Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

fiche de lecture

Patrick Dubois a chroniqué dans la REVUE INDEPENDANTE "Vénus en Ré", le thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://revueindependante.over-blog.com

http://revueindependante.over-blog.com

 

 

Après le Doubs, Marseille, Londres, le Cantal, le Périgord… pour son nouveau thriller, Christine Brunet nous entraîne sur l’île de Ré afin d’y suivre une nouvelle et palpitante enquête menée par le tandem Gwen Saint-Cyrq et Signac.

 

Dans ce nouvel Opus, Christine Brunet va nous faire découvrir les charmes et les beautés de l’île de Ré mais surtout tenter de résoudre une énigme qui commence avec la découverte d’un septième cadavre qui serait victime de «  l’homme au catogan ». Seulement cette dernière victime… pour l’instant il y en aura d’autres au fil des pages n’est autre que la fille du commissaire divisionnaire Renaud Marsan. Loin de la police,  menant une double vie Saint-Cyrq accepte par amitié de mener l’enquête d’autant plus que le commissaire Lebecq patauge allégrement pour découvrir ne serait-ce qu’un bout de piste concernant déjà les six premiers meurtres. Faire équipe avec Signac n’enchante pas Gwen (voir le précédent thriller de Christine Brunet  « Convergences »). Elle n’a pas le choix et rejoint le SIRC (Service d’investigation et de recherches criminelles » composé de binômes militaire et scientifique. Dans son domaine, elle est médecin légiste, Gwen Saint-Cyrq est la meilleure, rien ne lui échappe, sa capacité de raisonnement est phénoménale et bien que Signac ne la lâche pas, elle mènera son enquête comme bon lui semble au grand dam de son coéquipier.

 

Mais comme dans toutes les enquêtes la maligne Christine Brunet, aime à brouiller les pistes ! elles se multiplient au fil des pages !  Y-a-t-il un ou plusieurs assassins ? Comment un cadavre (celui de Ghislaine Marsan) fille du commissaire Renaud Marsan retrouvée dans la forêt de Notre Dame dans l’arc boisée de la région parisienne peut-il avoir un rapport avec un double meurtre commis à Trousse Chemise sur l’île de Ré où l’on retrouve le colonel de gendarmerie et un truand défiguré abattu l’un à côté de l’autre ? De plus Gwen retrouve deux de ses ex-amants, le légiste Daniel Lesage (trempe-t-il dans les meurtres ?)  et Angel O’Maley un trafiquant notoire recherché pour trafic d’armes, de diamants et meurtres mais qui demande à Gwen Saint-Cyrq de récupérer chez un autre trafiquant aussi pourri (Alexis Magrötte) que lui, et qui l’a berné, les diamants dans son coffre…Y parviendra-telle ? Seule la lecture de Vénus en Ré « vous en apprendra plus. Parmi les cadavres Gwen retrouvera aussi Christian Pinel, son premier grand amour, génie de l’informatique mais qui a mal tourné. Pourquoi a-t-il été tué ?

 

Au milieu de toutes ces pistes qui finiront par se rejoindre, Yvon Signac retrouve lui aussi son amour de jeunesse en la personne de Josy, capitaine de gendarmerie veuve du colonel Grimaud abattu sur la plage de Trousse Chemise. Quel rôle joue-t-elle dans ces meurtres ? Tous les cadavres sont assassinés en rapport avec l’astrologie et tués par des médicaments bien spécifiques, que seule une personne initiée peut se procurer mais qui est-elle ? Gwen Saint-Cyrq au fil des pages se rapproche du but final avec l’aide du docteur Michalon. Notre Gwen  médecin légiste victime d’une femme jalouse, finira par se retrouver avec deux balles dans le corps, parviendra-telle à s’en sortir ? Pourra-t-elle  sauver son coéquipier Yvon Signac en mauvaise posture ? autant de question que «Vénus en Ré » vous fera découvrir au fil des pages avant de vous emmener en Sierra Leone… et en Provence pour une fin  qui  n’en n’est pas une , Christine Brunet ayant le talent de vous faire patienter pour connaître la suite des aventures de Gwen Saint-Cyrq. Son prochain thriller «  HX13 » sortira  dès le 1er octobre prochain.

