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fiche de lecture

Marie-Noëlle Fargier a lu "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

Publié le par christine brunet /aloys

Marie-Noëlle Fargier a lu "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

Je reçois le recueil de poésies "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur. La couverture m'interpelle déjà, noir et blanc, de grandes mains posées sur un immense échiquier, des mains qui appartiennent à un regard lointain. En arrière plan "la douceur du temps" qui se noie dans les arbres où le soleil joue puis je remarque un objet : une montre.

J'ouvre le livre, le feuillète comme je le fais habituellement avant de m'y plonger : l'encre est avare, le blanc prédomine sur presque toutes les pages. Je pique quelques mots au hasard (ils me plaisent) dans ce blanc léger, si léger que je reprends la première page, le premier mot. Ces premiers mots, baignés de senteurs bien choisies, me renvoient déjà à ce qu'il y a de plus ancré en nous, notre mémoire.

Puis, chaque sens se réveille dans une communion parfaite avec le vent, l'eau...

"Ombre du vent Souffle sur l'herbe Et caresse l'eau de tes ailes d'espoir"

jusqu'à "devenir" l'arbre, le sable dans le sablier... en se fondant dans chaque élément et... Etre le temps, l'espace, dans un concert de liberté.

"Je suis cette racine qui se tourne vers l'avenir Je sens les moindres méandres Je me déploie au grand soleil et d'ici à la pluie lune Je suis l'immensité"

L'encre de Sébastien Quagebeur n'a pas besoin de noircir la page, elle laisse la place à l'autre. Elle est si fine, si subtile, elle invite, elle ouvre des portes, et offre à chaque lecteur la liberté d'en choisir la clé dans ce long et sublime recueil "la douceur du temps".

Marie-Noëlle Fargier

La Bûkiné d'Anna

Marie-Noëlle Fargier a lu "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

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Marcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande Michel

Un livre un peu magique, c’est l’histoire d’une enfant de 8 ans qui fuit la lourdeur du quotidien en se créant un monde enchanté !

Une petite fille attachante, spontanée, amusante et espiègle.

Sa relation avec sa mère est un peu difficile ...

page 33 “ Si on t’entendait, on dirait que je t’ai mal élevée. Fais attention. Nous ne sommes pas n’importe qui ! “.

L’autre jour, bien décidée à l’ennuyer, à la placer, une fois de plus dans une situation inconfortable, je lui ai demandé :

-“ Qui c’est n’importe qui ?”, d’un ton merveilleusement naïf qui a eu le don de l’énerver au plus haut point.

Jeanne se révèle donc malicieuse, j’aime bien la personnalité de cette petite fille;

Suite à un évènement imprévisible Jeanne et Pierre son meilleur ami vont vivre une aventure extraordinaire !

Explorer les fonds marins et se retrouver trois siècles en arrière ...

page 151 – Et me voilà repartie ! Suis-je bête ! Décidément, je ne changerai jamais ! Je fuis constamment la réalité pour me nourrir de mes rêves. Je fais d’eux un

monde plus réel que celui où je vis, je m’y plonge toute entière sans réfléchir, je me délecte d’aventures ou de situations imaginaires dans lesquelles je

me sens parfaitement à l’aise, toute-puissante, presque divine !

Jeanne et Pierre ensemble vont affronter bien des dangers ...

En conclusion j’ai aimé la magie de ce livre et je l’ai offert à ma petite nièce qui l’a adoré !!!

Marcelle Pâques

Marcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande MichelMarcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande Michel

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Christine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

Magnifique couverture qui m'a interpellée et donné envie de lire ce recueil de nouvelles. Et puis le titre, pas commun... comme ce roman écrit à deux mains : 27 textes courts, deux styles, un fil rouge... La mort comme finalité logique ou pas, d'ailleurs.

Pas gaies, ces histoires même si quelques unes sont tendres, la plupart sont cruelles, douces amères. Les personnages sont les personnages d'un jour, celui où tout bascule.

