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Christine Brunet a lu "Angela" de Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Angela" de Silvana Minchella

Comme "Les Louves", ce roman, construit en deux parties, se déroule du moins au départ, en Italie juste après la seconde guerre mondiale, à un moment où la paysannerie, marquée par les pertes de ses éléments masculins, cherche à renaître de ses cendres et à repeupler les campagnes.

Dans ce contexte naît ANGELA, fruit des incantations d'une "sorcière" sollicitée par une "Mamma" en mal de descendants.

Mais Angela n'est pas une petite fille comme les autres, loin de là... En quête d'une identité, perdue entre rêves et réalité, elle grandit en marge, déconnectée de son environnement, à la recherche permanente de réponses.

Des réponses, c'est la seconde partie qui tente d'en donner.

Le texte, d'abord ancré dans la réalité, dérape lentement mais inexorablement, proposant alors dans le second volet une approche plus métaphysique et plus spirituelle.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Séverine Baaziz a lu "La maison" de Marie Klimis

Publié le par christine brunet /aloys

Séverine Baaziz a lu "La maison" de Marie Klimis

Autant vous le dire tout de suite, avant même de recevoir ce roman, j’avoue qu’il avait déjà mes faveurs. Comment aurait-il pu en être autrement, moi qui aime tant les contes, les jolies couvertures… Bref, tout s’annonçait des plus positifs. Sauf qu’à attendre le meilleur, on peut aussi être déçu.

Eh bien non : je l’ai adoré !

J’ai ouvert le livre et, très franchement, dès les premières pages, j’ai su que je l’aimerai jusqu’au bout. Il faut dire qu’il commence par une apostrophe au lecteur, de celles qui vont agréablement rythmer tout le long de l’histoire : « Tiens, un nouveau venu. Entrez cher ami, n’ayez pas peur. Je vous en prie, prenez un siège. Installez-vous, mettez-vous à l’aise. »

Ce livre, c’est l’histoire d’une maison traversée par les vies enchantées et désenchantées de ses occupants. Des vies nourries de rencontres toutes plus fantasques les unes que les autres. Un théâtre vibrant. Les murs en tremblent. Les tuiles en tombent. Puis, on répare.

Et puis, un incroyable festival de personnages haut en couleur : Clovis Hammeur, Aurore, Jules, Pierre le camelot, Horace le forgeron, Perceval Poulet (l’homme aux oiseaux), Antoine Gredin (marionnettiste), l’Artiste, Mrs Harrison, Constance (la cuisinière ensorceleuse), et tant d’autres.

Présenté comme cela, on pourrait se méprendre sur la qualité essentielle de ce conte : foisonner de fantaisie sans jamais être brouillon.

L’écriture est parfaitement maitrisée, élégante et pétillante. Le fil narratif, délicatement cousu. Chaque page a sa raison d’être. Chaque mot est juste.

La légèreté n’est jamais niaise ; la gravité jamais larmoyante. J’ai beaucoup aimé aussi ces poupées russes parsemées ici et là ; ces histoires dans l’histoire qui se dessinent presque l’air de rien.

Fantasque et touchant. Oui, c’est ça. Tellement distrayant, aussi. A l’image des deux personnages principaux : Clovis Hammeur, bourru, né de presque rien et Aurore, l’enfant venue de nulle part. Deux solitudes presque démentielles qui s’apprivoisent.

Je referme ce livre avec le souvenir du plaisir de l’avoir lu. Pas seulement parce que je me suis attachée aux personnages, à leur devenir, mais aussi parce qu’à mon humble avis, une écriture si aboutie dès le premier roman est quelque chose de peu commun.

Voilà.

Je lève mon chapeau et je dis : merci, Marie.

Séverine Baaziz a lu "La maison" de Marie Klimis

Séverine BAAZIZ

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Le blog "Plaisir de lire" a chroniqué "Obscurité" le roman de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639362.html

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Le blog "Plaisir de lire" a chroniqué "Obscurité" le roman de Jean-François Foulon
Descente aux enfers dans un jardin d’Éden…

Le premier roman de Jean-François Foulon, Obscurité, paru chez Chloé des Lys à Barry, décrit avec beaucoup de finesse la randonnée tragique en Peugeot 206 d’une femme qui, fuyant la violence conjugale avec ses enfants, en vient à parcourir l’Hexagone à la recherche de quelqu’un qui n’est autre qu’elle-même (les personnages ne sont pas nommés, sauf sa fillette), dans une sorte d’obscure déréliction en spirale.

