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Laurence De Troyer : écrire, "c'est construire une idée pour l'habiller de mots"

Publié le par christine brunet /aloys

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Qu'est-ce qui fait qu'un livre intrigue ou accroche le lecteur potentiel ? La couverture, sans aucun doute, le titre également puis le sujet du livre. Je dois dire que les trois critères sont réunis dans cet ouvrage que nous propose Laurence De Troyer, nouvel auteur publiée aux Editions Chloé des Lys. Elle a accepté de répondre à mes questions, ça tombe bien parce que les voyages, c'est mon péché mignon. Présentez-vous succinctement, s'il vous plaît...

Je m'appelle Laurence De Troyer, j'ai 28 ans et suis kinésithérapeute à Bruxelles. J'adore voyager, faire la fête entre amis, chanter, randonner et... lire évidemment.


Depuis quand écrivez-vous ? Un déclencheur ?

J'ai commencé à écrire lorsque j'étais enfant. Je me souviens d'histoires de sorcières que j'inventais et écrivais à l'ordinateur lorsque j'avais 8 ans. Une fois le récit terminé, je l'imprimais et faisais les illustrations avec mes crayons de couleur. 
A l'adolescence, je me suis lancée dans deux ou trois nouvelles frisant à chaque fois avec le style mélodramatique. Mes parents et ma soeur étaient mes meilleurs lecteurs. Mes profs de français et mes amis me donnaient parfois également leurs avis.
Les années ont passé, j'ai continué à garder ce goût de l'écriture, à aimer rédiger, commençant parfois des romans inachevés.


Quel genre littéraire affectionnez-vous ? Qu'écrivez-vous ? 

J'aime les romans, qu'ils soient des récits d'aventures, des thrillers ou des histoires d'amour ou de vie. J'ai commencé l'écriture d'un roman, pas encore achevé. Pour l'instant, j'ai publié un récit de voyage.


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Donnez votre définition du mot écriture

Pour moi, j'associe l'écriture au fait d'écrire à la main. La rédaction par contre nous fait jouer avec les mots, choisir celui qu'il faut pour accrocher le lecteur ou donner du sens à une phrase. C'est construire une idée pour l'habiller de mots et lui donner un contexte.


Parlez-moi de votre livre : comment est-il né ?

Mon livre est parti d'un voyage. Le 17 mars 2010, je me suis envolée pour le Québec en ne sachant pas du tout où me guideraient mes pas et combien de temps durerait ce périple. Mon plus fidèle compagnon a été mon carnet de voyage où je notais mes impressions, mes descriptions, mes coups de blues et mes coups de joie. Peu à peu, plusieurs personnes rencontrées au fil des chemins m'ont incitée à en faire un livre et à le publier. Je l'ai travaillé et re-travaillé. J'ai coupé des scènes trop longues, rajouté des impressions, remanié les phrases. Et voilà mon trip de cinq mois couché sur papier.

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Parlez-moi de vos personnages
 
C'est un peu présomptueux, mais mon personnage principal, c'est moi. Je parle à la première personne et raconte mes différentes rencontres et aventures. Parce que quand on voyage seul, on n'est jamais seul très longtemps. On rencontre, on découvre, on fait un bout de chemin avec des locaux ou d'autres voyageurs.
Ils viennent du Québec, du Canada de l'Ouest ou du Vietnam pour les locaux. Ils viennent de différents endroits du monde pour les autres personnes rencontrées.

 

Récit autobiographique, donc ?  N'est-ce pas compliqué de "se donner à lire" et d'affronter, ainsi, le regard des lecteurs ?


Si, je trouve ça plus confortable de mettre en scène des personnages qui ne sont pas moi. En étant moi-même le centre de mon livre, je montre ma personnalité et me dévoile devant des lecteurs qui ne me connaissent pas forcément. Je suis toujours un peu gênée quand je reçois les commentaires de mon livre et que les gens me donnent leur feedback. Même si j'apprécie évidemment de recevoir leurs avis.


 
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Comment écrivez-vous ? Au fil de la plume ? Le récit s'est-il construit au fil de vos aventures ou plus tard ?

Le récit s'est écrit au jour le jour. Je n'ai pas eu à inventer l'histoire, elle s'inventait elle-même au fil des aventures, des jours et des anecdotes. Je consignais mes journées dans un carnet de bord. En rentrant, il m'a donc juste fallu faire un travail de compilation et de rédaction, en ajoutant ou en enlevant certains passages.
 
Définissez votre style

Mon style est assez simple. Je relate, donne mon ressenti et tente de décrire les paysages qui défilent devant mes yeux. Mon but est que le lecteur "voyage" à travers mes yeux. J'essaye d'éviter les grandes phrases grandiloquentes ou l'on se perd entre le sujet et le verbe.
 
Pensez-vous que vous écririez (style, etc.) de cette façon si vous n'aviez pas été une grande voyageuse ?

Non, certainement pas. J'ai écrit des ébauches de romans et de nouvelles qui mettaient à chaque fois en scène des personnages fictifs. Je trouve cela plus facile et agréable de mettre en avant quelqu'un qui n'est pas moi, de lui prêter des actions, un caractère et des sentiments qui sont inventés de toutes pièces. Ce sera très probablement mon seul récit autobiographique. Mais l'expérience vaut la peine d'être vécue!

 


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Des projets ?

De voyage, certainement ! De rédaction, pas immédiatement. Ils restent dans un coin de ma tête avec une ébauche de roman commencée il y a quelques années. Mais le temps et la discipline me manquent pour l'instant, pour aboutir à un projet fini.

 Afin de titiller votre imaginaire, Laurence De Troyer vous propose un court extrait de son roman !

Dai Lanh. Petit village de pêcheurs déserté par les touristes. Une rue principale flanquée d’innombrables magasins et habitations et puis, derrière les constructions, une plage de sable blanc et fin bordé par la Mer de Chine d’un bleu limpide. Le ciel est éclatant et tient à distance tout nuage qui tenterait de s’approcher du soleil. Au large, des dizaines de barques de pêcheurs colorées tanguent doucement au gré des vagues. L’eau est transparente, chaude. Les barques rondes et les gargotes disséminées sur la plage donnent à cet endroit un cachet authentique et local.

Les touristes ont oublié ce lieu. Seuls des dizaines d’yeux bridés suivent nos moindres faits et gestes, et les visages se fendent d’un large sourire tandis que les habitants nous saluent de la main.

Nous nous approchons d’une casserole entourée de quelques chaises, disposées à l’abri du soleil. Un signe, un regard et l’on s’assied autour de la petite table. Bientôt, tout le village se rassemble pour nous observer gentiment. Aucune agressivité n’émane de leurs regards, juste une simple curiosité. On nous tend un bol de soupe fumant.

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans interview

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http://www.bandbsa.be/ ... Un nom étrange pour un blog incontournable !

Publié le par christine brunet /aloys

 

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http://www.bandbsa.be/

 

 

 

BANDBSA...

Voilà un nom étrange que tous les auteurs des Editions Chloé des Lys connaissent et pas seulement eux... ça non ! Des tas d'artistes également.

 

BANDBSA, c'est quoi ? Allons donc, comme si vous ne le saviez pas  ! C'est le blog/ site de  Bob Boutique, le gars incontournable que a fait de la promo des écrivains... et des artistes une sorte d'acte de foi.

 

BANDBSA, c'est d'abord un nom étrange puis une approche différente des autres blogs peut-être dans sa présentation ou dans sa démarche.

C'est aussi le premier contact d'un auteur avec ce qui sera son univers après la parution de son ouvrage : la PROMO. C'est ainsi que Bandbsa et son webmaster ont été mon tout premier contact (avant mon premier post sur le forum CDL) avec Chloé des Lys et son équipe.

Pour toutes ces raisons, j'ai eu envie d'en savoir plus... et de répondre à toutes ces questions qui, un jour ou l'autre, ont titillé tous ceux d'entre nous qui ont eu affaire à... BANDBSA !

 

Première question, pourquoi avoir choisi un nom internet aussi compliqué pour10 petites négresses ACTU ? bandbsa… franchement, il  y a plus simple ?

 

C’est un des clous de mon cercueil ! Lorsque j’ai pris un nom de domaine chez Belgacom, un des hébergeurs les plus importants du pays, sinon  le plus important, je n’avais encore rien publié (c’était vers 2005) et je pensais avant tout à ma librairie.

