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"Ayma" de Sophie Vuillemin, une lecture signée Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

  

Emma est photographe et vit aux États-Unis depuis cinq ans. Là, elle s’est mariée avec Ryan. Le couple tente d’avoir un enfant. En vain. Tension dans le couple. Emma se pose pas mal de questions dont celle-ci, désire-t-elle vraiment un enfant ? C’est à cette période qu’elle apprend par sa mère, que son père, viticulteur à Nantes, n’est pas trop en forme. Emma n’hésite pas, elle retourne illico dans sa famille.

   Dès le début du roman, on devine une blessure chez Emma. L’auteure distille ça et là des « indices ». On comprend petit à petit. Le grand frère d’Emma, Théo, a disparu voici cinq ans. Les trois enfants de la famille, Théo, Emma et la cadette, Louise, étaient très soudés. Cette disparition est dramatique.

   Emma retrouve donc l’ambiance familiale, un père pas trop facile qui cache ses sentiments, et une mère bienveillante qui fait de son mieux pour dissimuler la tristesse de ne pas revoir Théo. Louise travaille à Paris et revient elle aussi à la maison.

   Les deux filles revivent les moments heureux de leur enfance et aident leur mère au mieux. Les vignes, c’est du boulot, et pour leur père, c’est toute une vie de travail. On s’affaire et on reparle cep, chai, muscadet, et potions bio. Au milieu de tout ça, l’absence de Théo, à chaque heure de chaque jour. On apprend que Théo a envoyé une lettre dix jours après sa disparition. Et que donc, les recherches judiciaires se sont arrêtées à ce moment-là. Parfois l’espoir renaît, on aurait revu Théo ici ou là.

   L’écriture de Sophie Vuillemin est à la fois si naturelle et si précise que l’on vit vraiment au sein de cette famille et que l’on ressent les sentiments les plus intimes de chacun de ses membres. C’est une écriture qui détaille chaque scène et qui analyse le caractère de chacun des personnages avec une rare subtilité, presqu’en douceur. Le lecteur n’a donc aucun mal à s’imaginer tous les moments difficiles vécus par cette famille. Et pourtant pce roman n’est pas triste ! 

  Alors, afin de ne rien spoiler de cette histoire, je ne vous dirai pas pourquoi Théo est parti. Au fait, reviendra-t-il ? Et Emma, retournera-t-elle avec Ryan qui avait débarqué lui aussi à Nantes ? Et pourquoi ce titre, Eyma ?

  Un roman très réussi dont l’écriture captivante me rappelle celle de Leïla Slimani, auteure goncourisée en 2016. Et c’est surtout cela que je retiendrai de ce livre, non pas l’histoire en elle-même, mais l’écriture fluide et attachante de Sophie Vuillemin.

 

Carine-laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Carine-laure Desguin a lu "La chair des nuits" de Louis Mathoux

Publié le par christine brunet /aloys

La 4ème de couverture annonce les thèmes abordés dans ce recueil de 49 poésies en vers libres : ténèbres, souffrance, désir charnel. Et en effet, ces thèmes sensibles s’enlacent et s’entrelacent ici dans une danse charnelle qui s’extériorise jusqu’à l’oméga des corps.

   L’auteur de Croire au feu (L’arbre à paroles, 2002) et de nombreux autres ouvrages (poétiques ou pas) nous partage sa longue et inéluctable quête, sa recherche tourmentée vers un amour fièvreux, absolu, impermanent.

   Par des chapelets de métaphores, Mathoux relie le lecteur à un chemin de croix déliquescent sur lequel chaque mot cisèle une souffrance. C’est un corps à corps douloureux, une vaine bataille aboutissant sur un plongeoir au bout duquel des chairs se consument et s’annihilent. Le poète est seul face à cette armée de ténèbres, il combat, se dénude, se déchire l’âme. Parmi les métaphores, je retiendrai celle-ci, page 42 :

Il n’y a plus de lendemain

à l’arbre des jours

mais le ciel est encore lourd

d’impatiences à pourvoir …

 

Sans cesse, l’auteur questionne :

Page 8 : Sentes et chemins du monde ….

              … Mais qu’irriguez-vous en vos sinuosités boueuses

             sinon la chair innombrable du néant ?

Page 10 : L’impatience est-elle autre chose

                que le cercueil de l’éternité ?

Page 11 : Notre chair ne sera-t-elle bientôt plus souveraine

                que sur les rives de nos gestes ?

Page 32 : Où trouverai-je un désert

                qui me soit oasis ?

   Dans une langue féconde, Mathoux entraîne le lecteur vers la recherche (stérile ?) de la femme éternelle. Mais il émerge néanmoins de cette désespérance une musicalité lumineuse qui transperce le lecteur :

Page 13 :

Rien n’est possible à l’humain

         si ce n’est l’impossible

Page 50 :

Des lèvres toujours des lèvres

J’ai soif de bleu

On devrait pouvoir s’embrasser

           avec les yeux

 

Carine-Laure Desguin

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "L'ultime équation" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu… non ! j’ai dévoré « L’ultime équation » de Christine Brunet, happée dès la première page par ce nouveau thriller d’une densité incroyable, qui ne manque ni d’aventure ni de rebondissements et encore moins d’action.