Les personnages n'ont pas toujours le choix mais souvent un grain de sable contrarie la fin programmée.

Mais tous sont des gens comme tout le monde, vous, moi... non pas moi... ni vous, j'en suis sûre.

Un fil noir comme la mort, fluctuant comme la vie, froid comme la folie d'un instant, ou chaud comme un amour éternel.

Une écriture rapide, souvent flash qui la rend un peu violente, et souligne l'inéluctabilité du destin, la mort en ligne de mire.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs ValenteChristine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs ValenteChristine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

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Marcelle Pâques a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Pâques a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Lovebirds – Edmée De Xhavée

Je me suis plongée avec délice dans la lecture de ces “ Récits de mal d’amour”.

J’ai retrouvé avec plaisir le style de l’auteure, son écriture fluide, le souci des détail du quotidien, la personnalité des personnages si bien décrite ...

Les images se forment comme un film qui se déroule ...

page 272 – En se mettant face à face leurs genoux se touchent presque, et elles peuvent déposer les verres sur l’appui de fenêtre, entre

les pots de géraniums et d’aloe vera.

L’ombre est descendue et l’air est agréable. en bas, un voisin lave sa moto. De sa radio s’élève la voix de Zucchero.

- Mamma, tu était très amoureuse de papa quand tu étais jeune ?

L’auteure explore toutes les facettes de l’amour avec acuité, décelant toutes les failles...

L’image que le couple veut donner et la réalité parfois cruelle !!!

Les images défilent, les parfums, les sentiments. Mais toujours une certaine légèreté, le regard de l’auteure est tendre et malicieux

J’ai eu un coup de coeur pour Tatia, l’héroïne de la dernière nouvelle. Cet amour est le plus beau à mes yeux.

- En cinq ans, ils avaient leur appartement – petit – et leur vie, immense.

Que dire de plus ?

Tout est là

Marcelle Pâques

Marcelle Pâques a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée
Marcelle Pâques a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

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Christine Brunet a lu "Léon 20H30" de Jean-Louis Gillesen

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Léon 20H30" de Jean-Louis Gillesen

Jean-Louis Gillessen... C'est d'abord une présence sur le blog aloys, et c'est du théâtre.

J'avais envie de découvrir son univers, voilà qui est fait.

Devant moi, le livre et la première de couverture avec un curieux symbole qui s'apparente à la fois au caducée si ce n'est que les serpents ne se font pas face et s'enroulent autour du corps de la balance de Thémis, vous savez, celle qui figure la justice...

Et puis, au-dessous du titre, une petite phrase qui va en s'amenuisant "Supposez... Mais ce serait trop long à vous expliquer".

C'est bon, Jean-Louis, j'ai envie de comprendre ! J'ouvre le livre ? Ben non, tiens, style pied de nez à l'auteur, je passe à la 4e de couverture (ce que je fais rarement, en fait). Et là, après la biographie, je lis... Ah !!! Voilà qui explique l'emblème sur la 1ere de couverture et qui ouvre quelques perspectives étranges...

Allez, j'ouvre le livre...

Je tombe sur un petit prélude "Création" qui donne le ton entre vérité et réalité, entre ressenti et vie. Etrange. Léon rêve-t-il ? Est-il dans le coma, dans une de conscience altérée. Je m'interroge.

Scène 1 qui me laisse avec mes questions : j'hésite.

Intervention 1 : le chirurgien nous apprend que Léon est sorti du coma, qu'il a été opéré et qu'après une courte amélioration, tout se dégrade. On apprend aussi que l'état de confusion de Léon au début vient du fait qu'il a été opéré sans anesthésie générale... Le discours du médecin devient presqu'inhumain. Léon souffre, mais tout ce qu'il lui fait est sans danger... Je frissonne. Pauvre Léon.

