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avis de lecteurs

Edmée de Xhavée a lu "Confinement, mon amour" d'Olivier Fellemans

Publié le par christine brunet /aloys

Une petite ville du Brabant wallon, pas loin de Bruxelles. Un couple qui s’aime et a tout le confinement pour se le dire et se le montrer. Isolés, n’ayant que leur bonheur, l’internet et la télévision pour compagnie. Encerclés de mesures de plus en plus absurdes, de barrages routiers, de contrôles sanitaires, de menaces, d’hommes armés, d’une violence qui se répand comme le virus. Un monde militaire, des disparitions en série… Pourtant, ce couple cultive son bonheur avant tout. L’amour que l’on fait, les petits plats qu’on se concocte, l’admiration dans le regard, et les quelques distractions extérieures qui arrivent encore de ce monde déchiqueté. Les séries télévisées, les réseaux sociaux… 

La nuit, il rêve d’un autre couple, également confiné. Célia et Robin. Il en rêve sans cesse, et même sa femme finit par percevoir le même rêve. Comment est-ce possible ? 

Célia et Robin, quant à eux, sont confinés mais séparément. Ils ne se sont croisés en vrai qu’une toute petite fois, sans vraiment se remarquer. Et puis les réseaux sociaux les ont réunis. Cloitrés chez eux, ils échangent de plus en plus de confidences. Elle est libre, il ne l’est pas même si il sait que son mariage touche à sa fin. D’anecdotes en confidences, d’échanges d’opinions en aveux, Célia et Robin arrivent à l’évidence : ils s’aiment, ils s’aiment vraiment, et ont hâte de la fin des mesures pour enfin se voir et se toucher, concrétiser ce qui est intangible pour l’heure.

L’auteur nous fait passer d’un couple à l’autre, d’un confinement à l’autre, et nous permet d’observer ces deux histoires d’amour : l’une qui est déjà dans sa plénitude et ayant gardé son merveilleux élan des premiers temps, l’autre qui ne fait que s’affirmer. La fin est une très belle trouvaille : ce qui réunissait les deux couples, le vrai et le l’onirique, est clair et … renversant ! 

Que le confinement ait donné lieu à de si belles histoires d’amour est une agréable découverte aussi… Beaucoup de dialogues, les vrais et ceux sous forme de messages et ensuite de vidéos. De l’angoisse aussi, une réalité au-dehors qui fait de plus en plus peur, que ce soit le virus ou les mesures radicales…

 

Edmée de Xhavée

https://edmeedexhavee.wordpress.com

 

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Philippe Desterbecq a lu "Le Bic et les Pierres" de Pascale Gillet B.

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com

http://phildes.canalblog.com

Pascale Gillet-B est née à Liège en 1959. Ancien professeur de français, elle donne actuellement des cours d'alphabétisation à des adultes sourds. Elle a publié son premier roman, en partie autobiographique, chez "Chloé des Lys" (où j'ai publié mes contes magiques pour enfants) en 2015.

"Le Bic et les pierres" est son troisième roman. 

Ce livre m'a fait penser au roman "Le cerf-volant" de Laetitia Colombani et pourtant, l'histoire ne se déroule pas en Inde, mais en Afrique, le héros n'est pas une petite fille, mais un petit garçon. Malgré tout, j'ai trouvé des similitudes entre les deux romans. 

Justin est, au début du livre, un petit Africain de 5 ans qui ne va pas encore à l'école. Contrairement au roman de L. Colombani, ici, l'école n'est pas vue comme un passe-temps inutile. A la mort de son père, Justin va commencer sa scolarité et il apprendra la lecture, l'écriture et du vocabulaire à sa maman. 

Clara, elle, a connu des déboires dans sa vie : son conjoint s'est suicidé sans laisser de lettres explicatives. Elle est ensuite devenue la "marraine" d'un jeune réfugié afghan qui est mort dans un accident de la route. Heureusement, elle a Jeanne, son amie de toujours. 

Les deux amies font des aller-retour entre la Belgique et l'Afrique. C'est là que Clara va rencontrer le petit Lucien avec qui elle va établir une relation d'amitié. Lucien est un artiste, il sculpte sans avoir appris à le faire. A l'école, il apprend un métier manuel qui le sortira peut-être de sa misère...

Mais Clara le voit plutôt exposer ses œuvres dans son pays... Pourra-t-elle le déraciner, le séparer de sa mère et lui faire connaitre une vie dont il n'a même pas idée? 

Le roman de Pascale Gillet parle de la diversité des cultures (européenne et africaine) ainsi que de l'immigration. 

 

Philippe Desterbecq

http://phildes.canalblog.com

 

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Christine Brunet a lu "T'oublier" de Sam Guetof

Publié le par christine brunet /aloys

 

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de découvrir un roman policier. Pourquoi l'avoir choisi ? Sans doute à cause du domaine d'expertise de l'auteur : la criminologie. De quoi titiller, forcément, ma curiosité !

