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Christine Brunet a lu "Sables", le nouveau recueil de nouvelles de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Sables", le nouveau recueil de nouvelles de Laurent Dumortier

" Chaque grain du sablier qui s'écoule est un morceau de vie qui tombe, une chute dans le néant du passé. Le futur est là, sous nos yeux, mais il est irrémédiablement condamné..."

Du sable... sous toutes ses formes... C'est le titre et un fil qui lie chacune des 14 micro-nouvelles de ce recueil.

Mais au-delà, un seul liant : le frisson.

Oscillant entre humour macabre et images décalées, ces histoires nous propulsent dans un univers sombre, d'un fantastique pessimiste.

Le lecteur ne peut que se prendre au jeu diabolique des images chocs qui le ramènent insensiblement à ses cauchemars les plus intimes.

Qu'évoque le sable pour vous ? La mer et le soleil ? Oubliez l'insouciance des vacances... Pénétrez sur la pointe des pieds dans un envers du décor troublant, grinçant et fuyant.

Que vous le vouliez ou non, une fois que vous aurez mis le doigt dans l'engrenage, comme les personnages, plus de marche arrière !

Des nouvelles qui se lisent à cent à l'heure et qui ne vous laisseront pas indifférents ! Osez !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "La Maison Dieu" de Didier Fond

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "La Maison Dieu" de Didier Fond

Le livre de Didier trônait depuis un moment au-dessus de ma PAL. J'aime son univers, son écriture, je le gardais donc pour la fin sauf que, mes occupations me rattrapant, cette fin a traîné.

Mais voilà, ça y est, je l'ai pris et terminé dans la foulée !

Unité de lieu (ou presque) : l'action se déroule dans un coin que j'imagine perdu aux alentours de Lyon. Un village comme beaucoup d'autres où tout le monde se connaît, tout le monde a des secrets.

Un style facile à lire, fluide, imagé qui balade le lecteur.

Une héroïne pas très positive, à la recherche du grain de sable qui va pimenter sa vie.

Une maison... La Maison Dieu... Vide depuis des lustres mais qui a été le théâtre d'événements que tous tentent d'oublier.

Et puis tout bascule lorsque la maison est louée...

Pourquoi ? Pas question déventer l'histoire, ce serait dommage !

Didier Fond nous propose là un roman policier hors des sentiers battus, attachant, palpitant, détonant. Même si, presqu'à la fin, le lecteur comprend qui est qui et qui a fait quoi, la fin est surprenante, croyez-moi !

Je vous invite à découvrir ce roman ! L'un de mes rares coups de cœur du moment !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "La Maison Dieu" de Didier Fond
Christine Brunet a lu "La Maison Dieu" de Didier Fond
Christine Brunet a lu "La Maison Dieu" de Didier Fond

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Jean-François Foulon a lu " Ailleurs est un pays aux rivières lentes" de Joël Godard

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-François Foulon a lu " Ailleurs est un pays aux rivières lentes" de Joël Godard

Je termine à l’instant le petit recueil de poèmes de Joël Godart et je veux mettre par écrit mes impressions tant que je suis sous le charme. On sait comment cela va : si on attend trop longtemps, on intellectualise, on raisonne, on fait de beaux développements savants, qui sont sans doute fort pertinents, mais on n’a pas rendu l’âme des poèmes, autrement dit ce qui nous a fait vibrer en tant que lecteur. Or justement ceux-ci m’ont parlé et pas un peu. Il s’agit de poèmes courts, qui développent en quelques vers libres les thèmes de l’amour, du temps qui fuit, de la mort, mais surtout du rêve. On sent que pour l’auteur écrire est une manière d’atteindre une sorte d’éternité, celle d’un monde onirique bien meilleur que celui dans lequel il nous faut vivre :

Par mes songes je suis ailleurs.