En voici le pitch :

« Une femme de 38 ans décide subitement de quitter son compagnon, avec qui la vie commune n’est plus possible. Accompagnée de son fils de 12 ans et de sa fille de 8 ans, elle part donc au hasard sur les routes de France, avec le vague espoir de se réfugier chez une ancienne amie, dans le Massif central.

Malheureusement, elle ne trouve là-bas qu’une maison vide. Complètement dépassée par les événements, c’est son fils qui, petit à petit, prendra les choses en main. Ses nouvelles responsabilités le rendent plus mûr et il s’éveille à l’amour auprès d’une adolescente de la région.

Mais il faut de nouveau partir et le trio erre au hasard, passant successivement par la Dordogne, la côte atlantique, les Pyrénées et le Languedoc, pour se retrouver finalement dans les Cévennes. À chaque endroit, les aventures se multiplient, mais ce qui ressemblait au début à des vacances s’est petit à petit transformé en une véritable fuite en avant.

Cette errance géographique renvoie au cheminement intérieur de la mère et à son désarroi. On peut y voir aussi une métaphore de l’existence en général. L’histoire finira tragiquement, car la vie, cruelle, ne fait pas de cadeau à ceux qui tentent malgré tout d’échapper à leur destin. »

Un Easy rider des bleus à l’âme, ma foi très réussi…

Bernard DELCORD

NB :

Outre la publication sur le site de Brice Depasse (critique littéraire sur radio-Nostalgie), l'article est également paru sur le site Homelit, partenaire de radio Nostalgie, ainsi que dans la version en ligne de la revue satirique belge "Satiricon".

En outre, il sera inséré dans la newsletter d’août 2016 des guides gastronomiques belges DELTA puis mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be). Il s'agit certes d'une revue gastronomique, mais l'avantage c'est qu'elle est distribuée à quatre-vingt-dix mille exemplaires.

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639362.html

http://homelit.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639363.html

http://www.satiricon.be/?p=12376

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Jean-François Foulon a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-François Foulon a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Difficile, de parler de poèmes, même si j’en ai écrit moi-même. Difficile d’en dire la spécificité intrinsèque, car chaque texte, finalement, a son âme propre. Néanmoins, quelques thèmes traversent ce recueil, en lui donnant une unité certaine. Le ton est généralement assez sombre. Point de nature généreuse ici, de vertes prairies ou de splendides forêts où chantent les oiseaux. Non, on est plutôt dans le tragique de la vie. On parle de la souffrance (physique et morale), de la maladie, de la solitude et de la mort. On parle des êtres faibles, des petits, des enfants morts en bas âge. On parle de la difficulté de l’individu à vivre dans ce monde d’injustice et de douleur. On parle du temps, qui nous emporte inexorablement vers la mort :

Mon présent est réduit, si indéfini,

Mais je sais qu’il est déjà anéanti

Tout n’est pas sombre, pourtant, il y a eu de bons moments, mais tout cela était finalement éphémère :

Oui, j’ai connu une vie pleine de surprises,

Mais elle va m’être prise.

Parfois, la poétesse se révolte contre l’inéluctable et elle clame son besoin de bonheur :

Je veux vivre en liesse

Je veux vivre sans détresse

Je veux vivre en harmonie

Avec ce don d’en Haut, ma vie.

Elle espère, même, en une vie future, après la mort, ultime espoir. En attendant, elle rêve et construit dans sa tête un autre monde, meilleur que celui dans lequel elle vit :

Je vois les rivages les plus fabuleux

Les mers les plus généreuses

Il y aurait donc un « ailleurs » où tout serait différent et auquel elle aspire. Comme le lecteur la comprend ! Cet « ailleurs », c’est dans l’écriture que Marie-Thérèse Carlier va le chercher. Mais l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous et cette écriture, elle aussi, peut la trahir. Que lui reste-t-il, alors, ces jours où la page reste désespérément blanche ? Elle peut contempler les nuages et leurs formes féériques ou admirer une rose. Mais la forme des nuages change et la rose n’est pas éternelle. L’histoire des hommes, quant à elle, n’est qu’un champ de batailles et n’offre que du sang. La seule solution semble être finalement une sorte de don de soi afin d’apporter un peu de réconfort aux frères humains qui nous entourent. Il faudrait tourner le dos au côté sombre de la vie et n’en conserver que le meilleur.

