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fiche de lecture

Josy Malet-Praud a lu "Les romanichels" d'Edmée de Xhavée

Publié le par aloys

 

Visuel Auteur - PDNALES ROMANICHELS

Edmée De  Xhavée   - Ed. Chloé des Lys – 2007

 

L’été…J’aspirais à voyager, je rêvais d’un dépaysement, j’avais besoin d’un bon roman… Les Romanichels   attendaient  ce moment propice.


            Une jolie couverture aux couleurs -terre et feu-  et 260 pages pour une croisière sur trois générations. Des escales  en Belgique, dans le sud de la France, sans oublier l’Italie, Torino en particulier.  Un beau voyage avec trois familles, pour une histoire émouvante à plus d’un titre.


Les romanichelss’inscrivent dans la lignée des fresques familiales où les personnages s’animent en 3D sous les yeux du lecteur : un univers tout en relief.


            Les secrets de famille auraient pu dormir pour l’éternité si la maladie d’Alzheimer n’avait brandi son épée de Damoclès sur la tête de Suzanne. Elle est la mère d’Olivia, devenue femme. Mère et fille se connaissent en surface, Olivia ayant été élevée par sa grand-mère sans vraiment savoir pourquoi. 


            Si l’annonce de la maladie fait figure de menace, elle sera aussi pour Suzannehttp://idata.over-blog.com/1/38/37/34//Romanichels-front.jpg l’occasion de lever le voile sur un secret à la portée fondamentale, avant qu’il ne disparaisse, englouti par  les trous noirs de la mémoire. Un secret conséquent, bien gardé par le clan familial, injuste pour la mère comme pour sa fille qui ne peut avoir eu jusque là qu’une vision parcellaire de la femme que fut sa maman. Un secret offert en héritage avant qu’il ne soit trop tard…


            Un voyage aussi au cœur de deux familles dont les équilibres et les relations sont soumis aux épreuves du temps, aux convenances, aux carcans éducatifs, aux rêves et aux désillusions... Les destins s’entrelacent ou s’éloignent, tantôt soudés par l’amour, la tendresse ou les obligations, tantôt dispersés par les aléas de l’existence, les contingences sociales et les rancœurs. Un récit où conventions et conformismes, soumissions et rébellions conduisent  en cadence l’évolution du roman.

 

Il faut du souffle, de l’endurance  et une maîtrise certaine pour mettre au monde un tel roman. L’entreprise, périlleuse, compliquée, ne pouvait être portée que par un auteur de talent. Une écrivaine.


Dans Les Romanichels, Edmée De Xhavée ne se contente pas d’écrire. Elle compose une partition complexe, elle dessine des tableaux animés, elle sculpte les émotions et les sentiments, elle parfume les ambiances et les lieux. Elle imprime sa marque par un  style élégant, limpide et dense, ouvragé comme une pièce de dentelle de luxe quand les circonstances s’y prêtent. Une écriture qui éprouve les cinq sens pour le plus grand bonheur du lecteur.  Présent et passé, narration et dialogues s’associent sans rupture et sans discordance préjudiciables à la visibilité du lecteur ou susceptibles de rompre l’enchantement.


J’ai tourné la dernière page comme on ferme la porte sur un univers familier. L’esprit réquisitionné par les souvenirs et le plaisir, le cœur encerclé par la nostalgie. Pour ne pas quitter les Romanichels trop vite, j’ai relu les premières pages, puis les nombreux extraits signalés par un post it en cours de lecture ;  et j’ai résumé pour moi-même ce que j’expose plus largement ici : « Bon sang ! Quel beau roman… ».

 

Josy Malet-Praud@Août 2010 / www.lascavia.com

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Une Belle Epoque : une note de lecture pas banale signée Olivia Billington

Publié le par aloys.over-blog.com

http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/264-80.jpg

 

 

 

 

 

Un roman qui mêle toiles de maître et toile virtuelle
Naturellement, les mots s'enchaînent
Evidemment, les passions se déchaînent

Bravo à Kate Millie
Elle nous emmène
Là où les discussions se font masquées
Là où l'écriture est souveraine
Entre forum et salon, un roman dans le roman est né

Et l'auteur, d'une
Plume alerte et soignée
Ouvre de nouvelles possibilités
Qui est qui, par écrans interposés ?
Usurpation, illusion ou réalité ?
Eh bien, réponses dans Une Belle Epoque ! 

