Alain Magerotte a lu "A un détail près", de Walter Macchi
Il y a du pet, comme on dit en argot. Comment ça ? Cela signifie que ça ne sent pas bon. Où ça ? Dans une boîte Suisse de parfum. Un comble !
La mort étrange de l’égérie d’une célèbre marque de cosmétiques, l’accident domestique bizarre survenu à la chef de marque d’une multinationale, l’incendie «non accidentel» de la galerie d’art qui abrite l’exposition d’un photographe de mode à la mode… tous ces événements ont un fil rouge.
L’auteur s’est bien documenté ou alors il en connaît un fameux rayon au niveau de la conception d’un parfum. Il nous invite par le biais de ses personnages, à suivre le parcours du 6ème sens, un parfum mystérieux, et nous entraîne ainsi dans une aventure au rythme trépidant. On ne s’ennuie pas une seconde, croyez-moi. Je ne vais évidemment pas vous raconter l’histoire, ce serait un sacrilège !
Je vais plutôt vous donner une idée de ce que pourrait être le casting si un jour, c’est dans les probabilités, ce roman était porté à l’écran.
Alors, dans le rôle du héros, Ugo Campana (tiens, Depardieu s’appelle «Campana» dans «La Chèvre»…), je verrais bien Gilles Lellouche (remarquable de crédibilité dans «A bout portant»). Eva, l’égérie, mmm… Laetitia Casta ou Alice Taglioni, j’hésite. Allez, je choisis la seconde, probablement influencé par son rôle dans «La Doublure».
Jane : Agnès Jaoui et Alice Sommers :… Juliette Binoche
(notamment pour son rôle dans «L’insoutenable légèreté de l’être»). Une actrice plus jeune ? Audrey Tautou…
Marco : Gérard Lanvin et Luigi, Jean Dujardin dans un rôle à contre-emploi, pourquoi pas ? Guillaume Canet pour Giulio, sympa, non ?
Oliver : Lambert Wilson et Le Guenn, Jean-Pierre Castaldi. Quant à Bill, Mel Gibson ferait bien l’affaire.
Mes aïeux, quelle affiche ! Ça va coûter une fortune ! Oui, mais une telle palette ne peut qu’attirer du monde et puis le scénar est en béton ! D’ailleurs, je conseillerais à Walter de prendre un pourcentage sur les entrées plutôt que de demander un forfait.
Voilà une oeuvre de classe par un auteur de classe. Tout est classe, y compris la cover ! Ah, l’élégance italienne !... Ça ne s’achète pas et ça ne se commande pas, même à Noël !
«A un détail près» est à consommer d’urgence par tout amateur de «policier» ou tout simplement par tout amateur de bonne littérature.
A un détail près : Walter dédie son livre à son père… coïncidence, j’ai également dédié «La part d’ombre» (mon p’tit dernier) à mon père.
ALAIN MAGEROTTE
réussie. Je l'ouvre pour y jeter un œil tout en grignotant un sandwich, lis les premières pages, fais la connaissance du Commissaire divisionnaire Aloys Seigner, termine le premier chapitre, puis le second. La nuit tombe…
peu apparaître, se définir et épaissir le mystère de ces relations familiales implacables. Le secret est perceptible dès le début du livre, une sourde horreur qui a bouleversé la vie d’Alex, l’a durci, taillé dans la froideur d’un beau marbre sans veines. En pénétrant plus avant dans l’histoire cependant, on entrevoit un secret dans le secret, et puis d’autres encore, jaillis eux aussi du respect de la tradition. Que ce soit pour s’y conformer ou pour la contourner, voire la fuir. Mais s’il y a des rejets implacables et solennels, il y a aussi les grands pardons chauds comme une houle de larmes ayant mijoté trop longtemps, qui lavent tout et parlent d’amour, de famille, de clan.
"L'Etoile magique"... comme tout ce qui est magique m'attire invariablement...
J’ai lu « Une Belle époque » de Kate Milie
psychologie de l’auteur. Tout en charme et en femme, mais je me réserve cette part de réflexion.
héros devient un réel plaisir. En ultra résumé : une jeune et belle lieutenant de police et un vieil inventeur allemand projetés par erreur en pleine époque gauloise. Il y a de quoi rire.
de l’histoire qu’on arrive à la fin sans même s’en rendre compte. Pas de temps morts, pas de scènes qui s’éternisent, rien que de l’action. On bascule vite d’une situation périlleuse à une autre, tout aussi scabreuse, et on fait le tour de la planète. Bref ça déménage ! Au fil des péripéties, l’auteur nous révèle peu à peu la véritable personnalité de l’énigmatique Aloys. Femme de tête, reconnue unanimement par ses pairs pour ses capacités professionnelles et le sang froid dont elle sait faire preuve dans n’importe quelle situation, le commissaire divisionnaire dissimule pourtant plus d’un secret. Attiré par elle, Nils, le bel Irlandais, finira par les découvrir.
derrière le nounours se profilait un homme différent, beaucoup moins sociable, beaucoup moins ‘tout l’monde il est beau, tout l’monde il est gentil’, un homme qui nous explique en filigrane que sans l’écriture il trouverait la vie bien terne, insipide…. Ajoutant même que sans cette évasion, il risquerait de plonger dans la dépression ?
J’ai lu « Le passé recomposé » de Cathy Bonte
cœur d’or, un garçon tendre, un père aimant … et j’en passe. Je n’ai pu m’empêcher d’entrer dans la peau de chacun d’entre eux.