Nadine Groenecke a lu L'Etoile magique de Philippe Desterbecq
L'étoile magique est un joli conte pour enfants que les adultes liront aussi avec beaucoup de plaisir, comme ce fut mon cas. On y retrouve les ingrédients traditionnels : le mystère, la magie, la tendresse, l'humour et l'émotion. Le tout, habilement dosé par l'auteur. Pas facile pourtant d'écrire pour la jeunesse ! Je m'y suis essayée sans grand succès. Philippe Desterbecq a, quant à lui, su relever le défi avec talent.
L'histoire débute dans la chambre du héros, un jeune garçon de dix ans surnommé Pierrot, qui vient de se voir offrir des lunettes astronomiques pour son anniversaire. Il est loin de se douter que le cadeau dont il rêvait depuis longtemps va lui faire vivre des aventures extraordinaires. Car, avec sa longue vue, Pierrot découvre une étoile magique grâce à laquelle il a la possibilité de réaliser sept voeux : Tout à coup, Pierrot découvrit une étoile dont il n'avait jamais entendu parler. C'était une étoile particulière, à 7 branches et qui brillait d'un curieux éclat. Il l'observa longuement, se demandant de quel astre il pouvait bien s'agir. Il ne se souvenait pas avoir lu quoi que ce soit à son sujet.
Des pouvoirs dont il n'a d'abord pas conscience
, et que Jojo, son meilleur ami, se charge de lui révéler. A partir de cet instant, tout devient clair dans la tête de l'enfant. C'est bien lui qui a rendu son père muet et qui est responsable de la métamorphose de son instituteur : Les enfants médusés assistèrent à une étrange transformation de leur maître d'école. En quelques minutes, sa figure n'était plus qu'un énorme bouton. Plus un centimètre carré de sa peau n'était lisse et nu. Constrastant avec la couleur rouge de son visage, son crâne chauve luisait au soleil. Des cheveux recouvraient ses épaules et son bureau. En l'espace de quelques minutes, Monsieur Ansiau était devenu Frankenstein !
Avec cette étrange étoile, n'importe quel souhait est donc exhaussé. Comment ne pas profiter de l'aubaine ! Béret bleu, le surveillant de l'école, sera la prochaine victime. Pour avoir osé punir Lulu, le frère de Pierrot, il deviendra aussi poilu qu'un singe ! Quant à Monsieur Cournebuche, remplaçant de Monsieur Ansiau, il devra affronter une bande de garnements invisibles ! De quoi faire tourner le pauvre homme en bourrique. Après les bêtises, il faudra tout de même penser à se racheter. Pierrot n'y manquera pas et l'histoire se terminera donc comme il se doit.
J'ai suivi avec bonheur les tribulations de ce jeune héros sympathique et espiègle auquel de nombreux petits diables pourront s'identifier. C'est bien écrit, c'est drôle et les chapitres s'enchaînent à merveille. Alors, si vous avez gardé votre âme d'enfant ou si vous souhaitez faire plaisir à un petit garçon ou à une petite fille, n'hésitez pas à commander le livre de Philippe.
Philippe Desterbecq est également l'auteur d'un recueil de nouvelles intitulé "Textes et nouvelles de moi" paru aux éditions Elzévir. C'est aussi un excellent photographe et un amoureux de la nature comme vous pourrez le constater si vous vous rendez sur ses blogs :
http://philippedester.canalblog.com/
http://philibertphotos.over-blog.com/
http://phildes.canalblog.com/
mais avec qui elle échange des regards. Que soit dans la partie du parc où les plantes ne sont pas politiquement correctes ou à l’atelier de mosaïques : Thomas qui compose de grands tableaux représentant des volcans et des galaxies. Paula au sourire troué, qui est déjà passé sur l’autre rive, trimballe un grand sac dans lequel elle enfourne toutes sortes d’objets hétéroclites et occupe une bonne partie de sa journée à regarder Sisyphe, un hamster, tourner à toute vitesse dans la roue en bois de sa cage.
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mettre entre toutes les mains. De bons dialogues, une ambiance d’école fort bien rendue avec des profs sévères qui ont bien mérité leur sort, des enfants qui font des conneries, qui chahutent les cours et qui escaladent des murs…
poésie progressive. Les cerveaux en ébullition produisaient des textes qui ont depuis gagné de nombreux prix. Pascal Floirac était Raoul des Bois, un pseudo sympathique d’entrée, bucolique à souhait. Une bonne figure généreuse et candide ! J’aimais déjà ses vers et tentait sans autant de succès de lui emboîter le pas. Découvrant comme les plus prolifiques Chloé des Lys, il y commettait ce carnet sorti en 2010 et depuis peu référencé./http%3A%2F%2Fwww.bandbsa.be%2Fcontes3%2Fleacockrecto.jpg)
l'occasion de décortiquer les travers de nos sociétés et, au delà la nature humaine. Belliqueuse, destructrice, égoïste, calculatrice... tous ces défauts sont passés au crible au travers des diverses structures organisées décrites. De l'esclave au tyran, du militaire au pacifiste, de l'esprit éclairé à l'obscurantiste, tous s'observent, se jaugent, se manipulent et s'affrontent.
Procédures, innovations technologiques, découvertes d'un nouveau monde avec une nature différente mais à l'évolution cohérente avec le possible.
savoir ! On est pris par l'atmosphère totalement décalée, peut-être, sans doute, à cause de ce décalage, justement, ou du style d'une richesse impressionnante, fluide, qui se joue des anachronismes et nous donne en pâture un drôle de monde, médiéval sans l'être vraiment, en tout cas, très proche de notre vécu ! On sourit, on s'esclaffe, on jubile en découvrant de nouvelles tournures, de nouveaux mots.
et si bien que j' ai terminé le roman debout dans ma cuisine en tentant de surveiller en même temps mes quiches qui, d'ailleurs, ont pris un sérieux coup de chaud ! Mais je devais savoir, sans tarder... Impossible de différer la lecture des quelques pages clé de la fin.