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À la rencontre de Pierre Guelff, auteur chez Chloé des lys mais pas seulement...

Publié le par christine brunet /aloys

 

       

 

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À la rencontre de Pierre Guelff


Pierre Guelff, 66 ans, père et grand-père comblé, au parcours professionnel atypique. Jugez-en !
Après des études techniques, il travailla en usine, puis en Algérie comme coopérant technique, avant d’entreprendre des cours de promotion sociale d’enseignant.

Il devint professeur technique et chef d’atelier à l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles. Ensuite, nouvelles études : à l’Institut pour Journalistes. Il entama, alors, la carrière de journaliste professionnel.
Parallèlement, il publia plusieurs ouvrages et, à ce jour, il est exclusivement auteur aux Éditions Jourdan et chroniqueur à VivaCité (radio) et Fréquence Terre (web Radio/France), son retour, après une pénible maladie, à la télévision n’étant pas exclu.

- D’où vous est venue cette passion pour l’écriture ?

http://static.skynetblogs.be/media/26339/dyn004_small150_150_214_jpeg_2527901_2d37ed9e2d6f8049730d492e216d42ac.jpg- Dans mon enfance, je me suis réfugié dans les livres afin d’échapper à des conditions familiales, disons, difficiles, voire hostiles. Sans demander mon avis, je fus obligé de suivre des cours techniques alors que je voulais devenir instituteur ou journaliste. Sans renier mon passé d’ouvrier et de technicien, j’ai mis tout en œuvre pour accéder à mes deux rêves et j’ai réussi, selon moi, également grâce au soutien de proches.

- Heureux de ce parcours, on se doute…

- Surtout heureux d’avoir démontré que ceux qui ne croyaient pas en mes capacités de travail « intellectuel » et qui me traitaient d’« incapable » s’étaient trompés. Pour moi, ce parcours atypique est une belle revanche sur le destin qui m’était dévolu. D’ailleurs, quand je suis invité à présenter mon activité professionnelle dans des écoles situées dans des quartiers dits défavorisés, je ne manque jamais l’occasion de clamer qu’il y a toujours moyen d’accéder à son but, à son rêve, à condition de travailler, travailler et encore travailler, bien entendu, quelle que soit sa condition sociale ! Mais, je l’avoue, ce n’est pas toujours facile et je pense que la jeunesse actuelle devra davantage se battre que moi.

- Néanmoins, vous avez connu un parcours professionnel parfois parsemé d’embûches assez mesquines, semble-t-il !

- En effet, il ne m’a pas toujours été facile, en tant qu’autodidacte ou sorti de l’enseignement dit de promotion sociale, d’être admis dans le milieu du journalisme, a fortiori, lors des événements « Dutroux et Cie », je fus catalogué de « journaliste blanc » parce que je dénonçais avec une certaine virulence des dysfonctionnements et que, par corollaire, je me sentais plus proche des victimes. D’où, de nombreuses invitations sur des plateaux de télévision lors du procès et de fameuses empoignades avec des magistrats, confrères…
Quelques semaines plus tard, j’étais mis au placard pour raisons « économiques » au magazine qui m’employait…

- D’où, votre nouvelle carrière d’écrivain à part entière !

- J’ai effectivement rebondi grâce aux Éditions Jourdan, et, sans forfanterie, cela marche très bien pour moi. C’est tellement vrai, que mon éditeur et moi venons de signer un contrat pour cinq ouvrages, tous destinés également à la France, ce qui est un must. J’ai donc du pain sur la planche jusqu’en 2014 !

 

- Quels sont ces futurs ouvrages ?

- Quatre traiteront de procès aux assises (j’ai été chroniqueur judiciaire et ai couvert quelque 300 procès et, depuis quelques mois, je suis à nouveau différentes affaires dans le cadre de ces prochains livres) et, mon dada : un imposant guide (légendes, lieux remarquables, Histoire et anecdotes…) intitulé « Trésors d’Ardennes ». Ces livres seront aussi publiés en Poche, sur Internet… Étant de condition sociale modeste, j’avais pu bénéficier à moindre coût de lectures fabuleuses grâce aux livres dits de Poche, et je ne l’ai jamais oublié, c’est donc un juste retour – et un honneur, en quelque sorte – dans mon parcours !

 


- Et la radio ?

guelf2-copie-2.jpg- Un ouvrage comme « Belgique Mystérieuse, Insolite et Sacrée » - et, aussi, « France Mystérieuse, 

Insolite et Sacrée – me permet d’être chroniqueur à VivaCité, ce qui est une reconnaissance de mon travail. En cette année 2013, ce sera la sixième saison d’affilée que je « chronique » sur cette antenne et le thème sera « Contes et légendes au Pays de… » (Pays de Charleroi, Botte du Hainaut, Brabant wallon, Ardennes françaises et belges…). De plus, j’assume depuis plus de deux ans une chronique littéraire « Littérature sans Frontières » sur Fréquence Terre (web Radio/France). J’y présente mes lectures (avis aux collègues qui désirent avoir une retombée sur la France !) qui est aussi diffusée sur tout l’Hexagone via des radios FM avec, en plus, un support rédactionnel (quelque 100 000 lectures jusqu’à présent !). Les maisons comme Albin Michel, Presses de la Cité… alimentent régulièrement mes lectures, c’est encore une certaine « reconnaissance » !

