Le blog "Les lectures de Maryline" a lu et chroniqué "Putain de pays noir" de Carine-Laure Desguin
http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/putain-de-pays-noir-a202948182
Lecture, écriture, une passion... Un partage... La littérature dans tous ses états !
http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/putain-de-pays-noir-a202948182
Le secret est petit, mais ses conséquences secouent, et bien !
La couverture du livre donne une (fausse) impression de paix, d’intérieur bourgeois et bien rangé que rien ne viendra ternir. Un joli portrait de femme, une main, une rose séchée. Des indices, on s’en doute à cause du titre, mais on ne s’attend certainement pas… à ça !
L’auteur nous met au pas des gilles de Binche, puisque le suspens commence en plein carnaval, durant les jours gras. Joie, champagne, roulements de tambours, champagne encore, va et vient, visages connus et quelques-uns inconnus, ou oubliés. C’est ainsi que l’un de ces derniers sèmera ses indices, ni vu ni connu, ou en tout cas pas remarqué. Mais Juliette voit resurgir son passé, la partie effacée avec soin de son passé, et se retrouve face à la vengeance.
Une vengeance qui a mis des années à se présenter, et donc se mangera froide, bien froide, mais pleine de fureur et de folie. La folie qui explose, dans un lieu macabre, sous des formes sinistres, animée par des personnages enchaînés les uns aux autres par des liens malsains.
La vengeance est machiavélique. Pour un petit secret qui a fait ricochet.
Un véritable thriller, voici ce que Brigitte Hanappe nous offre cette fois, et les amateurs ne seront pas déçus !
Edmée de Xhavée
Un roman complexe Argam de Gérard le Goff qui fait plonger le lecteur dans un univers étrange, à la limite du réel qui glisse subtilement dans l’irréel. Un roman dans le roman, très dense et incitant, aux multiples histoires et narrateurs, riche de descriptions détaillées à la manière de Balzac. Il rappelle le roman gothique par son côté fantastique, ses procédés narratifs, les décors et certains personnages.

Une trame difficile à démêler, car l’intérêt de l’auteur est focalisé sur un cas de psychiatrie, un territoire incertain à explorer. Entrer dans l’esprit d’un aliéné pourrait avoir des conséquences fatales pour celui qui s’y hasarde, comme les personnages de ce roman.
Mais le romancier sait s’alléger du fardeau de l’aliénation trop lourde pour le lecteur pour donner à son roman tant son côté d’aventures, que celui de polar et de fantastique.
À partir des personnages bien rangés dans la vie sociale, un avocat et un psychiatre, deux amis, l’auteur construit un premier récit dont le narrateur est en même temps l’acteur des aventures rocambolesques du roman, donc personnage narrateur.
Dans ce cadre réel, il introduit un deuxième récit à l’aide d’un manuscrit trouvé par la police et confié au psychiatre Samuel Berstein. Le narrateur inconnu raconte une étrange histoire vécue sur une presqu’île où se trouvait le manoir abandonné d’une diva du XXème siècle, une chanteuse, adulée pour sa voix et sa beauté éblouissantes.
Un troisième récit tient au côté policier du roman, une enquête sur la disparition d’un aliéné dangereux de l’hôpital psychiatrique. Un quatrième : la biographie de la diva, trouvée dans une monographie de la région s’imbrique aux autres. Son auteur se mêle aux aventures bizarres des deux amis.
Enfin, il y a à la fin le récit d’un ami de l’avocat Osborne, qui a disparu mystérieusement de chez lui. Et dans l’épilogue, l’aliéné qui raconte, continuant de griffonner sur des feuilles ses délires.
Malgré ses multiples récits qui s’imbriquent comme les poupées russes à déconcerter le lecteur, le romancier maîtrise à merveille le fil de la narration, sait créer le suspense, maintenir la curiosité du lecteur jusqu’à la fin, elle même à interpréter en dépit des fils narratifs qui se démêlent partiellement.
Contrastant avec la complexité de la substance narrative touffue qui se ramifie toujours vers d’autres domaines liés au fantastique, tels l’alchimie, l’ésotérisme, la psychiatrie, l’architecture du roman est assez rigoureuse : entre le prologue et l’épilogue, les chapitres numérotés ont en plus un titre qui annonce l’événement. Cela permet de structurer le roman et de faciliter le repérage de ses multiples récits.