Ce qui ne veut pas dire que notre poète soit triste. Non, du tout, mais il cherche dans cet « ailleurs » un équilibre intérieur. La femme tient évidemment une place de choix dans cette poésie et l’amour que le poète éprouve pour elle est précisément une manière d’atteindre ce monde magique et transcendant :

Femme aux doigts légers ta parole enflamme le monde

La femme est en elle-même tout un univers qui fait rêver et qu’il s’agit d’explorer pour donner un sens à sa vie :

Mes mains sur ton corps avancent en arabesque

Sur ton flanc aux pentes douces mes mains sont en voyage

La femme est donc bien une terre inconnue que l’on découvre avec émerveillement. Sa douceur seule semble nous apaiser de nos angoisses et nous ouvrir les portes de la beauté du monde.

Outre les nuages qui eux aussi font rêver, la mer est un autre thème récurrent, avec des images parfois étonnantes et très belles :

Le matin nous trouvait allongés sur la plage

La mer couchée à nos pieds

Entre la mer et les nuages, il y a les oiseaux, qui dominent le ciel et qui semblent les seuls à être capables de planer et de découvrir le pays des rêves. Le poète se transforme d’ailleurs parfois lui-même en oiseau, pour mieux entrer dans ce monde onirique, monde qui renvoie à l’Eden et au paradis perdu. Car ce sont ces sphères éthérées que cherche le poète, même s’il s’interroge lui-même sur sa démarche :

Que cherches-tu, qui soit si difficile à trouver ?

Ce paradis, pourtant, n’est pas toujours imaginaire. Non, il semble parfois se trouver derrière nous, dans ce que l’on a vécu autrefois (l’enfance ?) et c’est par la mémoire qu’on tentera alors de le saisir :

Aller dans les souvenirs

Le filet des rêves à bout de bras

Comme un nageur à contre-courant

Pourtant l’auteur sait que devant lui, au bout du temps, se dresse la mort. Et c’est elle, sans doute, qu’il tente de fuir avec ses mots, pour dire ce qui fut ou ce qui aurait pu être.

Dans les poèmes de Joël Godard, il y a la nuit, mais aussi des aubes aux reflets bleus, qui viennent nous consoler.

Il y a de l’humour aussi, mais un humour qui renvoie au thème de l’écriture, comme ici :

Le petit homme a grimpé

Sur le rebord de l’encrier

Il m’a tiré sa révérence

Puis a tourné le dos et a plongé

Deux gerbes bleues ont salué son départ

Bref, quand on voit tous les thèmes abordés, on se dit que ce petit recueil, en quelques pages, a fait le tour de tout ce qui était essentiel. Il faut le lire, absolument et découvrir cet « ailleurs » qui était déjà annoncé dans le titre du recueil.

Jean-François Foulon

Jean-François Foulon a lu " Ailleurs est un pays aux rivières lentes" de Joël Godard

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Jean-Louis Gillessen a lu "2401" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Louis Gillessen a lu "2401" de Bob Boutique



Salut l'artiste,

J'ai bien reçu ton livre, c'est EXTRA !

Je ne peux m'en détacher, mais suis obligé, car 12000 chantiers et activités en cours tous les jours ...

Merci pour la dédicace,

2401 est un roman passionnant, et ton style me botte à ravir !

A bientôt pour plus de commentaires,

***

Salut Bob,

J'ai terminé la lecture de 2401 cette nuit à 02H27, à la fois content et triste qu'il n'y ait pas un autre sous la main ! J'en ai, pas de toi.

Extra le suspens du début à la fin ! Tes dialogues bien ficelés, ton humour bien présent, la joie de retrouver les expressions flamandes et le patois, les références nombreuses/films, musique, musées, personnes, quel pied !

J'ai noté : la seule faute/orthographe est le mot " événement " écrit 7 ou 8 x avec un accent grave, lors qu'il demande deux accents aigus.

Page 236 : " sur le la terrasse "

Page 304 : Ludwig Hess, puis Heinz.

Extra les " ... frisson glacé descend le long de son échine ... ",

heureusement qu'à la fin, Lieve dépose enfin sa bouche sur celle de Johan Chagrin !

Petit regret qu'ils ne se taillent pas ensemble à deux !

J'aime Stephan Eischer, suis fan !

Voilà, pas beaucoup de temps, mais voulais te souligner que ton livre est
au top des tops ! Ah oui, j'oubliais, tu devrais l'envoyer à Luc Besson, il en ferait un film du tonnerre ! Ton écriture est cinématographique, entre autres. Les plans coupés, les reprises, la description des lieux et des gestes + expressions, etc...

