Carine-Laure Desguin a lu "Les viateurs" d'Alain Charles

Publié le par christine brunet /aloys

Pol, un jeune garçon, se réveille sous des gravats. Il peut à peine bouger. Le bâtiment sous lequel il est coincé va s’effondrer.  Une poussière dense sature l’environnement. La veille, Pol était descendu dans cette cave afin de prendre deux BD. Une voix l’appelle alors par son prénom et lui demande de sortir de là au plus vite. Qui est donc cette voix ? Pol parvient à avancer, ses deux BD sous le bras. Pol est désormais seul, sans plus aucune famille dans une ville en ruines. La voix continue de lui parler et le jeune garçon aperçoit alors un oiseau magnifique, c’est une chouette hulotte blanche. À la vue de ce volatil, Pol ressent une douce chaleur qui envahit son corps et cela le rassure.

   Dans une espèce de galerie, des gens attendent devant une porte sans clenche. Parmi eux, Georges et Mathilde. Ils font connaissance. Qui ou quoi se trouve derrière cette porte ?

   Le livre se compose de chapitres spécifiques qui alternent. Un chapitre dans lequel on apprend les aventures de Pol (ici) et un autre dans lequel Georges et Mathilde échangent leurs avis philosophiques et prennent conscience de leurs différences d’opinion (là-bas).

   Sur sa route, Pol rencontrera Zabeth, une adolescente au langage atypique et tous deux découvriront dans une maison abandonnée un bébé qu’ils nommeront P’tit Poutch et qu’ils prendront avec eux. Cette petite famille sera rejointe par Le Poète (qui parle en vers et joue du pipeau) et Angèle, une adolescente défigurée. Ils avanceront tous ensemble et connaîtront des aventures. Pol entendra toujours la voix et comprendra plus tard que c’est celle de son père.

   Dans la galerie, Georges et Mathilde échangent au sujet de la vie et des problèmes de la planète. Ils passent en revue la surproduction, l’épuisement des ressources naturelles, le populisme, les inégalités sociales, le gaspillage, les conflits sociaux, etc.

   Toujours guidés par la voix de Georges, Pol et ses comparses se dirigent vers les campagnes. Bientôt un second oiseau fera son apparition. Qui est-il cet oiseau-là ?  Nos voyageurs arrivent alors dans une grande ferme et là, il y a des habitants. Pol retrouvera-t-il son père et Zabeth sa mère ?

  Viator signifie voyageur en latin. Ce livre est plus qu’un voyage, c’est un très beau conte philosophique comparable à un véritable voyage initiatique.  Je ne spoilerai pas la fin de cette histoire. Je dirai simplement qu’à Tchernobyl, après la catastrophe d’une intensité apocalyptique, il y a toujours des arbres et des animaux. La vie quoi.

   Les viateurs, un livre grâce auquel j’ai passé de belles heures de lecture et ce malgré les circonstances climatiques :D

(et ironie ou pas, nous sommes le 11 septembre)

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans avis de lecteurs

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A
Merci, Carine-Laure, pour ce commentaire. Les Viateurs est mon deuxième roman, il exprime, comme les suivants, ma passion pour la Vie.
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E
J'ai eu le plaisir de le lire aussi, et oui, c'est un voyage qui bouscule !
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A
Un voyage qui donne à réfléchir et justement chroniqué par Carine-Laure !
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P
Merci pour la découverte de ce roman.
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C
Un bon moment de lecture. Belle journée, Philippe!
M
Merci Carine-Laure pour cette alléchante présentation.
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C
Merci Micheline et très belle journée!