 

- Et la télévision ?

 

 

- De très graves ennuis de santé (importante opération cardiaque) étant derrière moi (je l’espère !), ilguelf3.jpg n’est pas exclu que je me retrouve devant les caméras de télévision, mais j’hésite encore car c’est fort stressant… Pour retrouver la forme, je refais du sport quotidiennement (30 à 40 km de jogging par semaine, du fitness, du stretching…), je surveille mon alimentation, j’essaie de positiver !

 

- Votre plus grande fierté ?


guelf4.jpg- Outre le fait d’être un père et grand-père comblé, de partager de manière harmonieuse une vie intime et familiale, de pouvoir à nouveau travailler, même sur un rythme plus modéré, ce dont je suis également fier, c’est que l’ancien ouvrier que je suis a obtenu quelques prix littéraires, la reconnaissance de la RTBF et de TV5 Monde, que les ventes de mes ouvrages atteignent parfois des chiffres que je ne pouvais pas imaginer, et, aussi, d’avoir la confiance d’un éditeur de l’importance de Jourdan. Une réelle complicité existe entre lui (et son équipe) et moi. Je me sens soutenu et apprécié, ce qui est primordial pour un auteur. Pour ma part, je tente au maximum de valoriser cette maison d’édition.

- Un (nouveau) rêve littéraire ?

- J’ai sous le boisseau un récit historique se déroulant au Xe siècle et j’espère le publier d’ici deux ou trois ans.

 

Principaux ouvrages

 

. Long est le Chemin de Compostelle, Dédale Éditions, Paris, 1990.

. Henri Suetens : le cancer, ma bataille, Éditions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1990.

. Sur les traces des Enfants de Salomon, Éditions Frédéric, Braine-L’Alleud, 1991. (Prix des Auteurs de l’Année de la Communauté française, Prix « Arts et Lettres de France », Prix de la Ville de Versailles).

. Le Matin des Géobiologues, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1992.

. Belgique sacrée, Belgique magique, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1992.

. Père Samuel, prêtre, guérisseur et exorciste, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993.

. Sites sacrés, Cités magiques, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993.

. La mystérieuse saga des Templiers, Éditions Savoir pour Être, Bruxelles, 1993. Deuxième édition : 1994.

. Dialogue entre un prêtre traditionaliste et un franc-maçon, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.

. Moi, Nathalie, violée par mon père, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994.

. Sorcières, porte-bonheur, Les Presses du Lion, Courcelles, 1994. Rééditions : 2000 et 2002.

. Guide sacré du Chemin de Compostelle, Les Presses du Lion, Courcelles, 1995.

. Voulez-vous devenir franc-maçon ?, Collections Livres, Bruxelles, 1996.

. Vierges noires, Vierges mystérieuses, Collections Livres, Bruxelles, 1997.

. Le Cherchant de Lumière, Éditions des Trois-Monts, Auxerre, 1999.

. La saga Dutroux, chronique d’un scandale politico-judiciaire, Éditions Rouchon, France, 2004.

. Marc Dutroux : le procès de la honte, Éditions Rouchon, France, 2004.

. Charleroi-Bagdad, vie et parcours d’une kamikaze belge, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2006.

. Le Diable et la Sorcière, essai, Editions Chloé des Lys, Barry, 2007.

. Belgique mystérieuse, insolite et sacrée, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2007.

. L’impératrice et l’enlumineur, roman historique, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2008. (Prix « Arts et Lettres de France », Prix de la Ville de Rouen).

. Le petit Livre de la sagesse et de l’Esprit maçonniques, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2008.

. Histoires de crimes d’Amour, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2009.

. France Mystérieuse, Insolite et Sacrée, deux tomes, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2009.

. Sur les pas des Francs-maçons, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2010.

. Curieuse histoire d’une stigmatisée, Éditions Jourdan, Bruxelles-Paris, 2011.

 

 

Site web officiel : www.pierreguelff.info

 

Également sur facebook.

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Chantal Parduyns et son dernier roman "Rencontres du métro-type"

Publié le par christine brunet /aloys

 

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J’achète un petit bout de papier Je me promène, l’œil aux aguets Dans les wagons, dans les stations. Des silhouettes grises s’allument. Et ces feux follets m’entraînent Dans une autre dimension. Derrière le voile du quotidien, Se déploient des mondes sans fin Où ces personnages animent mes fictions.

 

Le décor est planté, les personnages attendent le lecteur pour se remettre à vivre. Il me reste à vous appâter avec un petit extrait…

 

 

Les couloirs du métro sont quasi vides. Dans la grande ville, c’est encore le petit matin. Il faut être exilé dans la campagne profonde pour s’agiter aux aurores ! On pourrait aussi être tard le soir ; la cité souterraine est pareille aux heures extrêmes de la nuit. Ici, pas question de lire l’heure au soleil ; la lumière crue des néons tombe à la verticale, toujours la même. Il n’est d’ailleurs pas besoin de suivre la course du jour dans le ciel : partout, des horloges immenses et des panneaux horaires illuminés imposent le compte du temps qui file. Et puis, la cité du métro vit à son propre rythme, syncopé et rapide : celui des rames bruyantes qui vont, s’arrêtent, viennent, poussant devant elles de puissants souffles de poussières chaudes.