 

Pour son neuvième thriller « Vénus en Ré », Christine Brunet s’inscrit dans la lignée des plus grands spécialistes du genre, je l’ai déjà dit, mais je le redis, ses livres pourraient faire de magnifiques scénarios pour des films policiers, tant les personnages, les intrigues sont bien charpentés, ils enchanteraient les amateurs du genre, ne reste plus qu’à trouver le bon réalisateur pour tenter l’expérience. En attendant avec « Vénus en Ré »  Christine Brunet nous propose  un grand cru dans le genre suspense, rebondissements jusqu’au point final  avec lequel vous passerez j’en suis sûr un excellent moment de lecture bien calé au fond de votre fauteuil club.

 

Patrick DUBOIS

Partager cet article
Repost0

Claude David a lu "Auprès de ma blonde", le roman de Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

AUPRÈS DE MA (MES) BLONDE(S)

Où donc Thierry-Marie Delaunois va-t-il puiser son imagination ? Elle foisonne dans son dernier roman…

Chaque personnage y est une énigme tant dans la psychologie que dans l’action – toujours imprévisible. Et tout va s’enchevêtrer… On peut bien imaginer à chaque page la tournure qui s’annonce, et non, on va de surprises en surprises. Sans jamais pourtant perdre le fil (si la confusion semble l’emporter au début, elle n’est qu’apparente).

En effet, l’auteur a savamment étudié la construction d’un édifice complexe. On progresse, décontenancé et haletant, avec l’envie de savoir et, à la fin, ce n‘est jamais vraiment ce qu’on attendait, ni la nature profonde des personnages, qui se livrent difficilement, ni le cœur des intrigues. On se disperse pour mieux être surpris – et on le sera très singulièrement lors du dénouement final.

L’imagination et la construction : deux qualités de ce livre… Et puis l’introspection… Car André, Hélène, et Séréna, les principaux protagonistes, sont des esprits torturés. Un autre mérite de l’auteur est de placer un de ses héros dans sa propre position d’écrivain : André se met à écrire le livre imaginé par son créateur… après l’avoir imaginé à son tour, dès sa seconde rencontre avec Séréna, tant la jeune femme le fascine.

Tous dans ce livre s’interrogent sur eux-mêmes, à l’obsession, analysant les questions métaphysiques qui empoisonnent : d’où viens-je, qui suis-je, où vais-je ? Et s’interrogent sur les autres. En fait ils espionnent, fabulent, fantasment, cherchent à percer les mystères de chacun. Sur fond de désirs amoureux croisés qui suscitent confrontations et jalousies.

Si André, quadragénaire esseulé, a une destinée particulière, que dire de celle de Séréna qui porte un lourd secret ! Le destin qui les unira est aussi une totale surprise ! Et la fameuse « lettre » en est encore une autre. Et puis il y a la trajectoire d’Hélène qui à sa façon ouvre des interrogations sur les voies du « transgénérationnel », lequel peut briser l’individu à son insu !

Et puis on meurt beaucoup dans ce livre ! À lire par le début, même si la fin est royale ! (Thierry-Marie Delaunois, Auprès de ma blonde, Chloé des Lys, 2016, 228 p.)

 

 

CLAUDE DAVID

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Christine PREVI a lu "La croix mystérieuse" de Robert Fontaine

Publié le par christine brunet /aloys

 

Il s’agit d’une enquête policière menée par le jeune lieutenant, Noël Méneval, qui vient de rejoindre la brigade de gendarmerie où a été muté son chef le commandant Legrenzi.

 

Il est chargé de l’enquête sur le braquage d’une bijouterie, qui a mal tourné, car on a tiré sur le gérant qui d’ailleurs décédera…

Deux jours plus tard, on retrouve le corps d’une jeune femme près d’une croix, d’autant plus mystérieuse, que ce n’est pas le premier cadavre découvert à son pied !

 

Une ambiance électrique au poste, des indices maigres et trop peu convaincants (un masque, une moto…), s’ajoutent à une rigueur administrative qui vient alourdir l’enquête…

Le commandant Legrenzi est agressé et mis hors service, il sera remplacé par un responsable sec et autoritaire…

 

Heureusement, l’inspecteur Montherey et Alice verdier, jeune stagiaire, sont des atouts positifs. La confession d’un mourant donne un éclairage nouveau à l’enquête en cours. Les rebondissements sont nombreux et surprenants.