"T'oublier" n'est pas un thriller (bien que...)... et si peu un roman policier. C'est un ouvrage qui parle de violences conjugales de façon sous-jacente (quoi que...), de leurs conséquences aussi mais également... de proies et de chasseurs (et je vais mettre un s)... Un jeu complexe, une approche multifacettes... Des personnalités différentes, des terrains de chasse différents, des stratégies. Mais quand la proie devient à son tour chasseur ou que le chasseur devient alors chassé, tout s'accélère.

Sarah, l'héroïne, est criminologue... enfin, étudie la criminologie. Un QI élevé, une mémoire eidétique, plutôt intravertie,  pas plus jolie mais plus petite que les autres... en fait, rien ne semble vraiment la différencier des autres... proies. Et pourtant... 

A l'affût, le prédateur ultime, froid, déterminé, patient salive déjà. Et puis, comme un petit satellite presque inconsistant, il y a le chasseur d'un soir, trop impatient, qui devient une proie à son tour. Il ne fait pas bon marcher sur les platebandes du prédateur, de se mettre entre lui et sa proie.

Ce roman analyse les processus psychiques, les comportements, joue sur les émotions. Il surprend, il nous apprend, nous tient en haleine alors que proie et prédateur s'effleurent, se reniflent, palpitent en une étrange danse hypnotique. 

La raison prendra-t-elle le dessus sur l'émotion, les sensations, les sentiments fulgurants ? A vous de le découvrir ! Un roman qui se lit à toute allure et qui vous entraînera sur des chemins de traverse de l'âme humaine !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans avis de lecteurs, actutuv

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Christine Brunet a lu "A la poursuite du lapin blanc" de Chloé Derasse

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je pense avoir lu tous les ouvrages de Chloé Derasse avec un très grand plaisir... mais celui-ci est différent. 

Je le referme et ne peux m'empêcher de prendre la plume immédiatement pour écrire le flot d'émotions qui me secoue, me submerge. 

Ce livre est une claque... un choc... un cri. 

Il s'agit d'un récit écrit comme une fiction mais il s'agit également d'un récit si personnel, si poignant, si lucide à la fois qu'il prend le lecteur aux tripes et lui montre l'impensable. 

"A la poursuite du lapin blanc" est l'histoire d'un combat psychique violent, une course de l'héroïne après ce lapin blanc imaginaire. Chloé parvient à nous faire participer aux acoups de la vie d'Alice (l'héroïne), à ses chutes, ses désespoirs, ses crises... Elle nous fait ressentir ce corps honni, ses minutes de folie, ses dérapages incontrôlés... Et nous la sentons, cette odeur de vomi... nous endurons au fond de la gorge la brûlure de l'acide destructeur...

"A la poursuite du lapin blanc" est aussi un livre sur l'amitié, sur la volonté, l'espoir et l'amour de la vie. 

Difficile de décrire toute l'émotion qu'ont fait naître ces mots... Je m'arrête donc là... 

Un immense coup de coeur !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans avis de lecteurs, actutuv

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Ani Sedent a lu "Les tribulations de deux Liégeois à Paris et en Province" de Bruno Scannamea

Publié le par christine brunet /aloys

  D’une plume légère, parfois un peu acide, mais toujours pleine d’humour, Bruno Scannamea nous brosse avec vivacité les aventures et mésaventures de deux Liégeois à Paris et en Province.

  Il ne s’agit pas ici d’un roman, mais plutôt d’un florilège d’anecdotes illustrant les incursions de l’auteur et de son compagnon en terre gauloise.  Et si d’autres régions que l’Île de France sont joyeusement explorées, la plus grande partie du livre est consacrée à Paris.  Aussi amoureux de la ville aux cent villages que de leur bonne vielle cité ardente, les deux compères flânent dans ses rues, enrichissent ses bouquinistes, marchandes avec ses antiquaires, visitent ses musées et dégustent sa gastronomie autant que leurs moyens le leur permettent… ce qui n’est pas toujours simple, surtout quand il faut se loger et que le budget n’est pas élastique !

  C’est très bien écrit et décrit, dans un style décomplexé, avec des textes courts, aux références littéraires et artistiques nombreuses, émaillés de passerelles ramenant à cette bonne ville de Liège.  Un voyage sympathique et fort divertissant.

 

 

Ani Sedent

 

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Ani Sedent a lu le dernier tome de la saga de Joe Valeska " Meurtres surnaturels : le triomphe de Julian Kolovos"

Publié le par christine brunet /aloys

  Laisser, à la fin du second épisode, Julian Kolovos faire face à l’opprobre, en raison des infâmes accusations de sa propre sœur, était un parfait moteur pour donner à la lectrice que je suis l’envie de connaître la suite.