Pourtant le héros semble prendre tout cela avec philisophie, décrit son quotidien et parvient à faire sourire le lecteur/spectateur (je vous rappelle qu'il s'agit aussi d'une pièce de théâtre !)

Et voilà que tout bascule avec l'intervention 2 d'une autre chirurgienne... Le côté juridique de l'affaire "Léon" commence à transpirer : les assurances de l'ambulance remettent en cause le processus d'indemnisation. En fait cet accident remet en cause tout, l'avenir de Léon mais aussi sa vie dans la société.

Je ne vais pas vous raconter toute la pièce, il faudra la lire pour connaître la suite.

Je referme le bouquin et fais une pause : j'en ai besoin.

J'essaie de remettre mes pendules à l'heure... Faut dire que les aiguilles tournent à vitesse grand V dans cette pièce de théâtre, dans un temps parallèle. Les intervenants se mêlent, s'entrechoquent dans des réparties parfois drôles ou comique, mais souvent grinçantes.

Les jeux de mots, les jeux de situations, le décor minimaliste que nous décrit l'auteur, tout nous impose un monde débridé, phantasmagorique, parfois irritant, parfois amusant mais quelque part, toujours en noir et blanc comme l'ambiance du bouquin !

Franchement, j'aimerais drôlement assister à une représentation de "Léon 20h30" !!!

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Léon 20H30" de Jean-Louis GillesenChristine Brunet a lu "Léon 20H30" de Jean-Louis Gillesen

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Philippe Desterbecq a lu "Le vertige empaillé" de Laurence Amaury

Publié le par christine brunet /aloys

Philippe Desterbecq a lu "Le vertige empaillé" de Laurence Amaury

"Le vertige empaillé". Mais de quel vertige s'agit-il donc? Certainement du vertige de l'amour car les personnages de ce recueil de nouvelles sont tous frappés d'une grande passion pour quelqu'un du sexe opposé.

Laurence décrit l'amour passion avec brio : coup de foudre, attirances multiples, amour naissant ou finissant, amours fidèles ou pas. Le style tantôt en prose, tantôt en vers est recherché; le vocabulaire est riche; les références à des chansons ou des livres nombreuses. Des citations agrémentent les différents récits. Tout cela fait de ce recueil une référence littéraire.

Bravo, madame Amaury, pour ces textes écrits de manière magistrale.

Certains aiment trouver un lien entre les différentes nouvelles qui composent un recueil (ce n'est pas mon cas). Outre l'amour qui réunit tous ces textes, le lecteur trouvera facilement les points communs entre tous ces récits : la danse, la musique, la poésie, la lecture. En effet, beaucoup des personnages créés par l'auteur aiment danser et les références musicales sont nombreuses. Plusieurs aiment la lecture et l'écriture.

La nouvelle intitulée "Le premier métro à Bruxelles" est sans doute la plus poétique de toutes. En prose ou en vers, les mots de Laurence Amaury chantent.

Un exemple?

Il m'est bien difficile d'en choisir un et je ne voudrais pas être trop long. Quand je me lance, j'ai du mal à m'arrêter. Vous voilà prévenus!

" En ce temps-là, ils marchaient la nuit, sous la pluie dolente, dans les rues de Bruxelles. Ils allaient au hasard, à l'aventure. Ils allaient, main dans la main, en échangeant mille confidences.

En ce temps-là, infatigables, ils marchaient et n'attendaient pas le refuge des portes cochères pour s'arrêter, se serrer l'un contre l'autre, s'embrasser et mêler leur fièvre, ce feu qui taraudait leur corps et faisait briller leurs yeux d'un vif éclat.

En ce temps-là, la nuit marchait vers l'aube, suffoquant légèrement sous la morsure du froid, dans les rues devenues déserts luisants et pacifiques.
Mais eux, réchauffés l'un par l'autre, marchaient comme si les rues riaient sous le soleil au bord d'une mer démente, azurée, transfigurée.

En ce temps-là; ils sortaient de la salle de danse pour se regarder l'un l'autre et respirer plus vite, avec la complicité des étoiles.

