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fiche de lecture

Alain Magerotte a lu «L’attrape rêves des bons et des méchants de Raymonde Malengreau»

Publié le par christine brunet /aloys

Alain J'ai lu......L’ATTRAPE RÊVES DES BONS ET DES MÉCHANTS

                                          

 

 

«L’attrape rêves des bons et des méchants», n’est-ce pas le titre d’un film de Claude Lelouch ?... « Pitié… il ne va tout de même pas nous en parler… alors là, on n’est pas sorti de l’auberge… qu’est-ce qu’on lui a fait pour mériter pareil… »


Allons du calme, S.V.P., pas d’énervement… rassurez-vous, «L’attrape rêves des bons et des méchants» n’est pas un film de Claude Lelouch mais le titre d’un recueil de dix nouvelles de Raymonde Malengreau; une Montoise d’origine mais une Molenbeeksicaine d’adoption.


Une «Molenbeeksicaine» ou «Molenbeexicaine» (on peut l’écrire des deux façons) est une habitante de Molenbeek; commune bruxelloise qui ne manque certes pas d’exotisme.


Molenbeek ? Molenbeek ?... Tu connais, dis ? Tu connais ?... Excusez-moi, j’ai passé le week-end à Uccle… l’effet Gonzague sans doute…    


Dix nouvelles courtes, bien ficelées. On ne tergiverse pas, on entre directement dans le vif du sujet. Raymonde n’a que faire des descriptions interminables et anesthésiantes. De plus, elle n’est ni payée à la ligne, ni payée à la page.


Moi, non plus, d’ailleurs. Dans ce cas, j’y vais :    

Petites philosophies : Aurélien (7 ans) faisait des cauchemars. Il n’en fait plus depuis que sa mère lui a confectionné un «dreamcatcher». A présent, il rêve d’une araignée tissant à9782874593284_1_75.jpg n’en plus finir comme IKTOMI qui n’est pas le nom d’une filiale d’IKEA, mais la déesse indienne du temps filant et tissant nos jours et nos nuits… 


Journal intime d’un malfaisant : Plutôt gonflé le gars. Menteur, délateur, empoisonneur, magouilleur… la totale ! Pour un seul homme ? ... Pas possible !... Vous ne me croyez donc pas. Il vous faut une preuve ? J’en ai une, imparable… il l’a écrit noir sur blanc, le gros malin (verba volant, scripta manent).   


Voyance : La vision de Madame Rosita est terrible : … Le paisible boa se transforme en naja venimeux, du sang s’écoule du cercueil, la tour s’effondre sur la croix qu’elle brise. Les souris se voient pousser des crocs de fauves. Le squelette qui manie la faux prend le visage de la jeune femme. Les rochers explosent en éclats de kaléidoscope… Maman, j’ai peur, comment cela va-t-il se terminer ?...


Aline : Qu’ont en commun le chanteur Christophe et Monsieur K, le plombier du récit ?... Réponse : ils fabriquent des tubes.

Qu’ont-ils de différent ? Réponse : le premier criait «Aline» pour qu’elle revienne. Le second crierait plutôt «Aline» pour qu’elle s’en aille… 


Grenier : Qui donc déplace la malle dans le grenier, à une heure indue, pendant que père et mère dorment d’un sommeil profond ?...


On l’appelait ainsi… : Chantal n’aime pas son prénom et sa famille l’ennuie. Chantal choisit ses amis et un nouveau prénom, Valérie. Elle rencontre Julien et lui suggère de l’appeler Gauthier. Et toi, plutôt que Valérie, comment aimerais-tu m’appeler ? lui demande-t-elle.

Chantal, répondit-il… Aïe !!! J’te dis pas la gaffe !...


Le vingt-sixième cône : Un SDF possède un coquillage (héritage de son grand-père) d’une valeur inestimable…


Adieu manège : Luce est différente des autres enfants. Elle est d’une incorrigible distraction. Incorrigible ? Pas sûr…


Room sevice : Une femme d’affaires passe trois nuits dans une miteuse pension de famille. Du gris, du gris, du gris, à vous flanquer le bleu, le bleu, le bleu…


Le vaisseau de pierre : Gonzague Gardediou est meunier et maître de son moulin. Tout va bien jusqu’au jour où la scoumoune s’en mêle. A la fin du récit, on découvre qu’il y a un lien entre «le vingt-sixième cône» et «le vaisseau de pierre»… comme il en existe un entre «le temple du soleil» et les «7 boules de cristal»… sauf qu’ici, la suite précède… c’est la surprise du chef !