 

 

OLIVIA BILLINGTON

  http://desirdhistoires.canalblog.com/

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Josy Malet-Praud a lu "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

Publié le par aloys.over-blog.com

Visuel-Auteur---PDNA.jpg

 


Un livre à la présentation énigmatique : petit volume, première de couverture jaune – entre rayon de  soleil et champ de moutarde-, pas d’illustration … Mais de quoi s’agit-il donc ? Le titre s’impose en blanc, qui porte en lui comme une réponse, l’essence de ce premier roman : Rue Baraka. La rue de la chance.


J’ai tourné la dernière page ce matin.  Je sais que ma lecture et mes commentaires ne pourront jamais être totalement impartiaux : c’est ainsi lorsque je connais l’auteur, ou le pressens, même –juste un peu et de loin-. Néanmoins, ce dont je suis certaine, c’est que Carine-Laure Desguin a mis dans son premier ouvrage ce qui, me semble-t-il, la caractérise le mieux : l’enthousiasme, le rejet des déterminismes, la passion pour la vie quelle qu’elle soit, un élan positif infaillible. Rue Baraka, c’est un condensé de tendresse, de sagesse, de respect de tous les –autres-, d’optimisme farouche en toutes circonstances. La  volonté inaltérable d’installer la lumière là où les ombres se disputent l’esprit et le cœur des hommes.image-1

 

Rue Baraka, c’est l’histoire simple et pourtant magique, du grand tournant dans l’existence d’un jeune homme, Tarek,  emblématique de sa génération. L’histoire éternelle et cruciale d’un passage initiatique. Celle de –l’heure des choix-. Celle des –carrefours- où chacun doit choisir une route plutôt qu’une autre. Souvent en aveugle, presque toujours à tâtons. Ici, Tarek découvre –la baraka- en la personne d’un vieil artiste peintre, au cœur grand ouvert comme les horizons qu’il rend accessibles.

 

Ni morale conservatrice, ni leçon de vie radicale imposée, Rue Baraka pétille d’accents philosophiques, d’humour et de tendresse.  Quatre-vingt deux pages pour balayer les toiles d’araignées grises et noires du pessimisme et faire voler en éclats la chape d’une sinistrose résignée si « tendance » aujourd’hui. 

 

Il y a chez Carole-Laure Desguin et sa Rue Baraka, un petit quelque chose de Khalil Gibran et son Prophète. Ce sentiment diffus s’est fait récurrent  tout au long de ma lecture. La foi humaniste et l’universalité des valeurs fondamentales pourraient bien être leurs traits d’union…

 

Pour conclure, comme le ferait certainement Tarek, il me reste à souhaiter à Carole-Laure Desguin… « Bonnes nouvelles, succès, et chance, chance, chance… ».

 

Extrait

« Les jeunes gens du quartier, physique de délinquants et cœurs de papier mâché, bifurquent ici, certains que le vieux peintre guérira par son aspect débonnaire et ses paroles indulgentes les aspérités d’un quotidien amer. Cette flopée d’énergumènes, aux origines éclectiques, permet à ce couple généreux de se ressourcer et de transmettre, d’ouvrir de nouveaux horizons et de ne pas restreindre les leurs… »

 

 

Josy Malet-Praud, Juillet 2010

www.lascavia.com

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MARTINE DILLIES-SNAET : j’ai lu « COMMENT RENDRE VOTRE QUOTIDIEN PLUS PLAISANT » de Micheline Boland

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « Comment rendre votre quotidien plus plaisant ? Avec la programmation neuro-linguistique » de Micheline Boland


 

 

            Avant même d'aller plus loin,  et de dire tout ce j'ai ressenti, pour n'induire personne en erreur,  je dirais qu'à mon avis, ce livre n'est pas un livre de détente mais un livre de travail. Il n'apporte pas la détente des pieds en éventail d'un roman mais il apporte autre chose.

Il peut être lu par tout le monde et pas seulement par le monde des enseignants, éducateurs et tout ce qui a  la charge d'autrui (les p'tits malins ajouteront les curés, histoire de rire mais y aurait-il vraiment matière à sourire ?) comme on le penserait peut-être trop vite. Mais pour moi, ce livre est quand même un outil.

