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fiche de lecture

MARTINE DILLIES-SNAET: LA "GLOIRE AMOUREUSE" DE DANIEL PLASSCHAERT

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

MARTINE.jpgJ’ai lu «La gloire amoureuse» de Daniel Plasschaert


 

            Voilà un auteur qui devait être mon compagnon au    salon du livre de Tournai.

Seulement à  défaut de pouvoir lui serrer la main – M. PLASSCHAERT était  absent-, j'ai emmené son bouquin.

            Et maintenant que je l'ai lu, je me demande par quel mot commencer, par quel bout prendre ce diable de livre, car ici, il s'agit d'un livre. D'un-li-vre! Et sûrement pas d'un bouquin et encore moins d'un bout de papier! Mais un livre! Un vrai! Un de ces livres intemporels que, dans cent ans, on trouvera encore chez un bouquiniste.

 

            Dans quelle cathédrale suis-je  donc entrée ! Parce que c'est bien dans une cathédrale que j'ai mis les pieds. Seulement je ne sais dire si elle est gothique ou romane. D'ailleurs existe-t-il des cathédrales de style roman ? Il faudra que je me renseigne.

J'imagine les mots de l'auteur écrits à l'encre noire sur les voûtes et les murs sombres. La lueur tremblotante des chandelles  éclairant le tout. Et quels mots! Je ne sais quel maître surpasse ce diable d'homme que doit être DANIEL PLASSCHAERT ?http://www.bandbsa.be/contes/gloireamoureuse1.jpg

 

            Livre de poésie dont je n'ai pas tout compris car il m'aurait fallu pour cela des mois entiers. Chaque page  entraîne le lecteur vers la femme ou vers la vie. Chaque ligne est un cri, une absence, une mort, une recherche, un souvenir.  Seules les pierres peuvent être le support d'une telle puissance!

Je ne connais pas l'auteur, mais je ne peux qu'imaginer un DANIEL PLASSCHAERT rude, assis sur un banc de bois tel qu'on les trouve encore, parfois, dans nos campagnes arriérées, avec à  la main une coupe d'argent dans laquelle  brille un vin couleur grenat. Isolé, rustre avec au fond des yeux cet amusement que seule une intelligence vive peut donner. Tout est à l'état brut, de cet état dont le sublime se transcende en mots encrés.

 

            Il faudrait une révolution dans notre enseignement de la poésie pour que ce livre devienne un produit commercial et je veux bien qu'on me pende si un jour, il se tire à des centaines de milliers d'exemplaires! Mais, en attendant, ces lettres de feu m'ont brûlée.


Peut-être qu'une prochaine fois, j'aurai le plaisir de lui serrer la main. Et c'est avec humilité que je le ferai.

 

MARTINE DILLIES-SNAET

   http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

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GEORGES ROLAND : LE COUP DU CLERC FRANCOIS

Publié le par aloys.over-blog.com

http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/photogeorges.jpgLE COUP DU CLERC FRANÇOIS

 

Il s'agit d'un récit anar et anachronique, d'où son sous-titre. Humour, dérision, impertinence, en sont les principaux vecteurs. Il fait souvent référence à des noms, des lieux, des situations propres à la Belgique, mais pourrait se situer n'importe où, au gré du lecteur. En fouillant un peu, on pourra y trouver des figures tant internationales que régionales. Qu'on n'aille cependant pas y rechercher des intentions, des visées, des buts poursuivis. Il s'agit d'un divertissement destiné à faire (sou)rire. On y découvre des personnages connus, mais décalés vers un autre environnement que le leur, des rois et des papes de comédie (mais jusqu'où ?), des allusions, des citations,des à-peu-près évocateurs. J'y ai maintenu l'esprit frondeur, le souci du détournement, de l'ironie et de la provocation. Comme ces textes de clercs vagants (Carmina Burana, par exemple)  qui chantaient en termes osés (pour la morale du XIIIe siècle)  l'amour, les abus de l’Église, l'ordre social établi.