Voilà pour le fond, qui je dois dire me plait bien. Pour la forme, si j’osais une critique (il faut être honnête toujours et dire ce que l’on pense), je dirais que le recueil aurait gagné à être en vers libres. Certes, les rimes apportent une musicalité certaine (cependant il faudrait alors, pour chaque vers, respecter le nombre des pieds), mais souvent elles obligent l’auteur à choisir un mot non pour son sens mais précisément pour sa rime. Il s’ensuit un exercice parfois un peu forcé. Il me semble que les thèmes ici abordés étaient suffisamment forts pour être traduits en une prose poétique ou en vers libres. Certains me diront au contraire qu’un poème ne vaut que par sa forme, son style, et pas par son contenu. C’est l’éternel débat qui avait amené Roland Barthes à dire qu’un texte n’était littéraire que parce que son auteur en avait ainsi décidé (et son contenu n’avait finalement aucune importance). C’est aller trop loin, à mon avis. En tout cas, quand on referme le volume « Impala », on n’oublie pas les thèmes abordés, qui nous concernent tous. N’est-ce pas là, déjà, une grande réussite ?

Jean-François Foulon a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Jean-François FOULON

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Le blog de Philippe Desterbecq, D'un livre à l'autre, a chroniqué "Les promesses de demain" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/

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Le blog de Philippe Desterbecq, D'un livre à l'autre, a chroniqué "Les promesses de demain" d'Edmée de Xhavée

27 juillet 2016

Les promesses de demain d'Edmée de Xhavée

Il est toujours difficile de parler d'un recueil de nouvelles, tant les textes peuvent être différents. Toutefois, l'écriture d'Edmée est toujours la même, belle, fluide, accrocheuse,...

La couverture attire le regard (elle me plait beaucoup) et le titre éveille la curiosité.

"Revanches des mal-aimés" signale la 4e de couverture. "Le soleil luit sur le reflet des larmes. Le temps choisit son moment pour organiser ses plans". J'ajouterais : "La vengeance est un plat qui peut se manger froid !"

Ce recueil contient des nouvelles de couleurs différentes dans lesquelles l'amour à sa place, mais les blessures aussi.

Le premier texte qui donne son titre au recueil "Les promesses de demain" raconte l'histoire d'une femme qui essaye de caser son fils. Ils rencontrent celle qui pourrait convenir, meurtrie par un amour disparu...

Le deuxième "Une invitation chez le marquis de Montbuzard" raconte la vengeance d'un vieil homme qui a finalement attendu ça toute sa vie. Le hasard de la vie lui permet d'atteindre son dessein.

La troisième histoire a un titre un peu bizarre "Tchoupy et les Stiloboutchgo djies". Tchoupy est un chien et les Stiloboutchgo djies des êtres merveilleux. Avec cette nouvelle, Edmée a gagné le prix Fénélon à Colfontaine en 2008.

Il neige sur le lac Majeur m'a immédiatement fait penser à une chanson de Mort Shuman raconte un mensonge qui a changé une vie.

Dans "Le grand pardon", Edmée nous parle du chantage qu'un homme peut exercer sur sa femme...

Asie et Marguerite sont l'une la femme, l'autre la maitresse de Léon, Léon qui se suicide, faisant d'Asie une veuve à 48 ans. C'est après sa mort, qu'elle apprend l'existence de Marguerite...

Ce lui et cette elle jamais perdus mais retrouvés : un drôle de titre pour des souvenirs amoureux...

Galeries royales, Ostende nous raconte une rencontre dont le souvenir a marqué deux vies.

Les chinoiseries de Thérèse-Adèle Paulus : Un amour exotique.

Dans Un couvre-lit de vigogne, Edmée relate un amour caché de longue date.

Et enfin avec Les yeux d'Isotta, nous voilà plongés dans une réunion familiale en Italie où des secrets semblent bien gardés.

Le lien entre toutes ces nouvelles? L'amour, l'amour perdu, l'amour interdit, l'amour caché, ... Et toujours l'écriture impeccable d'Edmée !

A lire si vous êtes amateurs de nouvelles !