Jean-Louis Gillessen a lu "2401" de Bob Boutique

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Jean-Marie Mottoul chronique "Poèmes Inédits" de Jacques Degeye

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Marie Mottoul   chronique "Poèmes Inédits" de Jacques Degeye

A propos des « Poèmes inédits » de Jacques Degeye

Dans sa dernière publication, Jacques Degeye se livre à l’exercice de la poésie pour délivrer à notre monde, des messages d’alerte. Jérémie des temps modernes, il fait œuvre de vigilance sans laquelle, dit-il, nul poète ne peut être inspiré. Voilà une condition qui ne fera pas défaut à notre poète en herbe, au regard tourmenté, dont le tempérament porté au pessimisme, nous avait déjà été révélé dans son ouvrage sur le suicide. Un pessimisme moral, en filiation de la philosophie de l’absurde d’Albert Camus, qui traduit une souffrance face aux misères de la vieillesse, aux accidents qui fauchent des vies aveuglément, à des hommes capables de torturer leurs semblables, de maltraiter nos amis les animaux, de souiller la nature, alors que nous en partagerions la même essence, de s’aveugler et s’étourdir dans le brouhaha des messages futiles noyant le bon grain dans l’ivraie, de sombrer dans la barbarie au nom d’un patriotisme faussement rassembleur par la haine de l’autre. Du poète, est-ce la vocation de parler de ces malheurs ? Au barde, ne revient-il pas de magnifier le monde ? Et Jacques nous répond que ce n’est pas un acte déplacé, mais la célébration de ces vies cassées.

Mais ce recueil dépasse ce souci. Son enjeu est dans ce cri étouffé de la salamandre qui reste sans réponse, dans cette peur qui habite le poète face aux ténèbres qui s’annoncent, dans cette nostalgie d’un monde rural immobile qu’un capitalisme cupide n’aurait pas encore corrompu en un mouvement sans fin porteur d’angoisse, dans ce souhait de la suite du film sans aléas qu’il nous réserve , dans cet effroi d’un passage brutal des bras de la mère à la cour des nonnes.

Nous y voilà ; toutes ces vitupérations ne seraient-elles pas qu’un symptôme d’une altérité secrètement blessée, au plus profond de l’âme d’enfant par cette dame, pas vraiment inconnue, surgissant de nulle part comme l’aigle de Barbara, faussement disparue à tout jamais, mais toujours présente, déesse vicieuse? Convertissons-nous dans des entreprises moins frivoles, conseille Jacques, sans conviction. Non, ce qu’il faut, c’est tuer cette déesse ; ce recueil de poèmes en est la tentative qui parait réussie parce que parole a été dite, avec un accent d’authenticité, gage d’une libération de l’empreinte du prince des ténèbres qui est angoisse nous renfermant sur nous-mêmes. L’empreinte de Dieu, ce n’est pas la croix, ni les stigmates, c’est son amitié qui nous dit « lève-toi et marche » Et cet enchantement s’avoue dans l’image de l’eau salvatrice perçue comme une fontaine d’où coule un filet d‘eau mince et limpide qui évoque celle de Siloé, dans ce poème dédié au petit-fils sauvé du mal dont le ton de bonheur tranche avec le reste du recueil

Il faut imaginer Jacques Degeye apaisé.

Jean-Marie Mottoul Jambes, ce 7 juin 2015

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Alain Magerotte a lu "2401" le nouveau thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Alain Magerotte a lu "2401" le nouveau thriller de Bob Boutique

De prime abord, je n’aime pas ce qu’on appelle communément en littérature, une «brique». Cette mode consistant (c’est le cas de le dire) à sortir des romans de 500 pages et (bien) plus nous vient tout droit des USA.

J’estime (peut-être à tort) que tout peut être raconté en 250 pages… bref, on ne va pas y passer la nuit.

Quand j’ai pris connaissance de la sortie du premier gros roman de Bob, je me suis précipité pour l’acheter et cela, malgré le nombre de pages (448, fallait se les manger en évitant l’indigestion. Heureusement, j’ai toujours une boîte de pastilles Rennie à la maison).