 

L’intrigue se déroule sur fond de couleur locale, dans le beau village d’Écaussines, et baigne dans une « belgitude » très plaisante. J’ai beaucoup aimé la progression du suspense par petites touches inattendues, la description réaliste des lieux et des habitants et le ton calme et sérieux dans lequel baigne l’enquête.

 

 

Christina PREVI

 

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Vincent Vallée a chroniqué le roman de Thierry-Marie Delaunois "Auprès de ma blonde"

Publié le par christine brunet /aloys

https://lesmotsricochent.blogspot.fr/2017/05/aupres-de-ma-blonde-de-thierry-marie.html

https://lesmotsricochent.blogspot.fr/2017/05/aupres-de-ma-blonde-de-thierry-marie.html

Il est de convenance de se lire entre auteur(e)s et lors de mes différents salons littéraires, j’ai fait la connaissance de Thierry-Marie Delaunois, une rencontre sympathique, enrichissante.

Thierry-Marie Delaunois est l’auteur de plusieurs romans déjà, il est un romancier mais tout comme moi, il rédige des critiques, des chroniques. La littérature est un moteur à sa vie, c’est indéniable.

Je ne l’avais pas encore lu, et récemment j’ai appris que Thierry-Marie Delaunois était publié chez Chloé des Lys, une maison d’édition belge, avec “Auprès de ma blonde”.

Dès le début du livre, nous entrons dans un presque huis clos avec ce parc que l’auteur décrit, un parc où André, écrivain en passe d’être connu, aime à se promener, chercher l’inspiration. Il y rencontrera une grande et jolie blonde, magistrale presque, selon la description de l’auteur.

Dans ce presque huis clos nous ferons connaissance avec André bien entendu, Serena, Hélène, Danton, une gitane diseuse de bonne aventure, et bien d’autres encore dont le rôle ne sera pas très important pour le récit, sauf les coccinelles.

Dans ce parc, un lac, avec en son centre un îlot. Réputé dangereux, le lec sera central tout au long du roman, il sera un tournant narratif non négligeable. Une histoire d’amour va naître entre André et la majestueuse blonde du parc, mais très compliquée, une relation semée d’embûches, de doutes, de remises en question.

Ce que je peux dire d’ores et déjà, c’est que ce roman de 226 pages ne manque pas de rebondissements, de surprises, les cinquante dernières pages en sont d’ailleurs riches. Ce dont il est traité dans ce roman, c’est de passion, d’amour, de folie, d’éducation, mais aussi de suicide. Un sujet délicat qu’il faut maîtriser.

Ce que je peux dire également, c’est que je ne me suis pas ennuyé à lire le dernier roman de Thierry-Marie Delaunois, je l’ai bien entendu un peu reconnu dans quelques narrations, descriptions, d’ailleurs l’auteur ne s’en cache pas, il a fortement raison, on écrit toujours un peu sur soi.

Je me suis fait une remarque au sujet de ce livre, durant sa lecture, ça me fait penser à Tintin de Hergé, et je ne le dis pas avec péjoration que du contraire, ce récit est une véritable enquête, de soi, de l’autre, de sursaut en surprise, le lecteur trouve matière à poursuivre son récit, à savoir la suite.

Ce que j’ai un peu déploré, c’est peut-être que le récit se déroule beaucoup en un seul lieu, le parc, je ne sais d’ailleurs pas le nom de la ville ni le pays où se déroule l’action, mais c’est intéressant pour l’imagination du lecteur.

Les personnages manquent aussi de description, c’est un peu loin dans le récit quand j’apprends que André est assez bien fichu, beau garçon,rien de bien grave vous me direz, vous aurez raison.

Pour terminer, je dirais que si étant petit, on vous a dit que les coccinelles étaient les petites bêtes à bon Dieu, vous verrez que l’auteur les apprécie beaucoup aussi, et qu’elles ont un très grand rôle dans le casting de ce roman qui donne envie de découvrir ce que nous proposera encore Thierry-Marie Delaunois à qui je dis merci pour ce moment de lecture et bonne chance pour la suite de son aventure littéraire.