 

Résumé

 

Le moine copiste François (Rabelais) s'est vu confier la mission par les instances de Rome, de réécrire le lai d'une abbesse Marie (de France) en version expurgée, et conforme aux directives papales et sous le pseudo Chrétien de Troyes.http://api.ning.com/files/8-p3w3RQ5y5KYJfc37d3*3kG*0B-Py-c3vt30Mf*cI6Z7tV6TUYLx*qe-8WRk2gbz6XlmWwHX8menjbewKMV*bLACNdwG0Ml/clercrecto.jpg?size=173&crop=1:1

Mais le moine, facétieux et rebelle, décide de relater in extenso la vie réelle de Marie, à la cour de la reine Éléonore, souveraine de la Province. Ce petit royaume est coincé, dans un monde politiquement bipolaire, entre le Sud (capitaliste) et le Nord (d'obédience marxiste) dont il est la proie désormais désignée. Les puissants monarques ont décidé de marier Éléonore à leur champion respectif, pour s'approprier le contrôle de la Province.

La reine Éléonore se préoccupe bien plus des arts et des préceptes de son chapelain, et veut privilégier l'amour courtois, tandis qu'une Ligue fomente dans la Province une révolution appuyée par les vieux rois.

 

Frère François émaille son récit de citations de ses pairs, d'allusions diverses et surtout, tient à illustrer son adage favori : le rire est le propre de l'homme. Il trace avec ironie et dérision une galerie de portraits dont la pérennité n'échappe à personne.

Développé sous forme séquentielle, le récit s'approche du scénario, sans considération de temps et d'espace. L'outrance des descriptions et l'impertinence des situations accentuent l'approche surréaliste et quasi pamphlétaire. 

 

GEORGES ROLAND

http://www.georges-roland.com/ 

 

Du même auteur

  

Chansons de Roland, poésie

Vous feriez bien d'amener votre Lanterne, comédie

Marier  Éléonore, comédie en huit tableaux

Houadepiti!  roman urbain

C'est le brol aux Marolles, roman bruxellois

Cartache !  roman à casaque

Le Pantin de l'Impasse, roman funambule

Les Farfadettes, roman bucolique

Louis Blanc Biquet, roman rural

Nouvelles du Diable, hantologie satanique

 

Chez Chloé des Lys

Le Coup du Clerc François, récit anarchronique

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EDMEE DE XHAVEE et RUE BARAKA

Publié le par aloys.over-blog.com

http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/67-93.jpgNe vous laissez pas tromper par la taille de ce livre. 


Il n’est pas bien épais, mais il vous sera impossible d’aller trop vite pour le lire, voire même d’aller vite tout court. Car si le vocabulaire est à la fois animé et simple, la promenade dans la rue Baraka est truffée de points de vue, parsemée de bancs invitant à la réflexion. Et non, de toute façon, on n’a pas envie de se hâter.

Carine-Laure nous fait voir un film, tant elle est picturale dans ses descriptions. Tant il y a à voir. Le monde terne de Tarek le maussade se pare de couleurs, parfums, sons et joies se matérialisant sous sa plume. Comme d’un coup de baguette magique qui toucherait le monde avec un chant cristallin et un éclaboussement d’étincelles. Et le lecteur est emporté dans cet arc-en-ciel qui mène à … la sagesse. Le bonheur. http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/image-1.jpg

Parce que ce jour-là Tarek fait une toute petite chose inhabituelle pour lui, il accueille le changement, lui prend la main, le suit, ouvre enfin son cœur aux mille joies de la vie. Dans la maison du vieux peintre que, qui sait pourquoi – mais oui, nous savons, le destin et ses ruses… - il a aidé ce matin-là, il sera baigné par la beauté, celle de l’Art, du savoir serein, de la bonne chère, de la confiance. Il verra irradier la jeunesse de ces vies bien remplies, effacer les rides, recouvrir la fatigue, sortir des corps marqués par les ans en bulles de pur bonheur. Il comprendra des messages familiers, cent fois entendus et cent fois repoussés d’un rire amer, d’une chiquenaude de dédain.

La lumière vibrera tout autour de lui, comme une aura fidèle. 

Carine-Laure a un style léger qui vous guide là où elle veut vous emmener. Il y a des répétitions, comme si elle pointait du doigt ce détail que, peut-être, vous avez survolé. Avez-vous bien vu combien la pièce du peintre est lumineuse ? Regardez donc encore … Là, ce coin, il était sombre il y a cinq minutes, et voyez-vous ? La lumière y rit de tout son cœur, à présent. Elle fait aussi des effets de freeze : tout continue de s’animer grâce à la magie de son récit, mais pourtant une voix off vous stoppe sur place et vous pénètre. 

