jour de plaisance.

 

 


 

Enfants, soyez heureux, riches de l’avenir !


Moi je n’ai désormais plus qu’à me souvenir.


Je vous dois le bonheur de ce jour de Tendresse !


Je vous dois aujourd’hui ce terme de caresse.

 


 

 

 

J'Anhou 06/2011

Publié dans Poésie

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Un poème de J'Anhou : "Grand projet" Ambre et François

Publié le par christine brunet /aloys

 

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« GRAND PROJET »

AMBRE ET FRANCOIS :

 

Ils ont dans leurs projets de venir jusqu’à Toi

Ils partagent déjà, tu sais le même toit.

Je viens me recueillir, c’est juste une prière

Je me mets à genoux pour goûter ta lumière ;

 

Ils vont venir tous deux jusqu’au pied de l’autel

Je serai parmi tous je ne serai « qu’untel »

Depuis déjà longtemps mais avec ma Colombe

J’emprunte ce chemin qui finit dans la tombe.

 

Seigneur vais-je trouver les mots à mettre en vers

Pour te le dire aussi « bonheur en mots divers ».

La Promise et mon fils font ce choix d’alliance

Avec toi dans le cœur et avec confiance.

 

Reçois auprès de toi la foi de leurs parents

Qui les ont élevés, avec soin, dans les rangs.

J’en pleure devant toi tant mon âme pétille

Les valeurs quelque part ont cet art qui frétille.

 

Laisse-nous revenir au pied de ton autel

Toujours cœur amoureux mais d’un bleu plus pastel

Laisse-nous revenir au chœur de ton église

Avant d’être Colombe, elle était ma Promise.

 

 

 

J'Anhou     06/2009

Publié dans Poésie

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Alternance, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

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Alternance


Après les trajets réguliers,
Six mois après - plus léger ? -
Reprendre le même train ;
C'est cette fois un train de juin.

Le roulis, la solitude en promiscuité
D'avec ces inconnus suscite les pensées.
Méditation presque sans objet,
Envie surtout de griffer le papier.
Le vert profond des frondaisons
Fonce sur toi en profusion.
Il t'engloutit, presque t'oppresse
Tant il est dru : Cerbère sans laisse.

Le vert aussi de ton vêtement,
Plus vif, plus gai : soulagement.
Mais le convoi entre en tunnel
Et à nouveau l'angoisse ronge-sel.

Enfin lumière, car l'onde il longe
Et l'oeil s'ébat, myriades d'éclats,
S'abreuve aux beautés du songe ;
De "més-humeur" elles sonnent le glas.

Sur le fleuve s'ouvre enfin la perspective
Au voyageur qu'ainsi, toute, elle délivre.
Regard au ciel, bleu absolu,
La joie, l'espoir sont revenus.

 

Claude Colson

claude-colson.monsite-orange.fr

Publié dans Poésie

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