 

C’était une société anonyme dont l’intitulé reprenait mon nom ‘Boutique’ et celui de Poussin qui s’appelle Pascaline Boudaoud (son papa est kabyle). Soit b and b s.a.

(pour ceux qui ne le savent pas encore, Poussin est l'épouse de Bob)... Mais continue... je comprends mieux... ingénieux !

 Pas très malin, non, car ça ne signifie et n’évoque rien mais bon… faut se replacer à l’époque où internet balbutiait. Je devrais changer mais cela m’obligerait à modifier tant d’adresses dans mes centaines de programmes que j’ai préféré laisser tomber.

 

Un jour peut-être, quand j’aurai arrêté mon magasin ( c’est d’ailleurs imminent ) et que je trouverai un peu de temps…

 

contes bizarres1Pourtant ton site ne parle pas du tout de ta librairie et j’ajouterais ni de toi ?

 

Pour la librairie je me suis vite rendu compte que ça n’avait aucun sens, mes clients n’ont pas besoin d’internet pour savoir où je crêche et ce que je vends, et comme je compte arrêter bientôt pour mener d’autres activités…ça ne vaut plus la peine de créer une page.

 

En ce qui me concerne, c’est différent. Je n’arrive pas à parler de moi. Chaque fois que je vois ma binette en photo ou pire en vidéo j’ai le poil qui se crispe ! Quand j’ai quelque chose à dire, je le confie à Bob le Belge qui le fait bien mieux que moi.

 Je n’ irai pas jusqu’à dire que c’est ma marionnette et moi son ventriloque mais il  y a de ça. En tous les cas pour raconter des conneries…

 

En revanche,  je n’ai aucun problème pour faire la promotion de mes livres, là je fonceContes bizarres2 mais toujours comme s’il s’agissait d’ouvrages écrits par quelqu’un d’autre. Si tu lis bien, tu verras que je n’emploie pratiquement jamais le « je » dans mes pubs.

 

Ca ira comme ça, Madame Freud ?

 

Tiens c'est vrai pour le "je" ! Alors, si je comprends bien, tu as créé à l’époque une page web pour te présenter et elle a servi en réalité à parler des autres ?

 

Be oui, c’est comme ça… comme je n’avais pas grand-chose à y mettre me concernant sinon que je venais de choper un rhume ou que mon chat exigeait qu’on change de marque de pâtée, j’ai commencé à évoquer les bouquins des autres.

 D’abord ceux que je lisais ( à l’époque je dévorais les livres, aujourdhui plus le temps ) puis petit à petit ceux qui étaient publiés en général. Avec une attention toute particulière pour les auteurs de Chloe des Lys.

 

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Pourquoi ?

 

Parce que j’étais très fier de pouvoir échanger des mails avec des écrivains. Je me souviens encore de mon étonnement lorsque j’ai reçu un jour une réponse de Cathy Bonte dont je venais de rédiger une critique… même que j’ai dit à Poussin « tu te rends compte, elle m’a répondu ! »

 

Là, je veux bien te croire parce que ça m'a fait le même effet lorsque tu as pris contact avec moi pour un interview ! Trop contente, pas peu fière d'être contactée par un auteur pour parler de mon bouquin ! Et ultra impressionnée ! D'ailleurs, mon premier interview est encore sur mon site et sur mon site syblio.

 

morceau-bandbsa.png

 

Donc, si je comprends bien, à l'époque, tu n’avais pas encore sorti tes ‘contes bizarres’ ?

 

C’était en route… pas oublier qu’on était aux presque débuts de Chloe et que tout prenait deux ans… une faute de frappe et hop… la maquette refaisait un tour ! Mais j’étais aux anges, d’abord parce que j’allais enfin être publié et puis aussi parce que, dans ma famille, personne ne croyait vraiment que mes petits textes allaient déboucher sur quelque chose. Et toc !

(Eh, eh... Comme je te comprends, là encore ! Je me souviens encore de la tête de certains lorsqu'ils ont appris d'abord que j'étais acceptée par un vrai éditeur et ensuite qu'on me demandait un interview ! Un moment délectable !)

 Attention, faut pas croire…  la plupart aimaient bien mais de là à être publié… ils

 devaient se dire entre eux que je fantasmais un peu.

 

C’est fou la considération que beaucoup ont pour l’écrivain ! Comme si c’était quelqu’un d’exceptionnel. Maintenant que je suis dans la marmite, ça me fait rigoler mais soyons sincères… moi aussi j’étais un peu impressionné voici dix ans. (et moi y a à peine 5 ans...)

 

actu3Après combien de temps ACTU est-il devenu un support promotionnel pour les auteurs de Chloe ?

Très vite. Au départ ça s’appelait encore ‘contes bizarres’, mais comme on y trouvait plus d’actualités littéraires que d’infos sur mon rhume ou mon chat, j’ai laissé tomber les contes pour me centrer sur l’ actu. C’était aussi plus marrant…

 

Comment as-tu eu l'idée d'initialiser tes interviewes ?

L’ idée n’est pas de moi mais de Laurent…

bob2.jpgAu bout d’un certain temps, une année je pense, ‘Contes bizarres’ venait enfin de sortir et commençait à se vendre, Laurent m’a proposé lors d’un salon, à Tournai la Page,  d’entrer dans son équipe. Je lui ai demandé de réfléchir une semaine car ma librairie me prenait beaucoup de temps, puis j’ai accepté quand même.

 

Pourquoi ?

Parce que je commençais à connaître pas mal d’auteurs, que je trouvais tout ce petit monde très sympathique et que je m’apercevais qu’il  y avait parmi eux de vrais talents.

Alors on a décidé de les présenter avec une interview dont une partie des questions se trouvait déjà sur la newsletter de Chloe. Je n’ai rien inventé, seulement adapté, modernisé et complété le texte.

copie-interview-bandbsa.png

 

Comment ça se passe ? Tout le monde y passe ?

En principe, oui. Dès qu’un nouveau ou une nouvelle entre dans la communauté, je le ou la contacte avec l’interview, en demandant en plus des photos, car un texte sans image, c’est comme pisser dans la mer, personne ne regarde… (D'accord avec toi) 

La plupart du temps, l’auteur et futur publié, me répond rapidement. Faut dire que mes messages sont tout sauf formels du genre « je vous prie de bien vouloir… » ! Disons que c’est plus dans le style de Bob le Belge que celui d’une maison d’édition prout ma chère.

 

Au début ça déconcerte un peu, mais en général ça se passe très bien. A mon avis, les français doivent se dire que c’est du belge, sans façons… mais bon.(Ben non, pourquoi ?)

 

Autre question : pourquoi ACTU-mag se présente t-il sous la forme dune page de vignettes, comme des affichettes sur lesquelles on ne trouve pratiquement que des titres qui renvoient à des liens ?

 

Ca c’est un autre clou de mon cercueil ! En fait j’ai commencé tout au début de l’internet en programmant mes pages en html. L’idée était de présenter le site comme une page de journal avec des photos et des messages très courts qui proposent de lire la suite à l’intérieur.

bob4C’est une formule vieillote et dépassée. Je devrais rajeunir tout ça… mais je ne trouve pas le temps ! Je sais comment faire, mais je ne trouve ni le courage, ni les deux jours free nécessaires. Déjà que je n’arrive plus à lire et pire… à écrire.

Laurent a le même problème avec la maison d’édition. Il emballe des bouquins, répond à deux millions de mails, passe des heures à faire de la comptabilité et ne rédige plus une ligne. Or c’est ( à mon sens ) un vrai, grand poète… quel gâchis.

 

Quand  Bandbsa est-il devenu ACTU-mag ? 

Très vite… au bout d’un an à peine. La suite, ce sont des enchaînements logiques. Partoutactu1 où j’allais, je prenais des photos que je postais sur la page, puis comme je trouvais tout ça un peu statique, je suis passé à la vidéo et puis et puis… on a lancé ACTU-tv. C’était en février 2010 avec le commandant Danofsky. Mais ça, c’est encore une autre histoire.


 Penses-tu que ton site va évoluer encore au niveau du visuel et/ou du contenu ? si oui, dans quel sens ?

Je l’ espère bien… laissez-moi encore quelques mois, pitié !


 Si tu avais un conseil pour les auteurs qui ont envie de se lancer dans un site, ce serait lequel ?

Un, ne pas faire de petits carrés comme moi, c’est dépassé.