 

* - *-*-*-*-*-*-*-*-*-*---*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*----*-*-*-*-*-*-

 

            350 pages!  A l’endroit, à l’envers, en marche avant, en marche arrière. Comme d’habitude ! Jamais  dans le sens « comme il faut ». Et je m’en fous. Je m’en délecte d’autant plus quand je le prends enfin à l'endroit pour le relire doucement. Même un bouquin comme le vôtre, Madame Boland! Seulement là, il aura fallu attendre un peu plus pour avoir mon commentaire.

 

            La P.N.L. comme on dit, on rentre dans le monde des intellos. Exit les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, les...

Mais qu'est-ce que  je raconte là! Des bêtises! Des bêtises de première!!!

Vous verrez pourquoi plus loin.

 

            Dans ce livre, trois parties et chacun peut s'y retrouver.boland5.jpg

 

            * La première est théorique (80 pages) et pour les professionnels et  le nombre important de personnes qui ont suivi cette formation P.N.L., plus d'un  appréciera. Les autres dont j'en fais partie vu que j'ai toujours refusé de m'inscrire, eh bien les autres, ils lisent doucement. Ou bien ils passent.

Moi, j'ai lu doucement. Et d'autant plus doucement que j'avais tendance à accrocher un problème personnel et actuel à ce que je lisais: chose qu'il ne faut absolument pas faire!

 

            * La seconde partie (40 pages) ou les processus de mises de route: plus abordable, nettement! Sans cesse, on se dit « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais, c'est ce que je pourrais faire » ou « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais mais qu'est-ce que moi je pourrais faire pour m'orienter différemment, pour trouver les haut-pendus  perdus et invisibles mais pourtant réels dans le ciel de notre vie ? »

 

            * La troisième et dernière partie (225 pages) est celle que je préfère et par laquelle je recommanderai de commencer à toutes les personnes qui n'ont pas suivi la formation P.N.L.

Et les voilà qu'ils sortent des pages! Tels des pantins, vous les voyez se redresser à chaque page.

Qui ?

Mais les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, ..., pardi! Ils sont tous là. Cachés dans les mots les phrases, les images, les poèmes.

Dans cette partie, l’auteur nous livre ses impressions tout en restant à l'écart. Femme pudique et réservée, discrète et intelligente, sensible et éveillée car Micheline Boland est tout cela, et toute sa personnalité se découvre dans cette partie.

Elle raconte ce qu'elle a vu, les situations dont elle  a été témoin, les réflexions qu'elle s'est autorisée à faire, les questions qu'elle s'est posées, les non-réponses qui ne sont pas arrivées. Et elle le fait bien.  Divinement bien!

Sacré nom! Arriver à mettre de la poésie, des histoires courtes dans un livre pareil. Faut l'faire! Bravo Madame!

 

Maintenant si vous n'avez pas envie de vous poser des questions, si vous n'avez pas envie de sortir des moments mélancoliques, si vous n'avez pas envie d'améliorer ces jours parfois gris, si vous n'avez pas envie que l'on ouvre devant vous des tas de petites portes que vous n'aviez jamais vues,

ne lisez pas le livre.

Mais si vous désirez voir ces dizaines de petites loupiotes allumées derrière ces portes qu'on a ouvert devant vous, si vous désirez trouver un sourire, un apaisement alors que vous n'en trouviez plus,   si vous désirez vous rendre compte  que même le sombre cœur d'une forêt n'est, en fait, que l'orée d'un bois verdoyant, alors,

lisez le livre.

 

Oh! Il n'est pas ni un roman ni la panacée dont on rêve. D'ailleurs les panacées sont restées dans les poches des tabliers de nos grands-mères. Le monde moderne est difficile à vivre. Le livre de Micheline Boland n'est pas ça mais il est un vent de fraîcheur. Et cela est parfois bien doux.

J'en ai apprécié la brise.

 

 

 

MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

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GAUTHIER HIERNAUX et le triangle sous le sable" : une fiche de lecture de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine BrunetNotre monde mais une autre dimension ou, peut-être le futur après un cataclysme... Je ne veux pas le savoir. Tout semble, dans cet autre espace-temps à la fois différent et curieusement familier.

