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avis de lecteurs

Emilie Decamp a lu "Le transfert" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le transfert... En voilà une chouette lecture qui a rendu un peu moins monotone mon voyage en train, me plongeant au cœur d'un hôpital  dans un futur...pas si lointain. Les dialogues presque chantants nous amènent d'une page à l'autre en un claquement de doigts.
 

Si, au premier abord, le texte peut sembler avoir un côté comique, on découvre vite que, passé l'aspect burlesque, Carine-Laure Desguin nous invite à nous pencher sur un sujet pas toujours simple à aborder, pas toujours simple à traiter. Mais, comme à son habitude et armée de sa plume, elle y arrive sans problème.

En trois actes, sa pièce nous emmène dans une monde où l'uniformité semble primer et la différence brimée, où les mots sont bannis, où les réfractaires se résignent peu à peu, où l'humanité est passé sous silence. On découvre alors une réalité où l'on cesse d'exister lorsque l'on sort de la norme. Sous couvert d'absurde, Carine-Laure Desguin nous pousse à la réflexion, mettant le doigt sur les dérives d'une société sans reliefs ni couleurs.

Et vous, existez-vous ?

 

Carine-Laure Desguin, Le Transfert. théâtre, Chloé des Lys, 2019.

 

Publié dans avis de lecteurs

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Brigitte Hanappe a lu "Mon amour à Pompéi" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

 

Un livre épais d’un peu plus de 400 pages. 

La couverture et le titre m’ont paru d’emblée attractifs : un récit qui se passe dans la Rome antique ne pouvait que répondre à mes goûts pour l’Histoire et ma sensibilité féminine ne pouvait qu’apprécier une intrigue amoureuse.

Je dois avouer pourtant que le début m’a semblé ardu : avide de m’évader par l’esprit dans Pompéi et d’imaginer l’impressionnant volcan qui domine la ville, je m’interrogeais du pourquoi et du comment de cette entrée en matière. D’abord, un procès en Assise qui se déroule à notre époque et dont tous les éléments concrets ne laissent aucun doute sur la responsabilité de l’accusé. Ensuite, j’ai eu l’impression de m’égarer dans des descriptions à consonance scientifique suggérant l’existence de milliards autres univers parallèles… et j’ai eu peur un moment d’être déçue par la suite.

Et que nenni !!

Voilà mon imagination qui s’emballe dès le scientifique de l’histoire transfère le juge responsable de la condamnation du coupable dans une autre époque que la nôtre. L’auteur raconte alors un surprenant voyage temporel qui se passe au premier siècle après Jésus Christ dans cette belle cité qu’était Pompéi avant d’être détruite par l’éruption du Vésuve.

J’ai adoré les péripéties rencontrées par le héros et je me suis attachée aux personnages sympathiques ou exécrables. Les descriptions des paysages m’ont fait visiter en images cette belle région d’Italie et j’ai eu l’impression page après page de voyager moi-même dans ce monde ancien, tout en partageant des découvertes étonnantes.

La fin du récit a répondu à mon questionnement du début et finalement, cela m’a étonnée. Emportée par le suspense de l’histoire vécue dans ce passé, j’avais presque oublié qu’un homme avait été injustement  accusé et incarcéré dans le présent.

C’est le premier livre que je lis de cet auteur et je ne regrette vraiment pas mon choix. Comme ce roman est le premier d’une trilogie, cela me donne évidemment l’envie de me plonger dans le suivant.

Brigitte Hanappe

Auteure de : Le flou du miroir

                    Pour un petit secret

 

Publié dans avis de lecteurs

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Carine-Laure Desguin a lu "Pour un petit secret", le dernier ouvrage de Brigitte Hanappe

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans avis de lecteurs, video

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Edmée de Xhavée a lu " Pour un petit secret", le dernier ouvrage de Brigitte Hanappe

Publié le par christine brunet /aloys

Le secret est petit, mais ses conséquences secouent, et bien !

La couverture du livre donne une (fausse) impression de paix, d’intérieur bourgeois et bien rangé que rien ne viendra ternir. Un joli portrait de femme, une main, une rose séchée. Des indices, on s’en doute à cause du titre, mais on ne s’attend certainement pas… à ça !

L’auteur nous met au pas des gilles de Binche, puisque le suspens commence en plein carnaval, durant les jours gras. Joie, champagne, roulements de tambours, champagne encore, va et vient, visages connus et quelques-uns inconnus, ou oubliés. C’est ainsi que l’un de ces derniers sèmera ses indices, ni vu ni connu, ou en tout cas pas remarqué. Mais Juliette voit resurgir son passé, la partie effacée avec soin de son passé, et se retrouve face à la vengeance.

Une vengeance qui a mis des années à se présenter, et donc se mangera froide, bien froide, mais pleine de fureur et de folie. La folie qui explose, dans un lieu macabre, sous des formes sinistres, animée par des personnages enchaînés les uns aux autres par des liens malsains. 

La vengeance est machiavélique. Pour un petit secret qui a fait ricochet. 

Un véritable thriller, voici ce que Brigitte Hanappe nous offre cette fois, et les amateurs ne seront pas déçus !

