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fiche de lecture

"TACHES D'ENCRE" LU PAR CARINE-LAURE DESGUIN

Publié le par aloys.over-blog.com

desguinTaches d'encre, un livre de Martine Dillies-Snaet

 

 

On a trop peu de temps à être
Pour se permettre de ne pas dire "je t'aime"
Aux gens que l'on aime "


" Taches d'encre", c'est nonante pages qui vous jettent au visage des flaques d'émotion ; nonante pages pleines de maturité qui nous crient :
" réveillez-vous, vous qui dormez sur le doux matelas de l'indifférence, ouvrez les yeux et regardez la vie ! Aimez-la sentez-la ! Aimez les autres"!

Avec ses mots tantôt dissipés en puzzle tantôt dans l'ordre et la juste rime, Martine Dillies-Snaet nous réchauffen et nous refroidit en même temps ...Ces textes-là, on ne peut les lire et rester arrimés aux berges de l'indifférence. Ces textes-là ne cheminent pas, ils sillonnent nos coeurs et labourent nos corps, avec à la fois de la force et de la sensualité.
De tous ces mots, deux transpercent chaque page : AMOUR et VERITE.

Ce professeur de mathématiques, lauréate de nombreux concours de poésie ne compte pas les gifles qu'elle nous claque au visage pour donner de la vue à nos yeux , de l'amour à nos coeurs et de la vérité à nos paroles !

L'amour se lit s'étend se lie à chaque phrase, l'amour avec un grand A, l'amour universel...L'amour de sa terre, une terre paysanne qui fume de la sincérité et la valeur des belles âmes humaines...L'amour de la famille ! Les mots - cadeaux gâteaux qu'elle envoie vers ses enfants sont des leçons de vie glissées tout en douceur sans jamais moraliser entre couleurs et poupées, entre force et vérité.

On lit ces textes et on fait un retour sur soi-même. On se pose les questions essentielles de la vie!

" taches d'encre", c'est un livre de poésie facile à lire, difficile à faire rebondir dans notre quotidien...Alors on lit, on relit et relit encore...

Une couverture frôlant "l'origine de la vie" de G Courbet, une originalité dans la mise en page, des lettres au caractère docile captent notre attention et ne nous essoufflent jamais !

L'auteur ose les dialogues et ça, c'est "Ploegsteert " rare en poésie !

" Taches d'encre ", ça veut dire pour moi : " Détache l'ancre, lève -la !" L'ancre ?? Oui, l'ancre alourdie par le poids de nos incertitudes, de nos indifférences, de nos hésitations !

" détachons l'ancre " de tout ça et, à l'instar de Martine Dillies-Snaet, disons "je t'aime" tout de suite et maintenant ...On a trop peu de temps à être !

Chers amis, je ne vous demande pas SI vous lirez ces poèmes de vie et d'essence des sens, je vous demande QUAND ?

 

 

 

CARINE-LAURE DESGUIN

http://carinelauredesguin.over-blog.com

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CHRISTINE BRUNET : LES ROMANICHELS D'EDMEE DE XHAVEE

Publié le par Christine Brunet

Photo Christine BrunetIMPRESSIONS DE LECTURE

 

Premières pages... L'histoire ne commence pas dans l'allégresse mais avec une mauvaise nouvelle qui rapproche lentement mais inexorablement mère et fille en les projetant dans le temps.

 

Un résumé? Non... je ne vous en dirai pas plus ! L'histoire se découvre mais ne se résume pas...