(Source: le site de Vincent Vallée auteur “Les mots ricochent”; auteur de l’article: Vincent Vallée)

 

Partager cet article
Repost0

Edmée de Xhavée a lu "Ma voisine a hurlé toute la nuit" d'Anne-Michèle Hamese

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu Ma voisine a hurlé toute la nuit, d’Anne-Michèle Hamesse – Edmée De Xhavée


 

Ma foi, on le lit vite, ce livre. On le dévore, on suit les mots en haletant. Car chacune de ces courtes histoires fait monter l’adrénaline.

C’est la course à l’amour, la fuite devant la solitude, devant l’inéluctable. C’est le coup de matraque que donne le réel. Des vies de femmes que l’on a envie de prendre dans ses bras, et les femmes et leur vie, et leurs larmes et leurs rêves, et leurs utopies. On voudrait toutes les consoler, même les méchantes, celles aux seins et au cœur secs.

Il y a celle qui choisit de mourir alors que la clé du bonheur tombe dans sa main – ça fait si peur, tout d’un coup ! Celle qui attend une visiteuse qui ne viendra pas, et est assourdie par sa propre folie. Et l’anniversaire de Monsieur Perdange, avec ce cadeau sorti de Hollywood version hard... ah Madame Perdange que vous fûtes généreuse !

Il y a aussi celle, avec son celui, les idéaux, les parfaits, les encore si beaux, dont la vie sera à jamais changée par une simple dent cassée. Et la ravissante dame au cerf-volant… qui rêve et fait rêver. Une autre, foudroyée debout par l’exigeant et impatient désir d’un collègue de travail…

Saviez-vous que l’on peut soudainement ne plus exister pour les autres ? Mais parfaitement… vous entrez dans un restaurant et n’êtes plus nulle part… On peut aussi entendre des conversations qui, peut-être, peut-être, parlent d’un mari qu’on n’aime plus trop mais qu’on veut garder… Et ces aspects de l’autre qu’on découvre par hasard, qu’on n’avait jamais sus malgré l’amour et le partage, ces importantes confidences qu’on n’a pas voulu nous faire…

Et puis ces merveilleux films d’amour que l’on va voir pour tant de raisons contradictoires, dans une salle hantée par les rêves et amertumes des autres…

Je ne peux qu’engager ma responsabilité : le lire, c’est redécouvrir bien des choses de nous-mêmes et de ces femmes que l’on a côtoyées…


 

Cactus inébranlable éditions, 80 pages

ISBN 978-2-930659-44-2

10€

Edmée de Xhavée

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Jean-François Foulon a lu "A la fin de ces longues années' de Joël Godart

Publié le par christine brunet /aloys

Joël Godart, "A la fin de ces longues années" (Editions Chloé des lys)

 

Une nouvelle fois, je suis sous le charme après la lecture du dernier livre de Joël Godart (« A la fin de ces longues années »), un livre de poèmes, bien entendu :

Dans son recueil précédent, il était question du rêve, de la mer, des nuages, de la femme et aussi de la mort.

Ces thèmes, on les retrouve dans ce second livre, mais il me semble que la conscience de la mort qui rode a pris plus d’emprise sur le poète :

A la fin de ces longues années

Quand nous devrons quitter cette terre

Nous déposerons sur le fleuve nos deux cœurs

 

C’est que le temps continue à avancer et que les années qui restent devant l’écrivain s’amenuisent petit à petit :

Les années ont passé comme feu de paille

déposant sur nos vies des brassées de feuilles

L’hiver s’avance et sur toutes choses

étend ses longs doigts blancs de givre

 

Cette prise de conscience n’est pas morbide, elle est simplement lucide. L’auteur a conscience qu’une grande partie du chemin est derrière lui et il décide, puisqu’i n’y a plus rien devant lui, de s’arrêter et de regarder la beauté du monde.

On sait que le poète habite maintenant en Bretagne, devant l’océan. Cette région  devait forcément devenir un thème de prédilection :

Sur mes domaines les routes sont rares. Beaucoup de végétations battues par les vents, de chemins tracés en toute hâte (…) La nuit nulle lumière sur la lande mais des cris d’oiseaux.

Outre la description de la lande bretonne, un tel texte porte en lui une réflexion existentielle. Les routes qui se font rares sont celles de l’existence, le vent symbolise les difficultés de la vie et ces cris d’oiseaux dans la nuit noire ont quelque chose d’effrayant. On devine la mort tout au bout et le grand plongeon du haut de la falaise.