Faut dire que je partais avec un à priori des plus favorables étant donné que je possède l’intégrale de l’œuvre du plus célèbre épicier, heu non, du plus célèbre libraire de Bruxelles et de sa périphérie. Deux tomes de contes bizarres jouissifs et un petit roman, «Les dix petites négresse», très drôle.

Au départ, ce roman devait s’intituler «Comme Jésus sur la croooa», mais sur la couverture, je lis : 2401 policier/thriller. J’aurais ajouté «fantastique» parce qu’il y en a dans cette histoire. Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de faire un parallèle avec ce cinéaste canadien, David Cronenberg, dont une partie de l’œuvre (la première) mettait en scène des personnages aux corps martyrisés, mutilés ou dégradés par la naissance ou par quelques diaboliques expériences scientifiques («Frissons», «Rage», «La mouche»…).

Vous l’aurez deviné, je suis un fan de Cronenberg que j’ai eu l’occasion de voir en chair, en os et sans mutilation à l’occasion du Festival du Film Fantastique qui se tient à Bruxelles depuis 1983.

Là, j’arrête… paraît qu’il ne faut pas trop en dire… difficile quand on veut parler d’un bouquin, soit… respectons la demande de l’auteur.

Alors, voilà ce que l’on peut divulguer :
L’histoire commence à Chamy, petite entité d’une centaine d’âmes dont 7 sont persécutées par un Corbeau. Des victimes ciblées au passé «pas très net». Des meurtres, des enquêtes… l’histoire est en marche (bien que les personnages circulent en voiture, c’est plus pratique et plus rapide), elle passe par la Hollande et atterrit en Suisse du côté de Sion que semble bien connaître l’auteur.

Comme le souligne avec justesse Christine Brunet (la reine du polar «sérieux»), nous ne sommes pas en présence des traditionnels flics américains. Ici, les policiers sont belges, hollandais et suisses.

Rien ne manque à la panoplie de ce genre de récit : les fausses pistes, le traître (ou la taupe) qui finit par se racheter, le flic bourru au grand cœur (surnommé le bouledogue), la jeune inspectrice audacieuse, une impossible (?) histoire d’amour, le professeur machiavélique ou naïf, le flic pourri, les… stop ! Je n’en dirai pas davantage.

Tout cela est saupoudré par le style gouailleur de Bob Boutique. Il n’hésite pas à s’adresser au lecteur. Pour éviter une description, il invite celui-ci à consulter tel œuvre. Des remarques personnelles (très drôles) jalonnent le récit. Bref, on sent que l’auteur s’amuse et invite le lecteur à en faire autant. Exercice facile pour ce dernier. Car, oui, je me suis bien amusé à la lecture de ce roman.

A part les détails informatiques, par trop pointus, tout le reste coule de source et nous donne envie de poursuivre la lecture jusqu’au bout.

Une fois le bouquin terminé, il arrive ce qui doit arriver : devoir su
bir l’attente insoutenable avant la sortie du prochain livre du plus célèbre pharmacien, heu non, du plus célèbre libraire de Bruxelles et de sa périphérie.

Alain Magerotte

Alain Magerotte a lu "2401" le nouveau thriller de Bob BoutiqueAlain Magerotte a lu "2401" le nouveau thriller de Bob Boutique
Alain Magerotte a lu "2401" le nouveau thriller de Bob BoutiqueAlain Magerotte a lu "2401" le nouveau thriller de Bob Boutique

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Philipe Desterbecq a lu "La robe en soie bleue ensablée" de Laurence Amaury

Publié le par christine brunet /aloys

Philipe Desterbecq a lu "La robe en soie bleue ensablée" de Laurence Amaury

Après ma chronique sur "Le vertige empaillé", Laurence Amaury m'a gentiment offert un autre recueil de nouvelles "La robe en soie bleue ensablée". Cette robe sera le lien entre les différentes nouvelles.

"Océane" comme un hymne à la mer, la mer du Nord où se déroule ce récit. On y découvre cette fameuse robe qui donnera le titre du recueil.

