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Christine Brunet a lu "Un mois" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Un mois" de Laurent Dumortier

Vite lu... Une minute pour un mois d'existence. Le carnet est sur la table. Impossible de le résumer. Juste y aller au ressenti immédiat... un peu comme le "je" du livre qui est seulement dans l'instant de sa pensée.

Amusant ? Pas vraiment, mais le concept est surprenant, étonnant, même. Un thriller en quelques centaines de mots.

Curieux...

Manipulation ?

Folie ?

Expérimentation ?

Où est le "Je" de ce journal mental ?

La couverture nous propose une autre réponse... Mais ne serait-ce pas un autre mirage pour tromper le lecteur ?

Ultra petit format pour un mois d'une vie... un mois de questions, un mois de doutes... un mois pour mettre entre parenthèses un être pensant mais quelques lignes seulement pour l'oblitérer de toute identité et de tout avenir même si une lueur d'espoir suinte au bout des mots.

"Un mois"... un texte qui aurait pu se résumer au seul "JE".

Intrigués ? Lisez !

Site de l'auteur : gsl.skynetblogs.be

Christine BRUNET

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Un mois" de Laurent Dumortier

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Livres & Co a chroniqué "Le chemin des Ormes" d'Isabelle Knuts

Publié le par christine brunet /aloys

Livres & Co a chroniqué "Le chemin des Ormes" d'Isabelle Knuts

http://livres.and.co.free.fr/index.php/2014/05/le-chemin-des-ormes/

Quand on est une lectrice assidue de polars comme je le suis, on a peu de chances de tomber sur Le Chemin des Ormes. Et pourtant, le livre est arrivé entre mes mains et j’en suis ravie!

Comment le décrire? Journal intime, roman épistolaire, journal épistolaire????

Pierre est mort à 18 ans, il y a 18 ans, le 18 mai.

Aujourd’hui, Isabelle, qui a connu ses premiers émois amoureux avec lui, lui écrit, pour exorciser ses souvenirs et pouvoir faire son deuil. Isabelle éprouve le besoin de partager ses souvenirs avec Pierre, de lui faire connaitre ses sentiments pour pouvoir « tirer un trait » et avancer dans sa vie car on sent que cette mort l’a empêchée de grandir sentimentalement, laissant derrière elle trop de questions irrésolues et de regrets.

Ce roman, assez court, et qu’on dévore d’une traite est à la fois très léger et très grave. Léger car il traite des souvenirs d’enfance (et de vacances!) d’une petite fille ou d’une jeune adolescente. Il est également grave car on sait que la conclusion de ses souvenirs sera la mort de Pierre et que ces mêmes souvenirs sont teintés de regrets éternels.

Le Chemin des Ormes, Isabelle Knuts

Ma note: 3/4

Livres & Co http://livres.and.co.free.fr

Livres & Co http://livres.and.co.free.fr

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Jean-Louis Gillessen nous parle de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Louis Gillessen nous parle de Claude Colson

Bonjour bonsoir à toutes et à tous,

En consultant le forum, j’ai ouvert un sujet consacré aux « Textes et poèmes » de notre ami

Claude Colson . Une partie d’entre eux participe de la coquinerie, ils sont délicieux.

Ses écrits sont un petit bijou … Le sujet abordé a provoqué en moi une résonance, et, comme il se trouve que Claude et moi avons déjà échangé de bons moments sur la toile, je me suis autorisé en écho à ajouter le commentaire suivant qui reprend un extrait de ma pièce Léon 20H30.

La tentation était trop forte. D’aucuns m’ont suggéré d’en faire part à Christine pour une éventuelle publication sur ALOYS. Ceci explique cela, et en voici donc le copié-collé …

(« Je viens, en tant que jeune nouveau cédélien fraîchement éclos, émoulu et déjà presque moulu, je viens donc de découvrir dans le forum le sujet concernant « Textes et poèmes » de Claude Colson : quel pur délice que tes textes!