 

Deux, faire quelque chose qui vit. Il faut que ça bouge tous les jours, avec des articles intéressants qui apportent des infos autres que celles qu’on trouve partout..

Essayer aussi de trouver une formule originale, un ton…   comme les blogs remarquables d’Edmée De Xhavée link et  Carine-Laure Desguin link

Voilà deux pages totalement différentes qui changent pratiquement tous les jours avec des sujets traités de façon très personnelles…

 

Et je ne parle pas d’ Aloys, là on est dans le top link.

 

Evidemment, c’est du boulot. Si vous n’êtes pas prêts à bosser comme un malade, oubliez.

 

Tout à fait d'accord ! Le lecteur doit être sur le pont tous les jours. C'est du boulot, mais c'est le sens d'un blog. Le site est plus statique même s'il doit rester ludique et attractif.

 

bandbsa-3.png

 Enfin, dis-moi, pourquoi un auteur a-t-il tout intérêt à répondre à tes questions avec minutie et à te fournir couverture de livres et photos ?

Ca tombe sous le sens ! Sans matos, je ne peux intéresser personne… ce n’est pas avec trois lignes de pitch et deux phrases de C.V qu’on va intéresser grand monde.

Les internautes veulent savoir à quoi ressemble l’auteur, s’il est jeune ou vieux , gros ou mince, s’il porte des lunettes ou est chauve…  d’où il sort, pourquoi il écrit etc…

bob twitMettez-vous un instant à la place du futur lecteur et vous comprendrez. Que se passe t-il quand vous entrez dans une librairie ? Ou vous foncez sur les noms que vous connaissez  déjà, dont on parle dans les médias, ou vous partez à l’aventure…

Et dans ce cas, la couverture du livre est capitale ! Il faut qu’elle accroche, que ce soit par sa douceur, son agressivité ou son originalité…

ACTU-mag, c’est une librairie virtuelle, mais les lecteurs sont les mêmes, et si vous ne me donnez pas quelque chose à me mettre sous la dent, je ne pourrai pas faire grand chose pour vous.

C’est aussi simple et en même temps pas évident du tout.

 Le secret, c’est bosser, bosser, bosser et encore bosser.

 

Bien dit !

Au fait, vous connaissez les dessous du blog de Bob ?

1/ Tous les auteurs sont répertoriés avec leurs ouvrages dans le Who's who link

2/ C'est une liste des foires et salons du livres dans lesquels CDL sera présente link

 

Christine Brunet

www.aloys.me

www.christine-brunet.com

 

 

 

Publié dans interview

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Carine-Laure Desguin à la RTBF, dans l'émission "On n'est pas des pigeons"

Publié le par christine brunet /aloys

 

On-n-est-pas-des-pigeons--012.JPG

 

 

 

— Ok, tu es contente, tu t’es regardée ? Franchement, Carine-Laure, tu te regardes de temps en temps ? Tu étais encore affublée comme un guignol pour ces secondes d’antenne ! Et à une heure de grande écoute encore bien ! Un p’tit effort vestimentaire, s’il te plaît ! Allez, raconte quand même…

— Mon cher Bob, ( Pour rappel Bob Boutique est un des protagonistes de actutv :http://www.youtube.com/watch?v=9NVYfviMwWs, ) tes avis, je n’en ai rien à cirer, mais alors rien du tout…Je suis très contente. Na ! Une expérience de plus, j’adore ça !

— Et tes poses ? Non mais ! Tu as vu tes poses ? Affalée dans ta bagnole ! Tu sais que des milliers de belges t’ont vue et qu’ils savent à présent que tu ne nettoies pas ta bagnole très souvent, tu sais, ma belle…

— Je m’en fous ! Je garde un très bon souvenir de cette interview !

— Bon, ça va, raconte quand même, tu en crèves d’envie…

— Pffff, je sortais du lit et ils ont débarqué. Caméra et micro dans un grand sac rempli de dizaines de questions…Le thème, les petites maisons d’édition et leurs arnaques !

— Pourquoi ? Tu as subi une arnaque chez Chloé des lys ? Réponds vite avant que je ne t’étrangle !

— Mais non mais non mon cher Bob, je voulais justement raconter mes petites expériences et avoir la possibilité de m’exprimer !

— Eh bien, pour en dire de pareilles, tu aurais mieux fait de te taire…Ceci dit, on a vu quelques livres édités chez Chloé des lys, des livres illustrés par France Delhaie, c’est déjà pas mal…Et comme je l’ai dit, cette émission, On n’est pas des pigeons, est une émission de très grande écoute ! Bravo Carine-Laure !

Voici le lien vers l’émission On n’est pas des pigeons. La séquence concernant les maisons d’édition se situe vers 0 :38 mn

 http://www.rtbf.be/video/detail_on-n-est-pas-des-pigeons?id=1896401

— Mettons tout ça de côté, tu as des projets pour le moment ?

— Non, pourquoi ? Rien du tout, calme plat !

— Menteuse ! Je te connais trop bien…Tu mijotes, je le sens !

— Ah ah, je ne peux rien te cacher, décidément…Une expo de textes…Des textes écrits en m’inspirant de photos réalisées par Dominique Prime. Si tu veux en savoir plus, tu suis le lien :

Et sur la lancée, l’inauguration d’un comptoir de dédicaces, tu suis le lien aussi !

— Bien tout ça ! Continue ma belle ! Et surtout n’oublie pas de prendre les rendez-vous pour les interviews d’actutv, ça t’intéresse toujours ?

— J’sais pas, puisque je dois éponger ma bagnole…

 

 

Carine-Laure Desguin

 http://carinelauredesguin.over-blog.com



Publié dans interview

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Un interview de Laurent Dumortier pour le site Plaisirs et Découvertes

Publié le par christine brunet /aloys

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Plaisirs & Découvertes :

 

Salut Laurent,

Tout d'abord merci d'avoir accepté cette interview pour "Plaisirs & Découvertes".
Bon, la plupart des personnes savent que nous nous connaissons depuis de nombreuses années, que nous avons fait (et continuons d'ailleurs ....) les 400 coups ensemble, mais cette fois nous allons rester sérieux pour faire découvrir aux lecteurs les deux facettes d'un "Laurent Dumortier" peu connu ... c'est-à-dire l'auteur mais aussi le directeur de la maison d'éditions Chloé des Lys".
Donc on pourrait presque parler d'un dédoublement de personnalité ? Le "Laurent" disjoncté qui n'a peur de rien et le "
Laurent" sérieux, calme et posé qui est auteur/directeur ....

 

Laurent Dumortier

 

Double casquette oui.  Ca permet en quelque sorte de voir aussi ce qui se passe de l'autre côté : l'édition, c'est de la gestion, de la direction; l'écriture (poésie, nouvelles et romans), c'est le mode créatif.
Dans le cadre de l'édition, diverses collaborations ont été menées un peu partout dans la Fédération Wallonie-Bruxelles (Arts et Lettre à Bruxelles, co-organisation de salons du livre, Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, Centre culturel à Mouscron, etc.. etc..) mais également en France.  Nous disposons d'une émission de télé mensuelle, d'une revue etc..
Dans 
le cadre de l'écriture, c'est un travail en solitaire, limite monacal.

 

Nous reviendrons au monde de l'édition un peu plus tard ..... car je pense qu'avant deVertiges t'être lancé dans le domaine de l'édition, ta passion initiale était et est toujours l'écriture. Tu as écris sous divers pseudos et ce, dans des styles différents. Mais "le fantastique" reste toujours ton domaine de prédilection, je me trompe ?

 

Oui, j'ai commencé dans le domaine fantastique : d'abord des nouvelles, puis des romans.  Plusieurs nouvelles ont été publiées en revues, certaines illustrées.  Je me suis lancé ensuite en poésie où j'ai obtenu quelques prix.  Depuis lors, j'alterne les deux et je sors un nouveau titre chaque année.
Actuellement, je travaille sur un nouveau recueil de nouvelles, avant de boucler le dernier tome de ma trilogie "Les chroniques de Baltus" (héroïc fantasy).

 

Dans le monde du fantastique il y a un auteur dont tu es "accro", c'est Stephen King.
Pour les personnes qui ne connaissent pas ton style d'écriture, peut-on dire que tu te rapproches de sa plume ? Et justement, n'est-il pas difficile de ne pas tomber dans la trace d'un auteur dont tu es lecteur inconditionnel ?