Quant à la couverture … un « Mint Julep », la boisson des Etats du sud des Etats-Unis : Bourbon, menthe, sucre, eau et glaçons. Une rasade de fraîcheur sous un beau soleil.

 

EDMEE DE XHAVEE

http://edmee-de-xhavee.over-blog.com

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CHRISTINE BRUNET A LU "DISCUSSION PRIVEE" de Céline MARSEAUT-HERNOULD

Publié le par aloys.over-blog.com

http://fdata.over-blog.net/3/65/07/04/avatar-user-2959990-tmpphpR4zzMc.jpegImpressions de lecture

 

Une couverture noire, le clavier d'un ordinateur portable en premier plan... Sobre... comme l'écriture de Céline... Tous les mots comptent... Pas de fioritures... On entre de plain-pied dans un univers percutant, surprenant, choquant, peuplé de pulsions primaires.


Le commentaire de Christian van Moer laissait présager quelque chose d'intense... De sanglant... J'hésitais, pas franchement attirée par les vampires et autres monstres sanguinaires. Mais la couverture me rappelait étrangement un livre que j'ai lu des dizaines de fois à l'adolescence... Donjon de Paul Wilson...


Des regrets ? Aucun !


D'abord, la petite phrase en exergue qui fait frémir: "un monstre sommeille en chacun de nous, un rien suffit à le réveiller"... Le ton est donné, nous met en appétit.


Première histoire, 4 pages... Je les lis trop vite, happée et tombe sur le point final, abasourdie, sonnée... Je pose le livre, je le ferme pour regarder encore la couverture et ne peux que reprendre la lecture.http://www.mondedulivre.com/uploads/img47a5e002ca9c8.jpg


La tête encore dans l'image du dénouement (que je ne vous dirai pas), je passe à la seconde histoire remplie de cruauté. Je contemple avec impuissance la folie d'un couple à bout de forces, j'entends leur fille hurler, mais je ne peux les  juger...


Douze nouvelles... Et une atmosphère qui se dégage de l'ensemble, pas glauque mais grinçante, ironique et, bizarrement, très actuelle.


Les personnages qui traversent Discussion privée vont au bout... au bout de leur haine, au bout de leur nature... Plus de conscience, plus de justice, quoique... Il y a toujours un élément déclencheur... Une dispute, une attitude asociale... Les monstres ne sont pas si méchants, en fin de compte... Ils sont le produit de leur environnement.


Vous l'avez compris, j'ai adoré... Du coup, j'ai commandé A croc... parce que je suis accroc... 

 

CHRISTINE BRUNET

http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com


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MARTINE DILLIES-SNAET : j’ai lu «Saisons d’une passion » de Claude Colson

Publié le par aloys.over-blog.com

http://users.skynet.be/TheDillies/auteur2.jpgJ’ai lu «Saisons d’une passion » de Claude Colson

 

Si j’avais respecté la chronologie, j’aurais lu « Saisons d’une passion » avant « Léna ». Oui, mais voilà, en feuilletant les deux livres, ce sont les mots de « Léna » qui m’ont attirée le plus. Alors j’ai commencé par le second. Cela n'a d'ailleurs aucune importance, l’un n'étant pas la suite de l’autre. Quoique...

 

Quoique dans ce livre,  j’ai  bien ressenti chez Claude COLSON, une première fois, un premier essai, une première délivrance. C'est dans ce premier livre que Claude Colson a trouvé un style ou plutôt une forme : une histoire qui se poursuit en poésie pour s’achever par un journal.

 

J'en ai commencé la lecture installée à l'ombre de magnifiques tilleuls. Une brise fraîche émanait des divers étages qui font la caractéristique du tilleul et qui en font d'ailleurs un arbre des plus agréables  par temps de canicule.http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/saisons.jpg

J'ai ouvert le livre, tourné les pages, écouté le vent. Après une vingtaine de pages, j'ai fermé le manuscrit et me suis laissée bercer par le murmure du vent. Comment apprécier un tel ouvrage, comment le faire  aimer ? Si quelqu'un me dit «  Ca y est, je commence ce soir et l'aurai achevé demain », il n'en appréciera rien; il faudra le stopper de suite voire lui interdire cette manière de lire.