  Dès le début de ce troisième tome, alors que certains « disparus » se montrent plus actifs que ce que leur état mortifère ne devrait leur permettre, se dévoilent les raisons du comportement d’Ivana. Cependant, cette entrée en matière dynamique n’est que le prologue aux périls auxquels notre héros va devoir faire face.  En effet, dans le luxueux décor du château Kolovos, une dangereuse partie va bientôt se jouer.

  Si certains personnages réapparaissent, quelque soit leur état, de nouveaux entrent en scène : des vampires.  À leur tête, le charismatique Alcibiade, un jeune homme de plus de deux mille ans, bien décidé à prêter main forte à Julian et sa meute.  Le château ancestral devient alors un refuge où, envers et contre tout, le patriarche Francesco Kolovos continue à être ce vieux monsieur charmant et théâtral qu’on ne peut s’empêcher d’apprécier.

  Car au-delà de l’histoire elle-même, c’est l’amour le moteur et le cœur de ce roman.  Celui entre les protagonistes bien sûr, mais aussi, celui de Joe Valeska pour ses personnages.

  Un troisième opus qui clôt (peut-être) une série dont on aime ses loups-garous en smoking.

 

Ani Sedent

 

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Laurent Femenias a chroniqué dans Babelio le dernier roman de la saga de Joe Valeska "Le Triomphe de Julian Kolovos"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Après Les métamorphoses de Julian Kolovos, roman sorti initialement en 2016 aux éditions Chloé des Lys, puis dans une édition révisée et étendue en 2020, La chute de Julian Kolovos, un deuxième volume paru chez le même éditeur en 2021, voici le triomphe de Julian Kolovos, le troisième (et dernier ?) tome des aventures du héros de Joe Valeska, qui vient de paraître début 2024.
Pour qui a aimé les précédents, ce nouveau livre ne pourra qu'être une excellente lecture. D'autant plus que le tome deux appelait forcément une suite ! En effet, on retrouve tout ce qui avait fait le succès de cette histoire : un style fluide qui nous fait passer du sourire à la crainte en quelques secondes, des personnages bien écrits et attachants (on sent que l'auteur a pris un grand plaisir à les faire vivre !). L'un de mes préférés est peut-être Francesco, le père haut en couleur de Julian et Ivana Kolovos.
Je ne reprendrai pas ici les éléments de présentation de l'intrigue et des personnages car, si vous lisez ceci, vous avez probablement déjà lu les deux premiers volumes, mais pour faire bref, tout ce qui faisait la force de cette histoire est ici à nouveau présent, mais amplifié, magnifié : des dialogues ciselés qui font un peu penser à du théâtre (j'aime particulièrement les scènes se déroulant dans le château du héros dans le Kent), une présence du fantastique et d'êtres surnaturels peut-être plus marquée qu'auparavant (sans spoiler, de nouveaux personnages apparaissent, qui viennent enrichir la « mythologie » de l'auteur), qu'ils soient du côté des amis du héros, ou bien des antagonistes. J'aime les influences distillées ça et là, en particulier Anne Rice, même si l'univers créé par Joe Valeska est en réalité très personnel, beaucoup axé autour de la famille.
On sent, et l'auteur l'explique d'ailleurs dans ses commentaires à la fin, que rien n'est dû ici au hasard, et que tout était planifié pour arriver au dénouement de ce livre, et ce dès le premier tome, mais je ne peux en dévoiler plus sous peine de vous gâcher la lecture !
Ce roman est une conclusion, il est pensé comme tel. Toujours est-il que j'espère que cet univers, ces personnages, reviendront sous une forme ou sous une autre dans un nouveau livre dans un futur proche. En attendant, je ne peux que vous conseiller de découvrir en quoi consiste ce « triomphe ». Bonne lecture !

LAURENT FEMENIAS

 

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Christine Brunet en invitée du blog avec la chronique de son nouveau thriller "Malfarat" signée ANI SEDENT

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Malfarat, un domaine au cœur d’une intrigue qui débute pendant la seconde guerre mondiale, quand la haine et les rivalités conduisaient à la mort, quand le secret était roi.

  C’est à cette même époque que naît ce qui va devenir une légende urbaine.  Mais les disparitions de jeunes filles sont-elles vraiment une légende ?  En tout cas, celles qui préoccupent la FSE et son double non officiel, dont fait partie Gwen St-Cyrq, sont bien réelles et la détermination de la légiste à retrouver ces jeunes filles n’est que plus grande quand c’est une amie qui disparait.

  L’action et les découvertes se succèdent dans cette histoire ou la confiance est une denrée rare et la traîtrise un fil rouge.