 

Difficile de dire si je me rapproche de son style, ce serait très prétentieux je trouve. Par contre, voici un avis d'une blogueuse :
http://leschroniquesdemadoka.over-blog.com/article-bruines-fantastique-117306918.html
Concernant l'influence de Stephen King ou d'autres auteurs, oui je crois qu'il y a une influence certaine à certains niveaux, tout comme je crois que chaque auteur est influencé par son environnement, les personnes qu'ils croisent, etc..  Ceci dit, il est impossible de faire du neuf puisque tout a déjà été écrit : on ne peut que recycler les thèmes fondamentaux (monstres, folie, dérives de la science) et les remettre au goût du jour.


bruinesDes romans, l'écriture de nouvelles, la clôture de la Trilogie, etc ...... écrire c'est bien, mais se faire publier c'est mieux .... est-ce pour cela, à l'origine, que tu as créé ta propre maison d'éditions "Chloé des Lys" ? 

 

A la base oui, parce que se faire éditer est extrêmement difficile, parce que certains éditeurs demandent de payer pour se faire éditer etc..  Le plus difficile n'est pas de sortir le livre mais de le faire connaître et là, il faut une structure derrière, un réseau.

 

Mais, au vu de l'ampleur que prend "Chloé des Lys", ta position de directeur laisse-t-elle encore du temps à l'auteur ? (Non pas pour l'écriture mais pour la promotion des ouvrages ....)

 

Pour la promotion de mes livres, disons que c'est le service minimum : essentiellement parce que le temps est limité et parce qu'en ce qui concerne mes textes, je suis un très mauvais vendeur...

 

Pour donner une idée de l'ampleur que prend "Chloé des Lys", peux-tu nous dire approximativement, pour l'année 2013, combien d'auteurs y sont répertoriés et le nombre de livres édités ?

 

Il y a actuellement +/- 700 titres édités et un peu plus de 300 auteurs.  Les genres publiés vont de la poésie au roman, en passant par les nouvelles, les contes pour enfants, le fantastique, le polar etc.. Les livres commencent également à sortir en format ebook.

 

Bref, une "belle machine", à la mécanique bien rodée. 
Un auteur qui est accepté chez vous (et peu sont rejetés je crois ...) se fait publier GRATUITEMENT, c'est bien cela ? Mais vous imposez quand même certaines obligations ou pas du tout ?

 

Quelques remarques : "peu sont rejetés" : oui et non : il y a des critères de sélection, cechloe qui fait qu'actuellement un auteur sur trois est accepté, avec à chaque fois un avis motivé.
L'auteur n'a rien à débourser, n'a aucune obligation.  Mais c'est bien clair que si l'auteur ne se bouge pas un minimum, il vendra peu.  Il y a donc toute une série de choses que l'auteur est invité à faire, et qui peuvent se faire tout en restant derrière son écran : des interviews, de la promotion, l'envoi de textes aux revues
 etc.. etc..  Le fait que nos auteurs engrangent des prix est également une belle reconnaissance : je pense notamment au prix Victor Hugo en France (avec à la clé un chèque de 1.000 Eur) par exemple.


Vous êtes, si je ne me trompe, la seule maison d'éditions en Belgique à fonctionner comme cela. Le succès est au rendez-vous, on parle de plus en plus de C.D.L. dans les médias, dans le monde littéraire .... les autres maisons d'éditions, quant à elles, font payer les auteurs pour les publier. C.D.L. qui innove en bouleversant le système doit forcément déranger non ?

 

Toutes les maisons d'édition ne font pas nécessairement payer mais elles demandent à ce10planeterecto que les auteurs soient "ambitieux" (autrement dit, qu'ils s'engagent à vendre et de préférence beaucoup), sélectionnent les manuscrits sur base de critères commerciaux et pas nécessairement littéraires.  C'est plus facile d'éditer un auteur disposant d'une certaine notoriété qu'un auteur démarrant à zéro et pour lequel tout reste à faire.
Donc, oui, forcément on dérange.  Surtout les personnes ayant des postes-clés (certaines bibliothèques nous boycottent par exemple) parce qu'en quelque sorte, on "tape dans la fourmilière": avec Chloé 
des Lys, il ne faut pas l'appui de monsieur le Bourgmestre ou d'un responsable culturel pour être édité : c'est la qualité du texte qui prime.

 

Je pense que c'est ce qui fait votre force. C.D.L. a fait ses preuves et fonctionne parfaitement.
Parlons un peu pratique : un auteur a envie de se faire éditer chez vous, quelles démarches doit-il entreprendre ? Y-a-t-il une page sur le net où il peut retrouver toutes les explications ? Bref, que
doit-il faire concrètement ?

 

La première chose à faire est de nous envoyer le manuscrit par courrier uniquement, selon ce qui est indiqué sur notre site (www.editionschloedeslys.be)
La seconde chose, c'est de s'armer de patience : vu l'afflux de manuscrits, ça prend au minimum un an pour une réponse, positive ou négative...
Enfin, je conseillerai à l'auteur de prendre contact avec quelques auteurs de la maison pour prendre la température : ça lui donnera une vue de l'intérieur :-)
 

 

Terminons sur une jolie collaboration : "Chloé des Lys" et "Plaisirs & Découvertes" partent à la recherche de personnes aimant lire (chose importante) et ayant un esprit critique (positif ou négatif). Les personnes correspondantes à ce profil peuvent me contacter via mon adresse mail  vdumouli@gmail.com, ils recevront un livre de leur choix (dans le panel proposé et ce, par catégorie) et devront en échange, me faire parvenir leurs critiques. Celles-ci seront transmises à C.D.L. C'est bien cela ? 

Tout à fait : c'est du win-win : ça permet de faire découvrir de nouveaux auteurs, en-dehors des sentiers battus, et pour l'auteur, ça lui permet d'avoir un avis d'un lecteur.

 

Merci Laurent,

 

P.S. : Les personnes intéressées par le projet « lecture/critique », peuvent dès maintenant me faire parvenir leur postulation (nom, prénom, adresse mail et postale sans oublier le genre de lecture préféré) survdumouli@gmail.com

Publié dans interview

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A la rencontre de Jean-Louis Gillessen : interview sur les traces de sa pièce de théâtre, LEON, 20H30

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Louis GILLESSEN... Mais qui est-il ? Voilà une question que je me pose depuis qu'il a proposé, sur ce blog, un poème... ou plutôt, un hymne à la vie. Je pensais qu'il publiait chez Chloé des lys un recueil de poème... Et bien, pas du tout ! Il propose une pièce de théâtre au titre singulier... LEON, 20H30... avec quelques mots énigmatiques au-dessous "Supposez... Mais ce serait trop long à vous expliquer". Bizarre, bizarre... Non ?

 

Allez, Jean-Louis, tu te présentes ? 

1A.jpg

 

 

Je me présente sous mon  nom réel parce qu'il est déjà apparu sur des affiches, dans des critiques, en tant qu'auteur et comédien de théâtre.

J'habite actuellement à Wasseiges, en pleine campagne, qui se trouve à quasi égale distance de Namur, Louvain-la-Neuve et Liège, et à environ 75 kms de Bruxelles : vive la Belgique et ses autoroutes ! L'entité compte 4 villages et 2.500 habitants.

Je vis seul, séparé, mais suis l'heureux papa d'une fille de 15 ans, pour qui tout boule et roule agréablement. Quatre frères et sœurs, quantité de neveux et nièces.
Parents décédés. Agé de 57 ans, je suis né le 15 mai 1956.

De formation Educateur Spécialisé A1 et Infirmier, j’ai suivi des humanités gréco-latines, beaucoup voyagé en Europe. Gymnaste de compétition,  je me destinais à être enseignant en éducation physique, mais des problèmes de dos m’ont empêché de poursuivre les études, tout comme celles de médecine que j’ai dû interrompre cette fois suite à un accident de moto. Tout en travaillant, j’ai suivi le cursus de 5 ans d’un conservatoire communal en Art Dramatique, années qui m’ont enrichi sur le métier de comédien, sans que je ne pense alors le pratiquer. C’est le « hasard », même si je ne crois pas en celui-ci, qui m’a permis en 1980 de travailler dans un théâtre pour enfants pendant trois ans : j’y faisais tout, de la vente des spectacles à décorateur, régisseur, auteur, comédien, … Puis la vie a fait que j’ai cumulé multiples professions éclectiques : chauffeur de bus, gérant d’auberge de jeunesse, barman dans un tennis-club huppé (plus jamais !), saisonnier en France, directeur artistique pour une boîte événementielle, libraire, et bien entendu éducateur pendant de nombreuses années.