 

L’histoire ? L’amour, la rencontre, la passion, la douleur de séparations éphémères, les retrouvailles puis le gouffre du dernier « au revoir »:  thèmes universels depuis que le monde est monde mais, thèmes à chaque fois, revécus avec une différence de taille...c'est qu'à chaque fois, c'est un autre « moi » qui souffre ou « euphorise ». Que serions-nous sans l’amour, son bonheur et ses blessures ?

Claude COLSON se livre avec ses mots et ses réflexions. Là où d'aucuns se contententde vivre, lui écoute les musiques qui le submergent, s'analyse et étudie ce raz-de-marée. J'ai parfois envie de dire qu'il l'intellectualise, le « littéralise ». Qu'importe! L'auteur a trouvé là, son style et on s'y laisse  prendre à condition de ne pas vouloir le lire de bout en bout.

Lire « Saisons d'une passion »  comme un roman c'est prendre le  risque de se noyer et de ne pas apprécier les mots et les assemblages poétique; il faut, tout au contraire,  en distiller la lecture . Quelques pages ou quelques lignes chaque fois que vous vous assiérez au creux d'un divan, calé entre de gros coussins. Quelques lignes ou quelques pages puis, laissez tomber le livre

et passez à autre chose. C'est le meilleur moyen d'y prendre du plaisir. Même si cela prendra du temps mais chaque livre n'a-t-il pas besoin de sa propre lecture ?


 MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

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MARTINE DILLIES-SNAET a lu LA BELLE OUBLIANCE de CHRISTIAN VAN MOER

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « La belle oubliance » de Christian Van Moer



 

            « La belle oubliance » : musique de valse, valse des mots. J’aime le titre tout en délicatesse à l’image de son auteur  car je reste persuadée que dans tout titre, de part le choix des mots,  se cache non seulement l’œuvre mais l’auteur.

*

            Une conclusion que je note dès l’entrée en matière : non seulement aucun d’entre nous ne devrait hésiter à se procurer le livre mais chaque  professeur de français (élèves de 14 à 18 ans) devrait demander  à ses élèves de le commander car il  fait réellement partie de ceux qui peuvent et doivent être lus en Humanités(*). Et pour l’étudiant, et pour le professeur, il ne peut déboucher que sur des échanges remplis de plaisir ! Cela est inestimable.

 

            Avant tout aussi, au bas de chaque page où commence un  chapitre : quelques vers à-li-re-ab-so-lu-ment ! Peut-être ces quelques vers seront-ils davantage pour les classiques (**) et les littéraires mais pour eux,  ils rouleront au fond de vos entrailles. Je m’en suis délectée. Je n’avais même pas envie de l’écrire, juste envie de garder ça pour moi, rien que pour moi. Oui, mais voilà. J’aime être honnête.

Ou bien je me tais.

*

            Aux sources du Tech. Dans la palette des vins, c’est dans les méandres tantôt d’un Bordeaux, tantôt d’un Bourgogne et tantôt encore dans les sillons sucrés d’un Sauterne que la langue de Christian vous emmène. Jamais dans les vins secs et rocailleux.

La saveur du tout en langue. Je « clac » la mienne. Un nectar.

 

Son écriture est  d’une finesse et d’une richesse de haut vol. J’ai lu  doucement l’histoire de Christian Van Moer, je ne l’ai pas avalée  et je n’en ai  pas éprouvé  l’envie ; elle se déguste et  roule sur les papilles. Philologue roman, sa culture nous instruit sans jamais nous enliser. A l’écriture, les  dieux doivent certainement s’éveiller, descendre de leur Olympe et prendre part aux agapes terrestres organisées par l’auteur.

Bacchus n’est pas invité. Ici, tout est délicatesse et fine culture.La-belle-oubliance-C.-van-de-Moer.jpg

 

Voilà mes premières impressions quant au style et à la forme. Tâchez donc d’écrire des phrases de six lignes et de vous rendre compte que pas un mot n’est de trop ! Elles sont des mini-symphonies. Je me surprends à les relire et à me dire «  Et où as-tu mis le point précédent, diable de bonhomme ! ». Eh bien, il est loin…

 

L’histoire dans tout cela ? Eh bien, elle est prenante, captivante et je n’ai pas déposé le livre tant que je n’ai pas rencontré le point final. Par contre,  j’attendais une autre fin. Elle fait partie de celles qui me donnent envie d’étrangler l’auteur. Je n’en dis pas davantage.