Pourtant, en ce lieu de repos et de recueillement, l’amour peut renaître :

J’avais oublié jusqu’à la blancheur de ta peau (…)

Tes yeux étaient deux promesses.

 

Parfois les vers de J Godart deviennent des jeux de mots tendrement érotiques aux consonances bibliques :

L’amour est olivier au jardin de mes caresses

 

Mais les saisons défilent et l’automne (ultime cycle de la vie) approche. Les arbres qui « bavardent dans la nuit mystique» vont perdre leurs feuilles :

Ainsi va comme une feuille

Le monde vers sa perte

 

Le poète (qui nous a parlé d’un autre livre qui devrait sortir bientôt et qui sera consacré au Père Lachaise) hante les cimetières et voit sur les tombes des noms de femmes. Il se demande si leurs amants se souviennent d’elles, de la douceur de leurs lèvres et de leurs mèches blondes. Mais

Seules les allées se souviennent et chuchotent sans fin vos noms dans les corridors du temps

 

Parfois, le poète par le de son « métier » d’écrivain :

Avec des mots j’ai fait une tresse  

Descendant en guirlande jusqu’à mes pieds

 

A d’autres endroits, il parle de la musique comme d’une métaphore de ses poèmes :

Au son de ta mandoline

J’ai gravé ô Colombine

Mes accents sur le disque

D’amertume et de folie

Mais déjà le disque se raie

 

L’amour et l’érotisme sont bien présents (à quoi renvoie cette mandoline ? Au corps de la femme aimée peut-être…) mais la fin est bien là : le disque se raie.

Le recueil se termine sur neuf petits textes étranges et charmants où l’auteur met en scène des guerriers d’une peuplade primitive. Ceux-ci ont combattu vaillamment, mais ils attendent la mort.

Nous, les lecteurs, nous attendons plutôt les livres suivants de Joël Godard. Puissent-ils être nombreux !

 

Joël Godart, A la fin de ces longues années

Jean-François Foulon

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2017/03/03/joel-godart-a-la-fin-de-ces-longues-annees-editions-chloe-de-5917004.html

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

"Chaos" une lecture d' Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

 

Voir sur www.bob-boutique.com
"Chaos" une lecture d' Alain Magerotte


Revoilà donc notre flic bourru au grand coeur, Johan Verdriet de son nom, surnommé le bouledogue, et la jolie Lieve Moed, jeune inspectrice audacieuse, amoureuse dudit bouledogue, lancés dans une folle histoire qui va les emmener jusqu'au Yémen.
D'abord, quand j'ai lu le quatrième de couverture et vu la bande annonce pharaonique de "Chaos", je me suis dit ça y est, non content de devoir me taper les horreurs de Daesh et de l'Etat islamique à longueur de JT, voilà que Bob en remet une couche ! Trop is te veel !
De plus, l'ami Boutique est sans pitié, va falloir ingurgiter 492 pages... c'est du gavage, allô Gaia, help !
Bon, calmons-nous, me disais-je, le temps d'engloutir à la sauvette une pastille de Gaviscon et me voilà parti à la découverte de ce nouvel opus du fondateur et directeur des programmes d'Actu-Tv.
Comme dans "2401", le roman précédent qui démarrait avec "les lettres calomnieuses d'un corbeau", l'auteur part d'un fait simple, voire classique : le vol d'un tableau... avec cette nuance non négligeable; le tableau en question est sans grande valeur ! Voilà un fait qui ne peut que titiller la curiosité du lecteur. Bonne entrée en matière puisqu'elle est accrocheuse.
Je n'en dirai pas davantage au niveau de la trame afin de ne pas gâcher la surprise de celles et ceux qui vont partir à la découverte de ce nouveau roman fleuve.
Par contre, rayon personnages, je peux balancer puisqu'on retrouve, outre le couple en passe de devenir légendaire, Arie et sa compagne d'origine asiatique, Piet Buelinckx, une épée en informatique, bref les cadors de la KMAR, la Ministre Rita Van Hemelrijck, des agents du Mossad et le terrible Yahia.
L'auteur s'est bien documenté, résultat : c'est du travail propre et sérieux avec parfois un petit côté didactique et des détails techniques par trop pointus.
La célèbre gouaille de Bob transpire moins dans cette oeuvre que lors des précédentes, ce qui fait que lorsqu'on la retrouve au détour d'une page, on la savoure davantage.
Pour en revenir à la trame, que je ne me résous toujours pas à vous livrer, je tire mon chapeau (vous savez toutes et tous que j'en porte souvent) car il fallait aller la chercher celle-là... j'ai été scotché au point d'arriver trois jours de suite en retard au boulot ! C'est dire...
Bonne nouvelle, Bob annonce une suite !... Quand je vous disais que le couple Johan/Lieve était en passe de devenir légendaire...
Armons-nous donc de patience qui, n'en doutons point, sera récompensée d'ici... une bonne année. Rendez-vous en 2018.