J’écris depuis l’âge de 8 ou 9 ans, voire même avant, avec comme élément déclencheurDSC01285 le souci de vouloir, justement, communiquer en laissant une trace concrète à mes parents, frères et sœurs, sur le tableau destiné à cet effet qui se trouvait dans la salle à manger-salon. Très vite, le tableau ne me laissant pas suffisamment de place, je suis passé à l'écriture sur feuilles puis sur cahier. Plus tard, en humanités gréco-latines, à 14 ans, dans le cadre du cours de Français, pour le premier " vrai " examen de création propre, le professeur avait proposé aux élèves de choisir entre 4 thèmes imposés : deux en dissertation et deux en poésie. J'avais mal à la tête, il faisait chaud, nulle envie de disserter, j'ai pu le faire à satiété dans les années qui suivirent. L'un des deux thèmes en poésie s'intitulait " La page blanche ". Et là, j'ai bondi sur l'occasion pour écrire cinq pages de texte en alexandrins. Emerveillé par les tragédies grecques, romaines et françaises que les professeurs nous avaient fait découvrir, je ne pouvais qu'essayer de créer moi-même quelques uns de ces chantants vers à douze pieds dont je me délectais.
Je fus encore plus surpris quand sur le bulletin apparut au mois de juin la note de ... 19 points sur vingt! J'avais pu écrire et assembler des mots que mon professeur avait appréciés! Puis j'ai cherché à retrouver des notes approximatives, que ce soit par le biais de dissertations ou d'exercices de diction et de déclamation. Heureux étais-je, les points arrivaient et me donnaient à chaque fois une bouffée de bonheur intense.

Aujourd'hui, je continue d'écrire par amour de la vie du verbe. Pour exister par la plume et enseigner, transmettre ce que je ne peux simplement dire.
Pour témoigner de scènes de la vie quotidienne, d'épisodes ou de témoignages à leur tour entendus au détour d'un café, d'une rencontre au hasard des jours plus nouveaux les uns que les autres. Pour dire tel inattendu, telle expérience, telle joie, telle douleur. Pour rapporter, raconter, conter les mouvements des multiples histoires qui déterminent un destin, un chemin, pour donner le feu à une étincelle, apporter la lumière à ce qui pourrait ne jamais paraître ou apparaître, pour partager, faire circuler de l'émotion, celle qui sous-tend nos valeurs et nos comportements. Voilà ce que représente pour moi l’écriture.

DSC04451J'aime à surprendre par le mot, le faire chanter dans son verbe, s'entrechoquer avec ses pairs, je les veux multiples et distrayants, tantôt différents, tantôt répétés, sans jamais lasser, tantôt bruts, tantôt transformés, remaniés, inventés, j'essaie de faire vivre le langage écrit comme s'il était dit. Tel est mon désir et par là-même, ce qui le fait vivre, et surtout continuer à vivre, à perdurer. Car si le désir est toujours satisfait,  satisfait à jamais,  c'est la mort du désir,  la mort de l'écriture.

Je  suis un " désireur " assidu. La pratique de l'écriture de la parole, des mots dits par l'autre ou ceux que j'imagine et que je dépose sur le papier, cette pratique s'attache à dégager l'émergence sans cesse renouvelée de ce désir qui me fait vivre.

«  Heu-reux ! » , comme disait Fernand Raynaud.

Certes je peux ressentir par quelque fulgurance un surgissement passager d'une partie du tas gris comme une caserne qui se trouve bien enfouie au tréfonds de mon être, mais alors j'écris, je pose le mot, je me réanime et je l'anime. Alors vient à la rescousse précisément un nouveau désir, que j'apprivoise, reconnais plutôt que ne le refoule, et que je m'applique à maîtriser. Je ne peux écrire sans maîtrise, fut-elle directe ou juste à la relecture : j'écris à la plume, rature, biffe, reprend, corrige, peaufine. Et les mots doivent danser et chanter. Pour moi bien entendu, mais aussi et surtout pour la lectrice, le lecteur. Si je perçois que mon désir échoue, je m'évertue à le libérer de sa première force pulsionnelle parfois aveugle, afin de le faire passer du plan alors souvent inconscient, où il resterait " immaîtrisé ", au plan conscient où il peut être assumé, réfléchi, plus précis, messager de mots plus nuancés, plus jolis, mieux choisis, mêlés, transcrits, ... ils deviennent alors mieux manuscrits, formeront in fine meilleur manuscrit. Pléonasme entre le mot adjectif et son nom homonyme.

DSC01276.JPGLe style de mes écrits ? Ils sont variés. J'ai publié de 2000 à 2007 - dans la revue R.I.F (Réfléchir, Intervenir, Former), dont j'étais membre actif pendant cette période -  des articles mensuels tantôt journalistiques, tantôt sous forme de poèmes. La revue existait (et existe encore) sous l'obédience du coordinateur de l'équipe éducative au sein de laquelle je travaillais dans un Centre d'Hébergement pour la Jeunesse dépendant de l'AWHIP. Je m'occupais de la mise en pages, de l'édito, et mes articles relevaient tantôt de l'actualité sociale, tantôt le plus souvent tournaient autour d'un thème que je choisissais librement (ex: la précarisation, les familles recomposées, la transcription d'un témoignage, les droits du père séparé, de nombreux poèmes à thème social, ou complètement hors ce sujet.)

Comme dit plus haut, j’ai également participé activement à l’écriture en groupe de pièces de théâtre pour l’enfance et la jeunesse. Aujourd’hui je m’adonne toujours à la rédaction de poèmes et d’articles de fond journalistique. Je remercie d’ailleurs Christine Brunet qui publie et publiera encore de temps à autres quelques uns de mes textes.

Mon univers littéraire ? Tout récemment les ouvrages de mes nouveaux comparses que je commence à découvrir chez CDL Chloé des Lys, je ne citerai pas de noms pour ne pas faire de jaloux, et j’ai du pain sur la planche car la production est éclectique et prolixe  (rires) ! L’intensité de la lecture dans ma vie a beaucoup varié selon les périodes de ma vie. Un peu, beaucoup, passionnément selon les  disponibilités. De fait j’ai repris des études par deux fois dans la trentaine puis la quarantaine, tout en travaillant et en élevant ma fille Manon. Lorsque je travaillais full time, temps plein, tout en étudiant, j'ai plus lu des livres en rapport avec les études susnommées, car je ne pouvais pas concrètement lire autre chose, si ce n'est le journal, et l'un ou l'autre magazine littéraire (ou pas). Je me souviens (rires, parce qu'il était deux ou trois heures de la nuit et que je devais assurer le réveil, petit-déjeuner + la gestion des départs à l'école des enfants dits à trouble du comportement lors des gardes en tant qu’éducateur) je me souviens donc avoir lu tout un temps Le Journal du mardi, dont le rédac chef était le journaliste Bouffioux.
Comme beaucoup,  j’ai fort été marqué et influencé par les «  classiques  »  lus en humanités, j'ai fort apprécié dans le désordre pendant cette période et les années qui suivirent tant Hugo, Tolstoï, Zola, Stendhal en passant par Alfred de Musset, Georges Sand, Verlaine, Rimbaud, Voltaire, Tchekhov, Pirandello, Camus, Sartre, la liste est trop longue et certes non exhaustive, j’en oublie une quantité incroyable, puis Stefan Zweig, Sagan, tant cette vague donc que  de nombreux romans selon les époques et les modes dont je n'ai plus en mémoire les titres ni ne pourrais ici retrouver les auteurs (habitant sur seulement 83 m2 de surface, j'ai vendu une bonne partie des livres lus, même si certains sont encore "casés" dans des vieux casiers AMP de mon ancienne librairie (rires). Je voudrais citer Roland Topor, Dubillard du même prénom pour ses fameux Diablogues et autres,  Dostoïevski, l'intégrale des textes de Raymond Devos, ceux de Pierre Desproges, des maîtres en la matière, Guy Bedos, j'apprécie fort Philippe Labro, et dans un tout autre registre passionnément le regretté généticien et philosophe Albert Jacquard, le sociologue Joseph Basile ( chroniqueur dans la LLB) et j'oublie ici quantité d'auteurs lus avec grand intérêt, mais que ma mémoire ne pourrait retrouver pour l'heure ...

gillessen1Que vais-je publier chez CDL ? Une pièce de théâtre intitulée " Léon 20 H 30 ", inspirée d'un fait divers, au départ irradiant de banalité, qui m'est arrivé.
La pièce relate l'histoire de Léon. Son histoire qu'il raconte. Passager sur une moto, ce jeune étudiant en médecine est victime d'un accident de roulage. La moto percute une ambulance à vive allure et il subit un traumatisme crânien sévère. Il est alors entraîné dans une histoire clinique longue de dix ans, où le milieu du médico-légal se révèle être impitoyable et surprenant. De victime Léon devient comme accusé. La pièce, dénonciatrice d'un système, se veut néanmoins résolument drôle et optimiste. Elle a été jouée à de nombreuses reprises et en plusieurs endroits, le total de ses diverses créations a réuni huit ou neuf mille spectateurs.        