Très modestement je livre ici l'un de mes écrits, extrait de ma pièce Léon 20H30 :

Avant de citer son poème, le personnage, seul sur scène, dit :

- Quand je pense qu'en Écosse, nous avons dormi tous les deux simplement,
tendrement, entrouverts, ma tête posée près de l'antre raviné de son ventre raffiné.
Paupières closes. Lèvres roses. T'en souvie
ns-tu? -

Il enchaîne lyriquement :

- « Et cette main que maintenant tu guides sûre mais tendrement,
nos quelques doigts qui frémissants sur ton sein droit vont en glissant,
ces lèvres humides et détendues qu'en ce soir pleines tu as rendues
pour sur nos peaux les poser nues,
belles d'amour, perles de désirs, saines complices de nos soupirs,
relient nos chairs, chères à chérir. » -

Il conclut :

- Aaaargghhh, quand je pense qu'en Écosse on a dormi tous les deux sans joindre nos corps,
sans aucun ... " temps " passé, Roméo, Juliette, cent ans passés, sans même nous " embrasser ",
sans préserver cette chaleur qui soude un
être à l'autre ...
... Déjà qu'y faisait caillant, on est cons quand même! - »)

L'effet est certes moins évident hors contexte de la pièce ...

Jean-Louis Gillessen

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Christine Brunet a lu "Et si c'était mieux là-bas ?" de Lionel Cieciura

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Et si c'était mieux là-bas ?" de Lionel Cieciura

J’ai lu « Et si c’était mieux là-bas ? » de Lionel Cieciura

Compliqué de parler de ce livre… Peut-être parce qu’il réveille des images et des sensations oubliées ? Ou peut-être parce qu’il propose au lecteur une richesse d’images difficile à restituer ? Je ne sais pas… Mais j’essaie parce que ce livre est passionnant !

Voilà une invitation au voyage. Pas le voyage conventionnel, pas celui organisé pour les tours operators où confort rime trop souvent avec images-clichés. Non, loin s’en faut !

« Et si c’était mieux là-bas ? » est une invitation à l’aventure, un parcours atypique d’une quinzaine d’années au sein de pays encore peu courus à l’époque (avant 2000) : Laos, Cambodge, Birmanie, Ladakh, Tibet, Indonésie… Des années de rencontres humaines, d’expériences extrêmes. Des images différentes, des réflexions personnelles sur les contextes, les coutumes, le caractère des peuples rencontrés…

Je voyage, une drogue depuis ma plus tendre enfance. Très souvent dans des conditions difficiles. J’ai retrouvé dans ce livre le plaisir de la découverte, de la surprise, de la joie d’une rencontre impromptue ou improbable qui restera gravée à tout jamais dans la mémoire, la frayeur lors d’un mouvement de foule ou lors d’un passage de col dans l’Himalaya, mes narines titillées à nouveau par les parfums exotiques (ou putrides) des marchés, la langue anesthésiée par le goût extrême d’un thé au beurre rance préparé par un moine retiré au fin fond d’une vallée oubliée.

Un voyage initiatique ? Non, pas vraiment. Une expérience vécue comme une volonté de vivre sa vie pleinement, de donner, peut-être, un sens différent à son existence.

Ecrit comme un journal de bord, nous vivons au rythme des rencontres (souvent récurrentes), au fil des paysages grandioses, des opportunités quotidiennes ou des choix de l’auteur. Voyage au cœur de l’humain, au cœur des images.

Le rythme de l’écriture se calque sur le rythme du voyage : parfois rapide, parfois plus posé, on s’attarde sur tel ou tel endroit, dans tel ou tel pays. Une plongée dans la vie besogneuse des uns, trépidante de certains, insouciante du voyageur curieux qu’on ne peut qu’envier.

Belles descriptions des êtres rencontrés, d’ethnies oubliées désormais effacées par la « civilisation », des militaires et autres personnages qui détiennent, à leur niveau, le pouvoir, de certains touristes au comportement ahurissant. Je me suis surprise à rire à certaines situations, à sourire à d’autres.