 

Edmée de Xhavée

 

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Christine Brunet a lu "La lune éclaboussée. meurtres à Maubeuge" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure Desguin s’attaque à tous les genres littéraires. Avec cet ouvrage, elle met un pied, à sa façon, dans l’univers du polar. J’étais curieuse d’entrer dans cette histoire et de voir comment l’auteur et son univers décalé pourraient s’embarrasser d’un genre plutôt corseté, très codifié. De fait, elle lance sans complexe son héroïne, Jenny Dalooz, sur la mort, peut-être pas si  naturelle que ça, d’un écrivain à succès, Michel Garnier dont elle est, a priori, fan.

Après avoir lu « Putain de pays noir », je m’attendais à un texte noir, sanglant, violent. Que nenni. Jenny joue dans la finesse, tâtonne. On sent qu’elle s’amuse.

En fait, on a deux niveaux d’appréhension : le lecteur qui subodore très vite le nom du coupable (mais est-ce le plus important ? Pas sûr…) parce qu’il dispose d’éléments que notre pseudo enquêtrice ne possède pas. Et il y a le processus d’enquête, les hypothèses, les erreurs, les vérités de Jenny et ses secrets : le lecteur sait mais Jenny ne sait pas. Elle s’appuie pour avancer sur des personnages forts, originaux qui corsent l'histoire et le rythment.

Nous savons qui est le tueur mais quel pourrait être son mobile ?

On sent, à certains moments, que le texte pourrait être plus « trash » mais que l’auteur ronge son frein, se retient pour proposer quelque chose de plus sage, de différent.

Alors, ce mobile me demanderez-vous… Pour le coup, ça m’étonnerait que vous le deviniez si facilement !!! :-) 

 

Christine Brunet

www.christine-Brunet.com

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Christine Brunet a lu "Putain de pays noir" de Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure Desguin, c’est avant tout une plume originale qui ose tout, qui cherche, qui s’infiltre dans tous les genres, tous les milieux.

Cet opuscule bref de 33 pages (petit format) plonge le lecteur dans un univers glauque, au cœur d’une faune interlope où se côtoient sans merci des êtres sans devenir. Pas d’espoir.

Les personnages ressemblent à des pantins désarticulés sans volonté propre. Ils divaguent, déambulent, butent contre des murs infranchissables. Au milieu de tout ça, il y a une graine d’amour… enfin d’attachement dans la déchéance, on va dire. Il y a la fuite, la drogue, l’alcool, le sexe, l’avilissement.

Carine-Laure Desguin ne s’embarrasse pas de fioritures. Son écriture, cash, joue avec la violence des sons, les mots font aussi mal que des coups de poing.

Jeremy et Angel, les deux « héros paumés » de l’histoire ne sont pas attachants, loin s’en faut : ils sont, tout simplement, enfin jusqu’à un certain point, un certain instant. On se souvient d’eux bien moins que de l’ambiance plombée où l’odeur d’urine, de sang et d’alcool nous prend à la gorge et nous donne le tournis.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Edmée de Xhavée a lu "Le silence des carpes" d'Yves Oliver

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Maria était une fillette, de celles qui rient, jouent à cache-cache, sautent à la corde, sont encore dans l’enfance comme on est dans la cour de récréation. L’avenir est inconnu mais retentira de ses joies surprenantes, accompagné de ces visages aimés et de ces bras tièdes qui consolent et soutiennent. Le national-socialisme le lui garantissait, tout comme le bon sens. C’est ainsi que se déroulent les existences des gens qui ont confiance en leur pays.

 

Jamais pourtant elle ne sera une jeune fille, ni une jeune femme. Elle sera un être mutilé de ses émotions, privé de sa vie par une erreur de zèle, un concours de circonstances, qui la mettront dans un train qui ne va pas seulement au camp Ravensbrück mais vers la mort de tout ce qu’elle avait été, et tout ce qu’elle aurait pu être.

 

Le corps saccagé dans sa chair et sa candeur, l’esprit n’obéissant plus qu’à l’injonction « survivre quoi qu’il arrive », horreurs et humiliations n’auront pas raison de l’enveloppe externe. Elle reviendra, juste un peu plus âgée que lorsqu’elle est partie. Mais tellement plus vieille, plus dure, plus lointaine, détachée, voire… sans attaches ni passions.

Des années plus tard, des vies plus tard, des années de dents et cœur cadenassés, interdisant sourires, abandons, confidences, la vengeance lui est servie sur un plateau, scintillant dans sa nuit. Elle peut dépiauter le dragon, celui qui un jour l’a éventrée quand elle était à sa merci, et éventrée encore et encore. Il est là, le souffle presque éteint, les vilains yeux rouges larmoyants, si frêle qu’une chiquenaude le ferait s’écrouler.

 

La vengeance est un plat qui se mange froid, et est incroyablement appétissant.

 

Maria… passeras-tu à table ?

 

EDMEE DE XHAVEE

 

 

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Retour de lecture pour "Le premier choix" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

Comme promis à Mancieulles, je viens te faire part de mon ressenti à la lecture de ta singulière histoire : ‘’Le premier choix’’.  