En ce temps-là, ils marchaient une partie de la nuit avant d'atteindre l'ermitage où l'amour était acte sacré..."

"Elle était si rare cette étincelle qui jouait sur la harpe de l'espérance les préludes d'un amour de cristal, fragile et coupant mais éternel comme le lierre ou le granit."

"Quand le train scrupuleux m'emporte loin de toi
et que rugit soudain la mer contre les rails
quand les épicéas surgissent des eaux grises
et que l'aube s'étire en triangle de feu
je me redis tes mots
je me redonne tes regards
je me refais tes gestes
me re-blottis dans ta chaleur
et les étoiles conciliantes partent sur la pointe des pieds
pour me laisser penser à toi..."

"Il lui apparut, tel un archange, et une pluie sauvage et drue tomba sur les gravats, les lavant de toute souillure, et une pluie d'étoiles illumina la nuit."

"L'absence est une statue de marbre au regard éteint, aux doigts glacés."

"Les larmes, au bord des cils, sont des perles de givre. Les lèvres abimées, s'entrechoquent en silence."

"L'absence est le pays d'où l'on ne revient pas. Elle est l'hibernation des sentiments soyeux."

"L'absence est un train fantôme qui erre hors des rails."

"Son rire s'égrène et grelotte comme un sanglot de mélodrame."

"Elle écrit des lettres qui flambent mais dont l'encre se décolore et s'enfuit. Restent des pages blanches éventrées par des mains de métal."

"La nuit rampe sans bruit. Elle découpe en morceaux tous les rêves."

Je vous avais prévenu...

Un de mes textes préférés est "Liaison téléphonique". Un homme forme un faux numéro et tombe sur une femme seule. C'est une erreur et l'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais l'homme rappelle et une relation s'établit...

La nouvelle est composée uniquement de conversations téléphoniques et se termine par une lettre. Enfin, se termine n'est pas vraiment le bon verbe puisque l'auteure laisse le soin au lecteur d'imaginer ce qui va se passer ensuite. J'ai très envie de "terminer" cette nouvelle. Je le ferai peut-être...

La dernière nouvelle intitulée "Les deux sœurs" est une pièce de théâtre en quatre actes qui m'a beaucoup plu. Un autre genre donc pour terminer ce recueil.

Un lien encore entre ces 8 textes : le choix des prénoms pas très courants il faut le dire. Jugez plutôt : Godelieve, Herlinde, Enguerrand, Alistair, et j'en passe.

Un bon choix pour les amateurs de nouvelles.

Philippe Desterbecq

L'Etoile Magique

Philippe Desterbecq a lu "Le vertige empaillé" de Laurence Amaury

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Christian Eychloma a lu "La Bûkiné d'Anna" de Noëlle Fargier

Publié le par christine brunet /aloys

Christian Eychloma a lu "La Bûkiné d'Anna" de Noëlle Fargier

J’ai lu « La Bukinê d’Anna », par Christian Eychloma

Qui ne se souvient du tout début de « Mozart », ce chef-d’œuvre cinématographique où Salieri, au soir de sa vie, procède à une stupéfiante analyse d’une des œuvres du célèbre compositeur : « Sur le papier, ça n’avait l’air de rien. Le début était simple… »

On pourrait à bon droit s’étonner de la comparaison puisqu’il s’agit ici non pas de musique mais de littérature. Telle a pourtant été mon impression première en ouvrant « La Bukinê d’Anna » qui n’a pas immédiatement éveillé ma curiosité. Très vite cependant, au fur et à mesure de ma lecture, je me suis senti submergé par une débauche de sensations visuelles, auditives, olfactives, tactiles, une poétique symphonie de couleurs, d’échos, de senteurs...

La toile de fond se révèle peu à peu. Deux territoires séparés par un cours d’eau, tantôt léthargique, tantôt impétueux, le Douro.