Vous appréciez cette note ? Vous apprécierez davantage le recueil, croyez-moi.


Alain Magerotte  

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Marie-Claire George a lu "Albert ou la quête d'un marathonien" d'Alain Bustin

Publié le par aloys.over-blog.com

marie-claire-george.jpg

 

 

 

J’ai lu  « Albert ou la quête d’un marathonien » d’Alain Bustin

 


 

            Un vrai coup de cœur pour ce court roman d’un amoureux de la montagne. Son héros, comme lui, avale les marathons de Paris ou de New York, défie les sommets des Alpes dans des courses exigeantes qui le confrontent à lui-même et s’interroge sur ce qui le pousse à constamment se dépasser.

 

            Cette histoire dépasse le côté anecdotique de l’autobiographie pour interpeller le lecteur sur son propre cheminement : comment faire le deuil de ses manques, sans esprit de vengeance, sans s’empêtrer dans un rôle stérile de victime ? Quel sens donner à sa vie, et quel prix payer pour parcourir son9782874594625 1 75 propre chemin ? Pour autant, ce livre n’a pas l’austérité d’un traité de philosophie ; il nous entraîne dans des paysages grandioses, nous fait vivre l’atmosphère des départs de ces courses d’endurance, nous ramène à travers la souffrance et les doutes vers un quotidien chaleureux.

 

            L’écriture d’Alain Bustin n’est pas la moindre des qualités de ce livre. Des phrases fluides, un style vif, un ton dynamique emportent l’adhésion du lecteur. Bref, voilà un roman original, profond, bien construit et bien écrit, et dont le succès est amplement mérité.

 

 

 

 

Marie-Claire George


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Alain Magerotte a lu "Entre chien et loup" de Micheline Boland

Publié le par aloys.over-blog.com

Alain

 


Boland, mal an, Micheline sort son recueil de nouvelles.

 

Waow, une ancienne psy, me dis-je, et dire que je n'ai pas du tout lu Freud ! Comment vais-je m'en sortir ? Je m'imaginais déjà me farcir des phrases du style (même si ce n'est pas vraiment un langage de psy, mais vous allez comprendre pourquoi j'ai choisi ce texte…) : "La réintroduction contradictoire d'une discontinuité non-historique prospective affirme la libération du magma de la procréation dans l'illumination parfaite de la béatitude cosmique exaltée…"

 

Si d'aventure quelqu'un ou quelqu'une tente de me faire parvenir un soupçon d'explication à ce galimatias, il me copiera cent fois : "Je dois cesser de faire le malin devant mes petits camarades." Cette phrase, en effet, ne veut strictement rien dire ! C'est juste le fruit d'un esprit surchauffé, le mien en l'occurrence.

 

Pub ! (Hé !... Y a pas de mal à se faire du bien, d'autant que sur L'ACTU, elle est gratos, merci Bobichounet…) Cette phrase, je l'ai placée dans une des nouvelles que l'on retrouvera dans mon prochain recueil, LA PART D'OMBRE, qui doit sortir à la fin de cette année 2010. Heureusement, le reste n'est pas à l'avenant et coule de source telle l'eau claire… Tout le monde s'en f… ? O.K., mais je préférais le signaler… au cas où cela intéresserait malgré tout l'une ou l'un. Fin de la Pub.

 

NOUVELLES ENTRE CHIEN ET LOUP comporte 19 nouvelles pour le prix de 20,70 €. 1,089 € la nouvelle, c'est donné. Voilà en tout cas un beau cadeau à faire car ce recueil est passionnant de bout en bout. Je ne vous ferai pas languir davantage, passons dès lors en revue ces 19 récits.

 

Une mouche : originale et intéressante complicité entre une femme et une mouche. Rien à voir avec Madame Mouche à beurre (Butterfly, pour les anglophiles). En fait, c'est une veuve éplorée qui trouve du réconfort grâce à la présence d'une mouche. Des liens se tissent (heureusement pour la bêbête que ce n'est pas une toile, sinon…) et la Dame lui donne même un nom : Miche… à la mémoire de son mari qui s'appelait Michel.