 


Alain Magerotte. 
http://www.bandbsa.be/notes/chaosmagerotte.htm

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Christina Previ a lu "La maison" de Marie Klimis

Publié le par christine brunet /aloys

Une maison qui vit et se raconte, d’entrée de jeu ce n’est pas banal. De fait, rien ne le sera dans cette maison, née grâce à une histoire d’amour, et qui finira en ruine pour la même bonne raison.

Y entrer c’est pénétrer dans un monde au-delà du réel, entendre les briques vibrer devant les colères du maître d’œuvre vivant ou mort !

Les murs ont des souvenirs ; ceux d’une petite fille et de son mouton, surprenants par leur fraîcheur autant que par la ténacité de leur projet : la fillette dessine tout ce qu’elle peut, l’animal mange tout ce qu’il trouve

Tendez l’oreille, vous percevez des rires et des pleurs. La musique répond aux mots, les images ne sont pas toujours sages. La poésie s’infiltre avec les courants d’air, la cuisinière fait des mystères et méfiez-vous de son chocolat ! Ou alors, tout au contraire, servez-vous-en généreusement !

Ces murs ont été le point de départ de bien des voyages ; sur les routes pour les uns, philosophiques pour les autres

« La Maison » est un réceptacle de naïveté, d’amour, de trouble, de joie mais parfois aussi de déceptions et de colère. On y rêve aux étoiles sur les toits, pourtant la tristesse suinte au fond des caves.

Y pénétrer, c’est ouvrir la porte à l’enchantement, réfléchir au sens de la vie, rééquilibrer notre échelle de valeurs.

J'ai beaucoup aimé le style spécifique, enthousiaste, puissant et plein de fraîcheur de Marie Klimis. Le récit, traité avec beaucoup d’humour, analyse l’âme humaine avec une grande maturité.

Un seul bémol toutefois, certains passages m’ont semblé un peu longs.

 

Christina Previ

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Le blog de critique littéraire "Legere imaginare peregrinare" a chroniqué "Vénus en Ré", le dernier thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/02/17/passion-venus-en-re-christine-brunet/#more-10056

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/02/17/passion-venus-en-re-christine-brunet/#more-10056

Vénus en Ré est un thriller publié par les éditions Gascogne en décembre 2016. Il est le huitième de Christine Brunet; il peut être considéré comme une « suite » du précédent roman intitulé Convergences puisqu’il reprend les mêmes personnages d’enquêteurs. Il est l’occasion de faire plus ample connaissance avec eux, surtout Gwen Saint-Cyrq, la légiste au look extravagant ( piercings, tatouages, coupe de cheveux déstructurée) , et d’approcher d’un peu plus près cette femme mystérieuse, froide en apparence, mais courageuse, capable d’aller au bout de ses convictions, peu importent les conséquences.

venus-en-re

Le style est sobre, d’une précision quasi chirurgicale, très efficace, avec des phrases pas trop longues, des mots précis et parfois percutants attestant de la maîtrise parfaite de son auteur. Les très nombreux dialogues, notamment entre les enquêteurs à divers moments de leurs investigations, rendent le récit très vivant et entretiennent un suspense parfois à la limite du soutenable.

La présentation du roman est claire et aérée, rendant agréable la navigation au sein de cette enquête labyrinthique. Chaque chapitre porte un titre qui oriente le lecteur sur son contenu sans pour autant le révéler .

L’intrigue:

Dans le bois de Notre-Dame, quelque part dans l’est francilien, la découverte du cadavre d’une femme nue, étendue sur les feuilles détrempées, pose la question suivante: est-elle la 7e victime de ce serial killer que la presse a surnommé « l’homme au catogan »? En l’absence d’un modus operandi véritablement identique, les doutes sont permis, d’autant que le profiler Michel Lebecq et son équipe piétinent: aucune piste, tous les indices sont soigneusement effacés par le tueur, et aucun lien apparent entre les victimes qui semblent choisies au hasard.