D’un côté, protégée par un mur d’enceinte, la cité d’Hélios où demeure le peuple sédentaire des hommes et des femmes aux cheveux couleur de soleil. Ils ont développé une industrie rudimentaire qui leur permet de bâtir des habitations en dur relativement confortables, les « chibottes ». Ils maîtrisent le tissage, l’usage de la teinture, la poterie, la fabrication de vêtements textiles. Ils sont polythéistes et leurs dieux leur ont imposé des coutumes barbares auxquelles tous les membres de la communauté sont soumis. Ils incarnent le début de la civilisation, avec tout ce que ceci représente en termes de contraintes et d’inhumanité...

De l’autre côté du Douro, au-delà de la redoutable forêt de l’Ombre, au pied d’un volcan assoupi, la tribu du Lac. Ces hommes et ces femmes à la chevelure couleur de nuit sont plutôt nomades, vivent dans de fragiles huttes de bois et sont vêtus de peaux de bêtes. Leur art est relativement sommaire et se limite à la décoration des parois de la grotte où ils se réfugient en cas de forte intempérie. Ils sont monothéistes et extrêmement pacifiques, ont développé des relations sociales harmonieuses qui permettent à tous et à toutes de vivre dans la sérénité. Ils incarnent « l’âge d’or », une époque bénie où la terre appartenait à tout le monde et où personne ne songeait encore à se l’approprier .

Emporté par un texte truffé de symboles, on suit alors l’histoire incertaine de Matobe, aveugle de naissance, fille de Belenda morte en couches, et dont la vie commence dans un monde hostile peuplé d’êtres humains aux rituels impitoyables et régi par des dieux aux humeurs impénétrables.

On fait tout doucement connaissance avec de très nombreux personnages, dont Varna et Inanna, les deux sœurs de Matobe, Bacab, le chef de la tribu, Buluc, homme aigri et mesquin, et beaucoup, beaucoup d’autres… Et la fameuse Anna, me demanderez-vous ?

Anna ? Vous la rencontrerez avec surprise dans les toutes dernières pages de « La Bukinê d’Anna » !

Christian Eychloma

Christian Eychloma a lu "La Bûkiné d'Anna" de Noëlle FargierChristian Eychloma a lu "La Bûkiné d'Anna" de Noëlle FargierChristian Eychloma a lu "La Bûkiné d'Anna" de Noëlle Fargier

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Christine Brunet a lu "La fille à la Mercedes" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "La fille à la Mercedes" de Laurent Dumortier

La fille à la Mercedes, un titre qui m'a interpellée. On dirait un titre de chanson, vous ne trouvez pas? C'est cela, sûrement, qui a titillé ma curiosité. 

 
Un petit format, une belle photo en couverture et deux noms pour ce recueil : Laurent Dumortier et Geoffrey Baele; le premier est l'auteur des vers qui égrainent le livre, le second est le photographe qui propose au lecteur les clichés qui le ponctuent.
 
La fille à la Mercedes est un recueil de poésies... Mais pas seulement : il s'agit avant tout d'un voyage, un voyage physique le long de l'Escaut, un voyage au fil des mots et des sonorités aussi, au fil des rythmes qui coulent comme le destin de son héroïne. C'est un curieux mélange de poésie,- qui par moment s'apparente à un chant lancinant avec ses leitmotivs -, et de courtes phrases de prose qui amènent le genre sur un terrain atypique, celui du récit.
 
Les auteurs nous racontent la rencontre de deux destinées brisées.
 
La fille à la Mercedes, c'est le trajet psychologique et physique de cette femme, fil récurrent et sombre. Le poète en dévoile les méandres tumultueux, les soubresauts vécus dans un paysage paisible et languissant souligné par les clichés en couleur de G. Baele. Curieux paradoxe qui participe, sans doute, au voyage. Tandis que les photos ancrent l'impression, promènent agréablement, en couleur, le lecteur, les mots le trimbablent, en noir et blanc, sans ménagement. 
 