Philippe Desterbecq

http://phildes.canalblog.com/archives/2016/07/27/33944312.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

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Christine Brunet a lu "Harceleuse" de Marie-France Adnet

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Harceleuse" de Marie-France Adnet

Un titre qui est tout un programme et qui ramène évidemment au film de Barry Levinson "Harcèlement" avec le couple Donal Logue et Michael Douglas.

Comment Marie-France Adnet parvient-elle à renouveler le genre : voilà qui m'intéressait, je dois dire, et qui m'intriguait parce que le sujet est d'actualité. Il est sur toutes les lèvres... Le harcèlement au travail...

Ce roman met en scène des femmes... dépeintes par une femme avec sa sensibilité, son regard, son univers. L'autre côté de la médaille en quelque sorte...

L'auteur décortique le processus mais le personnage principal n'est pas, comme on s'y attendrait peut-être, et ce malgré le titre, la journaliste harcelée mais bien celui de la harceleuse... Comment bascule-t-on dans un état d'esprit spécifique ? Naît-on ainsi ? Le devient-on ? Est-ce le monde de l'entreprise qui crée les loups et les agneaux voués au sacrifice ou la nature humaine qui oriente inexorablement notre destin?

Voilà sans doute pourquoi le lecteur ne parvient pas à "s'approprier" les héros : il garde ses distances un peu comme s'il avait peur d'être contaminé...

Ce livre est un roman traité presque comme un roman policier. On voit la chute arriver, on l'espère mais elle reste surprenante.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

— Bonjour Carine-Laure, on reparle donc de ce livre, ce conte surréaliste Les enfants du Grand Jardin…

— Oui, Christine Brunet (http://www.christine-brunet.com/) et je pense même qu’on reparlera encore de ce texte qui, je le rappelle, est un texte surréaliste par l’histoire et aussi par l’écriture.

—Ah ? Tu prophétises à présent, Carine-Laure ?

— Le Surréalisme est immortel…

— Je n’en dis rien, c’est pas trop mon truc…

— Et donc nous disions que ce texte vient d’être lu et commenté par Denis Billamboz, critique littéraire bien connu sur les réseaux. Sur le site de Denis Billamboz :

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2016/06/09/les-enfants-du-grand-jardin-carine-laure-desguin/

Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Les enfants du Grand Jardin – Carine-Laure Desguin

« D’accord on serait des … », tous les parents de plusieurs enfants ont entendu leurs charmants bambins formuler une hypothèse commençant par cette formule qui laisse une porte largement ouverte à leur imagination débordante. Si vous avez oublié votre imagination infantile vous risquez de vous perdre dans les méandres de la magie de Carine-Laure car, elle aussi, elle a dû, en flânant dans un parc quelconque entendre des petites filles se lancer dans un grand délire que les adultes ne peuvent pas comprendre. Elle a confié au petit Vérone le soin de raconter l’histoire inventée, dans le Grand Jardin, par deux fillettes, Nicole et Marianne, pour vivre le jeu qu’elles ont inventé dans un monde qu’elles seules peuvent comprendre. Peut-être que Carine-Laure a aussi lu le fameux livre de Salman Rushdie, « Les enfants de minuit » et qu’elle a voulu à son tour essayer de percer le mystère de la magie que les enfants sont capables d’inventer pour échapper à la vie si mal construite par les adultes.

Dans le parc du Grand Jardin, Marianne et Nicole « grandes comme deux guirlandes du troisième jour ressuscité, cousues ensemble »,  inventent un monde de guirlandes d’enfants, « les têtes à trous », qu’elles nomment par des noms de villes, de pays, certainement des noms qu’elles ont saisis à la sortie de la bouche des adultes. «  On asperge aux Amériques, on rêve en Europe, on picore au milieu de l’Afrique. Pour l’Asie et l’Océanie, ça dépend des jours. Et puis, je ne comprends pas tout moi-même, alors… » Elles ont voulu les faire vivre à leur façon comme les parents semblent les faire vivre à la leur. C’est comme ça que j’ai lu ce livre car Carine-Laure, s’est laissé emporter dans le monde imaginaire,  magique, fantasmagorique inventé par ces deux gamines sans se soucier de ce qu’en tireront les pauvres lecteurs égarés dans ses lignes.  Et de toute façon, une fois édité, le lire appartient au lecteur qui en fait la lecture qu’il comprend ou ressent. Cette lecture m’a enchanté, elle m’a ramené dans un temps très lointain où je n’étais pas plus haut que ces gamines, dans un temps où la réalité n’était que celle que nous voulions faire, où celle des adultes nous échappait totalement et nous emblait bien difficile à vivre.