 

Les sans-abri viennent d’abandonner leur dortoir nomade au piétinement pressé des premiers voyageurs. Un petit troupeau de silhouettes armées de sacs brasse l’air ; le remugle suffocant d’urine, de sueur nocturne et de vomissures avinées qui s’agrippait au sol enfle, se répand, s’épanouit au niveau de mes narines. Plus tard, quand la masse des voyageurs envahira les souterrains, les effluves d’after-shave et de parfums absorberont le relent nauséabond. Pour l’instant, l’odeur âcre est insoutenable et je retiens ma respiration, comme tous les matins. Je traverse le couloir lugubre décoré de tags sans espoir ; mes yeux, encore perdus dans le sable des rêves, ne les voient plus ; mes pieds avancent évitant machinalement les aspérités du sol, les déchets variés et les flaques pisseuses. Je respire économique jusqu’à la placette souterraine où des commerçants affairés fournissent des nourritures rapides à des clients pressés. Ici, l’odeur chaude des croissants sature l’air. Toujours pas question de respirer à pleins poumons : les exhalaisons grasses, viandeuses ou sucrées, me soulèveraient le cœur.

 

Descente sur le quai presque désert. Une musique agressive essaie désespérément de créer une atmosphère entraînante et conviviale. En face, au-delà des rails, une foule compacte attend, résignée.

Bientôt, un mugissement accourt des profondeurs, une tempête de poussière se précipite : dans le trou noir, un métro surgit, freine, pile.

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Rolande Michel se présente et présente son livre : "Jeanne"

Publié le par christine brunet /aloys

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Tu te présentes ?
Je suis née à Callenelle, un petit village du Hainaut Occidental, le 29 juillet 1942.
J'aurais voulu faire du théâtre, mais devant le refus catégorique de ma mère, je suis devenue prof de langues modernes. Je me suis contentée de faire du théâtre en amateur en menant de front une carrière professionnelle prenante et l'éducation de mes quatre enfants que j'ai dû élever seule. Après un premier roman psychologique édité pour compte d'auteur ( à condition que ce soit sous mon nom d'épouse!), j'ai dû renoncer à écrire et me suis exprimée à travers des poèmes qui ont été une véritable thérapie, face aux aléas de la vie.
A présent retraitée et heureuse grand-mère de huit petits-enfants, je me suis remise à écrire.
Ton livre ?
Jeanne, une petite fille de huit ans, espiègle et rebelle, fait plein de bêtises (pas bienhttp://www.bandbsa.be/contes3/jeanne.jpg graves) avec le gros Pierre, le fils du boucher.
Pour fuir la lourdeur d'un quotidien où elle entretient des rapports difficiles avec sa mère, elle s'évade dans son monde imaginaire. 
Un jour, elle fait une chute en classe et Birdie, l'oiseau qu'elle nourrissait depuis des années, l'entraîne au sommet de l'arbre au pied duquel elle jouait avec son grand-père.
Pierre la rejoint en pédalant dans les airs.
Avant de survoler le Tournaisis et d'atterrir à Bruges, ville mythique pour Jeanne, ils doivent choisir: plonger dans le passé ou découvrir leur avenir.
Très intéressée par son avenir, Jeanne accepte d'accompagner d'abord Pierre dans le passé. Ils embarquent dans un étrange sous-marin : le Dreamicus qui leur permet de découvrir les fonds marins. Ils y croisent des poissons au comportement très proche de celui des humains et partagent la vie des hippocampes avant d'être renvoyés, trois siècles en arrière, sur une plage des Caraïbes. Ils y partagent l'existence des pêcheurs jusqu'au jour où, après avoir été enlevés par des marchands d'esclaves, ils sont sauvés par le héros de Pierre : Barbe Noire, le pirate.
Ils sont alors obligés de refaire, en sens inverse, le chemin parcouru.
Jeanne se retrouve au pied de l'arbre. Un miroir y a été déposé. En s'en approchant, elle découvre un avenir plutôt inattendu.       
Un petit extrait ?
Et me voilà repartie ! Suis-je bête ! Décidément, je ne changerai jamais ! Je fuis constamment la réalité pour me nourrir de mes rêves, je fais d'eux un monde plus réel que celui où je vis, je m'y plonge tout entière sans réfléchir, je me délecte d'aventures ou de situations imaginaires dans lesquelles je me sens parfaitement à l'aise, toute-puissante, presque divine.
Rolande Michel

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Chantal Parduyns et son premier roman, Athéna

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Athéna est un monde parfait, tout de sérénité et d’harmonie. Des lois sages y organisent la vie, l’amour, la mort.

 

Une femme assassinée et l’équilibre bascule lentement, inexorablement. Le sang des roses annonce la mort. La mort ou … la vie ?

 

 

 

 

Ainsi commence l’histoire…

 

Discussion intéressante, je n’ai pas vu l’heure passer. Décidément, les soirées chez Métis sont divinement harmonieuses ! Mais voici votre chauffeur, Basile !