Quant aux personnages, réels ou fantastiques (les esprits qui hantent le manoir, les figures diformes), ils sont placés dans les décors adéquats à leur situation, réelle ou imaginaire. La curiosité et l’esprit d’aventure de quatre personnages raisonnables, les deux amis, plus le libraire et le savant, l’emportent sur la raison, les poussent à des aventures incroyables, les plongeant dans l’étrangeté de l’atmosphère irréelle du parc et du manoir abandonné de la diva à la rencontre du fantastique.
La quête du mystérieux domaine et la fête d’étranges masques dont parle le manuscrit rappellent en quelque sorte Le Grand Meaulnes d’Alain Fournier.
Le talent narratif du romancier s’associe au goût de la description autant du réel que de l’irréel. Les images hallucinatoires, délirantes du parc et de l’intérieur du manoir de la presqu’île contrastent avec les détails précis du décor quotidien. L’auteur fait preuve d’une imagination débordante à créer l’effet hallucinatoire, fantastique du paysage.
Le romancier envisage ses personnages d’un œil de psychologue qui sait lire, deviner leurs sentiments et émotions cachés. Il semble vivre avec eux leurs aventures, s’y prendre comme ceux-ci dans les délires de l’aliéné pyromane. Il prouve son intérêt pour la psychanalyse dans le choix du sujet et les explications médicales du psychiatre durant ses conversations avec l’avocat.
La fin laisse au lecteur le soin de juger la part du réel et de l’irréel du roman et de l’énigme policière. On ne pourrait pas dire exactement qui est l’aliéné enfermé à l’hôpital psychiatrique. On pourrait y reconnaître chaque personnage narrateur, y compris l’auteur, qui semble s’identifier parfois à ses personnages.
Après "2401" et "Chaos", voici le troisième tome de la série dédiée aux héros hollandais : Lieve, surnommée "la petite" et Johan, surnommé "Le bouledogue".
"Bluff", le troisième volet, n'est pas vraiment ce que j'appelle un thriller, plutôt un policier. Le sang ne coule pas à flots, les meurtres ne se succèdent pas, il n'y a pas de serial killer, mais bien une enquête que le lecteur suit avec assiduité. On ne lâche pas un roman de Bob Boutique comme on veut !
Un barbecue dans un jardin, une jeune fille qui observe les policiers présents et l'enquête commence. Qui est cette fille venue les épier? Que leur veut-elle? Il faut d'abord la retrouver ce que ne tarde pas à faire le duo bien connu.
Liddy est une étudiante douée qui prépare un mémoire sur le réchauffement climatique et les carottages réalisés par les Russes en Antarctique. Elle semble sans histoires et pourtant elle cache pas mal de choses. Quelqu'un lui a volé son ordinateur portable et elle refuse de porter plainte. Que cache-t-elle dans cet appareil volé? Pourquoi a-t-elle peur que les flics remettent la main dessus?
Est-ce à cause des relations qu'elle entretient avec la Ministre de l'Intérieur des Pays-Bas?
Bob a l'habitude de faire voyager ses héros. Cette fois, ils les envoient en Antarctique et en Islande au milieu des volcans.
Bob n'est pas un écrivain comme les autres. En effet, il prend plaisir à faire une pause dans son récit pour parler au lecteur...
Suspense, fausses pistes, tueurs, situations dangereuses, intrigue parfaitement construite, tout est réuni pour faire de ce roman un très bon policier.
Un 3e volet indépendant, mais il est préférable de lire les 3 policiers dans leur ordre de parution.
J’espère retrouver Bob Boutique pour de nouvelles aventures livresques…
Philippe Desterbecq
/image%2F0995560%2F20200930%2Fob_138c1f_ici-et-au-dela.jpg)
https://www.areaw.be/serge-guerit-la-septieme-porte-roman-ed-chloe-des-lys-2020-180-pp-20-e/

Résumé de l'éditeur :
Les Terres de l’Est sont sur le point d’être envahies par Garamon, le fils du Seigneur Cristal, venu venger son père ayant subi une terrible défaite des années auparavant.
Meredin et Baltus, ainsi que leurs compagnons, vont tenter de mettre fin à l’invasion.
Mais tout ne se passera pas comme prévu.
Mon avis :
Voici le premier tome d'un récit héroïc fantasy. Je n'aime pas particulièrement ce genre de romans d'habitude mais l'auteur me l'a gentiment offert alors je l'ai ouvert avec plaisir. Et j'avoue que l'auteur a réussi à me captiver. Le rythme est soutenu, les chapitres sont courts, l'histoire est intéressante et on s'attache facilement aux différents personnages.
Garamon, le fils du chevalier Cristal, décide de venger son père vaincu plusieurs années auparavant lors d'une bataille sanglante. Il revient sur les terres que ce dernier a dû quitter après sa cuisante défaite. Les différents clans vivant sur ces terres se lient afin de lutter contre cette armée qui parait vraiment puissante et qui attaque sans prévenir. Ils n'ont qu'une seule solution pour gagner (du moins, essayer de ne pas mourir!), c'est de se réfugier dans le seul endroit de l'ile qui pourrait résister à l'assaut. Y parviendront-ils? Auront-ils le temps d'y arriver avant que Garamon et son armée ne détruise tout?
J'ai été happée par ce récit, j'avais envie de savoir commet tout le monde allait s'en sortir et si la vengeance allait pouvoir être honorée par Garamon. Je n'avais pas vraiment de gagnant préféré ne connaissant que très peu les différents peuples mais finalement, j'avais envie que les deux partis s’en sortent au mieux.
Une lecture très sympa mais il va falloir attendre le prochain tome pour découvrir la suite...
Deux pour le prix d'une !
Dans son dernier bouquin, Edmée nous offre deux histoires, ce qui n'est pas pour déplaire à ses nombreux lecteurs.
Drôle de titre pour une histoire, drôle de prénom pour une héroïne de roman. Toffee est en réalité Sophie, une jeune fille pleine de vie que le printemps de la vie réveille. On ne peut que remarquer cette jolie fille pétillante et fraiche, de condition modeste pourtant, qui attire le regard des hommes de tout âge !
Et c'est vers "un vieux" qu'elle se tourne, le charme, le désire, l'idéalise. Mais Jules est marié ou plutôt veuf depuis peu et Jules vouait un amour passionné à sa femme...
Le couple a un fils : Claude.
Et c'est soixante ans plus tard que nous retrouvons Claude, dans une maison de retraite. Julie, la soixantaine, vient lui rendre visite et lui parle de son père, de son père et de Toffee.
Claude ne se souvient pas de cette Toffee, pas plus de Sophie d'ailleurs ! Ou plutôt son inconscient a enfoui cette jeune fille bien profondément en lui, mais des révélations de Julie vont la faire ressortir...
Edmée comme on l'aime, Edmée comme on peut la retrouver sur son blog, avec ses secrets de famille, ses adultères, ses enfants cachés, Edmée et son écriture magique...
La preferida
Le ver est dans le fruit. Voilà un titre qui aurait convenu à ce petit roman choral. Je le dis tout de suite : j'ai adoré cette deuxième histoire. J'ai adoré détester l'héroïne, celle sans qui il n'y aurait pas eu d'histoire, celle qui est venue mettre la zizanie dans la famille de Moustière. La particule est importante car sans ce petit "de" Olive qui se fait appeler Olympe ne serait pas entrée dans la famille.
Olympe a mis son dévolu sur Marc de Moustière, un bon parti qui lui apportera certainement la richesse. Le jeune homme est subjugué par cette intrigante qui d'emblée déplait à la famille, mais le mariage se fait et dès lors le ver est dans le fruit.
La femme est plus qu'un ver, c'est un serpent qui avale ses proies les unes après les autres sous le regard bienveillant du mari qui n'a d'yeux que pour elle et se laisse mener par le bout du nez par les discours "pleins de bon sens" de la vipère.
Qui mieux qu'Edmée pouvait nous raconter une telle histoire? Qui pouvait imaginer un tel personnage sans scrupules : une héroïne qui distille son venin peit à petit autour d'elle? Qui pouvait imaginer un mari sans personnalité qui ne vit que pour et par sa femme?
Chaque personnage raconte son histoire avec, comme point central, cette fameuse Olympe que vous adorerez détester aussi, j'en suis sûr.
Hum ! Cette histoire est vraiment ma preferida !
LES PETITS PAPIERS DE CHLOÉ fête ses 20 ans
En 1999, un groupe d'étudiants décide de créer une maison d'édition atypique , les Editions Chloé des Lys. Cela se passe en Belgique, à Tournai puis à Barry.
Egalement rédacteurs d'une revue littéraire, ils pérennisent l'idée sous le titre de Pulp.Com. Trimestrielle, assez trash, elle ne rencontre que peu de lecteurs et l'équipe en place décide de jeter l'éponge, c'était il y a 10 ans en 2009.
Laurent Dumortier , le patron des Editions Chloé des Lys, ne veut pas abandonner l'idée et demande à Christine Brunet de reprendre le concept sous une nouvelle forme (format e-book et papier), un nouveau titre « Les petits papiers de Chloé » et de trouver une équipe fiable et motivée.
Si, au fil des numéros, le nombre d'intervenants et les rubriques ont évolué, le squelette éditorial est solide. L'équipe a, à sa disposition, deux infographistes (Cédric pour la couverture et les illustrations photos et Fralien pour son personnage de Bidou et la mise en page).
Les petits papiers de Cholé possèdent deux illustrateurs de bande-dessinée (Bob Boutique avec Bob le Belge et François Beukels pour Carôttins) mais aussi quatre rédacteurs (Laurent Dumortier pour l'édito, Carine-Laure Desguin, Edmée de Xhavée et Christine Brunet) plus des intervenants épisodiques tels que Cathie Louvet.
Christine Brunet organise en partenariat avec avec son blog www.aloys.me , des concours littéraires: le ou la gagnante voit son texte publié dans la revue. Autre rubrique, des appels à textes de 600 caractères maximum sur une citation, les dix premiers textes sont publiés.
« Les petits papiers de Chloé », c'est avant tout une vitrine pour les Editions Chloé des Lys, mais tout le monde peut participer à la revue et bien entendu aux concours (et donc être choisi par les lecteurs du blog ). L'équipe qui forme « Les petits papiers de Cholé » est soudée, enthousiaste à la recherche permanente de nouvelles idées pour surprendre ses lecteurs, tout cela bien sûr bénévolement.
Pour ses 20 ans, la revue propose, entre une histoire du livre parfaitement écrite, le grain de sel d'Edmée, la découverte de deux auteurs et de leurs univers , « l’échelle à quatre marches » de la gagnante du dernier concours Antonia ILiescu, la minute de Bob le Belge et « Carôttins » de François Beukels ...
Pour découvrir cet univers : www.editionschloedeslys.be et pour commander la revue : chloe.deslys@scarlet.be au prix de 5 € revue papier et 2€ en e-book.
Si vous souhaitez découvrir cette revue originale qui nous vient de Belgique, parfaitement originale, dans un format très pratique, n'hésitez pas à vous renseigner ! Vous serez surpris par les talents qui composent l'équipe rédactionnelle et qui, en prime, propose une revue d'une grande qualité littéraire avec quelques dessins dignes de la bande dessinée belge (même si François Beukels est français !).
Patrick DUBOIS
Lorsqu'un secret de famille éclate au grand jour, c'est toute sa structure qui s'en trouve modifiée. Dans ce roman bouleversant, il est question de famille, certes, mais aussi d'amour. De beaucoup d'amour. D'un amour aussi fort que dévastateur parfois.
Tout y est : le passé, le présent, l'avenir, la peine, la joie, l'horreur et le poids des non-dits.
Le lecteur est tenu en haleine jusqu'au dénouement final.
Une réelle découverte des méandres de la vie, de ses combats et de ses espoirs.

Premier roman pour une auteure bien sympathique. (C'était ma voisine de dédicaces à Mons Livre ;) ).
Un roma qui reprend les codes des relations familiales classiques, tantôt le conflit, tantôt l'amour ou la jalouse entre deux soeurs que tout oppose.
Et personnellement, j'ai eu tendance à davantage m'attacher à Emma plutôt qu'à Marie.
L'écriture est douce et fluide, les pages se tournent facilement puisqu'on a envie d'avancer et d'en savoir plus.
On sent que l'auteur a travaillé son texte.
Je ne lui jette pas de fleurs uniquement parce qu'on a le même éditeur ! En effet, ce livre m'a permis de passer un agréable moment lecture et je ne peux qu'essayer de vous convaincre de le lire.
Ce fut pour moi une belle découverte lecture 2019. (et un bon souvenir de Mons Livre)