En se glissant dans la peau du petit Vérone pour raconter les histoires des deux fillettes, Carine-Laure a retrouvé toute sa fraîcheur enfantine, elle a redécouvert un langage, même s’il était certainement moins élaboré, dont elle usait peut-être quand elle n’était encore qu’une fillette candide. Un langage truffé de mots inventés, déformés, d’expressions très imagées mais aussi un langage rempli de jeux de mots, de calembours, d’aphorismes, de jeux d’assonance, de termes détournés de leur sens initial, des mots venus, eux, de son présent et non pas de son enfance. Un vrai bonheur de lecture pour ceux qui aiment jouer avec les mots, leur faire dire ce qu’ils n’avaient pas prévu de dire, leur faire raconter une autre histoire. « Moi, Vérone, le p’tit gars qui vous raconte du fantastique dans cette histoire, je suis haut de forme de pot de ne rien sans voiler, de tout vous tanguer. » Vérone il raconte ce qu’il peut avec les mots que Carine-Laure lui prête. « Alors nous, on absorbe ces vérités-là. On ne sait que celles-là, ce sont celles qui coulent toutes humides de rires et de larmes de la bouche des deux fées. » Il ne sait peut-être pas, le petit Vérone, que son texte est formidablement poétique et qu’il est beau. « C’est du beau derrière les yeux, du baume sur le cœur, du rêve jamais entamé avant cette glorieuse journée de rois couronnés. »

Et dans le Grand Jardin, « Avec une voix isocèle de clairière cristalline et équilatérale de victoire. Nicole et Marianne chantent en gesticulant de leurs doigts de fée et secouent la démesure… » pour que le monde des enfants vivent toujours et qu’un jour peut-être il remplace le triste monde des adultes.

Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Sur le site Critiques libres : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/32551 )

Merci à Denis Billamboz pour tout ce temps qu’il accorde aux auteurs !

— Carine-Laure, on sait que ce livre avait reçu une critique assez acerbe de la part d’une de nos chroniqueuses. Quel est ton avis à propos de cette critique ?

— Ah oui, tu parles de cette rubrique, Ça passe ou ça casse

https://www.youtube.com/watch?v=_EGrfHLc2mk …Tout le monde n’a pas les codes pour rentrer dans cette poésie et il est vrai que cette dame, comment s’appelle-t-elle déjà ? ah oui Mélissa c’est juste, Mélissa n’avait jamais chroniqué (ni même lu ?) de textes poétiques. Demandons-lui qui est André Breton, elle ne saurait sans doute pas répondre et si on lui cite Les champs magnétiques, elle craindrait une prochaine électrocution.

— Mais comme tu es, Carine-Laure ! Pour les lecteurs, je mets ici un lien vers tous les commentaires de ce livre

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/les-enfants-du-grand-jardin--conte-surrealiste--editions-chloe-des-lys--2012/32062326.html

— Non, je ris, c’est de l’humour. Mais grâce à cette vidéo, les ventes du livre ont grimpé ! Tout le monde voulait savoir et ça, c’est du tout bon ! Vive les non-poètes !

— Carine-Laure, des projets ?

— Oui ! Album number one, Cinéma magique sera bientôt au catalogue des éditions Chloé des Lys. C’est un petit livre format A6, avec des textes qui seraient destinés à être mis en musique. Textes cherchent musiciens, donc…

A part cela, je travaille pour un projet dans la ville de Châtelet mais chuuuut. Et il y a les textes pour les revues : Aura, Lichen, Le Spantole, Les Petits Papiers de Chloé. Il y a aussi le projet d’un livre d’Artistes mais là aussi, chuuuut. Et puis aussi, toutes ces séquences pour Actu-tv !

— On le comprend, Carine-Laure est toujours sur des charbons ardents ! Et si vous ne la connaissez pas encore, voici son press book :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

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Christine Brunet a lu "Nuageux à couvert" de Marcelle Dumont

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Nuageux à couvert" de Marcelle Dumont

Nuageux à couvert est un recueil étonnant... Des nouvelles de longueur inégale mais qui jouent avec brio sur deux couleurs complémentaires, le gris et le noir, d'où le titre, sans doute, même si la première de couverture montre de larges pans de ciel bleu. Et le ciel bleu, Marcelle ?