 

Pas question, bien entendu, de raconter l'histoire de "Triangle sous le sable", mais sachez simplement que dans cet autre environnement, tout est codé, contrôlé, réglé par les Dieux et la peur salutaire qu'ils inspirent. Dans cette société uniforme, certains sortent du lot, bravent les interdits et parviennent, sans le vouloir vraiment, àCouv_Livre-Triangle2-copie-1.gif faire vaciller un empire dont les fondations semblent bien fragiles. Le mystère qui peut tout détruire est là, tapi mais bien gardé par les apparences.

 

Gauthier Hiernaux m'a emportée sans effort dans son univers: je me suis imaginée sans peine les vastes étendues de sable, les temples sortant du désert et les constructions émergeant de la verdure, la quête de Séliandre, les combats, les luttes de pouvoirs, la terreur des uns et la faiblesse des autres.

 

Beaux instants où l'imagination de l'auteur a effacé ma réalité... A présent, je n'ai plus qu'une seule hâte: replonger dans ce mystère à peine égratigné: j'ai envie de savoir... 

 

 

Christine Brunet

http://aloys.over-blog.com

http://recreaction.over-blog.org

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MARTINE DILLIES-SNAET A LU "LENA" DE CLAUDE COLSON

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « Lena, une rencontre » Claude Colson 



 

 

            Il faisait plutôt frisquet, ce matin. J’étais seule, j’en ai profité : j’ai allumé une flambée, me suis installée douillettement et ai achevé le livre de CLAUDE COLSON. C’est l’ambiance idéale pour lire du Colson !

 

            Le livre est agréable de par l’originalité de sa structure d’abord : un début en roman, une suite en poésie pour terminer par un « journal ». Trois styles différents, des écrits différents aussi mais qui se recoupent en ces styles qui quoique divergents se rejoignent. Finalement c’est ça,  ce livre: des arabesques, une multitude de courbes dessinées avec les mots et les styles, lignes qui s’envolent vers le ciel quand la joie est au rendez-vous ou, au contraire,  qui s’achèvent en petites croches descendantes quand le spleen guette l’auteur et l’emprisonne.

L’auteur réussit là un tour de force qui est celui d’allier la musique de la poésie avec  le rythme tout différent qu’offrent  les mots de son journal intime. Un mot retenu ici, repris là. On se surprend auxNumeriser-couv-lena-dagneau0002.jpg intersections.

 

            Léna, c’est « la » rencontre.


Léna, ce livre, c’est « la » rencontre. Chaque mot est choisi et le rythme, tout à l’image de l’auteur,  n’est jamais haché. La fluidité est partout. L’intimité aussi.


Claude raconte. Il n’y a aucun faux-fuyant, il raconte, analyse et raconte. On pourrait croire que la dissection est clinique mais il n’en est rien : tout est dans les sentiments. Claude met à nu et son corps et son esprit. Il nous fait partager « sa » rencontre avec Léna, puis les moments de doute et enfin, la déception qui le conduit au chaos personnel.


            On peut se demander si l’auteur a trouvé la sérénité après un tel livre ? S’il « vit » encore Léna  dans sa tête ? S’il est capable, maintenant, de la rencontrer et de parler doucement, avec elle, de leurs jardins secrets.

 

            L’auteur, par ce livre, donne envie d’aimer, donne l’envie de ces premiers moments toujours sublimes, fait naître aussi la colère et le chagrin. CLAUDE COLSON  nous entraîne dans son sillage de sentiments aussi divers que sont la passion, l’attirance, la fusion, la tendresse, la souffrance, le doute, …

 

            Tout est dans le secret des mots que, sans pudeur, il nous offre. C’est un cadeau.

J’en redemande.

 


MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

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"Une belle époque" de Kate Milie : impressions de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet J'ai lu "Une belle époque" de Kate Milie goulûment comme tous les livres qui me tombent sous la main puis je suis partie en vacances sans avoir écrit le premier mot de cette "fiche de lecture": j'avais besoin de laisser le roman trouver sa place dans mon univers littéraire. 

 

Je reprends le stylo avec envie : l'histoire ne s'est pas effacée, tout au contraire. L'impression ressentie au fil des pages s'est précisée. Elle se meut peu à peu en réflexions que je vous propose cette fois...