 

Et tant pis pour les enculeurs de mouche qui trouveront sûrement à redire quant à la durée (trop longue) de la vie de la mouche Miche. On s'en balance, le but est atteint, et c'est l'essentiel, car, dès le départ, on est à la fois accro et intrigué par cette singulière connivence.

 

Voyage… : Micheline nous décrit avec une précision diabolique (Normal quand on vit avec Devil(le) !… Lucifer, sors de ce corps !) les sentiments par lesquels passe un type qui n'a pas le courage de dire à sa maîtresse, beaucoup plus jeune, que c'est fini entre eux.

 

Les laides : Certains disent, et vont même jusqu'à le chanter, que l'amour ça rend beaux les laids… et bien, noss Micheline nous dresse le portrait d'une laide qui reste laide malgré l'amour qu'elle porte à un homme… marié ! Pire (comme disait Luc…), cet amour ne la rend pas plus belle "à l'intérieur"… car cette laide, telle l'araignée tissant sa toile, tente, petit à petit, de mettre le grappin sur Gaetano (nom du bonhomme)…


Mais, pourquoi LES laides ?… Caramba, y en aurait-il donc plus d'une dans ce récit ?... Affirmatif, la mère de Gaetano n'a pas un physique facile ("plus correct"… on en reparlera…), elle non plus. Il semblerait, heureusement pour lui, qu'elle n'a pas trop déteint sur son "gamin"…

 

Rendez-vous : Un quiproquo… Une arrivée tardive… et tout cela dans un parc, cadre champêtre s'il en est… une balle perdue… qui nous rappelle, malgré les arbres et les petits oiseaux, qu'on vit dans un monde de brutes…

 

Un peu de printemps en hiver… : Une belle histoire d'amour entre des personnes du 3ème âge… touchante l'attitude de ce Gino… vraiment, c'est le genre de type qu'on aimerait avoir comme copain quand on est… célibataire… car il plaît, le bougre ! Il n'y peut rien, c'est comme ça… pauvre petite victime, va !... Un poco Gigi l'Amoroso, no ?...

 

Folie: Bizarre cette Paulette… la sens pas très bien, c'te femme-là… l'aurait dû s'appeler Pas nette…
Consultons la carte, voulez-vous ? Au menu : la vengeance; à déguster tantôt comme un plat qui se mange froid sur un lit d'hôpital (Une vengeance), tantôt comme un plat qui se mange chaud dans un resto (Pour l'amour de Boubou).

 

Alarme ou pas ? : Monique et Arnaud… Harold et Maud à la sauce hennuyère ? ...

 

Une amie véritable : Paraît que l'amitié a un prix… il est assez élevé si l'on se réfère à ce9782874593581_1_75.jpg récit. Le coût du risque en plus et vous obtenez une somme exorbitante…

 

Dernier devoir : Françoise est atteinte d'un cancer. Dès qu'elle a entendu la sentence, elle a su qu'elle allait abréger sa vie, avant que la maladie y mette un terme. Cependant, avant de disparaître, elle échafaude un plan diabolique contre son ex, je ne vous raconte pas l'horreur… non, je ne vous la raconte pas !

 

Il capriccio della fontana : Isabelle vient d'avoir 40 ans. C'est l'année de son divorce et de la perte de son emploi de secrétaire. Mais, c'est aussi l'année d'un héritage suite au décès de son parrain.
Isabelle fréquente assidûment un petit resto italien "Il capriccio di Paolo" et là, elle se laisse aller à rêver d'Italie, de Rome (Ben oui, elle ne va tout de même pas rêver de Francfort et de saucisses…), jusqu'au jour où elle entre en contact avec un homme assis à la table d'à côté. Est-il réel ?... Sort-il de… ? Ici, on touche au fantastique…

 

Rencontre romaine : Rome sous la pluie, Rome sous le soleil. Le charme d'une ville, le charme de ses habitants, plus sympas que fous ! Si cela vous botte, allez-y faire un tour, sinon, tant pis, tenez-vous en à vos gauloiseries…

 