Vite lus, les vers et les sonorités persistent, l'ambiance générale accable. L'univers de Laurent Dumortier n'est jamais gaie et le dénouement du recueil ne l'est pas plus... abrupt et définitif.
 
Un voyage à découvrir ! C'est surprenant mais c'est "bluffant" : rarement de la poésie est parvenue à m'amener ailleurs !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
Christine Brunet a lu "La fille à la Mercedes" de Laurent DumortierChristine Brunet a lu "La fille à la Mercedes" de Laurent Dumortier

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Christine Brunet a lu "Notoriété publique " de Sylva Miura

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Notoriété publique " de Sylva Miura

Je is rarement des romans policiers sans doute parce que je m'attends à un rythmr, une atmosphère, une écriture. Pourtant, le genre m'interpelle, bien sûr, et la curiosité me pousse, de temps à autre, à ouvrir l'un d'eux. Parfois j'adore, parfois, je déteste.

Ce roman avait titillé ma curiosité. Vous dire pourquoi, ça... Je n'en sais rien. Pas la couverture. Alors, l'histoire ?

Non, je me souviens ! La 4e de couverture et la description d'un commissaire atypique dans un environnement que je connais bien, Aix-en-Provence et ses environs.

L'enquête se déroule dans un village de l'arrière-pays. Le notaile local est retrouvé noyé. Un crime. Mais qui l'a tué ?

Là, les coupables affluent sans doute à cause de la personnalité de la victime : un sournois, un malveillant, un profiteur sans aucune conscience.

On suit donc l'enquête du Commissaire Corte et du juge d'instruction dans une ambiance désuète même si l'action semble se dérouler de nos jours, dans un défilement lent et méthodique au coeur d'un huis-clos que le lecteur croit brisé lorsque un tueur mafieu cubain s'invite dans la danse.

Voilà un auteur qui offre un polar mené avec ténacité par un policier jusqu'au boutiste... Une enquête qui se lit vite portée par un style fluide.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Notoriété publique " de Sylva Miura
Christine Brunet a lu "Notoriété publique " de Sylva Miura

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Christine Brunet a lu Cap Horla "La perle noire" d'Audrey Franco

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu Cap Horla "La perle noire" d'Audrey Franco

J'ai lu Cap Horla "La perle noire" D'Audrey Franco

Voilà un long moment que je souhaitais me plonger dans l'univers "aventure" d'Audrey Franco. Les mois passant, je me suis enfin décidée et j'ai commandé le dernier en date, "la perle noire" en ayant à l'esprit qu'il s'agissait d'un troisème tome... et que je n'avais pas lu les précédents. Hummm.

Evidemment perdue au tout début dans l'écheveau des personnages (heureusement qu'il y a, en première page, leur nom et leur lien de parenté) et également, il faut l'avouer, dans un univers que je pensais seulement "aventure/piraterie", je me suis très vite laissée envahir par l'intrigue tant et si bien au bout d'une vingtaine de pages, je me suis surprise à vouloir partager cette quête et à vouloir... savoir !

Une quête de quoi ? quête de vérité, quête d'un trésor aux pouvoirs qu'on dit extraordianaires, quête d'amour et conquête de terres...

Portée par un style agréable, l'histoire oscille entre piraterie et fantastique. Les héros sont attachants, ambigus à souhait. L'ambiance n'est pas glauque même si elle n'est pas exempte de violence et laisse dans la bouche un arrière goût de mystère qui interpelle : on lit et on en redemande.

Mais que n'ai-je pas lu les premiers opus !!! Qu'à cela ne tienne, je vais remonter le temps aux côtés d'Elwyn, Ossiante, Lune, Kearan, Morgan et les autres. Y aura-t-il un quatrème tome ? Je l'espère. A suivre, donc !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu Cap Horla "La perle noire" d'Audrey FrancoChristine Brunet a lu Cap Horla "La perle noire" d'Audrey Franco
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