A cette question, Marcelle m'a répondu sans se démonter mais avec justesse : "Le ciel bleu je sais qu'il existe en dépit de tous les nuages sombres, les deux coexistent parfois, comme sur ma première de couverture. Mais on ne choisit pas ses sujets. Ils s'imposent à vous."

Comme tu as raison, Marcelle ! On n'est pas toujours maître des mots que nous couchons sur le papier !

L'écriture ? Un côté presque XIXe qui surprend mais apporte ce côté "différent" et décalé qui s'associe parfaitement au déroulé des textes au rythme qui s'accélère toujours à l'approche du dénouement.

Une approche psychologique des hommes et des femmes ballottés par la vie, tout simplement... Des personnages froids que l'on observe avec curiosité sans jamais s'associer à eux : trop torturés, trop différents de nous... enfin, c'est ce qu'on aimerait croire.

Un décorum presque intemporel : seuls ces "héros" de quelques pages priment dans leur cheminement et leur destin implacable dicté par "les autres".

L'amour, la mort... L'amour à mort...

J'ai reposé le livre de Marcelle Dumont un peu sonnée par l'ambiance puis j'ai tourné la tête vers un extérieur baigné de soleil avec surprise, presque soulagée.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "Villa Philadelphie d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Villa Philadelphie d'Edmée de Xhavée

Je souhaitais lire le nouveau roman d'Edmée de Xhavée depuis sa parution... Il a mis un certain temps à me parvenir et, entre temps, j'ai eu le plaisir de recevoir Edmée chez moi, à Marseille, pour un interview actu-tv... Je l'ai écoutée me parler de la trame de l'histoire, de ses héros avec une certaine frustration, sans doute parce que je préfère avoir une "emprise" directe sur l'univers de l'auteur au travers de la lecture.

Après réception du livre, je l'ai laissé de côté, histoire d'oublier les mots et de plonger sans a priori dans le texte.

J'ai eu raison : je me suis lancée dans la lecture l'esprit vide et je quitte "Villa Philadelphie" avec des images plein la tête, avec des sourires et un petit pincement au coeur.

Edmée de Xhavée a le don de "raconter les gens", de pénétrer dans leur univers et de le partager avec une générosité touchante. Le lecteur n'a d'autre choix que de faire partie de leur intimité, un peu comme un voyeur compatissant qui pourrait, ça et là, jeter un regard moralisateur sur le microcosme de la villa Philadelphie. J'ai adoré les personnages plus vrais que nature, poignants, agaçants, aveuglés par leur ego ou écrasé par les conventions.

Si l'action se déroule du début du 20e siècle jusqu'à l'après deuxième guerre mondiale et décrit une société codée mais en pleine mutation, l'écriture résolument moderne laisse le côté désuet à la porte et vous invite à remonter le temps l'espace de quelques heures.

Je ne vous en raconterai pas l'histoire : pour moi, la surprise fait partie du jeu de la lecture. Si, néanmoins, vous souhaitez en savoir plus, reportez-vous au reportage actu-tv qui lui est consacré...

Merci, Edmée, pour ce voyage passionnant et chatoyant au coeur de la "Villa Philadelphie" !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "Les chemins oubliés" de Bertrand Maindiaux

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Les chemins oubliés" de Bertrand Maindiaux

Un cadre original : les Balkan à un moment particulier, l' "immédiat après-guerre".

J'aime cette région que j'ai visitée à de nombreuses reprises AVANT la guerre : un environnement compliqué, déjà à l'époque où les tensions étaient palpables. J'avais envie de découvrir un roman dont l'action se déroule justement dans une société en ébullition. J'ai été servie.

Le héros, François Weber, investi dans une ONG, est invité à partir en ex-Yougoslavie pour reconnaître le terrain et poser son organisation dans un pays en mal de structures médicales et organisationnelles.

L'auteur nous fait partager les premiers pas de son héros, nous amène sur le terrain au milieu des ruines et de réalités peu reluisantes issues de la guerre. La télé nous propose souvent des scènes d'après-guerre mais sentir les difficultés, les tensions, comprendre l'imbrications des forces impliquées sur le terrain, c'est évidemment autre chose.

Très documenté, ce roman se lit sans y penser. Le lecteur suit Weber et ses collègues en se demandant si ces humanitaires parviendront à mener à bien leur mission dans ce champ de ruines. Je vous laisse le découvrir...

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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