*

            Le mystère Cachou. Je dois me flanquer une paire de claques pour me rappeler à l’ordre : une histoire ou  un chapitre, dans un livre peut être complètement différent(e)  du ou  (de la) précédent(e) et il ne faut surtout pas rechercher l’ambiance de l’un(e) dans le (la) suivant(e). On se nettoie les méninges, bref, on nettoie les vitres et on recommence !

Ce second récit me plonge à la fois dans les aquarelles et les comic’s. La ligne est épurée et l’on retrouve le climat de guerre et d’après-guerre dont elle est le cadre. Encore une fois, l’histoire se lit  jusqu’au bout et ne donne jamais envie d’être interrompue. Intéressant également, la géographie et l’histoire de la région de Tournai, toutes deux délicatement distillées. Intéressantes aussi les questions que mon mari (qui m’a piqué le bouquin) et moi-même nous nous posons.

*

            La zone interdite. Waaah ! Telle la louve nourrissant Remus et Romulus pour la naissance de Rome, Christian  nourrit ici l’Histoire et l’histoire de son livre ! Bravo l’imagination !

Si j’étais un homme, je donnerais un coup de poing sur la table et de ma bouche sortirait le fameux juron « Nom de d…. ! »

No comprendo ? Tant pis.

*

            Confession de la dame en bleu :

[Zut ! Mon mari m’a piqué mon Van Moer, je devrai attendre demain pour cette confession. Hé tiens ! Ça me fait penser au confessionnal de Bob !]

Mais que faites-vous encore  à me lire ? Filez chercher le livre de Christian Van Moer, je vous jure que vous ne regretterez pas !

 

 Quant au titre, l’auteur, vraiment,  ne pouvait pas en prendre un autre ou bien alors il aurait fallu en trouver un qui  offrait la même sonorité.

Allez, Christian, prends ton stradivarius et joue. Joue, Christian, joue ! Tandis que  je me délecte encore de la lecture de « La belle oubliance ».

 


MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

 

 

 (*) En Belgique, l'enseignement secondaire est appelé  « Humanités ».

(**) Humanités classiques, humanités où les cours de latin et de grec étaient les plus importants.

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CLAUDE COLSON parle de LA FACE CACHEE DE LA LUNE d'ANNE LEDRU

Publié le par aloys.over-blog.com

La face cachée de la lune - Anne LEDRU



http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/tete-Colson.JPGComment rendre compte de ce livre romantico-sentimental ?


D’emblée j’ai été surpris par la construction des chapitres, chacun consacré à un jour, une date, s’ouvrant par une didascalie situant à un endroit un personnage (parfois même plusieurs, successivement, dans une sorte de vision unanimiste). Je n’étais plus habitué à ce genre de construction, qui pourrait d’abord paraître artificielle, mais je m’y suis fait très vite et elle je l’ai très bien acceptée par la suite.


Ensuite saute aux yeux le grand nombre de protagonistes introduits bien vite, de cette manière, et je m’y suis d’abord légèrement perdu (j’ai failli prendre la plume) avant d’assez rapidement retrouver mon chemin.http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/639/212/20090202/dyn001_original_800_1265_pjpeg_2639212_0bf9dd82f1492d21c8d42fdbcb17d2ca.jpg


Enfin, la thématique, le nom même des personnages, tout peut laisser croire qu’on va avoir affaire à un roman à l’eau de rose. Pourtant je n’y ai vu aucune mièvrerie mais une très belle histoire d’amour, bien racontée.


Après quelques rebondissements, pour partie pressentis – je veux dire que la chose attendue n’arrive pas du tout de la manière que j’avais envisagée, car il y a la chausse trappe de fausses pistes – je me suis surpris à être maintes fois envahi d’émotion, à m’impatienter de trouver le temps de poursuivre ma lecture pour savoir comment cela allait évoluer, à vivre pleinement l’histoire avec les héros du livre.