Le taxi arrive et son bruissement achève de froisser l’immobilité silencieuse de la nuit. Une lumière tamisée découvre des sièges moelleux en cuir beige clair. Des bonsoirs rapides s’échangent et s’enfouissent dans le confort paisible des banquettes. Deux adolescents prennent place face à Hélène. Enfin, Basile se glisse vers son siège en clôturant les civilités d’usage :

Bonsoir, Alexandre. Bonsoir, Daphné. Portez-vous bien jusqu’à jeudi prochain !

Somptueusement, l’immense portière descend et se referme en chuintant. Bientôt, la voiture se faufile dans la nuit, entre deux rangées d’immeubles gris métal identiques, sous l’œil brillant et attentif des nombreuses caméras. Ici et là, quelques silhouettes effleurent tranquillement les trottoirs, cygnes noirs gracieux qui cheminent vers leur nid sur le miroir d’une eau dormante.

Des halos lumineux, suspendus à de hauts mats, épinglent le velours d’encre du ciel. Alexandre, Daphné, Sophie et Stéphane suivent du regard les phares feutrés du taxi qui s’éloigne. Enfin, ils détournent leurs yeux habitués à l’obscurité et se dirigent vers le trottoir roulant. Ils s’y installent. Alexandre a glissé son bras sous celui de Daphné. Le tapis luisant se met en mouvement et les emmène en chuchotant.

 

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Fabienne Merkelbag se présente et présente "Sagrada Familia"

Publié le par christine brunet /aloys

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Fabienne MERKELBAG

 

Habite en région liégeoise

50 ans

2 filles, Florence et Romane

 

Etudes : licenciée en Philosophie et Lettres – section Histoire

 

Profession : Inspectrice de la Culture de la Direction générale de la Culture de la Communauté française

 

La nouvelle « Flo, source de vie » a été primée 2ème prix littéraire du Concours de l’Eau Noire, Couvin, Province de Namur, en 2006

 

Son premier ouvrage, Sagrada Familia, est publié aux Editions Chloé des Lys.

 

Sagrada Familia : fragments de biographie d’une quinquagénaire. Chroniques insolentes où la famille prend toute sa place. Florence, Romane, le Colonel et une multitude de personnages composent ces récits qui nous prouvent, sur un ton impertinent, que la vie n’est ni banale, ni morose. Chaque épisode est un clin d’œil acerbe teinté d’optimisme, une revendication de liberté mêlée à la mauvaise foi, un cri d’amour empreint d’humour…

 

Extrait

 

« Une semaine sur mon voilier nous propose Claire ? Nous, c’est Lucrèce et moi. Le voilier est amarré à Cadix. Cadix, en Andalousie, pas Cassis, à côté des calanques. Cadix, c’est plus à l’Ouest. Et plus au Sud… Oui, parce que la proposition n’était pas encore digérée que j’ai vite fait de revisiter ma boussole. Parait qu’un marin ne parle pas comme moi. ‘Au dessus’, c’est le Nord, ‘en bas’, le Sud. ‘A droite’, tribord et ‘à gauche’ babord.

 

Merde, faudra que j’informe Di Rupo qu’il est de babord et à de Wever qu’il est tribordien. Quant à l’ouest, j’y suis assez régulièrement pour savoir l’identifier rapidement…

 

Venez faire du bateau qu’elle nous dit Claire, à trois on passera le détroit de Gibraltar. Je vous expliquerai comment on navigue… Fastoche, me dis-je. Sportives comme pas deux, Lucrèce et moi avons, dans nos jeunes années, pratiqué une série de sports. On connait tous les termes concernant la pratique du canasson et nous sommes capables de traduire les yeux fermés les ‘lets’, ‘sets’, et autres ‘smashs’ tennistiques.

 

N’empêche, je dois bien admettre mon incompétence en termes de jargon maritime : j’ignorais qu’un ‘phoque’ pouvait s’écrire ‘foc’ et n’était pas uniquement un mammifère pinnipède ; je pensais qu’une ‘défense’ n’était que de l’ivoire interdit à la vente depuis le massacre de nos amis les éléphants ; je ne savais pas que le ‘duc d’Albe’ était, outre un tortionnaire ibérique, un poteau planté dans l’eau des ports, et encore moins qu’un ‘pont’ était autre chose qu’un jour où les fonctionnaires ont –encore- congé ; enfin, un ‘génois’ n’était dans mon esprit étriqué qu’un petit suisse beau, riche et consterné de ne pas m’avoir encore rencontrée…

 

Il est plus que temps que Lucrèce et moi élargissions notre vocabulaire, bien trop terre à terre. Il est l’heure d’endosser nos cabans de petits mousses et de s’imprégner du vocabulaire de Vasco de Gama afin de ne pas décevoir notre Capitaine chevronnée dans le domaine… »

 

Autre extrait :

 

« Jeudi, journée plus ou moins passionnante à rédiger des rapports sur mon ordinateur portable. Il est dix neuf heures. Mes yeux, fatigués, m’informent qu’une minute de plus devant cet écran et ils se ferment sans mon consentement, mes mains m’avertissent qu’une ligne supplémentaire et ce n’est pas sur le clavier qu’elles vont frapper… je me résigne à fermer l’engin et à passer à d’autres joyeusetés.