Le commissaire Marsan, cette fois impliqué de près, obtient du juge l’autorisation du juge de mener sa propre enquête et reforme l’improbable duo Saint-Cyrq/ Signac. A condition de convaincre la jeune femme qui a démissionné pour se reconvertir en femme de chambre.

Pourtant,malgré les tensions et les désaccords qui les séparent, ils obtiennent très vite de nombreuses pistes qu’ils suivent jusque sur l’île de Ré. S’agit-il d’un seul tueur complètement imprévisible et d’une intelligence supérieure? Ou alors d’un « copy cat » en profitant pour commettre ses propres meurtres. Entre résurgences d’un passé pour le moins embrouillé, embuscades, poursuites, agressions et disputes, le duo de choc parviendra-t-il à résoudre cette ténébreuse affaire?

Les personnages:

ile-de-re-4
Île de Ré
  • Renaud Marsan: commissaire divisionnaire.
  • Ghislaine: sa fille, 22 ans.
  • Michel Lebecq: profiler de la Crim.
  • Le juge Colardon.
  • Gwen Saint-Cyrq: petite maigre tatouée, visage portant de nombreux piercings, cheveux noir corbeau très raides aux épaules sur le devant et presque rasé derrière le crâne ( petit clin d’œil à Lisbeth Salander??); médecin légiste très compétente. Orpheline, enfermé en maison de redressement à l’âge de 7 ans, puis adoptée par une femme qui ne l’aime pas, ce qu’elle lui rend bien.
  • Yvon Signac: co-équipier de Gwen.
  • Damien Potain: petit ami de Ghislaine; 32 ans, divorcé, biologiste marin au CNRS; ancien prof de la jeune femme.
  • Daniel Lesage: médecin légiste de l’équipe de Lebecq; ex petit ami de Gwen.
  • Christian Pinel: 8 e victime; premier amour de Gwen; 32 ans, condamné à 15 ans de prison pour piratage informatique.
  • Robert Grimaud: chef de la brigade de gendarmerie de l’île de Ré; ami d’enfance de Signac.
  • Josy Grimaud: épouse du précédent; capitaine de gendarmerie dans la même brigade. Premier amour de Signac quand ils étaient ados.

Les lieux:

Christine Brunet s’est visiblement très bien documentée afin d’offrir des descriptions de lieux les plus proches possible de la réalité, notamment en ce qui concerne l’île de Ré; en effet, elle donne de nombreux repères facilement vérifiables ainsi qu’une carte très précise (page 55).

Les descriptions des autres lieux sont minimalistes, donnant juste les indication nécessaires pour se représenter l’endroit, un peu comme un décor de film ou une photo: « La forêt domaniale du Bois Henri IV, enfin. Des maisons partout…Une bande de verdure. Des pins, un sol sablonneux couvert d’aiguilles brunes. Un sentier. » (Page 81).

Même chose pour l’appartement de Signac: « L’endroit était propre, méticuleusement rangé: il devait avoir une femme de ménage à la hauteur, à moins qu’il n’ait gardé ses habitudes de militaire. Tout était fonctionnel, sans luxe ni décoration inutile. Une table, quatre chaises, un canapé et une table basse devant, une cuisine à l’américaine à droite et un couloir qui devait mener aux chambres et à la salle de bains. » (Page 29).

Mon avis:

Grâce à Christine Brunet, qui m’a gentiment fait parvenir son roman afin que je le chronique, je découvre une romancière talentueuse, au style bien personnel, et son univers littéraire très agréable à lire, proposant un divertissement de qualité.Avec une dernière partie surprenante, à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Les nombreuses allusions à l’enquête précédente (voir Convergences) certes permettent de situer le relationnel compliqué fait de rancœur et d’attirance entre Signac et Gwen, mais peuvent à la longue gêner le lecteur qui n’a pas lu le titre précédent.

