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entre deux prothèses
dentaires colgatisées
fixodentisées
et j’en passe
les mots s’articulent
rebondissent postillonnent
ginginvite fout l’camp d’ici
tous ces « ite » qu’il se prend dans la gueule
quand même
faudra gargariser d’allure
il entend ça
inquiet
est-ce un code pour
une hospitalisation
opération
décompensation
de la vie
soudain un mur de glace
personne pour consoler/enlacer/réchauffer
sinon les entrailles de la nuit
et un lange taille M
saturé d’urines normocolorées
Félicitations aux auteurs des Éditions Chloé des Lys qui ont cartonné lors du concours POE’VIES 2022 dont le thème était LE TEMPS. Le jury était composé de Françoise Lison-Leroy, Laurent Harduin, Jef Deblonde et Carine-Laure Desguin.
Le jury orchestré par l’organisatrice Marie den Baës (alias La petite Marie) a sélectionné cent textes parmi les six cent quarante-neuf textes arrivés des quatre coins de la planète ! Oui, vous avez bien lu, six cent quarante-neuf textes ! De Roumanie, du Chili, des States, du Gabon, du Canada, de l’Ile de la Réunion, etc.
Merci à Marie den Baës pour toute cette organisation !
Et encore félicitations aux auteurs des cent textes retenus et tout particulièrement aux auteurs des Éditions Chloé des Lys :
Laurent Dumortier, RESPIRER LA VAGUE
Micheline Boland, PASSE LE TEMPS
Gaëtan Debiève, AUTOMNE
Bernadette Gérard-Vroman, EN SUSPENSION
Antonia Iliescu, SAISONS
Pour rappel, lors de l’édition précédente du concours POE’VIES, le texte de Jef Deblonde, REFLET, a reçu le prix de l’Inédit et celui de Carine-Laure Desguin, ŒIL NU DEVANT, le prix de la Musicalité.
On attend avec impatience les résultats de la prochaine édition et encore merci à Marie den Baës pour toute cette organisation !
Si tes rêves piétinent, c’est dû à la routine
Sur le seuil des oublis nous avons tous frémi
Les rêves des anges sont-ils encore tous blancs ?
De ton visage, me souviendrai-je encore longtemps ?
*
Voltiges
Un escadron léger de plumes aérées
Tournoient lentement en volutes légères,
Le poète est las, ses pensées sont amères
Le papier chiffonné n’a plus d’utilité
Le bonheur, souvent, est un resquilleur...
Titulaire d’un Master en Sciences politiques et Relations internationales de l’ULB, experte en genre, elle a travaillé dans les domaines de la lutte contre les violences faites aux femmes et la défense des droits des femmes durant plusieurs années.
Résumé
Dans le recueil de poésie Je ne reste pas là, la poétesse, Lili Bonnet, dépeint son ressenti et ses observations, met l’accent sur la dignité, la résistance, sur les chemins qui permettent de s’extirper de l’invisibilité des brutalités imposées par le patriarcat, des limites assignées par le racisme, pour être au plus près de ses sensations et de ses rêves ou de la façon de dépasser les regards clivants, les freins.
Elle nous fait découvrir aussi dans de jolis portraits la trajectoire de plusieurs femmes qui, à leur manière, avec fermeté et puissance, ont dépassé les discriminations et les difficultés dans leur travail.
Extrait
Parce que je suis
Parce que je suis une femme
Certains me disent quoi faire, comment me comporter
Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet
Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis
Parce que je suis une femme et que je ne suis pas née ici
Certains me disent quoi faire, comment me comporter
Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet
Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis
Certains refusent de m’engager
Certains ne reconnaissent pas mes compétences
Certains s’approprient mon travail
Parce que je suis une femme et porteuse d’un handicap
Certains me disent quoi faire, comment me comporter
Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet
Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis
Certains me mettent d’office dans une filière professionnelle
Certains me parlent comme si j’avais six ans
Certaines refusent de m’engager
Parce que je suis une femme et que j’habite dans un quartier dit « sensible »
Certains me disent quoi faire, comment me comporter
Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet
Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis