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fiche de lecture

Laurent Femenias a lu "Jeanne" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

 

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J'ai lu « Jeanne » de Rolande Michel, ed. Chloé des Lys, 2013


J'ai d'abord été intrigué par cette couverture énigmatique où l'on découvre un hippocampe semblant s'échapper d'un miroir, puis par le titre simple et sobre, Jeanne, du prénom de l'héroïne du roman. Il n'en fallait pas plus pour me donner envie de plonger dans ce récit de littérature de jeunesse écrit par Rolande Michel. Et plonger est bien le mot, dans tous les sens du terme !

Dès les premières pages, Jeanne nous fait partager ses pensées, ses rires, ses peines, sesJeanne bêtises et ses rêves. J'ai dévoré ce livre ! J'ai beaucoup aimé faire connaissance avec cette petite fille coquine et pas toujours très sage qui m'a entraîné peu à peu dans son monde, un monde où il est possible de voyager sous les océans ou à travers le temps, un monde où l'amitié est une valeur plus forte que le fait de plaire au plus grand monde, y compris au sein de sa propre famille, un monde où l'on peut donner un nom aux arbres et avoir pour compagnons la famille Cromagnon, un monde où l'on peut parler aux oiseaux ou à une goutte d'eau, bref, un monde que les adultes peuvent avoir du mal à comprendre mais qui ravira certainement les jeunes lecteurs ainsi que les grands qui ont su garder au fond d'eux une étincelle de leur âme d'enfant.
 

 

 

 par Laurent Femenias

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Publié dans Fiche de lecture

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Alain Delestienne a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

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Après avoir passé la nuit au frais sur ma table de chevet, "Les dix petites négresses" sont encore toutes chaudes. Il y a déjà eu plusieurs excellentes notes de lecture sur le dernier livre de Bob Boutique.

Pour ma part, je vais peser mes mots pour en dévoiler le moins possible et laisser au futur lecteur tout le plaisir de la découverte.

Tout d'abord, je me suis beaucoup amusé parce qu'à chaque page, on sent que l'auteur lui-même s'amuse à écrire. Je le vois d'ici, hilare devant son clavier. C'est communicatif. J'ai retrouvé aussi la gouaille et l'humour des "Contes bizarres" et j'ai découvert plus avant l'art de la caricature de l'auteur. Et il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

Je me suis dit qu'il devait y avoir une grande complicité, amitié, entre lui et les personnes qu'il évoque pour que ces dernières puissent encaisser ce qu'il en dit. Je m'efforce de rester sibyllin, mais je ne peux m'empêcher de vous dire que cette lecture est aussi jouissive, mutatis mutandis, que les ébats d'Elodie à la page 71. J'ai beaucoup aimé la chute qu'Edmonde m'a laissé pressentir à la page 152 parce que, entre autres, elle touche à un phénomène que j'aime en littérature ou au cinéma.

Pour vous expliquer en restant mystérieux, je m'écarte un instant du récit de Bob. Je (moi) pense que j'existe et que j'ai imaginé dans un livre le personnage d'Henri. Mais, ce matin, je me demande si je n'ai pas moi-même été imaginé par une certaine Chloé qui, elle, aurait été créée par un certain Laurent??? C'est comme Christel, je pensais vraiment qu'elle existait alors que ...

 

Vous n'avez rien compris à mon charabia, tant mieux. Raison de plus pour vous précipiter sur ce roman bizarre !

 

 

Alain Delestienne 

Par la fênetre

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Par la fenêtre, d'Alain Delestienne... fiche de lecture de Robert Fontaine

Publié le par christine brunet /aloys

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En 2011, Robert Fontaine a publié "La Chaumette" chez Chloé des Lys. Il est sur le point de publier son deuxième roman, "Après Stéphane ». Christine Brunet ou Bob Boutique vous ont présenté ou vous présenteront cet auteur beaucoup mieux que je ne pourrais le faire. Tout ceci pour vous dire qu'après avoir lu mon livre "Par la fenêtre", il a eu la gentillesse de m'adresser ces quelques mots que j'aimerais partager avec vous. 

« En vérité, j'attendais simplement de lire votre livre avant de vous remercier et voilà, c'est chose faite depuis une heure et je suis ravi de l'avoir fait. Ravi car ce que vous y racontez est beau et bien écrit.

Le bonheur d'Henri en compagnie de ses oiseaux, son plaisir au bord de la mer, ses filles, tout cela est tellement vrai et humain. Mais aussi ses moments de fatigue, de découragement compréhensifs que, pudiquement, vous survolez, à peine les effleurez-vous, pourtant ils existent. Tout être cherche parfois loin les petits bonheurs qu'il a à portée de main, ne fût-ce qu'en regardant par la fenêtre, comme Henri. Et qui n'a pas dans son entourage ou n'est pas lui-même un Henri déprimé, mal dans sa peau à cause de sa souffrance ?

Alain, ce n'est pas pour vous flatter, mais votre livre est beau et interpelle. Bravo. Mes félicitations aussi à votre fille pour l'originalité de la couverture. »

 

 

Robert Fontaine

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Les Louves, de Silvana Minchella... Une fiche de lecture d'Eric Allard

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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Quatre femmes puissantes

 

Il y a un éclatement du moi, une désintégration de l’identité chez les personnages de Minchella. Une explosion de l’ordre de la sensualité et de l’esprit de justice qui déborde le cadre étroit du temps et de l’espace. C’est notamment dans le magasin d'écriture de la science-fiction et du fantastique qu’elle va chercher des outils propres à mettre en scène et à développer ses récits.

Parce qu’elle est consciente que, de tout temps et en tout lieu, la femme, corsetée dans un modèle, a été limitée dans ses actions, son champ du possible a été contraint et elle a toujours peiné à trouver les voies et les voix par où s’épancher.

Les Louves racontent quatre femmes.

D’abord, Gina. Gina vit dans l’Italie d’avant la Seconde Guerre Mondiale qui a ignoré jusque là quel homme la dirigeait et qui est occupé à la mener dans le mur de l'Histoire.  Elle n’a pas vingt ans et son corps destiné à enfanter s’est déjà refusé à le faire par deux fois, ultime et pire insoumission de la femme aux yeux de la société, de la famille. Gina ne connaîtra le plaisir sensuel que dans les bras d’un Allemand, un réprouvé comme elle, car depuis l’entrée en guerre, les Allemands, d’alliés sont devenus ennemis. Nulle échappée toutefois dans un romantisme éthéré : l’homme se révélera un soldat sans scrupule...

La deuxième femme, c’est Lucia. C’est samedi soir et elle a un rendez-vous avec un prénommé Paul pour lequel elle éprouve une « vague amitié indifférente ». Des « entités vagabondes » (Lagoulue, Leguerrier, Leclown... ) se disputent sa personnalité en des joutes savoureuses. Elles investissent les esprits d’autant plus facilement que « la plupart du temps il n’y a personne à l’intérieur ». Jusqu'à un accident mortel subi par deux jeunes gens qui font basculer le récit. Lucia, alors, va être investie par l’âme de la morte qui va la transporter, lui faire ressentir tous les émois de l’amour...

Dans Danse macabre, une histoire d’amour éclatée en mille morceaux est figurée par des confettis, tantôt bleu, rouge etc. qui seront le siège d’autant de souvenirs heureux-malheureux...

Dans la dernière nouvelle, une mère de famille gagne à la loterie et décide d’acheter en secret une demeure pour les siens. Lors de sa recherche, elle est persuadée d’avoir déjà vécu dans la maison pour laquelle elle a un coup de coeur. Cette quête de la maison la ramène à l’autre qu’elle porte en soi...

Il court dans le chef des différents personnages le sentiment d’être double, multiple, tant qu’un événement extérieur, une sorte de révélation, n’a pas organisé le tout et entraîné les parties disparates dans une seule direction, enfin unies, unifiées à l'aune de ce nouvel horizon... Sans cela, pas d’enfantement d’aucune sorte, d’accomplissement possible.

La jeune femme des débuts (du livre, de la vie) revit en quelque sorte dans la femme mûre d’aujourd’hui.

Silvana Minchella s’incarne dans ses différents personnages pour exister autrement, trouver des réponses à ses interrogations identitaires et vivre des épiphanies. Elle le fait par le biais de l’écriture, c’est le médium qu’elle a choisi pour faire résonner tous les moi qui l’habitent et la poussent de l’avant...   

 

Éric Allard

 

 

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Christine Brunet a lu "La valse des infidèles" De Beaudour Allala

Publié le par christine brunet /aloys

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J'ai lu La valse des infidèles, de Beaudour Allala, ed. Chloé des lys

 

 

 

Superbe couverture qui atttire l'oeil de loin, suggestive et très... voluptueuse. 

 

Au départ perplexe, je me demandais s'il fallait comprendre le titre au sens propre... ou au sens figuré, jusqu'à ce que j'écoute Beaudour expliquer son livre et ses personnages en interview à Roussillon pour Actu TV et pour France Bleu.

Et là... je me suis noyée ! Son approche me semblait correspondre si mal à la personnalité de l'auteur !

 

Pourquoi ? Le livre est pessimiste, tout le contraire de ce que je ressens lorsque je suis en sa présence. Voilà qui m'a vraiment déroutée, je dois dire. Les nouvelles sont brutales, noires par moments un peu comme si elle se lançait dans la danse avec ses angoisses. On ne peut que se laisser emporter par les sensations pour ne pas se noyer avec ses personnages. 

 

La valse des infidèles, un roman ? Il s'agit d'un roman-nouvelles, des histoires plutôt longues, à rebondissements. Rebondissements ou tourbillons ? Une valse d'événements, une valse de sentiments, une valse de pensées positives mais surtout négatives qui perdent les héros et submergent le lecteur qui n'a pas d'autre choix que de se laisser entraîner dans la tourmente au fils d'une belle écriture tout en fluidité, en finesse et en volupté.

 

Un lien entre toutes ces histoires ? Eh bien oui... un être narrateur qui semble tout savoir des secrets de chaque personnage, une voix anonyme qui dispose de l'extraordinaire pouvoir de décrypter les âmes et d'en extirper les pensées cachées, oblitérées de chaque participant à cette valse.

 

Valse poétique, valse des sens et de sens... Belle étude psychologique pour des personnages broyés par leurs choix, leurs désirs assouvis ou pas, leurs envies d'autre chose. Valse de cruautés, d'incompréhensions, d'impressions colorées de noir qui ne peuvent laisser le lecteur indifférent !

 

Un livre qui nous fait cotoyer, à chaque ligne, espoirs et désespoirs. 

 

J'ai adoré !

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Couverture Nid page 1

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Une fiche de lecture signée Eric Allard pour Spirales Urbaines de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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Liberté de la poésie

 

 

Métissée et généreuse, musicale et colorée (musicolore, écrirait-elle),  la poésie de Carine-Laure Desguin utilise toutes les ressources du langage et du savoir (même si c’est pour s’en moquer) pour parler des humains et des lieux où ils vivent, notamment dans les « tissus des villes » qui renferment un « patchwork de rues et de ruelles », comme Charleroi visité par Rimbaud, à qui elle dédie nommément un poème.  


Elle emprunte aux éléments du cosmos pour décrire les autres, à la course des étoiles pour dessiner leur géométrie intérieure.


Même au sol, sans abri, exilés, oubliés de l’histoire officielle du capitalisme, ses personnages regardent vers le ciel où sont les astres, la lumière. L’aventure est là-haut, se dit l’homme barbu... d’un de ses plus beaux poèmes (Enroulé tout autour). Elle est tournée vers le haut, ce qui élève hommes et femmes, et non ce qui les rabaisse, les maintient à terre, prisonniers de leur condition...


Même si sa poésie décolle, en feux d’artifice d’images nombreuses, elle ne quitte pas le terrain narratif et le champ musical. Comme si les rimes et le récit lui permettaient ses envolées littéraires.


Elle aime à court-circuiter son propos, ne pas s’embarrasser de vocables inutiles, en ponctuant ses poèmes de néologismes, souvent des substantifs transformés en forme verbales conjuguées ou participes présents car la matière est énergie, le nom riche d’action. Exemples à l’envi : kayakaient, carabossait, kiosquant, horlogea, clochetta, wagonner, oreillant...


Ce sont ses jeux à t’aime avec la langue.


Accessoirement elle parle d’elle, jamais directement : il faut deviner les biographèmes  derrière certaines métaphores. Elle « cherche le chemin » (Les vérités se déshabillent), l’or du temps, dirait Breton, (ou du tendre) dans le creuset des images qui agissent comme une baguette magique, ou de sourcier, pour atteindre la source de son être. Elle devient alors, selon la célèbre formule de Nietzsche, ce qu’elle est. Quête, au fond, de tout poète véritable.


Carine-Laure a retenu la phrase de Lautréamont sur la rencontre fortuite (sur une table de dissection) d'une machine à coudre et d'un parapluie. Elle, développe la rencontre de la nacelle et du cerf volant ou celle de la tige et de l’ascenseur, fable dans laquelle on comprend que le béton l’inspire autant que la flore, que les spirales urbaines sont le reflet deshélices végétales.


Plusieurs textes résistent, et c’est salutaire en manière de poésie, aux tentatives d’en percer le mystère. Parce que peut-être ils touchent à ce qui motive son écriture, son existence. Ainsi ceux mettant en scène ce tampon indocile, ce guerrier des aiguilles conduisant, à travers un parcours solaire, aux éclectiques libertés.


Le recueil est fait de six sections d’une dizaine de poèmes chacun : Les oiseaux des villes – Transit – Les éclectiques libertés – Sans jamais se le dire – Les équinoxes flamboyantes – Grand les fenêtres


C’est le livre d’une guerrière du quotidien qui a pris ses quartiers sur les hauteurs d’une ville d’où elle lance ses flèches verbales en direction des assiégeants, des ennemis de tous bords, et distribue aux assiégés ses ballons d’oxygène en forme de respiration poétique. De mots chlorophyllés.

 


Le sujet est libre et ces vers sont là

Ils appellent il résonnent et raisonnent encore

Appellent au secours pour que ces gens-là

Respirent la vie pour chasser la mort

 (Les oubliés, C.-L. Desguin)

 

Éric Allard

http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2013/11/01/spirales-urbaines-de-carine-laure-desguin-7973933.html?c

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Rolande Michel a lu "Les enfants du Grand Jardin" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

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J'ai rencontré Les Enfants du Grand Jardin de Carine-Laure Desguin.

 
 
Sous la plume de Carine-Laure, des images étonnantes naissent, les mots coulent, se font traits de couleurs et éclaboussures qui contribuent à créer peu à peu un tableau surréaliste.

 
Au lecteur averti d'oublier qui il est, ce qu'il sait, de faire le vide et de plonger, tous sens en éveil, dans le Grand Jardin qu'est la Terre !

 
Les enfants qui y évoluent, Carine-Laure les a baptisés " têtes à trous". Comparaison bizarre ? Le jureriez-vous???
A votre place, je m'abstiendrais de faire semblable commentaire et je suivrais Verone.


Comme les autres "têtes à trous": Dallas, Paris, Washington, Capri...., il porte un nom de ville.
Tous ces garçons et ces filles sont de quelque part, mais cela importe-t-il vraiment ?


Nés un peu par hasard dans un univers parfois glauque, sur fond d'alcool et de drogue, ils rencontrent Nicole et Marianne, deux femmes au cœur plein de tendresse. Elles les aident à grandir, colmatent peu à peu les "trous", remplissent les cerveaux de mots, de chiffres, de tout ce savoir indispensable pour limiter les risques, le jour de leur envol.


Elles leur inculquent aussi sur des valeurs qui permettront à tous ces enfants venus de partout et de nulle part d'évoluer positivement dans un monde semé d'embûches.


Grâce à elles, ils apprennent à regarder, questionner, se poser des questions, remercier les étoiles.
Elles leur enseignent aussi une langue universelle, pleine d'espoir, une langue "qui n'est pas de bois".
Elles insistent sur des valeurs essentielles : le savoir et le travail garants de leur liberté, mais avant tout, l'obéissance, le respect, l'amour universel, clés du véritable bonheur, celui de vivre ensemble.


Le style de Carine-laure est nerveux, enthousiaste, imagé. Les comparaisons, si elles déroutent parfois en début de lecture, n'en sont pas moins très justes si le lecteur se donne la peine de réfléchir un peu.
Je vais en donner quelques exemples. Au lieu de l'hôtel de ville, Verone parle de "la grande maison de papiers", un enfant est "né d'un homme de la ville et d'une femme du même sachet que lui". 
Il nous parle de "têtes allumées", de "rivières qui noient", de "sables jaunes qui caressent les pieds", de "lunes"....


C'est un style poétique d'où surgissent et scintillent des milliers de petites étoiles qui chantent l'espoir.  

 

Rolande Michel

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Beaudour Allala nous parle de Vertiges et de Bruines, de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

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« Vertiges » laissent transparaître dans les mots qui cherchent leur équilibre dans son propre déséquilibre « il est des chemins de traverses qu’il vaut mieux oublier » dans les carrefours improbables... Des routes obliques qui donnent une vision inédite du monde que l'auteur nous fait partager... « des forteresses de regrets qui s’échouent au bas d’un falaise ... » Tout paraît fort au demeurant de l’extérieur et l’âme elle s’effrite de ce matériau évanescent qui reflète une âme incontestable de poète né.

 

 

 

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Pour Bruines, j’y vois le poète contrarié de tenter la structure avec des multitudes de fleurs aux couleurs et aux parfums disparates... Bruines se voudraient devenir averses pour « dire » davantage en effet, comme le souligne, l'avant-propos au départ du livre... on voudrait que l'auteur se mouille davantage mais le poète incontestable renferme indéniablement un romancier qui a peur de sortir du travestissement de la poésie pour se mettre à nu...

 

Beaudour Allala

www.beaudour.com

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Rolande Michel a lu "Par la fenêtre" d'Alain Delestienne

Publié le par christine brunet /aloys

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A soixante ans, Henri se sent vieux et fatigué.
 
Contrairement à ceux que la maladie aigrit, il l'accepte et admet les limites qu'elle lui impose.
 
Ce solitaire n'est pas vraiment seul et partage avec ses deux filles et quelques amis des moments privilégiés très forts.
 
Henri a gardé son âme d'enfant et une étonnante faculté à s'émerveiller.
 
Son âme de poète lui permet de savourer pleinement les charmes de la nature qui l'entoure. Il s'attarde près d'une plante, regarde vivre les insectes.
 
Par la fenêtre de sa cuisine, sur fond de chants d'oiseaux, il observe la nature. Comme un enfant curieux, il s'émerveille.
 
Une bouteille jetée à la mer est le point de départ d'une rencontre inattendue... Je me garderai bien de vous en dire davantage !

A vous, lecteurs, de la découvrir!

Ici encore,  la sensibilité, la tendresse, la pureté, la douceur d'Henri éclatent en bulles d'espoir et d'amour pleines d'une poésie qui va bien au-delà des mots.

Ce roman très bien écrit, avec une aisance remarquable, est une véritable explosion de fraîcheur.

Henri est un personnage attachant, peu commun, un homme qui est resté pur, en dépit des aléas de la vie. C'est un être rare qu'il serait bon de croiser sur les chemins tortueux de l'existence.
Rolande Michel
jeannerv

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Christine Brunet a lu "La brèche du diable" de Gwenn Aël

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet

 

J'ai lu "La brèche du diable" de Gwenn Aël

 

Voilà un livre que je voulais lire depuis... en fait depuis mon arrivée chez Chloé des Lys. Pour quelles raisons ? Avant tout à cause de sa couverture qui, à l'époque, sortait vraiment du lot (par rapport aux autres titres publiés par notre éditeur). Une illustration d'Eric Gobeau (http://gothvampire-eric.blogspot.com).

Ensuite à cause de quelques mails échangés et du sujet du roman. J'adore tout ce qui touche au fantastique. 

Enfin commandé, très attendu donc, j'ouvre la première page et tombe sur une citation debrechediable.jpg Nietsche... "Si tu plonges ton regard dans l'abîme, labîme te regarde aussi".

me voilà prévenue, sur mes gardes, ma curiosité à fleur de peau... La suite va-t-elle être à la hauteur de mes attentes ?

Et bien oui !!!!! Du suspense, de l'irrationnel, des disparitions inquiétantes, des morts vivants, tout y est. Gwenn Aël plonge le lecteur en hapnée dans une enquête folle, une traque au jour le jour qui vous porte au coeur de croyances ancestrales. Comment vaincre le mal ? Les héros parviendront-ils à surmonter leurs doutes ?

Je vous laisse le découvrir au fil d'un suspense tenu jusqu'à la dernière page... Mais pas question de vous en dire plus, je vous laisse la surprise ! 

Mais pourquoi n'ai-je pas lu ce livre avant !! Bravo !

Gwenn Aël a publié trois autres livres chez CDL... A suivre ! En tout cas, je n'attendrai pas autant de temps pour me remplonger dans l'univers de cet auteur...

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

E16 (1)

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