Ani Sedent a lu "Haïkus et tankas au fil des jours" de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Haïkus et tankas, deux formes de poésie traditionnelle Japonaise où, dans leur brièveté, l’une saisit l’instant tandis que l’autre y apporte des sentiments.  Deux arts dédiés aux saisons que Micheline Boland maîtrise parfaitement et qu’elle nous fait partager avec son « Haïkus et tankas au fil des jours ». 

N’étant pas grande familière de la poésie, c’est par curiosité que j’ai ouvert ce recueil.  Pourtant, au cour de ma lecture, je me suis surprise à songer à cette célèbre peinture de Monet : « Impression au soleil levant ».  À cause du titre, bien sûr, qui décrit on ne peut mieux l’art du haïku, mais aussi à cause de la similitude entre ce moment fugitif, éphémère, saisi par un pinceau inspiré, et celui mis ici en lumière, au rythme de syllabes scandées pour former le parfait instantané d’un instant parfait.

Page 11 :

L’odeur de sapin

une si bonne flambée

~ le chat qui attend.

Page 13 :

Sous un ciel radieux

calligraphie de branches

magie de l’hiver.

Page 39 :

Au bout de mon doigt

dans les sillons de la nuit

rien sinon la lune.

Quant aux tankas ‒ ancêtres des haïkus ‒, à leur rythme syllabique plus complexe s’ajoutent sentiments et émotions pour entremêler la couleur à la couleur et nous emmener vers un univers bien plus personnel. 

Page 53 :

Dans mes cheveux gris

le vent joue les trublions

sans aucun tabou

son espièglerie guérit

mes humeurs noires du jour.

Ce recueil c’est une balade au fil des saisons, peuplée d’instants aussi fugaces que nos existences.  Une jolie découverte tant sur le fond que sur la forme : une poésie de l’instant accessible tous.

 

Ani Sedent

 

Publié dans actutuv

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article