Ces quelques mots ne peuvent rendre compte pleinement de l’expérience que propose Lionel Cieciura, mais vous donneront, je l’espère, l’envie sinon d’aller là-bas, à défaut de vous plonger très vite dans ces 350 pages de pure évasion.

Son site auteur : conseils-de-voyage.com

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Sophie Vuillemin a lu "Cactus Orchidée" d'Emma Casanove

Publié le par christine brunet /aloys

Sophie Vuillemin a lu "Cactus Orchidée" d'Emma Casanove

Un titre énigmatique....et une accroche qui m'interpelle : Ils entament un jeu qui n’en est pas vraiment un, un jeu qui leur est propre. Il lance une idée, elle y ajoute un élément, auquel il réagit à son tour. Ils jonglent avec leurs émotions, leurs ressentis, leurs rêves.

Et me voici avec le premier roman d'Emma Casanove entre les mains. Au bout des doigts, devrais-je dire, car je l'ai découvert en version numérique.

Zoé, enseignante d'espagnol à l'université, est promue directrice du département. Femme dynamique, engagée, ambitieuse, débordée, Zoé est une femme "moderne". Elle rencontre Thomas, un étudiant sensible. Ils vont tisser une relation complexe qui va devenir essentielle pour la jeune femme. Une amitié amoureuse très forte.

Emma livre un portrait de femme très fouillé. Elle sait analyser et décrire finement les caractères des personnages. Zoé incarne les contradictions des femmes qui veulent tout : mère-femme-amoureuse et plus si possible.

"Etre épouse et mère ne lui suffit pas. Elle veut plus. Toujours plus."

Zoé ne veut renoncer à rien. En cela, il me semble que l'auteur dépeint fidèlement une génération de femmes ( la mienne !) qui courent pour concilier carrière et vie familiale, tout en rêvant de quelque chose de plus. Ou peut être est-ce ma lecture personnelle du roman car Cactus Orchidée offre aussi une galerie de portraits, la description du développement lent des sentiments ou des mécanismes de l'attirance...

"Raphaël, Thomas. Où en est-elle ? Comment donner sa place à chacun? Comment être là pour les deux ? Elle se refuse à choisir."

Zoé ne choisira pas. La vie s'en chargera. Dans la deuxième partie, le roman prend un tour différent, plus sensuel, maitrisé avec virtuosité et sensibilité par l'auteur.

Le style d'Emma est fluide et précis. Les phrases courtes donnent un ton moderne et du rythme au texte.

Un premier roman prometteur.. Emma a déjà publié le deuxième aux Editions Assyelle: Maman, Papa, Louise et moi.

Sophie Vuillemin

sophievuillemin.over-blog.com

C'est quoi ton stage, Sophie Vuillemin, Ed. Chloé des Lys

C'est quoi ton stage, Sophie Vuillemin, Ed. Chloé des Lys

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Christine Brunet a lu l'Annonciade de Didier FOND

Publié le par christine brunet /aloys

 

L'annonciade

 

 

 

Premières pages surprenantes. Je pensais avoir affaire à un polar, me voilà propulsée au moment de la Génèse, spectatrice involontaire de la création de la Terre, des Humains aux côtés de Dieu et d'un archange envieux... qui pointe du doigt les travers violents des créatures auxquelles le grand patron vient d'insuffler la vie. Mécontent, l'ange se voit confier une mission punitive...