 

Que pourrais-je bien entreprendre en cette soirée morose où la télé ne débite que des Julie Lescaut, Navarro, et Commissaire Moulin ? Alors quoi ? Une bonne recette de cuisine ? Une heure de repassage ? Un coup de torchon vite fait bien fait ? Un coup de pinceau sur les murs de mon salon ? Que nenni : le frigo est vide, mon linge est tout fraîchement rangé dans la garde robe, le chien n’a pas encore maculé le sol de traces de pattes et si je compte bien, il y a moins de quinze jours que j’ai peint la porte du salon en vieux rose… ‘framboise écrasée’ qu’ils disaient sur le couvercle du pot de peinture ; je ne sais pas ce qui est écrasé mais je me dois d’être honnête, j’ai l’impression depuis de vivre dans la maison de Barbie

 

Et pourtant je le veux, mon travail manuel ; à la fois pour penser à autre chose qu’aux aides indirectes des centres culturels ou des compétences des animateurs des maisons de jeunes, à la fois parce que si je cherche bien, le boulot ne manque pas dans la baraque… ça y est j’ai trouvé, je vais ranger les armoires de la salle de bains !

 

La salle de bains, LE lieu de détente rêvé, l’antre des douceurs et autres plaisirs aquatiques, c’est cela une salle de bains … sauf chez moi… plus depuis que les filles ont pris possession des lieux comme s’il s’agissait d’un jour de soldes chez Wibra. De tout dans tout, qu’il y a dans ma minuscule pièce de 3 mètres sur 2. Les brosses à dents partagent le verre ad hoc avec la terre de Sienne, le maquillage flirte avec les médocs, les aspirines couchent avec le sèche cheveux, les gants de toilettes camouflent la crème dépilatoire, les pommades ‘anti boutons noirs’ se mélangent avec le talc blanc… un véritable souk ! M’est d’avis que si je cherche bien, je trouverais un contrôle de maths de ma cadette planqué dans la trousse des sparadraps !... »

 

Fabienne MERKELBAG

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Chantal Parduyns et son second roman, Ariane.

Publié le par christine brunet /aloys

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Qui est Chantal Parduyns ?

Née en 1959, elle est romaniste de formation. Depuis plus de vingt ans, elle partage son temps entre son métier de formatrice pour adultes et sa vie familiale. Passionnée par les histoires depuis qu’elle sait lire, elle entame en 2003 l’écriture d’un premier roman : « Athéna », qui sera publié aux Editions Chloé des Lys. Et les autres vont suivre : « Ariane », « Sélavy », « Le voile et l’alambic », « Rencontres du métro-type ».

 

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Deuxième roman et toujours ce plaisir d’écrire qui transparaît à chaque page. Encore une fois, l’auteur vous propose un voyage imaginaire dans un univers un peu particulier. Ne craignez rien, cette histoire est une fiction. Qui a dit que la fiction est souvent proche de la réalité ? Le Temple du Secrétariat et de la Traduction est une école renommée et tous les parents rêvent d’y inscrire leur enfant. Mais les incidents étranges se multiplient et éveillent dans l’esprit de tous inquiétude, incompréhension et … angoisse.

 

Pour planter le décor…

 

Toujours le même cinéma ! Ils arrivent en maîtres absolus sur le marché des élèves. Leur arrogance naturelle est assise sur leur ancestrale réputation de supériorité ; elle énerve, agace, horripile mais n’est jamais ouvertement contestée. Ils s’emparent des résultats aux tests de compétences, les parcourent rapidement et pointent les meilleurs. Ils choisissent ainsi leurs élèves, ceux qui leur semblent les plus doués, les mieux intégrés dans le processus scolaire. Ils nous snobent, nous laissent leurs déchets d’un air souverain et regagnent leur école d’ivoire avec leur butin. Quelques mois plus tard, condescendants, ils nous invitent, Ariane et moi, pour ramasser les miettes de leur système d’éducation élitiste et borné. Et des miettes gratouilleuses dont ils ne savent que faire, il y en a ! Des élèves qui se sont découvert un côté artiste, rebelle, autonomiste au contact des Professeurs ; des élèves qui refusent leur enseignement rigide et normatif ; des élèves qui ne réussissent pas à suivre le rythme d’apprentissage et qui ne jouissent pas du privilège d’avoir un Nom ou des Parents.

Et nous accourons toutes les deux, notre amour propre bien calé au fond de nos tripes. Nous ramènerons dans notre institut les rebuts de nos estimés Collègues. Aux parents désappointés, nous expliquerons que notre formation est d’une qualité équivalente, mais que notre pédagogie prend en compte le rythme et les difficultés de chacun. Notre discours est vrai !

Mais les pauvres parents déçus, obnubilés par le mur de l’échec, l’entendront à peine. Poliment, ils feront semblant d’y croire ; résignés, ils confieront leur enfant inapte à notre sous-école. Nous nous retirerons sur la pointe des pieds avec ces nouvelles recrues.

Nous les emmènerons et nous veillerons sur eux. Nous écouterons leurs peines, leurs doutes ; nous leur donnerons des mots pour qu’ils se réconcilient avec leurs insuffisances ; nous leur prêterons nos yeux pour qu’ils voient leurs potentialités ; nous leur offrirons des plumes et des crayons pour qu’ils dessinent leur avenir. Bref, nous leur apprendrons à s’aimer. Ils s’attacheront à nos murs sales, tagués, usés mais si protecteurs ; ils se feront un petit trou dans notre nid pourtant pas très confortable et y développeront leurs talents retrouvés.

 

Voilà le monumental portail du Temple de l’Elite ! Une devise le surplombe : « Condimus ut mundum restituatis » 1 que nous aimons trafiquer, avec une ironie sauvage, en « Condite et restituite »2.

Un large ruban de crêpe noir rappelle qu’un élève est décédé dernièrement. Un étrange drame... Un jeune est tombé d’une fenêtre du troisième étage et s’est écrasé sur le trottoir du jardin intérieur. Ariane et moi n’avons jamais su les circonstances exactes de l’accident. Qu’un tel fait divers puisse avoir le Temple pour cadre nous semble encore inconcevable !

Bon ! Notre supplice commence ! La vie n’est pas toujours rose, parfois des corvées incontournables s’imposent. Heureusement, nous sommes deux pour les affronter. Ils sont deux aussi, les lourds battants sculptés qui défendent l’entrée du Temple du Secrétariat et de la Traduction ; une clenche en bronze leur donne une touche cossue.

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Marie Ladron de Guevara se présente !

Publié le par christine brunet /aloys

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Bio :

 

Marie LADRON de GUEVARA / CHELLE 38 ANS

 

Née le 10/09/1974 à Poissy (à côté de Paris), Marie évolue dans le milieu du cinéma en tant qu'habilleuse, toujours attirée par l'écriture, à la naissance de son fils, à 31 ans, elle signe son premier ouvrage : « Bébé, mes seins et moi » poussée par l'envie de partager son expérience avec d'autres femmes. En effet à travers ses écrits Marie tente d'aider les mamans à faire le bon choix pour elle : allaiter ou pas.

Aujourd'hui à 38 ans, elle continue son métier de costumière et suit une formation de scénariste  dans l'idée d'écrire son premier long métrage.

 

Résumé :

 

Ce petit guide d'allaitement décomplexé répondra à toutes vos questions.

Motivant et rassurant il vous accompagnera pour allaiter le plus « zenement » possible.

 

Un extrait ?

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Camille Delnoy se présente et présente son livre, Esquisses de ratures

Publié le par christine brunet /aloys

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«  Une immense tendresse pour l’humanité, tendresse désenchantée et inquiète, exprimée comme telle ou par la dénonciation ravageuse de ce qui la blesse et la détruit ; le doute ontologique, les grandes interrogations philosophiques et métaphysiques.

    Ceci, écrit avec une palette qui va du jeu de mots à la concision d’une maxime taôiste (qui serait admirablement traduite !), du sourire attendri au gros humour noir, gros comme l’horreur qui l’inspire, toujours dans une superbe maîtrise du langage, sonore, imagé et qui fait mouche.

    Chaque court poème est écrit sur une grande page blanche comme on présente sur une grande assiette blanche de petites bouchées raffinées aux couleurs savamment étudiées, à la saveur surprenante.

    Parmi ces cris (le mot cri d’ailleurs revient souvent) qui voudraient éveiller un écho, une seule note intime, sans doute un message destiné à la femme aimée ; pointe d’humour tendre qui allège et fait du bien. »

 

                                                                       Bernadette Lejeune

 

 

Qui est-il ? 

L’auteur, né à Bruxelles en 1955, issu d’un milieu pluriculturel et cultuel. N’a pas trop aimé l’école formateuse à la bien pensance. A beaucoup voyagé dans sa jeunesse, se consacre à l’écriture depuis 1991. Date de sortie de son premier recueil. Son écriture est à la fois un regard sur le monde et l’être dans ses dérives et ses incohérences.

Son livre chez Chloé des lys ? Esquisses de ratures, une prose poétique.

 

Allez, je suis certaine que vous êtes curieux... Vous voulez lire quelques  lignes de Camille Delnoy? Qu'à cela ne tienne... 

 

Dans un livre toujours

Subsiste

Des ombres

Des images en esquisses

De ratures.

 

Ce dernier ne sera

Qu’inachevé

Autour

D’une interrogation

Voire

Un chuchotement.

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Voilà une présentation très... originale de son nouveau livre que nous propose Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

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— Carine-Laure, devant moi ton second livre « Les enfants du Grand Jardin ». Je regarde la couverture, toutes ces têtes vides, ça m’intrigue…Je me souviens, cette histoire a une histoire, n’est-ce pas ?

— Oh oui ! Et la première surprise, ce fut moi lorsque tous ces mots ont commencé à s’imposer.

— S’imposer, tu veux rire ?

— J’ai l’air de plaisanter ?

— …

— Je raconte….C’était en mai 2009 et je venais d’aménager dans mon nouvel appartement. Un dimanche, le soleil se pointe. C’était un des premiers beaux jours, tu vois, on croit que tout est permis, que la vie commence, que tu vas t’éclater un maximum. Depuis quelque temps, j’avais envie de m’acheter un solex. Ne me demande pas pourquoi, une idée comme ça. Une mécanique à la mode ce solex, tu sais ?

— Si tu le dis, Carine-Laure…

— Tu plaisantes, Christine Brunet ?

— J’ai l’air de plaisanter, Carine-Laure Desguin ?

— Hou la la, c’est pas triste, sous ton toit !

— Continue, Bob Boutique attend de mes nouvelles pour le prochain actutvgoogle et crois-moi, j’ai un tas d’idées à lui suggérer, continue Carine-Laure ! Et ne triture pas ton verre comme ça, tu m’agaces !

— Je continue mais arrête de me bousculer…Bon, je disais que le solex, ça m’inspirait et que justement, je vois sur le net un rassemblement de solex prévu pour ce dimanche après-midi. Je file jusque là…

— Là ?

— Ben oui, là ! A Momignies, un village à quelques kilomètres de Chimay. Un endroit que je ne connaissais pas, je n’aime pas trop me perdre dans les campagnes et là, je te jure que c’est un grand carré d’herbes bien vertes. Après avoir demandé trois fois mon chemin, je vois des dizaines de voitures garées le long d’un chemin. Je me dis, c’est là. En effet. Une fermette et tout autour, de l’espace, avec des prairies…Une ambiance de village, des hommes et des femmes qui tripotent des barbecues…On vend des sandwichs, des saucisses, des frites. On boit du vin, de la bière. Des petits stands où des artisans proposent des produits locaux, des confitures, des flamiches, des coussins au patchwork, des aquarelles. On rigole, on boit. Beaucoup de gens se connaissent, ce sont des voisins, des cousins à la trente- sixième boutonnière…Je m’enfile un sandwich avec deux saucisses et plein de moutarde et je demande si c’est bien d’ici que part le groupe de solexistes. Alors, oh surprise…Non, ce n’était pas ici, non, on ne comprenait pas ce que je voulais dire…Zut et tant pis, je tourne autour des stands tout l’après-midi, j’achète des bricoles, je bois quelques bières. Au soleil, je me sentais bien. Je ne connaissais personne mais je disais bonjour, je souriais et les gens me répondaient. Sympathiques. Le soir, je rentre chez moi. Je râle un peu car les solex, j’aurais bien voulu les caresser, les essayer…

Le lendemain…

— Un lundi alors ?

— Bien, Christine ! Le lendemain, boum, ça commence à se bousculer dans ma tête…Je repense à ce lopin d’herbes vertes et une histoire se pointe…Ça ne m’arrangeait pas vraiment car j’avais commencé l’écriture d’un roman « Mademoiselle Lucas ». Dans ce roman, une jeune fille raconte son histoire et relit des pages de son journal intime, journal écrit d’une façon assez surréaliste. Et alors, impossible de me contenir, je lâche l’écriture de « Mademoiselle Lucas » et je commence l’histoire de ce roman que tu tritures entre tes mains, Christine Brunet.

— J’anticipe…Et cette écriture surréaliste employée pour le journal intime devient l’écriture de ta nouvelle histoire, c’est bien ça Carine-Laure ?

— Tu comprends tout, et vite ! Oui c’est ça…Dans ce grand jardin de je ne sais plus quelle rue de Momignies, j’ai imaginé des enfants venus de toutes sortes de foyers, des enfants abandonnés, des laissés-pour-compte. Deux monitrices —des fées— comme je les surnomme, initient ces enfants à la vie et au bonheur…

— Carine-Laure, excuse-moi mais tu sais que je n’y vais pas par quatre chemins…Ton écriture est bourrée de métaphores, on dirait que tu as inventé un langage…Pour un peu, je me suis sentie au beau milieu d’un livre très spécial…  « Les champs magnétiques » d’André Breton…

— N’exagère pas…C’est vrai qu’il faut respirer après chaque page, c’est un conte surréaliste écrit d’une façon surréaliste et…

— Tu as retravaillé ton texte ?

— Presque pas, justement, c’est du brut de brut ! L’histoire s’est écrite en quelques semaines mais j’ai hésité longtemps avant de la présenter à notre éditeur !

— Tu craignais ? Et je ne dis pas ça en rigolant, crois-moi !

— Oui, je craignais ! Qu’on ne me comprenne pas…Cette histoire se lit comme on lit une longue poésie, en laissant aller son imagination, alors…

— Carine-Laure, pourquoi as-tu laissé les versos tout à fait vierges ? Tu n’aimes pas les arbres ?

— Je m’attendais à cette question ! J’ai voulu que le texte soit aéré et

— Ça c’est réussi ! Au fait, pourquoi les prénoms des enfants sont-ils des noms de…

— Je t’interromps pour ne pas que tu dévoiles tout ! Les prénoms des enfants ? Je voulais qu’aucun enfant du monde ne soit oublié…

— Carine-Laure, merci à toi ! Voici un livre qui ne laissera pas indifférent les amoureux des beaux contes à l’écriture plus que surréaliste…Je relis ta quatrième de couverture : une écriture étonnante et chantante, ça pourrait être de la peinture abstraite, mais avec une belle densité d’images et de couleurs. Un certain temps pour se remettre les idées en place et les mots à l’endroit dans la tête. Heuuuu, je confirme !

« Les enfants du Grand Jardin »

http://carinelauredesguin.over-blog.com

-34 recadré 3

 

 

Publié dans présentations

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Henri Puffet présente son roman "la mise entre parenthèses"

Publié le par christine brunet /aloys

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Le héros et narrateur du récit, Jean, 45 ans, brillant vétérinaire, offre une image de professionnel hyperactif, dont la vie est remplie à ras bord.