D’emblée, j’ai été séduite par l’idée qu’une âme, en voie de réincarnation, puisse choisir ses parents. 

Ensuite, avec leurs défauts, leurs qualités, des points de vue différents sur le monde et ce qui fait le bonheur, tes personnages, parce qu’ils sont faillibles et pleins de doutes, sont intéressants, attachants et bien campés.

Sensible à ton écriture tout en finesse, poétique et bienveillante, tu as admirablement exprimé les diverses pensées et interrogations de Martin.

D'ailleurs, que dire du sieur Martin, vagabond évanescent au milieu de nulle part, spectateur d’une vie en devenir ? Si ce n’est que, même depuis l’au-delà,

Les décisions ne sont pas plus aisées à prendre que sur terre:  cœur ou raison ? Voilà la question.

Comme Martin n’avons-nous pas, un jour, été confrontés à un dilemme? Choix cornélien qui a influencé notre vie, mais aussi celles d’autres personnes.  

 Il n’y a pas à dire, c’est un beau roman, c’est une belle histoire que j’ai eu plaisir à lire.   

Je terminerai par une citation de Paul Eluard que je fais mienne :  « Il n’ y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » 

 

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Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Putain de pays noir, putain quel livre !

EDMÉE DE XHAVÉE·LUNDI 8 JUILLET 2019

Un tout petit livre, un opuscule pour être exacte, mais un vrai cocktail de… de quoi ? De tout. De laideur, de rêves, de misère, de violence, de tendresse, de crade et de magnifique. Une promenade dans le désespoir au fond d’un puits noir qui sent le moisi et le rat mort. Une faune d’êtres de la nuit, celle des heures noires et celle du mental, de l’usure des corps et de la foi. Les choix de vie ont disparu peu à peu. On aime et on hait ce qu’on a, parce qu’on n’aura rien d’autre mais… putain, pourquoi se retrouve-t-on avec ça ?

Rien ne nous est épargné.

On fronce le nez parce que les odeurs montent des mots, des odeurs violentes et fatiguées. La brutalité de l’errance nous frappe en pleine lecture. On pénètre, safely home, dans les coulisses d’une humanité déshumanisée, déshabillée de ses rires et joies. Et pourtant, et pourtant... c’est saupoudré de poésie, oui oui… La poésie des choses qui sentent mauvais, sont vilaines à voir, comme le chien qui éclabousse les tables de sa bave glaireuse ou Angel qui rit en exposant ses dents jaunes et cariées… Mais poésie d’un monde ni onirique ni cauchemardesque, plutôt un monde qui aurait une gueule de bois interminable, la migraine, l’haleine féroce, et se rapproche, comme des zombies, d’un signal clignotant rouge où on peut lire « vous êtes arrivé à destination »…

Bravo Carine-Laure Desguin, c’est court mais si rempli qu’on prend un coup de poing littéraire !

 

Edmée de Xhavée

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Thierry-Marie Delaunois a lu "De soufre et de miel", le recueil poétique à paraître de Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Parcourons ensemble l’oeuvre: dédiée “à tous les homme que j’ai aimés…”, elle nous parle en prologue d’errance, de leurres, de déceptions, de mémoires karmiques, puis, soudain, une épée surgit, séparant mâle et femelle, flammes vacillantes; suivent espoir et désir, le chemin, abrupt, parsemé d’envies...quand survient l’Elu. Rêve ou réalité? Âme cherchée, enfin trouvée? Retrouvée? Vibration, souvenir, les mémoires flambent, flanchent, les âmes aspirées, l’instant proche, vers le paradis et les chairs se tendent, leurres et peur s’atténuant, héroïne, héros, la rencontre, sensuelle, les phrases crues, l’uppercut visuel, sensoriel, paupières closes; le tunnel s’ouvre, soupirs, tambours du coeur, cris et feulements, au coeur de la savane, les corps en feu, une dernière goutte de rosé(e), un corps Poussière d’étoile, secousses sismiques inéluctables. Mirages? Chaos? Une quête de l’autre longue, éprouvante, les flammes à nouveau vacillantes, les mots choisis par Silvana Minchella enrobés, susurrés, déposés, arômes mélangés et sens affolés, avant l’allegro final de cette symphonie fantastique et sensuelle, véritable déclaration d’amour touchante, frémissante, émouvante.

De soufre et de miel”? L’oeuvre poignante d’une auteure animée et enthousiasmante, les mots s’épanouissant en un style simple, agréable, le texte aéré et porteur de vives sensations, de sentiments diversifiés, l’amour frôlant le divin, sublimé, d’ardents épisodes aux répliques parfois théâtrales, ce recueil nous offrant une progression, parfaitement maîtrisée par l’écrivain, entre nos deux âmes mâle et femelle par l’épée séparées, recueil qui, s’il avait été musique, aurait été sans conteste du Liszt, une promesse de lait et de miel une fois l’oasis atteint. Bon voyage au sein des mots de Silvana Minchella, ils vous feront vibrer, vous élever, vous...bonne lecture!

 

Thierry-Marie Delaunois

 

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