 

Lyon... On remonte le temps... Catherine Langeais présentatrice à la télé, ça ne date pas d'hier... Le quartier de la Croix-Rousse et la rue de l'ANNONCIADE hésitent encore entre modernité et archaïsme. La nuit va tomber. Le brouillard  a fait son apparition. "Il était né des miasmes putides exhalés par les marais du Rhône, là-bas, vers Miribel ou Jonage, ces coins perdus où tout lyonnais pourvu d'un peu de bon sens se refuse obstinément à mettre les pieds. Cela n'avait d'abord été qu'une légère brume, blanchâtre, à peine teintée de gris, que les derniers rayons du soleil hivernal avait paré d'une lumière brillante, d'un jaune semblable à celui des jonquilles. petit à petit, ce qui n'était qu'un voile de mousseline se transforma, lorsque le soleil se fut caché derrière Fourvière, en une monstrueuse chape de coton qui s'éleva lentement dans les airs et, poussée par le léger vent du nord, se dirigea sans bruit, avec une hypocrite sournoiserie, vers la ville".


 

Décor planté... Du coup, je frissonne... Je tourne les pages... Un cri !... Un meurtre ! 


 

Ca y est, je tiens ma victime ! Quant au coupable... Je passe en revue les personnages haut en couleurs, au vocabulaire terroir qui met l'accent sur l'identité du lieu, colle aux protagonistes comme une sangsue et nous plonge dans un univers à la fois familier et énigmatique. Drôle de mélange qui attise la curiosité du lecteur ligne après ligne. 


 

J'ai dit personnages haut en couleurs... Telle Emeline Lemaire ( la Lemaire est superbement campée) qui a "un gros nez -genre boule de bolboquet plantée au milieu du visage - qui avait tendance, l'hiver à prendre une assez vilaine couleur violacée". Tous ont un passé, du genre cancans, qui donnent à l'ensemble une saveur particulière.


 

Alors, le crime... Parlons plutôt de crimes, avec un "s"...  Mais que fait la police ? Faut dire qu'elle est inexistante... Les enquêteurs, alors ? Les gens de ce quartier à part qui jouent au gré des commérages, des ragots pas très propres, des sous-entendus qui mettent à nu des secrets mal gardés, détruisent les uns, donnent du pouvoirs aux autres. Vengeances mal dissimulées, caractères mesquins, tout y est. Délicieux comme les mots qui coulent sans qu'on s'en rende compte et nous emmènent sur les pentes à la recherche d'un tueur qui ne tient plus le haut du pavé. 


 

Didier Fond nous propose une "enquête" au jour le jour, presque à l'heure près... à la rue près aussi. On y est... Englués dans cette ambiance malsaine. 


 

Voilà un livre à découvrir sans tarder ! N'hésitez pas à sauter le pas avec Emeline Lemaire, Mesdames Anglade, Margan, Rouvier, Martin, Lherbier... et j'en passe... Et dites-moi quand vous avez soupçonné l'insoupçonnable!

 

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

nid

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"Les 10 petites négresses" de Bob Boutique une lecture (complètement déjantée) du Commandant Danofsky

Publié le par christine brunet /aloys

 

10 petites négresses

 

 

"Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

une lecture (complètement déjantée) du Commandant Danofsky


 

Je connaissais bien sur Agatha Christie, mais je n'avais, pas eu l'honneur, jusqu'à ce jour, de faire la connaissance de son mari, qui publia avant leur séparation plusieurs recueils de nouvelles, en cachette. Sa mort précoce, laissa le monde entier indifférent et on pourrait douter de sa chute mortelle dans l'escalier d'une maison de maitre bruxelloise. Celle qu'il appelait du tendre surnom de Poussinette, en fut tellement choquée, qu'elle abandonna la plume pour se consacrer à la restauration de meubles anciens et vécu jusqu'à la fin de son existence, entourée de bibelots.. 

Des témoins bien informés nous confirment la présence de son mari, aux côtés de Michael Jackson, Elvis Presley, Kennedy, Daniel Balavoine, sur le refuge de "l'Ile". Son unique biographe connu, militaire de carrière passionné d'énigmes policières, nous renseigne sur sa vie misérable dans l'ombre de la sarcastique Agatha, son dévouement à son oeuvre, allant même jusqu'à recopier ligne par ligne ses manuscrits à une époque où l'informatique n'en était qu'au stade d' oeuf mou. C'est au sortir d'une profonde dépression qu'il décida d'écrire un livre au titre énigmatique : " les dix petites négresses ". 