Bienheureux les cœurs purs : Rien ne va plus entre Juliette et Bernard qui n'a rien d'un Roméo. Pas Capulet mais Crapuleux, il assène à une cadence régulière des reproches et des insultes à l'adresse de sa compagne. Le ton monte, aigu, et ce n'est certes pas par la magie d'un voyage en montgolfière (à ne pas confondre avec une personne à défi spécifique hautaine, patience on y vient…) que leur amour reprendra de la hauteur. Bien au contraire, malgré les apparences, ça vole bas… On y arrive enfin… Dans ce récit, on apprend que Juliette a trouvé un emploi de technicienne de surface. Ce politiquement correct m'amuse toujours. Je pense sincèrement qu'il n'y aucun déshonneur à exercer le métier (ingrat) d'ouvrière d'entretien ou de femme de ménage. Perso, je trouve la dénomination "technicienne de surface" assez cynique. En effet, le mot "technicien" suggère une spécialisation, un diplôme… que ne requiert pas l'occupation de femme d'ouvrage. C'est un mal pour un mieux.
D'autres expressions dans le genre foutage de gueule (heu, pardon, dans le genre politiquement correct) ne sont pas piquées des vers non plus :

Un échec : succès différé, Un facteur : préposé aux communications, Un coupe-gorge : quartier sensible, Être expulsé : faire l'objet d'une mesure d'éloignement, Une déportation : transfert de population, Une caissière : hôtesse de caisse, Un terroriste : activiste, Un balayeur de rue : Agent d'entretien, Un handicapé mental : personne à défi spécifique… Et moi, je me demande qui est cette bouche d'évacuation pour aliments digérés (trou de balle) qui nous prend pour des personnes en quête de neurones (cons) ?

 

Attendre : Une rencontre sur Internet, un rendez-vous et puis, l'attente… souvent le meilleur moment… parfois le pire quand l'autre a du retard, beaucoup de retard… tout en finesse, tout en douceur… magnifiquement décrit !…

 

Curieux homme : Toujours vert, le pépère, non ?… Et sûrement pas parce qu'il est écolo… voyez ce que je veux dire… Un homme presque parfait : Virginie tombe amoureuse de Claude, sacristain intérimaire dans la Paroisse. Un sacré sacristain qui a tout pour plaire, tant physiquement que moralement… mais comme rien n'est parfait en ce bas monde, il y a un hic pour Virginie… son minou !... Hé, ho, c'est le nom du chat (un rouquin) de Claude ! Faut savoir que Virginie a la phobie des chats…

 

Un environnement plus sain : Bien que n'ayant point subi de traumatismes durant ma jeunesse… je ne supporte pas le bruit ! Surtout les engins pétaradants ! Cependant jamais au grand jamais (même si l'envie me prenait), je ne lancerais mes deux fifilles, Sally et Betty, à l'assaut de tels olibrius… je ne voudrais pas qu'elles subissent le sort de Marquis et de Jerk !... Brrrr !...

 

Un entêtement comme un autre : Claudine Moureau s'obstine à trouver un lien de parenté entre Antoine Brunchemain et le frère de son époux qui est décédé. Dans le genre tenace, c'est une épée la Claudine…

 

Les personnages de Micheline Boland sont des gens simples, comme vous et moi. Leur vie n'est pas extraordinaire dans le sens premier du terme (qui sort de l'ordinaire). Et pourtant, par la magie de son écriture, Micheline Boland réussit à donner de belles couleurs à ces vies confrontées à des situations courantes.

 

Mme Boland est une des locomotives des Éditions CdL, pas parce qu'elle se prénomme Micheline, mais parce qu'elle possède un incontestable talent de conteuse…

 

 

Alain MAGEROTTE

 


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Céline Gierts a lu "La Marie-Thérèse" d'Hugues Draye

Publié le par christine brunet /aloys


http://www.bandbsa.be/contes2/giertstete.jpgMais qui est donc Marie Thérèse ? Marie Thérèse a-t-elle tant de charisme pour que ces quelques mots prononcés distraitement, sans sérieux ou avec médisance intentionnelle bouleverse la journée de José ?


Marie-Thérèse ou l’effet pygmalion : « Apporte moi un peu de considération et je serai meilleur, traite moi comme un moins que rien et je ne te décevrai pas dans ton diagnostic» ? Sommes-nous tous esclaves du regard de l’autre ? 


Qu’est-ce que cette femme représente pour José pour que ces quelques mots prennent tant de pouvoir sur son estime de lui-même et sur sa perception des autres ? Est-il amoureux ? http://www.bandbsa.be/contes2/marietherese.jpgRessemble-t-elle à tous ceux qui l’ont méprisé ou aimé avant elle ? 


Voyage d’un homme au centre de lui-même. Dans sa tourmente et son questionnement, les autres ne peuvent être que des images soumises à son imagination sans fin. José n’ouvre pas réellement sa porte à l’autre, il est trop occupé à se chercher lui-même et à lutter contre les fantômes de son passé.


José témoigne de la fragilité et du questionnement humain, de la vulnérabilité à la parole de l’autre. Une histoire originale en deux versions pour nous rappeler le poids de mots et du regard que l’on porte au monde et sur ceux qui y vivent ou y survivent…

 

 

Céline Gierts

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Gauthier Hiernaux a lu "L'homme à la Chimay bleue" de Jean-Philippe Querton

Publié le par christine brunet /aloys

gauthier hiernaux2La mort par la Grande Bleue

 

«Ma décision était irrévocable, définitive et sans appel, je voulais me noyer dans la trappiste et en mourir. » C'est par cette phrase, terrible et irrévocable comme la sentence d'une peine capitale, une accroche qui fiche un sacré froid dans le dos, que Jean-Philippe Querton, nous ouvre la porte de son roman « L'homme à la Chimay bleue». 

 

Boire jusqu'à ce que mort s'ensuive. jamais tentative de suicide n'aura été, pour moi, si passionnante, non que je sois un fervent partisan de cette mise à mort programmée mais Jean-Philippe Querton a réellement le don d'entrainer son lecteur - que dis-je ? de l'incorporer à son récit !

 

J'ai lu deux fois « L'homme à la Chimay bleue ». La première, il y a plusieurs années tout simplement parce que j'avais lu un article élogieux à son endroit. J'avais été on ne peut plus d'accord avec le critique. Quelques années plus tard, décidé à rédiger moi-même une fiche de lecture, je m'y suis réattelé avec le plaisir de celui qui revient sur les lieux de belles vacances.

 

Je me souvenais des grandes lignes du récit mais les détails me sont revenus avec plus de force.

 

On ne peut pas rester indifférent face au destin du héros. D'abord parce que Jean-Philippe Querton a rendu le personnage extrêmement attachant dans sa déchéance (on comprend, qu'en sus de la maladie, c'est la mort de sa fille qui le pousse à se noyer dans la 'bleue') mais, enhttp://www.bandbsa.be/contes/chloe/chimay.jpg plus, parce qu'on sait que le sort de l'individu est réglé depuis le début. Les péripéties ne serviront qu'à retarder l'inéluctable.

 

Je ne saurais trop conseiller la lecture de cet ouvrage qui prend aux tripes et vous laisse sur le carreau assoiffé.

 

Assoiffé de vie. 


Gauthier HIERNAUX

http://www.grandeuretdecadence.wordpress.com/

 

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Céline Gierts : j'ai lu Rue Baraka de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

giertstete

 


Je reviens de la rue Baraka, j'y ai rencontré des personnages haut en reliefs, Clara débordait presque des pages du livre. Un petit théâtre trés expressif s'est animé devant moi et j'aiimage-1 retrouvé avec plaisir l'évocation de mes coins préférés de Mont Martre.

A mettre entre toutes les mains de nos "tarek" déprimés. Si Carine Laure applique ses créations lors de ses soins à domicile, elle doit faire entrer un peu de soleil chez tous ses patients. Vu son ouverture, sa bienveillance et sa disponibilité, elle doit être parente avec ce vieux peintre sympathique. Merci pour ces pensées positives!

 

 

Céline Gierts

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Bob Boutique a lu 'Compte à rebours" de Jean Rohner

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

 

bobclinCompte à rebours de Jean Rohner

 

 

Ce livre commence très exactement comme ceci, page 1.

" Tout le monde l’ignore mais, une seule fois dans son existence et à un moment précis, chaque être humain a la possibilité de faire un vœu qui, quel qu’il soit, sera exaucé à coup sur.