Niveau reconnaissance, j'ai connu la joie d'être reconnu (oui, j’apprécie fort ces mots de la langue française «  connaissance »  et « reconnaissance  ») par des critiques positives de quotidiens belges et autres hebdomadaires. J’ai pu bénéficier d’un passage à la RTB radio Namur et à la télévision au JT de 19H30 sur la RTBF, qui présentait un extrait filmé par leur équipe au splendide Espace Léopold Cedar Senghor Place Dumont à Bruxelles. Sans compter  la reconnaissance du public. Mais pourquoi avoir attendu tant de temps alors pour faire éditer le texte ? Je pense que l’évidence ne m’apparaissait pas,  j’ai mené une vie fort remplie (qui n’est pas finie !), et ce sont ma fille, des amies et amis qui m’ont convaincu d’entreprendre la démarche : aujourd’hui j’ai fait le pas sage qui s’imposait.      

Il est vrai que j’éprouve des difficultés à «  accepter  » un texte définitif quel qu’il soit : je ressens le besoin de changer tel ou tel passage, remodeler, peaufiner, mais j’en ai déjà parlé plus haut à propos du sens que je donnais à l’écriture et concernant ma façon d’écrire. Je peux ajouter que j'écris toujours au stylo d'abord, puis je transcris sur ordi. Parfois en écoutant de la musique. Souvent la nuit. Il m’arrive régulièrement de me relever pour jeter sur le papier une idée. Parfois cela me prend deux minutes, parfois je les prolonge en heures ! Le soleil se lève, j’écris encore, je ne vois plus le temps passer quand, à onze heures du matin, … j’ai faim !

Je constate alors que j’étais à la plume comme on était au charbon pendant huit à 10 heures d’affilée. Mais la joie, le bonheur, la jouissance sont intenses.

DSC04455.JPG

Des projets ? Ha, des projets, oui, ça bouillonne là-dedans ! Je m’attèle  à la mise sur pied d'une nouvelle création de ma pièce dans laquelle je jouerai et ferai la mise en scène : je dispose de l’endroit pour les répétitions (la salle de gymnastique de mon village), et pour les représentations de la merveilleuse salle qu’est le centre culturel de la ville de Wasseiges (Ferme de la Dîme). Je compte pouvoir « tourner »  avec la pièce dans quelques villes-clés de Belgique. A l’heure venue, je ferai connaître les dates et lieux de représentations sur le blog Aloys, avec l’autorisation de mon amie Christine Brunet.

Parallèlement je continue d'écrire ardemment, tout en préparant l'édition de Léon. J’ai commencé à m’attacher à la création d'un blog que je veux être attractif, rédigé correctement, à l'aspect non rébarbatif et sans couleur d'amateurisme. Cela prend du temps. Pour l’instant, il n’est pas très original, j’en reste aux balbutiements. Je souhaite continuer à travailler sur un projet d'écriture également théâtrale qui a pour thème l'éducation, au sens large du terme, mais plus particulièrement vue par l'œil d'un éducateur passé par multiples expériences, tant au niveau du terrain avec les enfants que celui des formations, séminaires, contacts avec les collègues, réunions d'équipes, de synthèse concernant un enfant patient, etc. J'abrège : le projet est la réalisation d'un "One man show" sur le ton principal humoristique, auto dérisoire et critique par rapport au thème abordé. Il va de soi que, tout comme pour la quasi majorité de mes textes, je m’inspire de «  qui  »  et de «  ce que  »  je vois et observe autour de moi, alentour dans la société du tout venant.

Cela me permet, et j’en terminerai par ceci, d’écrire en en-tête de ce que je publie :

« Toute ressemblance avec des personnes existant

ou ayant existé n’est pas fortuite »

Jean – Louis  Gillessen

 

Allez, je vous propose de découvrir quelques lignes de cette pièce de théâtre qui, je dois l'avouer, m'intrigue fortement...

 

DSC04459

 

P R E A M B U L E ( sur scène )

 

 

  Un médecin féminin

 

En blouse blanche, elle vient s'asseoir

 sur une chaise faisant partie du décor

 déjà planté de la scène I.

Un éclairage bleu est  tamisé.

 

 

 

Fin de journée. J'ai passé l'après-midi avec Léon. Tout a changé.

Je vous répète qu'il s'agit là d'un état démentiel qui ne nous paraît pas susceptible d'amélioration, étant donné sa relation à des lésions irréversibles, par nature, du cerveau. " ... C'était il y a dix ans, une phrase parmi tant d'autres issue du dossier médico-légal de Léon.

Supposez, mais ce serait trop long à vous expliquer.

Alors nous ne pouvons pas en parler, me direz-vous. Bientôt, si, et vous avez raison,

il faut connaître Léon. Cet après-midi, à dix-sept heures, il est parti.

Pour aller au théâtre, à vingt heures trente, pas loin d'ici, peut-être ici-même.

Il m'a dit qu'il vous " dira ". C'est étrange, j'ai passé quelques heures en sa compagnie, et je parle un peu comme lui. Mais je ne sais toujours pas s'il est vraiment guéri.

J'irai le voir ce soir. Ce qu'il a certes oublié dans ce qu'il a écrit, je l'ai retenu pour lui dans ce qu'il ne dit pas. Il sera surpris mais ravi de découvrir ces quelques phrases perdues sur quelques feuilles trouvées dans quelque pile de ses quelques papiers.

C'est vrai qu'il en a trop. Des papiers. Entassés épars sur un dossier dérangeant, comme pour le couvrir sans trop l'étouffer. Le dossier.

Mal rangés, dérangés. Les papiers sur le dossier. Voici l'oubli de Léon.

 

( Sur ces derniers mots, le médecin soulève une pile de feuilles qu'elle projette

 

en l'air : les feuilles par dizaines retombent éparpillées sur la scène. )

 

 

Publié dans interview

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Silvana Minchela : un interview dans le blog d'Elodie Lemaire pour LIMAGINARIA

Publié le par christine brunet /aloys

 

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La Terre nous dit A Dieu a été le premier roman chroniqué en cette année 2014. Suite à sa lecture, et touchés par la plume pleine de tendresse et de poésie de son auteur, nous avons voulu en savoir plus. 
Interview réalisée pour Limaginaria en janvier 2014.

Felixita : Bonjour Silvana, pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Silvana Minchella : Je suis descendue de ma montagne du sud de l’Italie, à l’âge de cinq ans, pour suivre mes parents à  Bruxelles.
Mais je pense qu’une partie de moi est restée là bas et c’est elle qui capte et me renvoie les histoires que j’écris.
Si la montagne m’a offert l’alliance avec la vie sauvage, la ville m’a permis de découvrir les livres.
J’ai été prise de boulimie dès le premier contact visuel puis tactile avec la merveille qu’est un livre… son odeur, la sensualité du papier, les mots qui murmurent ou crient. Je les voulais tous, c’était mon seul désir.  J’en oubliais de manger et de dormir.
Tout naturellement, j’ai commencé à écrire des poèmes.  A l’adolescence, ce furent des nouvelles et des lettres d’amour…
Vers la trentaine, j’ai découvert la pensée de plusieurs guides spirituels et ce fut une deuxième naissance.  Depuis, cette quête ne me quitte pas.
La petite fille en haut de la montagne me dit qu’elle sait tout cela depuis toujours mais que je ne l’écoutais pas!