 

Je me laisse aller, fais connaissance avec quelques personnages... Et, peu à peu, sans y prendre garde, je ne veux plus entendre parler du présent des héros... Je veux découvrir leur passé... une histoire de vieilles dentelles... sans arsenic mais pavée de conventions dans un monde figé dans le paraître... une histoire de gens englués dans la bienséance, qui souffrent et font souffrir dans le carcan imposé, sous le regard acéré et moralisateur de leur communauté.http://idata.over-blog.com/1/38/37/34//Romanichels-front.jpg

 

Mais on les aime, ces personnages qui se débattent sous le ciel gris... parce que, parfois, ils s'échappent. On les suit alors avec soulagement sous le soleil italien ou provençal. On applaudit à leurs résurrections, à leurs coups de pieds dans les convenances, à leurs libertés grappillées ou gagnées de haute lutte. Puis on grince des dents aux retours de bâton.

 

Un joli style qui amène sans effort à mes narines provençales les effluves piquantes du thym et du romarin à peine cueillis et qui accompagne avec délicatesse les personnages dans leurs joies, leurs doutes et leurs désillusions.

 

Vrai, j'attends avec impatience ton prochain livre, Edmée...

 

CHRISTINE BRUNET

http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com

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MARTINE DILLIES-SNAET COMMENTE "DOUBLE FACE" de Laurent DUMORTIER

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ'ai lu "double face" de Laurent Dumortier

 

Toujours en format A6, cet opuscule d’une soixantaine de pages est le deuxième  d’une série de trois ? Quatre ? Cinq ? Ainsi glisse la vie de LAURENT DU MORTIER : pas à pas et marche après marche.

 

Cette fois, le monde de l’adolescence est derrière lui. Même si ce clair-obscur refuse de l’en libérer totalement. Comme si l’on pouvait un jour s’en détacher ! Mais ça l’auteur le comprendra bien plus tard, quand ses enfants seront grands, quand lui-même pourra affirmer sans regret que « maintenant, il est adulte ! ».


Mais laissons-lui le plaisir de son âge.http://www.critiqueslibres.com/img/cover/M/2874592080.gif

 

Jolie porte fermée en première de couverture et ouverte en quatrième de couverture. Alors que la logique aurait voulu que ce fût l’inverse, non ? Maisssss la logique des poètes !!!!!!!


Dans tous les objets  qu’il approche, LAURENT DUMORTIER en touche les deux faces : le clair et l’obscur, l’amusant et le triste, l’enfance et sa disparition. Et il joue de la même manière avec ses sentiments. Mais est-ce un jeu ? Même si l’auteur seul peut y répondre, je ne le crois pas ; il y a trop de souffrance à détruire une vieille image pour en créer une nouvelle ou à effacer un mot, des maux pour, en contrepartie découvrir l’aura de l’amitié. Ainsi va la vie. Finir pour commencer.


L’auteur n’est pas  le phénix renaissant à chaque fois de ses cendres, il essaie simplement d’  « être ». Le plus simplement et le plus honnêtement du monde.

 

Et  qu’il  le  veuille  ou  non,  LAURENT  DUMORTIER   est  rentré dans  l’âge adulte.

 

A suivre.

 

 

MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

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PARADISE PAR CARINE-LAURE DESGUIN

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

desguin.jpg      Paradise...

Pour vous et pour vous donner l'envie de le lire, j'ai tourné les nonante-cinq pages de "PARADISE" de Emilie Decamp !


D'abord ce titre PARADISE , et ensuite cette couverture , une photo en noir et blanc; un personnage couché sur le sol avec à ses côtés, le tracé d'une étoile; son étoile ? Votre étoile ?
L'énigme est posée et c'est la raison pour laquelle l'envie de lire le premier roman de cette jeune étudiante en information et communication a relégué au second plan mes tâches prévues...
Premier roman, oui mais cinquième ouvrage puisque cette officionados des concours littéraires a publié chez "Chloé des lys" quatre recueils de poésies et un recueil épistolaire ...
Ces nonante-cinq pages, je les ai lues en un seul souffle et je les aime, ces histoires qui me clouent sur une chaise et qui m'obligent à bousculer mon petit programme perso !