Et, croyez-moi, à mon âge, après avoir vu dans la vie pas mal de beau et de moins beau, eh bien se baigner dans des bons sentiments et une jolie histoire cohérente, quand ils sont bien écrits, ça fait un bien fou !


C’est un roman très attachant que tu as là écrit, Anne. Merci.

 

 

CLAUDE COLSON

http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/

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MARTINE DILLIES-SNAET et « Nouvelles à fleur de peau » de Micheline Boland

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http://users.skynet.be/TheDillies/auteur2.jpgJ’ai lu « Nouvelles à fleur de peau » de Micheline Boland

 

            Je me demande si c’est une mauvaise nouvelle apprise ce matin ou si c’est la nostalgie retrouvée au travers de ces vingt et une nouvelles qui me met ainsi le vague à l’âme. Probablement que je ne connaîtrai  jamais la réponse.

 

            MICHELINE BOLAND, dont je ne connaissais que le livre sur la PNL, nous donne à découvrir au travers de ces nouvelles, des histoires. Des histoires de statues, des histoires de livres,  de couples, des histoires vraies et d’autres imaginées, mais leur dénominateur commun est de transpirer des émotions vécues ou refoulées.


Et ce sont les histoires imaginées qui m’ont le plus accrochée. J’ai, par exemple, franchement adoré cellehttp://jelistulisillit.files.wordpress.com/2010/03/sans-titre.jpg?w=105&h=150 de la « Petite main ».

 

            Psychologue de formation, MICHELINE BOLAND transcende dans chacun de ses récits les émotions et les récits d’adultes qu’on lui a « offerts » dans sa profession et qu’elle a sentis vivre au plus profond d’elle-même sans jamais rien en dire.


Je la sais suffisamment fine et intelligente pour être certaine qu’elle connaît le transfert qu’elle a opéré vers ses histoires. Ce trop-plein de l’être humain jamais évacué…

 

            Les nouvelles sont brèves et ne lassent jamais le lecteur. Il est à recommander au lecteur qui n’aime pas s’attarder sur des histoires longues, mais certainement pas à conseiller à qui nage dans la déprime. C’est ainsi que je le ressens.


Si dans son livre sur la PNL, Micheline nous offre un plateau d’outils, ici, l’auteur raconte ...


            J’ai trouvé extra le titre trouvé, car ce livre de MICHELINE BOLAND, c’est exactement cela : des nouvelles à fleur de peau. Rarement un titre a autant collé à l’œuvre que celui-ci.

 

 

 Martine DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

 

 

[sortie du livre: avril 2009 --- 170 pages]

[commentaires remis à :

«Actu »,

« jelistulisillit » ,

« critiques libres » et

à la «bibliothèque de Comines-Warneton]

 

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Micheline Boland et Louis Delville nous parlent de (XY²) de Martine Dillies-Snaet

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http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/28-2.jpg(XY)² DE MARTINE DILLIES-SNAET
Une analyse double de Micheline Boland et de Louis Delville


Voici un livre dans lequel l'auteur partage les fruits de son expérience dans l'enseignement. Voici un ouvrage qui devrait, selon moi, être un outil intéressant pour de jeunes enseignants et des stagiaires de l'école normale. 

Martine aborde des sujets variés, de ces sujets dont on parle si volontiers dans les salles de profs. Martine nous fait réfléchir par exemple à un des choix qui s'offrent de nos jours : les photocopies sont-elles à préférer aux livres ? Dans ce point, elle ne néglige nullement la question des livres/cahiers qui sont en vogue mais se révèlent tellement coûteux. Martine nous livre aussi sa façon d'envisager les textes à trous, eux aussi, fort en vogue et que j'avais déjà entendu être remis en question par d'autres professeurs expérimentés.
http://users.skynet.be/TheDillies/xy2complet.jpg

Martine s'exprime souvent en terme de 'je'. Elle nous livre des anecdotes, des réflexions. Elle suggère des méthodes, des façons de se comporter et d'aborder les élèves. Elle soulève des problèmes comme celui des daltoniens. Elle ne craint pas d'entrer dans le détail de choses pratiques comme le matériel de base nécessaire aux professeurs et aux élèves. Elle ne craint pas non plus de s'adresser aux directions, aux inspecteurs. Martine qui fait preuve de bon sens et d'humanisme, veut aider et cela se sent. 