Mais voici qu’un bête accident, point de départ du récit, vient tout changer et le met soudain sur la touche. Le destin tient parfois à peu de choses. Durant les longues semaines d’inactivité forcée, à l’hôpital puis lors de sa convalescence, il lit beaucoup, réfléchit énormément, et jette un regard rétrospectif sur sa vie. Il n’avait jamais soupçonné qu’on puisse avoir une vie intérieure.

Notre personnage entame une progressive descente à l’intérieur de soi, une irrésistible métamorphose qu’il arrive rapidement à considérer comme une renaissance privée, persuadé que son accident était un croc-en-jambe du destin.

Alors qu’il a repris le travail, une foule de questions continuent de le hanter. Il se sent de plus en plus à contretemps de la vie normale et dérive lentement vers une décision un peu radicale : il va tout lâcher, sortir du rang et partir pour une espèce de voyage initiatique. Et il saute le pas. Il prend la route, dans l’improvisation la plus totale. Il vole un an au reste du monde à la poursuite de réponses et à la recherche de la vérité.

Comme on le voit, « la mise entre parenthèses » n’est ni un polar ni un thriller, ce n’est pas non plus un essai ou un conte philosophique. Dans ce qui est plutôt un récit de vie sans intrigue romanesque, jean nous raconte page après page sa longue errance et sa patiente quête. C’est surtout la chronique d’un long voyage, intérieur et extérieur, témoignage d’un homme qui finalement démontre que la sérénité est à la portée de chacun.

Et voici donc Jean, au centre du récit, affranchi du carcan de la vie dite ordinaire, qui confesse sa passion nouvelle pour la solitude, et qui rend un véritable culte à la liberté. Qui, à sa manière, délivre des messages essentiels, des vérités parfois dérangeantes, et se laisse aller à des curieuses réflexions sur le climat de notre époque. Au hasard de ses pérégrinations, il se plaît à collectionner les ambiances, il donne libre cours à son amour de la nature et des grands espaces, parfois même bucolique, sans être – c’est lui qui le dit- ni un lyrique, ni un écolo naïf, ni Rousseau. Notre ami vétérinaire aime à rappeler que rien n’est jamais aussi compliqué ni aussi sombre qu’on veut bien le dire, il nous entretient de lois naturelles, dénonce les travers de notre société avec des mots empruntés à son jargon professionnel, et multiplie avec un certain humour les piques à l’encontre de ses contemporains qu’il observe comme des insectes ou des rongeurs de laboratoire. Il nous livre sans complaisance sa version de l’actualité et se plaît à peindre les gens rencontrés en singuliers portraits.

Trouvant l’inspiration à l’écart du temps, dans le calme pastoral ou le silence des grands espaces, loin des bla bla, des divertissements et de la bêtise banalisée, Jean fait la part belle aux descriptions. Il éprouve une tendresse particulière pour les routes vides, les paysages sans fin, les villages perdus, les forêts profondes et les déserts humains. Au long du chemin parcouru, la nature est omniprésente. De Belgique en France, en faisant un crochet par la Suisse et l’Autriche, avant de s’envoler vers les Amériques, on se promène en Forêt noire, on crapahute en montagne, on visite la Bretagne. Puis le livre nous emmène droit vers l’ouest du Canada et des USA, avant de se terminer en Amérique Latine par une balade dans l’Atacama et une visite guidée du « Gran Chaco » paraguayen, dans la poussière, la chaleur et les beuglements des vaches.

Les relations entre les gens sont un des thèmes récurrents du récit. La dimension humaine est donc bien présente aussi, et, chemin faisant, Jean Granier bavarde avec des paysans bien de chez nous, casse la croûte avec des cowboys et avec des vaqueros, dialogue avec une sympathique métisse canadienne, raconte sa quête à une ancienne amie … Toutes ces rencontres sont pour lui l’occasion d’attirer l’attention au passage sur la diversité des caractères, mais surtout, une fois de plus, sur le fait que chaque humain est unique, apte au bonheur et à la liberté, malgré un contexte de mondialisation et d’uniformisation à outrance qui l’agace profondément. Le fait que la trajectoire de Jean croise beaucoup de personnages pittoresques, lucides, optimistes et calmes, n’est pas un simple hasard. Sans être pour autant du « sirop » en opposition volontaire au pessimisme, au catastrophisme, aux climats de crise, au bourrage de crâne tragique et aux fresques romanesques à la mode. Jean donne à voir les gens tels qu’il les croise dans sa recherche d’une compréhension paisible du monde, alors qu’il cherche à percer les secrets des relations humaines.

Et puis le voyage s’achève, et revoilà Jean à la case départ. Sa quête métaphysique n’est pas achevée – elle n’aboutit jamais vraiment, l’essentiel étant le cheminement. Mais il est devenu autre. L’épilogue ne réserve pas de grande surprise, le dénouement est calme à l’image du narrateur. Pour Jean Granier, l’important est d’avoir ouvert les yeux sur la vie. Il rentre vivifié, comme après une promenade en forêt. Sa longue parenthèse peut sembler un rien irréelle, mais un récit, s’il peut rafraîchir et réconforter un peu le lecteur, c’est toujours bon à prendre par les temps qui courent…

Les références aux nombreux livres que le « héros » a lus et relus sont pratiquement absentes. C’est intentionnel.

Publié dans présentations

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