 
Cependant les conditions requises pour bénéficier d’une telle faveur sont tellement draconiennes qu’elles sont très rarement remplies. Car pour être homologué, le vœu doit obligatoirement être émis à haute voix et exclusivement http://www.bandbsa.be/contes2/reboursrecto.jpgdurant la minute précise qui marque le milieu de l’existence prévue pour l’individu qui le formule.

 
Bien entendu, personne n’a jamais eu la possibilité de savoir à quel moment il se trouve exactement à la moitié de sa vie et cette minute qui pour chacun pourrait être magique passe toujours inaperçue.
En somme, pour que le phénomène fonctionne, il n’y a que le hasard qui puisse entrer en ligne de compte.



Un hasard qui voulut qu’un mardi 25 avril 2000, un certain Vincent Legros, cinquante ans, s’écria à haute et intelligible voix : « Crénom de Dieu ! Comme j’aimerais rajeunir et non plus vieillir aussi misérablement ! »



Voila, vous avez compris. On va nous raconter une histoire, une belle histoire. Celle d’un individu dont le compte à rebours vient de s‘enclencher, puisqu’il va se mettre à remonter le temps pendant cinquante ans, avec les aventures et péripéties que vous imaginez.



Non. Vous n’imaginez pas. Car Jean Rohner va nous trimballez aux quatre coins de la planète et dans un futur querohnertete nous savons mathématiquement limité à 2050. A moins que…



Ben oui, il va se jouer encore de nous jusqu’à la dernière 250ème page, où une ultime et superbe pirouette ( je vous défend d’aller voir, avec la plus grande fermeté ) nous laisse sur le cul !



Je ne me suis jamais demandé si c’était bien écrit ( preuve que ce l’ est). Je ne me suis jamais dit que son futur était délirant, au contraire. Je me suis souvent posé la question de savoir ce qu’il allait inventer quand le brave Legros approcherait de l’âge du fœtus et je me suis toujours trompé… Bref, c’est un bon livre.



Et dire qu’on paie 25 euros pour lire en ‘bel ouvrage’, un Werber, qui ne se défend pas mal non plus, mais ne vaut en fin de compte rien de plus que cet auteur pourtant encore peu connu.



Ah oui, j’oubliais. C’est édité chez Chloe des Lys.

 

 

BOB BOUTIQUE

http://www.bandbsa.be/contes.htm

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Céline GIERTS : j'ai lu Contes Bizarres de Bob Boutique

Publié le par aloys.over-blog.com


http://www.bandbsa.be/contes2/giertstete.jpg
DE retour du monde de Bob !


Le monde de Bob est effectivement bizarre et un peu noir...


Serait il un descendant de la famille Adams avec cette main esseulée sur son épaule? 


Bob n'aime pas les happy end mais quelque fois il s'y laisse aller quand même à l'aide d'une petite fée lutin et du lecteur (mon conte préféré), il sauve un suicidaire ou accepte d'un viking qu'il devienne un sauveur (et encore pour combien de temps? a -t-on vraiment découvert toutes les facettes de la personnalité de ce géanthttp://www.bandbsa.be/contes/cover.gif ou un autre piège nous attend il encore au tournant?)


Bob a l'art de nous plonger dans un quotidien riche de détails pour nous emmener dans les aventures les plus inattendues. Méfiez-vous des humains!


Il préfère que les tueurs soient des femmes. Son monde est peuplé de psychopathes: noyade, fusillade, explosion, piège sous cave.. la fin justifie tjs les moyens! 


Et lorsque les femmes deviennent victimes c'est d'avoir cru à tort l'homme mauvais, la porte se referme sur leur erreur!


Bob nous aurons notre revanche à coup de plume un jour de carnaval, le masque tombera !

 

Céline Gierts

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Impression de lecture : "Toi-Nous" de Claude Colson vu par Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine BrunetJe ferme le dernier livre de Claude Colson, Toi-Nous, avec, dans la bouche, un petit goût d'amertume... et d'échec. Je vous sens lever un sourcil interrogatif...

 

Vous vous méprenez ! Il ne s'agit pas là d'un échec de l'auteur... mais de l'échec d'une vie, celle d'Yves. Alors que dans Lena, Bruno se rebiffe, s'insurge, crie son mal être et son incompréhension, Yves espère, tente l'expérience qui s'offre à lui mais reste en retrait et analyse : il a mûri.