Des scènes d’action, des rebondissements intervenant au bon moment, des touches d’humour, des personnages intrigants mais attachants, loin de toute caricature,qui n’oublient jamais de prendre une douche ou de se nourrir (lol), que l’on a envie de retrouver dans une autre aventure, une intrigue sans temps morts ni incohérences, Vénus en Ré est incontestablement un excellent thriller dont je recommande très vivement la lecture.

Partager cet article
Repost0

Rolande Michel a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

 

J'AI LU LE TEMPS DE L'ERRANCE

de Jean- François FOULON

 

J'ai lu et relu à plusieurs reprises cet ouvrage avec un plaisir sans cesse renouvelé.

Je me suis bien longtemps demandé comment trouver des mots dignes de

qualifier une œuvre d'une intensité poétique aussi exceptionnelle, à la fois pleine de tendresse et empreinte d'un romantisme teinté d'angoisse, d’incer titude et de questionnement.

 

Pour Jean-François Foulon, la rime est accessoire, même s'il se plaît à la taquiner avec une facilité déconcertante.

Quel que soit le mode d'expression choisi, l'auteur laisse errer sa plume, au hasard de ses états d'âme, de ses souvenirs, de ses angoisses.

Certains thèmes essentiels, que je me bornerai à évoquer, sont récurrents.

 

Rêver !

C'est bien là le propre de l'Homme, ce qui le différencie de l'animal, depuis la nuit des temps !

L'auteur évoque, non sans nostalgie, son enfance, et les endroits familiers dont sa mémoire a même enregistré les odeurs.

Associés à la musique, ses souvenirs lui ont permis de fuir un présent sur lequel il jette un regard attristé.

Grâce à eux, il a pu s'évader dans ses rêves, à la poursuite d'une étoile, et exprimer, à travers l'écriture, son espoir d'un monde meilleur.

 

Comme il le dit si bien :

"Heureux ceux qui partent sur des navires affrétés pour nulle part, sans savoir s'ils reviendront."

La mer symbolise l'Infini, L'Éternité. Attiré par elle, l'Homme hésite un temps, diffère son départ, et se décide enfin à prendre le large, à embarquer sur ses rêves, "des navires dont les nuages sont les voiles". À quel prix ? Vers quelle destination ? Peu importe. Il marche...

 

Au cours de son cheminement, il arrive que "ses pas se perdent"dans les gares, le temps d'une halte, en attendant le train de la vie. L'emprunter le

condamne à la solitude.

Très vite, les traces de ses pas s'effacent cependant, comme il en va de celles qu'il laisse quand il marche sur les routes enneigées.

Existons-nous vraiment ? Se pourrait-il que nous rêvions notre vie ?...

 

Tout au long de son périple, l'Homme assiste, impuissant, à la destruction de la nature, à la victoire du matérialisme, du sexe, de la drogue.

Et le temps fuit inexorablement, un peu comme si la mort et son silence étaient le but ultime de toute existence.

Mais le temps a-t-il jamais existé ou l'avons-nous créé ?...

 

À l'automne de sa vie, après des années d'errance au cours desquelles il a le sentiment d'avoir tourné en rond, l'Homme arrive au bout du chemin. Sa fin est proche.

Confronté à la réalité, soudain lucide, il en arrive à la conclusion que fuir, en quête d'un ailleurs illusoire, ne servait à rien. Il se demande alors si ce voyage, qui le ramène à son point de départ, en valait la peine.

Pourtant, en cours de route, il a connu l'amour qui embellit la vie et fait souffrir aussi. Mais, comme toute chose, l'amour est éphémère. Le poète a rêvé d'une femme inconnue qu'il aurait voulue parfaite et unique.

Cette quête d'amour idéal, si chère aux romantiques, Jean-François Foulon l'exprime avec infiniment de douceur et de délicatesse. Mais de ses amours imaginaires ou vécues, seuls lui restent les regrets et la solitude.

 

Avant d'en terminer, j'aimerais vous inciter à méditer sur cette déclaration d'amour sublime que toute femme rêverait d'entendre :

 

"Je ne me souviens plus où nous nous sommes rencontrés,

Ni de quel pays tu venais.

Je n'ai jamais rien su de ton enfance ni de ta famille.

J'ai même oublié ton nom.

Mais j'ai gardé au fond de moi le tendresse de tes caresses,

L'odeur de ta peau et la douceur de ton regard.

Je te reconnaîtrais entre toutes."

 

 

Rolande Michel.

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 40 > >>