Trois jeunes gens squattent une maison, "Océane", dans laquelle ils vont trouver des souvenirs des anciens occupants. Ceux-ci influenceront leur existence jusque dans le prénom de leurs futurs enfants...

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Dans "Légende tzigane pour violon", un homme se rend au cimetière sur la tombe de sa mère. Là, il aperçoit une jeune femme qui enterre un paquet au pied d'une tombe sans nom. Intrigué, curieux, il ne peut résister à la tentation et déterre le paquet. Il ne le sait pas encore mais le contenu l'intéressera au plus haut point...

Secrets de famille et suspense...

Je pense que c'est la nouvelle que j'ai préférée.

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Dans "Gaillardmont", Laurence Amaury plonge ses lecteurs dans les arcanes de l'amour. L'amour et ses mystères.

Pourquoi tombe-t-on amoureux(se) d'une personne plutôt que d'une autre? Comment s'en sortir si on s'est trompé de partenaire, si l'amour éprouvé pour quelqu'un n'est pas vraiment de l'amour?

Si l'auteure invite le lecteur à démêler les écheveaux du sentiment amoureux, elle l'invite aussi à visiter sa chère ville de Mons. Après la lecture de cette nouvelle, je n'ai qu'une envie : parcourir les différentes rues décrites par Laurence.

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Avec "Simonne", Laurence Amaury rend hommage à sa famille côté maternel et invite le lecteur à feuilleter avec elle un album de photos familial. J'avoue m'être un peu perdu dans son arbre généalogique, mais qu'importe, puisque Simonne est l'héroïne de ce récit.

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Dans "Tarziblotte", mot surgi dans la tête de l'auteure, Laurence Amaury met en avant son amour de la lecture et de l'écriture. Et la robe en soie bleue attend son heure au fond d'une valise...

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Enfin, "Les demoiselles de Honfleur" emmènent le lecteur dans cette cité portuaire de la fin du XIXe siècle où il pourra rencontrer le peintre Eugène Boudin, le musicien Erik Satie et l'humoriste Alphonse Allais, tous originaires de la cité.

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Et dans chaque nouvelle, le lecteur se régalera de l'écriture parfaite de Laurence.

Philippe Desterbecq

Philipe Desterbecq a lu "La robe en soie bleue ensablée" de Laurence Amaury

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Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

J’ai lu 2401

Intriguée par les photos bizarres des lectrices de “2401” le livre à la main et la mine ahurie ...

Je me suis procurée ce livre !

Il s’agit d’un Policier/Thriller sorti en 2015 – éditions Chloé des Lys

Je n’apprécie pas les histoires trop macabres mais avec cet auteur je savais que j’allais m’amuser, j’adore son humour décalé !!!

J’ai déjà lu auparavant “ Les contes bizarres” – et aussi “ Les 10 petites négresses”.

D’ailleurs page 9 l’auteur nous prévient :

- Un thriller ça ne rigole pas. Moi si c’est plus fort que moi.

Le ton est donné.

Il fait partie de ces livres qui vous happent dès que vous les ouvrez.

Une idée amusante et la tension qui monte crescendo ...

Au début nous nous trouvons dans un petit village paisible avec des gens ordinaires, mais c’est aussi un nid de coucous !

Pourquoi ?

Vous le découvrirez si vous avez la chance d’avoir ce livre entre vos mains.

C’est bien ficelé, des rebondissements, de l’humour comme par exemple page 165 -

- Si j’osais ... il prend une mine humble et servile tout en rougissant comme une tomate devant un jardinier à poil: puis-je vous inviter ce soir ...

Bref ! J’ai adoré l’intrigue et les personnages comme le commissaire Johan Verdrier (le bouledogue).