 

Papotages, bavardages entre habitués dans un salon de discussion sur le net. Un lieu intemporel, des personnages abstraits qui n'existent que pour cette rencontre quasi quotidienne, que pour leurs petites joutes verbales.Belle-Epoque-cover-

 

Klimt, sujet sérieux ? Un prétexte, sans doute, pour les héros d'étoffer leur alter ego virtuel, de lui donner une dimension qui s'accommode mal du monde réel : lorsque l'un d'eux se lance dans la dimension réelle en décidant une rencontre (d'ailleurs se lance-t-il vraiment ?), la déception est au bout de l'expérience.

 

"Une belle époque" est un jeu de cache-cache, de non-dits avec ses périodes d'observation, d'enthousiasme, de morosité, de doutes et de surprises. Un monde où l'esprit est roi, les phrases reines, les idées maîtresses.

 

Drôle de cohabitation de "personnages-façades" qui n'existent que parce que les autres existent et poussent l'absurde jusqu'à créer à leur tour un personnage multiple à leur image collective.

 

"Une belle époque", un roman sur la fin du XIXe siècle ? Non... A mon sens, un prétexte pour pointer du doigt l'un des grands mirages de notre siècle : celui de la toute puissance que nous fait miroiter le net...

 

 

Christine Brunet

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Josy Malet-Praud a lu "Je ne suis personne" de Laurence L.

Publié le par aloys.over-blog.com

Visuel Auteur - PDNA

JE NE SUIS PERSONNE

Laurence L

Editions Chloé des Lys - 2007


On ne lit pas ce livre par hasard. La quatrième de couverture est explicite. Elle ne laisse place à aucun doute, aucune confusion des genres :

« Cette histoire d’inceste, j’ai eu besoin de l’écrire pour tous ceux qui ne comprennent pas, pour qu’on ne puisse plus fermer les yeux. Je deviens quelqu’un à mesure que je me confie à vous, et j’ose espérer que désormais, la marque brûlante de l’inceste se heurtera à votre vigilance ».


Le lecteur sait à quoi s’en tenir : Laurence L. ne lui propose pas un séjour dans « La petite maison dans la prairie »…Il a encore le choix de renoncer. Pour ma part et autant que possible, je choisis toujours de voir les choses en face, de regarder le monde dans les yeux, tel qu’il est, et de ne pas me contenter des seules représentations qui me conviendraient le mieux, celles qui rassurent. Un temps pour l’univers espéré, un temps pour l’univers dans ses réalités. Une façon d’être qui peut parfaitement ne pas être partagée.


Contrairement à mes habitudes, je reste en arrêt devant les touches de mon clavier… Commenter un roman deje-ne-suis-personne.jpg fiction, des nouvelles …c’est une chose. S’autoriser l’autopsie d’un tel récit en est une autre.  Aussi, pas –d’exercice de style- ici, pas d’analyse personnelle du fond et de la forme, rien de ce qui fait l’ordinaire d’une fiche de lecture.  Parce que cette histoire est celle d’une femme en chair et en os et que cette femme, c’est l’auteur.  Ce qu’elle a subi, vécu, ce qu’elle a décrit, écrit, ne peut être dit que par elle. Il n’y a pas de place pour la discussion, la négociation, la critique littéraire même constructive. Comme pour tous les drames de l’existence, tous ceux qui marquent la chair et l’esprit, qui pèsent si lourdement sur les épaules des victimes, seule l’intéressée est en mesure d’en parler. Qui se permettrait de juger ou de discuter des événements dramatiques qu’il n’a pas vécus ? Pas moi.


Laurence L livre son histoire, en révèle les tenants et les aboutissants,  démonte le phénomène, met à jour les rouages, les engrenages du système, confie ses sentiments et ses émotions, affirme ses convictions et sa détermination. Laurence L donne un grand coup de pied dans les portes bien verrouillées derrière lesquelles il ne faudrait surtout pas se cacher. Elle le fait pour elle, pour les siens, mais pas seulement. Elle le fait pour tous ceux qui acceptent de voir le monde autrement qu’à travers le petit bout de la lorgnette, et pour tous ceux aussi qui, directement ou indirectement, pourraient être, sont ou seront pris dans la toile d’araignée de l’intolérable, inacceptable, insupportable épidémie silencieuse qu’est l’inceste. Savoir, c’est aussi se donner une chance de comprendre. Comprendre, c’est pouvoir s’élever, s’opposer, …se réveiller  afin de pouvoir couper l’herbe sous les pieds du cauchemar. Plus largement, c’est donner une chance à -l’Autre- de n’être pas détruit…ou si c’est déjà fait, de pouvoir se remettre debout et parvenir à grandir, à construire…


L’empathie ne vous est pas étrangère ? Dignité, Humanité, Respect ne sont pas pour vous des concepts associés à des coquilles vides ? Suivez l’auteur, elle (L.) vous guidera sur le chemin de la compréhension, de la réflexion, sans tabou, sans vous laisser vous voiler la face, sans céder aux convenances. Elle vous dira ce qu’il faut que vous sachiez.