Martine personnalise ses conseils selon qu'elle parle d'enseignement professionnel ou d'enseignement général

Beaucoup de vécu dans ce livre de près de 270 pages à la jolie couverture. 


MICHELINE BOLAND

http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/



Les livres "scientifiques" m'attirent et celui-ci n'a pas failli à la tradition. 

Martine y donne un véritable cours d'histoire de l'enseignement des mathématiques pendant trente ans. On voit défiler les différentes réformes que l'enseignement a dû subir et les "trucs" que l'auteur a utilisé au cours de ces années. Avec en permanence cette exigence de compréhension et du mot juste indispensable à l'apprentissage des mathématiques.

Elle accorde une grande importance au travail des élèves au tableau. De quoi apprendre à toutes et à tous à se retrouver dans la peau du professeur mais surtout à préparer les futurs enseignants à leur beau métier. 

J'ai beaucoup apprécié ces longs dialogues entre élève et professeur qui aboutissent à une compréhension détaillée d'un problème et de la solution. 

Un seul regret ? Ne pas avoir eu cours avec elle !

LOUIS DELVILLE

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KATE MILIE commente "C'est quoi ton stage?" de Sophie Vuillemin

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http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/KM-3.JPGC’est quoi ton stage ?   Sophie Vuillemin

 

 

Pierre, 14 ans, doit se trouver un stage. Pierre, ado bien de son époque, laisse le temps filer. « Ouf, » sa maman prend la situation en mains. Mais… quoi… elle l’envoie dans une maison de RETRAITE ?!

 

Pierre est épouvanté : « J’Y CONNAIS RIEN EN VIEUX, MOI ! ».

 

« L’accompagnement des personnes âgées et leur place dans la société est un défi que votre génération devra relever et… ».

 

On sourit énormément en lisant ce roman et on les tourne à la hâte ces jolies pages toutes plus vraies que vraies... Quiconque a eu de près ou de loin une  expérience "avec" les maisons de retraite en revit des événements ! Et il s'en passe des choses !  De Madame Lévery : « Connaîtriez-vous, jeune homme, un moyen de joindre Londres clandestinement ? » à la terrible partie de pétanque : « Méfiez-vous de Monsieur Saint Léonard. J’ai joué au scrabble contre lui : il triche facilement » en passant par l’épisode du joint : « J’observe la vieille dame allumer le joint d’un geste assuré. Elle se tourne vers moi : Tu veux essayer ? », Pierre en vivra des péripéties ! D’accord, il se rendra tous les jours au « 14, rue des Plantes » avec les pieds de plomb, mais peu à peu il réfléchira sur ces ascenseurs qui se ferment si lentement qu’on croit qu’ils vont tomber en panne… et bien plus encore…

 

Elle est subtile Sophie Vuillemin. Jamais moralisatrice. Elle nous raconte une histoire toute simple avec un humour fou. Mais ce qu’elle en fait passer des messages. Sans s'appesantir, elle nous offre en filigrane une réflexion très pertinente sur la place des uns et des autres dans notre société.

 

Et si elle a choisi l'humour (omniprésent de la première à la dernière page) le ton est fort, très fort : «J’appartiens à une tribu dont les adultes ignorent les lois et qui s’interroge sur leur foi mais qui, d’ici quelques années, mènera le monde».http://idata.over-blog.com/2/75/00/26/scan-couv.jpg

 

« C’est quoi ton stage » est un premier roman très réussi et bien écrit. A mettre absolument entre toutes les mains. 

 

Ce livre devrait faire le bonheur des enseignants en quête d’outils ludiques pour travailler sur la thématique de l’intergénérationnel.

 

Et puis… : « (…) Elle avait mon âge (…) Nous avons échangé un sourire et j’ai constaté qu’elle avait le même sac à dos que moi. Si ce n’est que sien était rose. Couleur fille. Qu’allait-elle faire dans ma maison de retraite ? Punie, elle aussi ? ». Bon, je ne vais pas tout vous raconter. Il faut le lire ce livre.

 

 

Kate Milie

http://kate-milie.skynetblogs.be/

Publié dans Fiche de lecture

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