En conclusion je suis définitivement sous le charme ( du roman, pas de Bob )

Marcelle Pâques

Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob BoutiqueMarcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

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Rolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys

Rolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

J'ai lu Léon 20 h. 30 de Jean-Louis Gillessen

Cette pièce de théâtre est un petit chef d'œuvre que je me réjouis de voir en décembre.
Avec lucidité et brio, Jean-Louis Gillessen pointe du doigt les lenteurs et les incohérences d'un système où la bureaucratie étouffe l'humain.
Parvenir à distiller de l'humour dans un contexte dramatique relève du défi et témoigne du talent d'un auteur que je vous invite à découvrir sur scène.
Mais qui est Léon ?
Un homme comme il doit en exister des centaines.
A 19 ans, victime d'un accident de roulage, il voit ses projets d'avenir réduits à néant.
Dix ans se sont écoulés depuis. Dix ans, une éternité durant laquelle, lui, la victime, est devenu une sorte de cobaye. "Faire avancer le dossier", beau prétexte pour l'amener à subir à plusieurs reprises les mêmes tests censés évaluer l'évolution de son état jugé irréversible !
Les compagnies d'assurance tirent les ficelles, manipulent. Et Léon se retrouve au centre d'un jeu malsain dont il est un pion. Autour de lui gravitent des médecins désignés par les assurances, des médecins sans états d'âme, sourds à ce qu'il pourrait avoir envie de dire. Ancrés dans leurs certitudes, ils se gargarisent de mots, s'affrontent, se contredisent, en vertu des théories des maîtres à penser dont ils se réclament.
Cette fois, Léon en a assez ! Il ne leur permettra pas de réinventer son histoire ! Son histoire, il nous la racontera à 20 h. 30

ROLANDE MICHEL

Rolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis GillessenRolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis GillessenRolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

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Jeanne R. a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Jeanne R. a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Jean-François Foulon, en conducteur attentif, nous balade avec des mots dans un parcours initiatique, lequel fait agir les héros du roman afin de se libérer du réel. Après le temps perdu, perdu à s'aimer mal, c'est le temps retrouvé que ce petit monde cherche durant des jours et des jours en pays de France pour réparer les bleus à l’âme.



Dès les premières images du livre, dans le noir profond d'une cachette qui voit l’obscurité dessiner les ombres de la nuit, comment ne pas penser à "La caverne de Platon" ? Mais, chez J.F. Foulon, le noir est profond et les ombres sont des fantômes d'où émerge la réalité d'un no man's land tandis que nous, lecteurs/lectrices, restons sur le seuil de cette caverne en attendant que l'histoire se déroule...



Il s'agit bien d'un huis-clos avec quatre personnages en partance pour un voyage au bout de soi-même : "la mère", ses deux enfants et une voiture, cette dernière a un rôle à part entière, assurément celui du refuge utérin.



Par un jeu intéressant, J.F. Foulon choisit de ne pas s'encombrer de noms ou de prénoms - seule - la petite fille est prénommée (Pauline), vu que c’est elle la lueur d’espoir, semble-t-il, et elle n’aura de cesse d’être protégée par les siens proches.
Dans cette grande aventure faite de petites aventures, tout le monde tente de se reconstruire, du plus petit au plus grand, et l'autorité se trouve transposée comme un passeur de témoin. L'unique garçon de l'histoire, appelé simplement "L'enfant", se présente ici sous un schéma œdipien, sauf que le regard de cet enfant en devenir n'est rien d'autre que notre regard, celui que nous posons sur un monde moderne cabossé qui va à vive allure comme la voiture, la voiture de l'histoire, la même qui se doit d'éviter d'autres écueils...



Il sera donc dit que le féminin s’avère très important dans ce beau roman triste au titre bien porté : "Obscurité".



Entre parenthèses, si l'un des lieux le plus récurrent du récit se trouve être "le camping", nous pourrions définir l’intériorité rêvée de chacun des protagonistes, grâce à l'épisode situé au frontière de l'Espagne, ainsi : Château de sable pour "l'enfant" / Château de contes de fées pour "Pauline" / Château de cartes pour "la mère".



Ce drame de la solitude à trois met surtout en lumière la question des règles de vie, celles édictées par la Société. Mais si une loi est mal faite, peut-on la transgresser ? Auquel cas, ce n’est pas sans risque…



Je salue bien bas Jean-François parce que dans ce "road movie", à la française, on sent très fort l'amour de la France que porte l'auteur en son cœur.



Littérairement vôtre,



Jeanne R.

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