" PAradise", qu'évoque-t-il ce mot qui permet tous les possibles et tous les impossibles ?
" Les portes" , c'est le nom donné à la première partie de ce livre écrit clairement, sans s'encombrer de fioritures, de descriptions longues et inutiles...; et on voudrait les ouvrir de plus en plus vite, ces portes car on devine que Damien , le personnage principal sera face à son destin ...
Et si notre vie basculait sur un dérapage, une omission ? relèveriez-vous le défi ? demande cette jeune et talentueuse auteure sur la quatrième de couverture ?

Emilie Decamp a surpassé dans son style concis et direct la difficulté qu'était de raconter simplement une histoire qui pourrait se révéler compliquée...
Car les choix de Damien sont aussi les nôtres...Et vous, à sa place qu'auriez-vous fait ?
Auriez-vous saisi le deal offert par ce personnage énigmatique qui surgit et s'éclipse ...comme une étoile ?? Damien comprendra-t-il ? Et que comprendra-t-il ?
Faisons-nous les bons choix ? Car nos vies, comme celle de Damien peuvent, d'un moment à l'autre , basculer ...
Et au bout de cette route d'épreuves , de dilemnes , le salut sera-t-il ...ou ne sera-t-il pas ?

Damien, lui, connaîtra la vérité de la vérité; celle que nous désirons tous regarder en face, et puis palper et puis pourquoi pas lever au plus haut des étoiles, en plein coeur de l'univers...
Derrière les portes, l'inattendu....
Alors, chers futurs lecteur, faites comme moi et inattendez-vous !!!

Car moi, je ne vous dirai rien de plus...

 

 

CARINE-LAURE DESGUIN

http://carinelauredesguin.over-blog.com

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MARTINE DILLIES-SNAET : R.A.S. de LAURENT DUMORTIER

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « R.A.S.» de Laurent Dumortier

 

 

 

            R.AS., R.A.S., R.A.S., rien à signaler! Mon oeil! Tout à signaler, oui! L'urgence du détachement de tout, y compris du présent, y compris du « moi ».

 

            Dans cet opuscule (format A6), LAURENT DUMORTIER dévoile une facette de son moi intérieur ; celle-ci est  abandon, détachement, indifférence et  ne restent que des mots pour l'exprimer.


            J'aime le petit format que l'on peut glisser indifféremment au fond d'une poche, d'un sac ou bien même laisser traîner sur un meuble. Il est agréable à toucher et à regarder. J'aime aussi la possibilité qu'il offre de pouvoir être lu dans tous les sens. C'est l'apanage de ces petits formats et, ici, dieu merci, ce melting-pot de lecture me permet d'échapper au climat gris du livre.


En toute quiétude, je peux alors en apprécier des mots qui touchent: L'envers de moi dit Laurent, Des mots jetés à la face, Une porte qui claque , dit-il ailleurs; et plus loin encore On lui a tendu la main, Il l'a refusée, On a voulu le secourir, Il a filé au coeur de la bataille, et encore Pourras-tu me pardonner ?.

 

            Si vous voulez aimer les mots qui touchent, un conseil: lisez-le comme moi, dans tous les sens: à gauche, à droite, de bas en haut puis, quand vous aurez pris ce qui vous enrichira, prenez l'opuscule à l'endroit et, cette fois, allez du premier mot au dernier.http://www.bandbsa.be/contes/chloe/ras.jpg


Personnellement, je l'ai tourné et retourné plus de trois fois avant de le prendre «dans le bon sens » et je ne le regrette pas, car à partir de ce moment-là, vous plongerez dans le monde de l'indifférence, de cette indifférence qui fait peur pour celui qui l'a griffée. Un monde entre l'adolescence et l'âge adulte.

LAURENT DUMORTIER atteindra une autre maturité dans les écrits suivants.

Ici, on est encore dans le monde de l'entre-deux!

 

A suivre!

 


MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

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NOANN LYNE : J'AI LU "UN, DEUX, TROIS SOLEIL" de JOSY MALET-PRAUD

Publié le par aloys.over-blog.com

noannJ’ai découvert Josy Malet-Praud un peu par hasard.