Il s'agit d'une oeuvre délirante, qu'il enfanta après avoir appris par la presse, que sa chère Agatha, loin de pleurer sur sa disparition subite, l'avait traité de roquet rampant, poulet suintant, gallinacé au goût de piano désaccordé. Chacun jugera.

Car, en fait, derrière ce personnage anodin qui fut l'ouvrier fidèle de la célèbre faiseuse d'énigmes, s'en cache une supplémentaire, celle de sa psychose fantasmatique, son attirance refoulée pour les écrivaines sans défenses. Ingénues qui iront jusqu'à l'aduler au point qu'il créera pour elle une maison d'édition, afin, en les publiant, de les approcher dans leur intimité et de les soumettre à ses rêves de polygamie roucoulante.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire du livre, ce serait trahir son secret. Je voudrais simplement rendre hommage aux dix personnages, toutes des femmes au charme évident, qui incarnent comme autant de facettes le profil pathologique de l'auteur. Dès la première approche, il devient vite évident à condition de lire entre les lignes, que nous sommes en présence d'un puzzle morbide, tissé de meurtres successifs, perpétrés dans le corps phallique d'un phare perdu à la surface d'un l'océan matriciel, symbolisant parfaitement la mère nourricière et castratrice.

C'est dans le labyrinthe de ce phallus mythique que le drame se joue, les meurtres successifs et inexpliqués nous entrainant docilement vers l'érection finale, la résurrection des femelles pleurnichardes et avide d'or, qui scandent le nom immortel de leur auteur, de leur démiurge, de leur amant éternel.

Si je vous disais ensuite, qu'intrigué, à force de patience, j'ai pu retrouver la trace de ces dix femmes. Qu'elles sont loin d'être des négresses, mais qu'elles nous entourent, qu'on pourrait les rencontrer et recueillir leurs témoignages déchirants, j'aurais dit vrai. Dix vies anéanties, dix destins brisés par les harcellements, les cérémonies voyeuristes, les manipulations, allant jusqu'au simulacre de la jouissance, qui n'est au fond qu'une terreur déguisée, qu’elles subiront avec fébrilité.

Pourtant, c'est sous le masque ce cet Oedipe sanguinaire qui forme la trame souterraine et haletante du récit, que nous devinerons le pire. Ce ne sont pas dix charmantes lesbiennes soumises et apeurées qui nous empêcheront de discerner, sous le meurtre suicidaire d'un éditeur, père, ami, aux contours fuyant, le double de l'auteur.

Ce ne sont pas ces dix, qui nous empêcheront d'apercevoir, montante, la vague gorgée d'écume d'une homosexualité refoulée, qui émerge par moments, s'amplifie, s'offre en sacrifice, pour finalement nous révéler le vrai sens du récit. 

Lisez le livre.

Sous son apparence naïve de Barbe Bleue, il vous posera les questions essentielles de l'existence. Qui se cache au fond de nous, qui sommes nous ? Agatha était-elle un homme ? Je vous conseille ceci mesdames : écrivez, écrivez n'importe quoi, un récit, un témoignage, un conte, recherchez le nom de l'éditeur fantôme et rencontrez-le. Vous saurez alors qui est l'auteur du livre et pourquoi vous ne dormirez plus sereinement, la nuit, en vous lovant suppliantes, le sexe tendu sous les couvertures.

Le Commandant Danofsky
danofsky.be/wordpress

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Christine Brunet a lu "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

lovebirds
Vivant ! Voilà le premier mot qui me vient à l'esprit en reposant le dernier recueil de nouvelles d'Edmée de Xhavée "Lovebirds". Puis un second s'imprime aussitôt : douloureux.

Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre à la lecture de ce troisième bouquin. Le titre évoquait plutôt la romance, l'amour... en cage. J'aime l'écriture d'Edmée mais comme je ne suis pas friande d'histoires à l'eau de rose, voilà des semaines que le livre trône sur mon bureau en attente. Plus rien à lire... Je me lance, je tombe sur une préface et les quelques mots qui la clôture : "Elle se meurt... mais elle survit". Fichtre !
Ces histoires sont toutes des histoires d'amour... mais d'amours contrariés comme si, à chaque fois (ou presque), le bonheur ne peut être total, sans réserve. Ce sont des histoires de rédemption aussi, des études de l'humain, de ses doutes, de ses travers. Lorsque l'un rencontre l'une... Tout un programme !
Des histoires en huis-clos ? Dans l'intimité des personnages plutôt mais dans un environnement ouvert, étrange, facétieux qui apporte une atmosphère prenante, une originalité, une authenticité au scénario. 
J'ai passé un excellent avec les personnages d'Edmée de Xhavée. Un livre à découvrir !
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
nid

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Christine Brunet a lu "La mise entre parenthèses" d'Henri Puffet

Publié le par christine brunet /aloys

9782874597572 1 75

 

 

"La mise entre parenthèses" est un roman de presque cinq cents pages qui se dévorent au fil des paysages et des rencontres surprenantes.

C'est un voyage initiatique qui pulse ses épisodes un peu comme les battements d'un coeur, avec ses hauts et ses bas, ses affolements et ses accalmies. 

Un accident presque banal oblige le héros à faire une pause dans sa vie. Un pas en arrière pour  contempler ce qu'est son existence, l'évaluer pour finalement la disséquer et remettre en question tout ce qui en fait le fondement.

Famille, métier... un frein à la découverte de l'essentiel... un essentiel auquel nous aspirons tous : la sérénité et, au-delà, le bonheur.

Il suffit juste de sauter le pas.

Henri Puffet nous propose un voyage géographique qui nous entraîne du Simplon au Sud de la France, de la Belgique à l'Ecosse puis sur le continent américain. Chaque rencontre apporte une pierre à l'édifice de la "re-construction" du héros.

Chaque étape amorce une réponse aux questions qui tournent en boucle et laisse entrevoir, peu à peu, la sortie du tunnel. 

Voici un ouvrage porté par un style agréable, qui sait embarquer le lecteur au coeur de paysages grandioses. Je les ai parcourus, je les ai reconnus, j'ai retrouvé en effort l'atmosphère des hauts plateaux chiliens, de l'Atacama, de La Paz, des vastes espaces nord américains.

Le héros trouvera-t-il la paix ? Il trouvera, sans doute, l'essentiel...

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

nid

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Christine Brunet a lu "La dixième planète" de Gilles Saint-Laurent

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

10planeterecto.jpg

 

 

 

 

 

 

Un livre écrit sous pseudo. Vous connaissez tous son auteur, Gilles Saint-Laurent ! Non ? Mais si, voyons... C'est Laurent Dumortier...


Le titre donne le ton... Science-fiction.


Tout commence par une découverte si extraordinaire que la communauté scientifique internationale commence par nier avant de se rendre à l'évidence et réagir. 


Derrière Pluton, une dixième planète !


D'abord de l'ordre de l'intuition, l'observation directe grâce à un super télescope donne la confirmation tant attendue : cet objet stellaire existe bel et bien et, cerise sur le gâteau, semble regorger d'eau !


Une seule option : aller voir de plus près. On dévie une sonde qui parvient à se poser sur la surface, et là... Evidemment, vous n'en saurez pas plus !


Voilà un livre qui se lit à vitesse V en nous proposant le point de vue des scientifiques concernés par le projet. Leur destin sera fabuleux... mais leur voyage sans retour.


Plus le lecteur avance dans l'histoire, plus il doute de l'issue et élabore un écheveau de théories et de possibilités. Mais l'auteur sait surprendre les plus perspicaces... 


Je connaissais les poésies, les nouvelles fantastiques de Laurent Dumortier. Me voilà comblée par la décourverte d'un autre aspect de son univers !



Christine Brunet

wwwchristine-brunet.com

 

nid


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