F : La Terre Nous Dit A Dieu est-il votre premier roman ? Quel est votre parcours littéraire ?La Terre nous dit à dieu
S.M :
 C’est, à ce jour, mon seul roman. Le deuxième est en cours d’écriture.  J’ai publié plusieurs recueils de nouvelles, un livre de poésie, des contes pour enfants.

F : La Terre Nous Dit A Dieu est un ouvrage plein de poésie et de tendresse. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour ce titre ? Comment avez-vous abordé la création des personnages ?
S.M : La poésie et la tendresse, ainsi que l’humour, se retrouvent dans tous mes ouvrages.  " La Terre nous dit à Dieu" reste pour moi un grand mystère.  Je l’ai "reçu" et écrit sans en changer un virgule.  Tous les matins, à l’aube, j’étais tirée hors du lit et menée au clavier. Par qui? Par quoi? Mystère… J’écrivais, dans un état second, et j’avais très froid.  Soudain, je me réveillais, je relisais et découvrais le texte dont j’ignorais tout!  Il m’arrivait de pleurer, parfois je voulais changer le cours des choses.  Impossible.  L’histoire et les personnages cherchaient un canal pour se matérialiser, ce fut moi.

F : Le roman traite aussi de sujets plus écologiques. Êtes-vous écologiste ? Quel regard portez-vous sur la planète et les créatures qui la peuplent ?
S.M : Je ne suis pas écologiste.  Ce mot ne signifie rien pour moi. J’aime passionnément cette merveilleuse Planète et tout ce qui la peuple. Jamais je ne pourrais faire du mal à un arbre, et l’idée de manger un petit animal me révulse l’estomac.
Je pense que les humains vivent en état d’hypnose, coupés de la Source, et qu’ils sont très malheureux.  Je les aime.  Si les messages contenus dans mes livres pouvaient en aider quelques uns, j’en serais heureuse.

F : Avec La Terre Nous Dit A Dieu, vous avez laissé un message à destination des adultes. Vous arrive-t-il, avec vos mots très poétiques, d’écrire pour les plus jeunes, ou d’écrire dans d’autres genre de littérature ? Si oui lesquels ?
S.M : Oui,  j’ai écrit  " La princesse Amandine" pour les petits.  De très belles illustrations l’accompagnent.  Ce sont des messages d’amour, de gratitude, d’espoir.
On retrouve ces messages dans le recueil de nouvelles  " Eveil"  destiné aux adultes.

F : Vous publiez votre roman chez Chloé des Lys, comment s’est passé le travail de recherche d’éditeur ? Avez-vous envoyé le texte chez plusieurs éditeurs ou un seul ?
S. M :  La recherche d’un éditeur m’a appris la patience et le lâcher-prise.  Beaucoup de réponses du style  " Votre travail est bon mais ne correspond pas à notre ligne éditoriale".   Il semblerait que les romans policiers, les thrillers et les histoires érotiques soient plus appréciés par le grand public.  Concernant " La Terre nous dit à Dieu", je pense que le titre fait peur.  Ce n’est pourtant pas du tout un livre catastrophe.  Finalement, je fus contactée par le directeur de Chloé des Lys pour aller signer mon premier contrat. Il s’agissait du recueil de nouvelles "Eveil".
Chloé des Lys aime beaucoup mon écriture, le comité de lecture me fait toujours un accueil chaleureux.  Ils ont publié trois ouvrages  :  Eveil  -  La Terre nous dit à Dieu  -  Les louves -

L’année dernière, Edilivre a publié un de mes recueils de nouvelles  " Jeux de dupes" qui parle d’aventures à la fois drôles et cruelles sur les sites de rencontres.

F : Comment s’est passé le processus éditorial, a-t-il été long entre le moment où le roman a été accepté et le moment où le roman a été publié ? Comment travaillez-vous une fois le roman accepté ?
S. M : Eh oui, il ne suffit pas d’écrire, de trouver enfin un éditeur.   Chez Chloé des Lys par exemple,  il faut attendre plusieurs mois pour réaliser la mise en page, le choix de la couverture, l’impression et la livraison.  Et après, une fois passé l’émerveillement de tenir en mains son nouveau livre, ii faut redoubler de persévérance, de créativité, de travail … Je m’occupe de la promotion de six livres, un travail d’équipe que je dois assumer seule.

F : Au sujet de la couverture du roman, quels ont été vos choix pour la création ? Comment s’est passée l’élaboration de la couverture ? Avez-vous eu votre mot à dire ou pas du tout ?
S. M : J’aime associer les talents.  Je choisis un ami peintre, sculpteur ou photographe pour illustrer la couverture de mes livres.   Sauf pour " La Terre nous dit à Dieu" pour qui,  à y bien réfléchir, je n’ai jamais décidé quoi que ce soit!   ( Rire )

F : Enfin, quels sont vos projets pour l’année à venir, pouvez-vous nous en parler ?
S. M : Trouver du temps pour continuer à écrire le roman qui me brûle la tête ( celle que vous savez tape du pied là-haut sur la montagne).  Continuer les animations mises en route  :  Conférences "L’énergie sauvage de la Femme" autour du livre  " Les louves"   -    Animation de soirées littéraires réunissant des auteurs, des musiciens et des peintres  -  Brunchs littéraires -  Foires du livre -  Recherche d’éditeur pour un nouveau conte pour enfants …

Retrouvez les ouvrages de Silvana Minchella sur le site de son éditeur:http://www.editionschloedeslys.be/

 

Elodie Lemaire

http://limaginaria.wordpress.com/2014/01/19/silvana-minchella/

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Une pie dans le ciel de Saïgon, le nouveau roman de Gauthier Hiernaux : interview

Publié le par christine brunet /aloys

 

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On commence à te connaître... Tu as déjà pas mal publié... Tu en es où, exactement ?

« Une Pie dans le Ciel de Saigon » est mon huitième livre publié chez Chloé des Lys. J’ai également sorti en 2012 « Mallaurig » chez Cactus Inébranlable éditions. J’ai encore beaucoup de matière au fond de mon disque dur et encore davantage dans ma tête. 

Un nouveau bouquin paraît chez CDL. Dans la lignée des précédents ? D'autres héros ? Une parenthèse ?

J’ai écrit quatre mini-romans qui n’ont aucun lien entre eux sinon le format. « Tribu silencieuse » était une fable que je voulais humoristique et qui a bien marché. « Lucioles » était beaucoup plus sombre et traitait des choix, parfois douloureux, que doivent faire les personnes.

« Une Pie dans le Ciel de Saigon », c’est plutôt un hommage à la remise à zéro du compteur. Le bouquin n’est pas un truc mystique, c’est davantage une redécouverte de soi à travers les autres. 

 

Est-ce un roman ? Une longue nouvelle ? 

… ou un court roman ! J’ai commencé à écrire des ouvrages de cette taille particulière non pas manque d’inspiration ou par envie d’en sortir trois par an, mais pour une toute autre raison.

En musique, en BD et en peinture, je trouve qu’il est facile de se rendre compte après quelques notes/pages… si on aime ou si on n’aime pas ce que l’on entend ou voit.

En littérature, c’est plus compliqué. Pour apprécier un livre – ou plutôt savoir si on va l’apprécier – il faut avoir lu au moins un chapitre. L’attirance, si tant est que je puisse la nommer ainsi, est moins immédiate. Mes trois mini-récits font entre 70 et 90 pages. Il est donc possible d’en lire un en une heure et de se faire ainsi une idée sur mon style. Je trouvais cette idée intéressante.

Mes autres livres – les cinq premiers tomes de ma saga intitulée « Grandeur & Décadence de l’Empire de la Nouvelle Ere » sont de plus gros romans. Mes lecteurs fidèles les apprécient beaucoup, mais je sais que celles et ceux qui ne s’y sont pas encore plongés hésitent en raison du nombre de tomes (lesquels peuvent être lus tout à fait indépendamment les uns des autres) et de leur taille.

Pourquoi ce titre ?

« Une Pie dans le Ciel de Saigon » ? Ah ça… ce sera au lecteur de le découvrir. Je dirais que le titre est construit sur le même modèle que ceux de « Lucioles » ou « Tribu silencieuse »  : quelques mots qui prennent à contre-pied le ton du récit, mais un titre qui revêt tout son sens au fil de la lecture. En tous cas, jusqu’à présent, j’ai reçu de bons échos sur le titre donné et sur la couverture. C’est déjà ça. 

 

 Alors, l'histoire ?