 

 

Il y a trois mois, j’ai voulu savoir comment d’autres auteurs assuraient la promotion de leurs livres, comment ils se présentaient. Après avoir souvent zappé, quelques sites ont retenu mon attention, dont celui de Josy.


J’ai découvert quelques textes placés timidement, et l’écriture m’a semblé séduisante. On eût dit le style d’un écrivain chevronné, à la fois personnel et dépourvu de ces petites affèteries et complications propres aux débutants, et même à certaines notoriétés du livres - je ne cite personne.123soleil.jpg


L’auteur après quelques contacts m’a proposé de découvrir en avant-première son recueil : « un deux trois soleil ». Il était conforme à ce que j’imaginais : une écriture sobre avec une syntaxe irréprochable et juste ce qu’il faut de mots pour décrire les situations et les émotions.


Autre point fort : la grande humanité dans les personnages. L’homme et la femme sont au centre des textes, et ils sont décrits avec naturel et élégance, sans emphase, ce qui les rend attachants. A proprement parler, les textes ne sont pas tous des nouvelles. Il n’y a pas forcément d’histoire ni de chute finale. Mais l’écriture est suffisamment plaisante et les personnages touchants pour se passer de grandes mises en scène. Juste un bémol, la mise en page perfectible et la tabulation hasardeuse. Mais c’est disons une note personnelle. J’ai passé un bon moment de lecture.

 

 

NOANN LYNE

 http://www.noann-lyne.com

 


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MARTINE DILLIES-SNAET: "VAUT MEIE IN RIR'" de JOSETTE LAMBRETH

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « Vaut méié in rir’ » de Josette Lambreth.


 

 

            Je fais probablement partie des rares personnes à ne pas aimer les dialectes mais c'est ainsi. J'aime la pureté du français (même si les puristes ne manqueront pas de me rappeler que le français n'est rien d'autre que le patois parisien imposé... je sais..je sais... je sais! Mais à c'tépoque, j'étôs point né!), la mélodie des sons, la musique des mots, et je n'accroche pas aux dialectes.

Pourtant j'aime entrer dans un café et y entendre les rires des anciens à leurs conversations patoisantes. En fait, j'aime la convivialité que j'y ressens; tout en restant « à côté ».

Et j'aimais aussi entendre mes grands-parents se chamailler tout en se vouvoyant dans leur picard du Nord. Je m'asseyais dans la cuisine, les écoutant s'envoyer des « Vous racontos toudis l'même! ». Mais sans doute aimais-je davantage le vouvoiement que le patois.

Oui, je fais partie de ces irréductibles qui n'accrochent pas. Désolée.http://www.bandbsa.be/contes/inrire.jpg

 

            Pourtant, je l'ai ce livre de Josette Lambreth. Et je l'ai lu. Que croyez-vous donc! Je l'ai lu de la première ligne à la dernière...et, pour une fois, dans le bon sens! Rire!

Il a cette particularité de voir sur la page de gauche la fable en picard hérinnois et sur la page en vis à vis, la traduction française. Alors je  me suis délectée...

J'ai  lu toutes les fables sur les pages de droite mais bien souvent, très souvent, plus que souvent, j'allais voir « à gauche » comment elle disait ça dans son patois, Josette.

Et je ne me suis jamais ennuyée!

 

D'abord, il y a des idées, de l'humour et de l'originalité. Les idées sont là, toutes différentes, l'humour c'est qu'elles nous amusent et l'originalité c'est que la curiosité nous titille à tout bout de champs.

Merci Josette. Pour les Hérinnois d'abord, ils doivent être fiers de t'avoir comme représentante! Pour tous les amoureux des dialectes ensuite, ils pourront comparer. Pour les amoureux de la langue française ensuite s'ils aiment apprendre les histoires qui se disent « autrement ».