Un grand merci à cette auteur pour sa générosité, son courage, sa sincérité. J’espère que son livre sera lu, au-delà du petit cercle de ses amis et de ses proches. Comme elle le suggère elle-même, - Je ne suis personne- est en effet, j’en suis convaincue, d’utilité publique. Et c’est aussi l’œuvre de … - Quelqu’un


 

Josy Malet-Praud@juillet 2010 / www.lascavia.com

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Emilie Decamp a lu "Une belle époque" DE Kate Milie

Publié le par aloys.over-blog.com

CDLJ'ai lu... « Une Belle Epoque » de Kate Milie (Editions Chloé des Lys)

 


L'histoire se déroule sur internet et, plus précisément dans un salon de discussion. Les personnages, assez diversifiés, s'y rencontrent et parlent de tout et rien. Néanmoins, un sujet est central : Gustav Klimt et la Belle Epoque. Ils finiront d'ailleurs, poussés par la responsable du forum, par écrire un roman collectif autour d'Ana, un personnage des plus intriguant.


Sans étonnement, vous pouvez donc en déduire que ce livre nous permet de découvrir Klimt, son oeuvre, Ana ainsi que la Belle Epoque. Mais le tout est ficelé de façon originale, ce qui rend l'histoire encore plus agréable à lire. D'autant plus qu'on peut y trouver un contraste frappant entre l'époque dont parle le livre et notre monde moderne où règne internet.K Milie Une belle époque

 

Les échanges entre les différents protagonistes sont très intéressants et, même s'ils ont chacun une personnalité différente (qui rend leurs échanges encore plus vivants), tous se rejoignent grâce à leur point commun : internet et leur salon de discussion. Entre Valmont qui va un peu à contre-courant, Icône la responsable du forum et amoureuse des mots, Cléa son amie virtuelle et les autres « Fous des mots » on retrouve un lien qui les unit à travers le virtuel. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié l'histoire (le roman collectif que les différents membres du salon de discussion écrivent) dans l'histoire (« Une Belle Epoque », évidemment). Le désir des « Fous des mots » de lire chaque partie de leur roman et d'en connaitre l'aboutissement ne fait que décupler l'impatience du lecteur.


Enfin, je vous dirai que la fin (sans rien dévoiler) est...tout simplement...inattendue ! A vous de le découvrir et je vous le conseille vraiment !


Emilie Decamp
http://www.emiliedecamp.com

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J'ai lu CRIMES ET BONIMENTS d'Alain Magerotte....

Publié le par christine brunet /aloys

 

 Photo Christine Brunet


Après avoir lu les textes d'Alain Magerotte, je m'attendais à du polar pur et dur et, franchement, je n'ai pas été déçue. Ces nouvelles sont bien plantées dans des décors dignes du Faucon Maltais. Stetson, lunettes noires et pardessus sont même de la fête !

La recette d'une bonne nouvelle policière façon Magerotte ? Une faune magerotte6recto-copie-1.jpg hétéroclite, haute en couleurs, des esprits malicieux, tortueux et froids; une pincée d'humour grinçant qui amène souvent le sourire ironique aux lèvres. Des dialogues jubilatoires, des scènes qu'on croirait saisies sur le vif à l'aide d'une caméra.

On sent que l'auteur s'est amusé à chaque ligne, en jouant
avec chaque mot, chaque situation. Du coup, on s'amuse avec lui et
on traque l'évènement qui a fait ou fera tout basculer...

Quant aux personnages... Que dire, par exemple, du mec qui fait une étude de marché avant de braquer une librairie de quartier ou de Mouloud et de ses devises à l'emporte pièce ?

Le tour de main ? Une langue riche qui virevolte, entourloupe et met le lecteur dans sa poche... Un délicieux moment d'évasion !"
 CHRISTINE BRUNET 
 
 http://recreaction.over-blog.org 
 http://aloys.over-blog.com 

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