Ecrite il y a bien longtemps, cette histoire fait partie du socle à l’origine de tous les romans constituant l’œuvre de Christine Brunet, dont l’écriture nerveuse et efficace fait ici à nouveau merveille.

Fin 1979, une rencontre fatale entre un Rafale et un objet non identifié laisse au Groupe d’Etude et d’Information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (le GEIPA) un amas de métal fondu.  Le docteur Valerys, une jeune cybernéticienne ultra douée d’une vingtaine d’année, est chargée d’en analyser les composants.  Et si la couverture du site est assurée par le général Duriez, toute l’opération est supervisée par la très puissante Research & Intelligence Agency.  Une entité dont les motivations éveillent rapidement la méfiance d’Alexandra Valerys qui, bien décidée à lui soustraire sa plus grande découverte, lui offre un os à ronger tout en préparant sa propre exfiltration.  Peu de temps après, elle se réveille dans la jungle, en compagnie d’autres scientifiques, aux mains de mercenaires brutaux et sadiques.  Et ce n’est que le début…

Ce qu’on aime chez Alexandra Valerys, c’est sa solidité tant physique que psychologique, sa capacité d’adaptation hors norme et sa grande intelligence.  Toutes caractéristiques communes aux héroïnes de Christine Brunet.

Ce qu’on aime dans cette histoire, outre la tension provoquée par la menace constante que représente la RIA, ce sont les rebondissements, l’enchaînement d’évènements menant à des situations toujours plus dangereuses nous faisant d’autant mieux apprécier les rares personnages dignes de confiance qui croisent la route de notre héroïne… même s’il nous arrive, tout comme elle, de douter malgré tout de leur bonne foi.

« L’ultime équation », c’est 321 pages de lecture à 100 à l’heure, c’est 321 pages qu’on n’a pas envie de lâcher avant d’en avoir dévoré le dernier mot !

C’est là que je vous annonce, entre frustration et enthousiasme, que ce livre est également le premier d’un triptyque ! Frustration, à cause des trois petits points de suspension à la fin du tome et enthousiasme, parce que ces trois même petits points annoncent aussi que l’aventure ne fait que commencer !

Un coup de cœur, comme vous l’aurez compris et une très grande impatience de découvrir la suite.

Alors, accrochez vos ceintures et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans avis de lecteurs, actutuv

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Ani Sedent a lu "La chair des nuits" de Louis Mathoux

Publié le par christine brunet /aloys

 

Avec « La Chair Des Nuits », Louis Mathoux nous propose une plongée poétique dans un univers sombre mêlé de souffrance et de désir charnel.

44 poèmes où l’organique côtoie le spirituel pour emmener le lecteur au cœur d’un maelström qui donne la priorité aux sens.  44 poèmes conjugués au féminin rédempteur, pour l’immerger au cœur d’un thème où le corps et l’âme s’embrasent d’une même flamme noire, mais aussi…

 

  « Qui donc a taillé

     secondes, minutes et heures

     dans la chair libre du temps ? […] »

 

… d’un thème où la souffrance naît du temps volé, perdu,

 

 « La nuit ne tombe pas

    Elle révèle peu à peu

    sa permanence insoupçonnée

    dévoilant l’imposture

    dont s’habille toute clarté […] »

 

d’un thème où les ténèbres sont reines,

 

  « Nos silences prennent voix

     Nos mots prennent fièvre

     Ta peau s’illumine peu à peu

     de nudités mal éteintes […] »

 

d’un thème où le charnel touche au divin,

 

  « Des lèvres, toujours des lèvres

     J’ai soif de bleu

     On devrait pouvoir s’embrasser

                 avec les yeux »

 

d’un thème qui apaise.

 

  Il est difficile de présenter un recueil de poésie, de tenter d’en exprimer l’essence, quand on est loin d’être experte en la matière.  Peut-être, aussi, parce que la poésie est un art qui se vit, un condensé d’émotions exprimé par l’auteur, que chaque lecteur, finalement, ressent à l’aune de sa propre perception.  Quoi qu’il en soit, ce recueil de Louis Mathoux, riche de ses obscures clartés, ne devrait laisser personne indifférent !

 

Bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "Le dossier MechaPlane" de Gabriel Rasson

Publié le par christine brunet /aloys

 

« Le dossier MechaPlane » de Gabriel Rasson, démarre sur la mission d’un célèbre avocat londonien, William Van Cleef, chargé d’opérer la fusion entre deux importantes entreprises d’aéronautique.  Cependant, loin d’un quelconque problème juridique ou financier, la rivalité qui oppose les avionneurs remonte à une lointaine époque où elle était encore amoureuse.