 

            Je ne me suis jamais ennuyée en lisant le livre. Je ne l'ai pas lu d'une seule traite mais ce n'est pas, je crois, un livre à lire d'un trait. Il s'apprécie.

 

            Bonne continuation!

 

   MARTINE DILLIES-SNAET

   http://users.skynet.be/TheDillies/

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CHRISTINE BRUNET A LU BLACK-OUT de FLORIAN HOUDART

Publié le par aloys.over-blog.com

Photo Christine BrunetIMPRESSIONS DE LECTURE



Voilà, je pose le livre... Je contemple le visage grossier, vindicatif de la couverture, des traits épais sur fond indéfini... Oui, c'est ça... C'est ce que je ressens...


Je n'ai pas envie de faire une fiche de lecture conventionnelle... A quoi bon ? J'ai juste envie de m'évader de cette chape qui m'a peu à peu emprisonnée...


Je pose le livre et j'en frissonne encore... Je l'ai lu vite comme quelqu'un qui a peur de se faire contaminer par cette société aberrante. J'ai aspiré les mots par à-coups comme ces gens dont l'air et l'eau sont rationnés, soumis au bon vouloir de l'Autorité.http://www.bandbsa.be/contes/houdartrecto.jpg


Une société de la Terreur... Une société où les humains vendent leurs organes, les femmes louent leur chair dans une atmosphère de violence latente, sournoise, tentaculaire... Une société où les Humains ne sont plus rien, ont tout sacrifié sur l'autel de la consommation... pas seulement alimentaire... Le système leur a tout pris jusqu'à leur liberté d'exister en tant qu'êtres pensants. Et je me prends à avoir peur de ces consommateurs aseptisés, de ses caissières zombies, de ces non-humains moitié robots qui ont élu cet ordre décadent. Cela n'éveille-t-il rien en vous ?


Je n'ai pas envie de vous parler de l'histoire, de ses personnages récurrents, les uns malsains, teigneux, violents, les autres anéantis, déshumanisés, victimes de leurs démons...


Une lueur d'espoir me demanderez-vous ? Des sursauts d'humanité plutôt comme de courtes bouffées volées d'oxygène...  

 

CHRISTINE BRUNET

http://recreaction.over-blog.org

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NADINE GROENECKE: j'ai lu "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

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nadine groeneckeJ’ai lu « Rue Baraka » de Carine-Laure Desguin

 



"La vie distribue les cartes et puis chacun s'en arrange", cette citation de Xavier Deutsch, bien en évidence sur le blog de Carine-Laure, aurait aussi bien pu figurer dans son livre « Rue Baraka ». Certains, il est vrai, détiennent plus d’atouts que d’autres dans leur jeu. Mais les plus mal desservis doivent-ils pour autant baisser les bras ?



Tarek, personnage principal de l’ouvrage, est de ceux qui ont du mal à sortir la tête de l’eau. Le jeune homme trimballe en effet son mal-être dans les rues de son quartier sans grand espoir de s’en départir. Etouffé dans sa bulle, il ne perçoit rien de la vie qui l’entoure : les bruits, les couleurs, les odeurs... Tout l’indiffère, quand soudain se produit une rencontre inopinée, celle avec un vieil homme, artiste au grand cœur, qui lui ouvre sa porte. image-1



Dans l’atelier du peintre chargé de souvenirs, Tarek va se livrer puis écouter son hôte lui transmettre le secret du bonheur. Mais point de leçon de morale dans le livre de Carine-Laure, rien que des messages d’espoir et d’encouragement, distillés par « l’ancien » avec tact et patience, comme celui qui suit : « Tu as de beaux yeux qui pourraient être éclatants si tu y déposais la petite flamme de l’espérance. Tu as deux jambes agiles, deux bras costauds. Tu possèdes tout pour que tes jours prochains s’égaient des couleurs que tu auras choisies… C’est TOI qui choisis les couleurs ! » 



Tarek se laissera facilement embarqué dans le monde bigarré de sa rencontre providentielle ; avec lui nous voyagerons dans le Montmartre de la grande époque, nous ferons connaissance avec Clara, compagne du vieil homme qui n’a pas la langue dans sa poche, et avec Henry, leur volubile perroquet perché sur le frigo américain de la cuisine. Un univers artistique et familial des plus attachants. Mais « Rue Baraka » c’est aussi un récit qui nous invite à la réflexion au travers des propos que s’échangent ces deux hommes que tout semble opposer.