 

Il a compris, s'implique mais garde son individualisme et sa lucidité. Ses coups de gueule sont désormaistoinouscols-couv-simple contenus même si la passion est là, prête à déployer ses tentacules.

 

Au gré de son état d'âme, les mots jaillissent, bouillonnent ou étouffent, engluent, tourmentent. Aux couleurs éclatantes de l'espoir et du désir se substituent peu à peu le gris du doute, le noir de la rancoeur, de la résignation puis de la solitude.

 

Toi-Nous... C'est d'abord Toi puis Nous puis Moi... Fatalité d'un échec programmé ? Ou éternel recommencement parce que l'Humain ne peut se satisfaire du singulier ? La réponse est dans chacune de ses pages... derrière chacun de ses mots...

 

Toi-nous se lit d'une seule traite, au rythme des soubresauts de deux vies qui espèrent, hésitent et se déchirent sans parvenir à ne faire qu'une. 

 

 

 

Christine Brunet

http://recreaction.over-blog.org

www.aloys.me

 

 

 


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Christian Van Moer a lu "Nouvelles à travers les passions" de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes/chrismellone.jpg"Nouvelles à travers les passions", critique de Christian Van Moer

 

Après nous avoir fait traverser les saisons, voilà donc que Micheline nous invite à voyager à travers les passions.


Au gré de sa fantaisie, 24 textes plus ou moins courts nous mènent tant du Pays Noir à Vittel ou de la Vendée au Portugal, que de la Belle Époque au Moyen Age ou des années cinquante à nos jours. Et avec elle, on regarde des photos, on relit de vieilles lettres, de vieux documents, on écoute les cris et les chants, distraitement d'abord, avec émotion finalement.

 

Écolier à cette époque révolue où la moindre image nous faisait rêver, j'étais fasciné par certaines illustrations de mon manuel d'histoire ou de mon livre de lecture : la statue équestre d'Ambiorix, le portrait de Marco Polo, les Sauvages emplumés du Nouveau Monde entre autres, ou encore le siège d'un château fort, une exécution capitale, un autodafé... : avec nostalgie, j'ai eu l'impression de retrouver quelques-unes de cesboland2 images - qui en montraient à la fois beaucoup et pas assez - lorsque Micheline fait revivre Christophe Colomb, Henri le Navigateur ou Barbe-Bleue...

 

Micheline glane dans le champ des passions. Traversant les frontières et les époques, ses récits dévoilent les hommes en montrant la beauté et l'horreur, l'ambition et l'amer ressentiment, l'envie et l'amour, la Providence et la fatalité, le printemps et l'hiver de la vie, la démence et le salut... Mais chez Micheline, les passions les plus inavouables sont décrites avec retenue (trop, peut-être), avec une extrême pudeur : le sang n'éclabousse pas le lecteur, les personnages ne crachent pas leur bile. C'est un peu comme dans les Contes de Perrault, où la cruauté et les turpitudes de la vie demeurent évidentes malgré la sagesse et la beauté des mots.


Si certaines nouvelles surprennent parfois, c'est par le pouvoir insidieux de la fascination que leur brièveté recèle et libère au final, lorsque la fine ampoule contenant le poison ou le parfum se brise. Charmé, contrit ou simplement perplexe, on vacille alors un moment avant de passer au récit suivant.

L'écriture est irréprochable : le vocabulaire est riche sans être pédant, la phrase, courte sans être stéréotypée, la syntaxe et l'orthographe sont solides.

Un paragraphe : Quand je lève les yeux vers lui, sa belle chemise blanche en lin est éclaboussée d'encre. La perfection de l'encre m'apparaît non pas sur ce papier enduit au blanc d'œuf qu'il a fait passer de l'un à l'autre, pareil à un bijou précieux, mais sur le lin. C'est comme si la fibre livrait une dimension spirituelle. La force et le pouvoir de l'inattendu. La métamorphose de la maladresse. L'encre sève de vie. La tache rédemptrice aussi bien du péché de perfectionnisme que de celui d'orgueil. (Éclaboussures d'encre de Chine, p.148)


Personnellement, j'ai particulièrement apprécié "Une espèce de Mentor" et "Piqûre ou Grigri ?"


J'ai passé un bon moment de lecture...

 

 

Christian van Moer


christianvanmoer2.skynetblogs.be

christianvanmoer.skynetblogs.be

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