  L’amour ! Voilà, je pense, le personnage principal de cette nouvelle, le moteur d’un récit aux chemins de traverses soucieux du cœur humain.  L’amour un peu confus de William lorsqu’il rencontre Albine, une illustratrice au style singulier, dont le point de vue atypique pourrait bien débloquer un dossier qui s’enlise. Celui d’Albine, moins timoré et prompt à faire le premier pas.  Les fantômes de leurs anciennes amours, mais aussi ceux des autres, complexes, entremêlés, mensongers ou sincères, que notre avocat va devoir démêler s’il veut conserver intacte sa réputation.

  Si l’on sent le juriste derrière « Le dossier MechaPlane », Gabriel Rasson n’en explore pas moins l’humain.  En effet, le style subtil de l’auteur donne à son récit fluidité et consistance.  D’une plume précise et adroite, il esquisse les caractères de ses personnages, leur donnant corps pour les faire évoluer entre Angleterre, Ecosse et Belgique.

Enfin, et parce qu’il s’agit d’amour, il termine son récit sur un point d’interrogation, laissant le lecteur à ses réflexions.

 

Alors, bonne réflexion et bonne lecture !

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

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Ani Sedent a lu "La rectification" de Luc Degrande

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/K9VLjnqRtWI

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Edmée de Xhavée a lu "Quel goût a la vie" de Clotilde Crouzet

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/TX4XKXFC1hg

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Carine-Laure Desguin a lu pour ActuTv "Les oiseaux de pierre" d'Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

  

 

Ouvrir ce livre, Les Oiseaux de Pierre, tome 3 des Chroniques de l’Invisible d’Ani Sedent, c’est se magi-porter (je plagie le vocabulaire magi-créé de l’auteure) dans un autre monde. Accrochez-vous ! Ce livre est un portail ! Oui ! L’histoire ? Angelie, une jeune marraine-fée est convoquée au palais de la reine des fées, à Grandmanoir. Là, Angelie apprend qu’une efflorescence est annoncée et que son rôle sera de protéger le fruit de cette efflorescence. Et puis, mazette, tout s’enchaîne., kidnapping, emprisonnement. D’un côté les bons et de l’autre, vous devinez. Du banal ? Eh bien non ! Déjà les noms des lieux sont magiques. J’ai voyagé à Majorcastel, à Trois-Echalottes, dans la forêt des songes, à Fort-les-Forts, et tout ça au temps des guerres magiques. Quel voyage !

   J’ai croisé des êtres …, je n’ai pas de mot pour vous expliquer. La sénéchale Aldred, une enchanteresse de niveau quatre aux boucles d’oreilles magi-fabriquées ; un cheval tonnerre ; le mage Artorius entouré de ses poudres et élixirs ; le mage Arcadius (heuuu, méfiance hein) ; des dragons-papillons ; Boädicia, une farouche mage-guerrière à la chevelure de feu ; Namiris, une amazone aux bracelets claniques. Entre deux séquences athaumiques (oui, athaumiques), ce voyage magi-temporel m’a éblouie. D’ailleurs je suis toujours là, coincée quelque part entre deux anomalies temporelles, dans un champ magique à la recherche de mes signatures plasmatiques. Le regard du loup bleu, je ne l’oublierai jamais, c’était dans un des cercles des druides. J’ai aussi entendu Yttis discuter au sujet de cette efflorescence annonciatrice de bienfaits, On magi-commanderait pas un gobelet d’Hypocras ou de posset ?

   Au château de Bellepine, cet enfoiré d’Arcadius ! Il a osé enfermer l’histoire dans une bulle temporelle, une véritable mise entre parenthèses. Car il connaît le secret des Oiseaux de Pierre, cet infâme ! Il n’a d’ailleurs pas enfermé que l’histoire. Qui est donc Valérian ?

   Et puis suivez-moi. Vous voyez, là, devant le miroir aux haricots, c’est Merlin et son archimage Atanasius. Et là, c’est Glawhenn, une petite elfe qui fait apparaître des boules de feu. Faut dire qu’il faut être armé dans ce monde-là car si vous vous trouvez devant une bande de sans âmes (des trucs de boue créés par des mages noirs), je vous dis pas hein … Il m’a fallu un grand bol de sève de wisguier pour continuer ma magi-route et comprendre enfin ce qu’était vraiment un oignon ! Mais peut-être que Saturnin Chantepouille, un bibliothécaire, vous expliquera-t-il mieux que moi ce magi-livre rempli de symboles naniques. Parce que moi, je viens de rentrer dans une taverne, j’ai regardé par le trou d’une serrure et devant moi c’est le mage Léodus qui …

   Vous l’avez compris, je n’arrive pas à éteindre mes scintillantes sphères de repérage, ce livre reste allumé entre mes doigts.

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

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"La terre de nos ancêtres de Maryline Parmiggiani : une chronique signée Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/L_2Z-hj3qoo

Publié dans actutuv

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Christine Brunet vous présente le trailer de son nouveau thriller SF "Les veines du temps"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/JYg-zC_dNps

Publié dans actutuv

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