  D’une écriture qui laisse peu de place aux temps morts, Christine Brunet nous plonge dans une enquête trépidante où les protagonistes, loin d’être des enfants de chœur, poursuivent des buts rarement avouables.  Et alors que nous n’avons qu’une seule envie : tourner la page et découvrir la suite de l’intrigue, elle nous entraîne sur des chemins dangereux où la malfaisance côtoie les faux-semblants.    

  Enfin, elle nous livre une histoire consistante et un livre du genre de ceux qu’on n’a pas envie de lâcher avant d’en connaître le dénouement.  Du très bon thriller !

 

 

Ani Sedent

 

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Edmée de Xhavée a lu "Le Bic et les pierres" de Pascale Gillet-B

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu Le Bic et les pierres de Pascale Gillet-B. Edmée De Xhavée.

 

Voici un livre qui va au-delà d’une « histoire », même si c’est cette histoire qui emporte le lecteur dans de multiples réflexions. L’histoire d’une rencontre, une de ces rencontres qu’on ne remarque pas tout de suite, dont on n’imagine pas qu’elle soit autre chose qu’un de ces charmants moments que l’on aime évoquer ensuite en regardant des photos.

 

Clara et Lucien. Mais aussi Léone et Jeanne. Et puis les douloureusement absents, Ihsan et Justin. 

 

Il était une fois un petit curieux de tout, Lucien, qui eut grande envie du bic de la gentille dame venue de loin pour apporter de l’aide à son village. Un bic, objet important, presque magique. Le petit curieux grandit, et la gentille dame revient maintes fois parce que voilà que le fameux bic se met à dessiner un nouveau parcours dans leurs vies. 

 

Je ne raconterai pas ce parcours, que le lecteur aura grand plaisir à découvrir, mais l’auteur a su, sans pédanterie ou maladresse, souligner que l’amour ne suffit pas : il faut aussi subtilement accorder les notions de cadeau, imposition, intuition… et déceler les réticences, malaises, inquiétudes propres à l’éducation de chacun et ses codes culturels. J’ai particulièrement apprécié cet aspect du récit, on n’a pas d’un côté la dame aisée et animée de son sens de la générosité et de l’autre le jeune Africain qui ne peut être qu’éperdu de reconnaissance, loin de là. Tout est délicat, hésitant, respectueux. Et au fil des ans, alors que Julien grandit et s’étonne de ce qu’il a su mettre dans ses pierres, Clara se libère de certaines de ses convictions emprisonnantes.

 

Le Bic et les pierres, Pascale Gillet-B

Editions Chloé des lys

136 pages

24,30 €

Edmée de Xhavée

 

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Pascale Gillet-B  a lu et chroniqué "Le Transfert" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Le Transfert, Carine-Laure Desguin, théâtre, Editions Chloé des Lys.



 

Dans cette pièce de théâtre, un seul décor : une chambre d’hôpital. 

Les personnages sont anonymes, aliénés à une fonction, étrangers à eux-mêmes. Existent-ils seulement ? 

Un clown en face d’un patient allongé veut jouer envers et contre tout. 

Progressivement inquisiteur et autoritaire, il semble dicter les règles du jeu au détriment de celui qu’il est venu faire rire. 

Le patient, triste et morose ne rit pas. Est-il fou ou puni ? Il doute de tout et interroge le clown.

D’abord résigné, il ne comprend rien, il ne reçoit pas de réponse de son étrange interlocuteur. Il souffre, il souffre atrocement, il se souvient. « Le parfum des roses me paraît si loin, si loin, si loin… »

Un robot sorti de nulle part apporte le remède à sa douleur, un carton blanc, vierge et vide !

Les visites sont terminées, le clown quitte la chambre.  

Le docteur et l’infirmière entrent en scène. Ils discutent de l’existence du patient ou plutôt de sa non-existence. Un dialogue complètement burlesque s’engage entre ces deux nouveaux personnages à propos du malade. 

Le patient comprend lentement, il se souvient, il réfléchit maintenant, il veut pisser, il a faim, il a soif… il sourit même ! Il se rebelle.

Mais non, il ne sera pas sauvé. Il est fou, il ment, il n’existe plus. Il est devenu non-patient, englouti dans le néant. 

Il n’a pas ri, le clown lui avait bien dit pourtant qu’il devait rire. 

Il ne reste rien, même pas le souvenir d’un parfum… 

 

Prodigieuse, Carine-Laure Desguin nous emmène dans un dédale abracadabrant par la seule puissance de ses mots ! Dans ce texte court et dense, elle dépasse avec audace les limites de la raison pour le plus grand plaisir du lecteur. 

Une lecture hors-norme dans la forme comme dans le fond! Bravo ! 



 

Pascale Gillet-B 

 

Publié dans avis de lecteurs

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