Alors plongez-vous sans hésiter dans la lecture de « Rue Baraka », vous en ressortirez plein d’entrain car c’est un véritable hymne à la vie !

 



Nadine Groenecke

 

http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/

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CARINE-LAURE DESGUIN COMMENTE "UNE BELLE EPOQUE de KATE MILIE"

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http://idata.over-blog.com/3/13/64/26/_-34-recadr--3.jpgJ'ai lu "Une belle époque" de Kate Milie

 

Si vous aimez , ET vous énivrer aux effluves pernicieuses de l'absinthe, ET vous promener sous les ombrelles des dames que l'on nomme, à juste titre d'ailleurs, "belles", ET en même temps participer à un forum littéraire sur l'écran virtuel, n'hésitez pas, ce livre est pour vous !



Sublimé par une jolie couverture style "art nouveau", ces pages se lisent "comme une fleur"...



Dans une histoire qui semble véridique puisque si justement écrite, Kate Milie a réussi, dans ce tout premier roman, le difficile pari d'allier l'histoire avec un grand "H", et les dérives informatiques d'aujourd'hui.



Qu-est-ce-que-c-est-que-ça-que-c-est , me demanderez-vous ?
http://blogsimages.skynet.be/images_v2/000/000/000/20091108/dyn010_original_336_426_pjpeg__28704552e81ae61c8e11f2d49979c9d9.jpg


Qui sont-ils, ces "fous de mots" ? Attendez que je vous explique, ne vous impatientez pas comme ça ! Et puis, après tout, lisez-le et vous verrez par vous-même !

Et bien, dans une écriture à la fois simple et élégante, cette talentueuse romancière raconte la conversation virtuelle entre cinq personnes.


C.I.N.Q. ! Retenez bien ce chiffre, cinq; deux plus trois, en principe, car il occulte un tout petit mystère qui ne vous sera révélé que vers la fin du roman. Mais avant cette chute, autant inattendue qu'interpellante, Kate Milie nous offre dans un style d'écriture très noble, un parcours virtuel dont on ne se lasse pas. Et, précisément, c'est ce que j'aime dans ce roman : la confrontation ou pour utiliser un terme moins violent, le rapport entre les prouesses informatiques actuelles et la description de cette "Belle Epoque".
Ces cinq passionnés de cette période très révolutionnaire qu'est cette fin du dix-neuvième siècle enrichissent jour après jour leur conversation sur le net par des avis différents et ..et des sentiments amoureux ( hé oui, l'amour pigmente le net...)


Ensemble et grâce à la "fée-internet", ils réalisent un roman interactif qui a lui seul a retenu toute mon attention. Je salue ici l'ingéniosité littéraire de Kate Milie qui a écrit si clairement ( et fallait l'faire, croyez-moi! ) un roman dans son roman, plongeant le lecteur dans un double mystère : celui du chiffre "cinq" et celui qui unit le peintre Gustave Klimt et la belle Ana.



Bingo donc pour notre romancière qui avec cette " belle Epoque" a suscité d'abord chez moi et puis bientôt chez vous ( car vous êtes tous curieux n'est-ce pas et que vous ne comprenez rien à mon charabia ! ) un questionnement bien à propos....Mensonge...Vérité...?? Lisez vous-même...

 

CARINE-LAURE DESGUIN

http://carinelauredesguin.over-blog.com


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