Le héros d’ « Une Pie » n’a pas de nom, pas au début du récit en tous cas car il ignore qui il est et la perte de sa plaque d’identification ne facilite en rien sa situation.

L’homme se réveille dans une tente-hôpital, sans aucun souvenir de ce qui l’a amené là. Petit à petit, il va être amené à se redécouvrir. Et ce qu’il est réellement ne va sans doute pas lui plaire.

 

Des projets ? Chez CDL ? Chez Cactus ? Ailleurs ?

Absolument. « Les Enfants de Jafez », le sixième tome de ma saga Grandeur & Décadence de l’Empire de la Nouvelle Ere a été accepté par le Comité de lecture de Chloé des Lys. La couverture est déjà prête, mais j’attends l’année prochaine pour le corriger et l’envoyer. Cette année, j’ai quand même déjà publié deux bouquins (« Lucioles » – « Une Pie dans le Ciel de Saigon »).

J’ai également participé à un recueil de nouvelles (« Assortiment de crudités ») qui, à l’heure où je réponds à tes questions, Christine, n’est pas encore paru. Il devrait voir le jour cette année encore. Ma nouvelle s’intitule « L’odeur de métal sur les doigts » est traite de la fascination d’un homme pour une « Go-Go dancer ».

Sinon, je souhaiterais également envoyer mon dernier policier («La Fraternité des Atomes ») à divers comités de lecture. Le temps me manque pour le relire une dernière fois. Je pense que s’il est finalement publié, il plaira beaucoup, sans doute davantage encore que « Mallaurig » et « Tribu silencieuse ». 

 

J’ai également deux projets en chantier : un policier dans le milieu du paint-ball et un ambitieux roman médiéval se déroulant 10 ans après la Grande Peste du 14ème siècle.     

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com

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Louis Delville nous parle de son dernier livre "Petites et grandes histoires"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ce qui est bien avec Louis Delville, c'est que lorsque vous lui posez une question, il répond à toutes les questions que vous aviez en tête mais que vous n'avez pas encore formulées !

 

"De Noé à Louis Léopold Victor" mélangeait contes et nouvelles. "Petites et grandes histoires" est dans la même optique. On y trouve des textes parfois longs (pour moi cela signifie plus de deux pages !) et de textes courts (parfois quelques lignes).

 

La longueur de mes nouvelles est souvent dictée par un règlement de concours ou par une idée qui me vient et que j'ai envie de développer. Dans ces cas-là, je ne termine que lorsque je suis satisfait de l'histoire. Pour les contes, je vais toujours à l'essentiel et je "fais court", surtout si je dois le présenter devant public.

 

Les textes courts sont généralement issus d'ateliers d'écriture que Micheline et moi fréquentons sans modération et où nous avons rarement plus de quinze minutes pour écrire. J'ai voulu les signaler pour que mes lecteurs ne me considèrent pas comme un fainéant ! Je n'ai pas indiqué les consignes imposées lors de l'atelier. Je me suis contenté de corriger les (quelques) fautes d'orthographe qui subsistaient et parfois d'ajouter un détail historique ou de date (voir ci-après).

 

Ces textes sont donc spontanés et je trouve qu'ils correspondent bien à l'idée que les gens se font de moi !

 

Le lecteur subtil comprendra donc facilement que j'ai souvent besoin d'un petit incitant pour écrire…

 

Je suis très à cheval sur les détails. Si je cite une date, le jour de la semaine est le bon. Si je parle d'une ville, je cite le nom d'un quartier, d'une rue réelle (merci Internet !). Cela permet d'avoir un texte qui "tient la route" et qui semble véridique. Pour moi, conteur, c'est très important que je sente mes auditeurs (ou lecteurs) "dans" l'histoire avec moi…

 

2) Comme vous le comprenez maintenant, il n'y a pas de fil conducteur dans ce second livre si ce n'est mon imagination. C'est déjà bien ainsi !

 

Je suis trop amoureux de la liberté pour me laisser enfermer dans un carcan. Je me souviens que lors de ma première approche de l'impro le 12 avril 2003 (c'était un samedi !), nous avions dû rapidement trouver un adjectif à joindre à notre prénom. Comme les deux mots devaient avoir le même première lettre, j'avais immédiatement trouvé "Libre/Louis", pour moi cela ne pouvait être que cela !

 

Petite anecdote au sujet de la liberté : lors d'un autre atelier d'écriture de cinq jours animé par Xavier Deutsch, un auteur belge bien connu, nous avons été mis dans la situation d'imaginer une histoire qui se passait dans un village coupé du monde… J'ai rongé mon frein pendant les quatre premiers jours et quand, par la volonté de l'animateur, le village a enfin été accessible, je me suis défoulé ! Mes personnages se sont mis à tuer. Je crois bien qu'il y a eu cinq morts en quelques minutes ! Ce sera peut-être publié dans mon troisième livre ?

 

3) Ah, la couverture…

Comme la majorité des textes sont directement issus d'ateliers d'écriture, je me suis dit que ce serait bien que mon écriture personnelle apparaisse en première page de couverture mais comme après, je les recopie sur mon ordinateur, je voulais aussi faire référence au moins à un écran.

 

Fralien, l'illustratrice de Chloé des Lys a bien compris et en quelques jours, elle m'a proposé une couverture qui me plaisait ! La seule ajoute demandée a été de faire figurer un beau stylo à plume d'or à côté des quelques lignes de la première nouvelle du bouquin. Clin d'œil : cette nouvelle ayant été directement écrite sur ordinateur, j'ai donc dû en écrire un court extrait à la main ! En page 4, elle a trouvé "le" truc : tout le texte de cette page si importante est écrit sur un écran de smartphone.

 

Ces deux faces sont donc le résumé de mon activité d'écriture !

 

Ajoutez à cela une couleur de fond dans les tons clairs et mon second livre va, je l'espère, attirer le regard des futurs lecteurs.

Publié dans interview

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Steve Rodgers : l'écriture, c'est " "le" moyen de communication le plus important dans la vie, comme dit l'adage : "les paroles s'envolent mais les écrits restent"

Publié le par christine brunet /aloys

steve-1.JPGSteve Rodgers, pour ceux qui le connaissent, c'est d'abord une voix et un rythme. Mais quelle surprise d'apprendre que le rockeur s'était transformé en écrivain et allait publier son premier roman aux Editions Chloé des lys. Du coup, j'ai voulu en savoir plus... Une interview sur un rythme rock-en-roll !

 

Steve Rodgers... Seriez-vous américain ? Anglais ? En fait, qui êtes-vous ?

Je suis belge, Steve Rodgers est un pseudonyme officialisé par la SABAM.


 Pour nos lecteurs français, c'est quoi, la SABAM ?

 La SABAM est l'équivalent de la SACEM en france.

 

 Beaucoup vous ont déjà entendu via, notamment en France, des vidéos sur actu TV: vous êtes un chanteur. Vous vous définissez comment ? auteur, compositeur, interprète ? Poète, chanteur, "rockeur" ?

Je suis auteur, compositeur et également interprète, plutôt dans le style rock, hard rock & blues, je peux également "jouer" au crooner comme par exemple reprendre des titres de Frank Sinatra, ceci pour m'amuser.

 

 Vous avez déjà enregistré des disques ? Si oui, combien et lesquels ? De l'autoproduction?

 J'ai enregistré en tout et pour tout une 20aine d'albums dans ma vie, soit en tant que chanteur au sein d'un groupe ( FN GUNS ) soit comme musicien de studio.  

 

Voir: www.steverodgers.be ou www.purpleyears.com  

 

 

Ouah ! Vous allez publier chez Chloé des lys un roman... J'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'un roman policier ! Quel style ? et pourquoi ce choix ?

Cela fait des années que l'envie d'écrire m'est venue, mais je n'avais pas le sujet, et un beau jour, le personnage m'est venu comme par enchantement, et je me suis mis à écrire trois romans en presque deux mois. J'avais l'impression que ce n'était pas moi qui écrivais, mais une "entité" venue guider mes doigts.

 

 Parlez-nous en un peu... Un roman policier humoristique, historique, un thriller, un polar? 

Je me suis plus tourné vers le polar, des histoires inventées de toutes pièces, mais avec des lieux réels, comme par exemple la ville où il habite existe vraiment, les rues sont réelles aussi. Excepté la section S.S.I.I qui est une invention.

 

 Et ça veut dire ?

 S.S.I.I = Service Spécial d'Investigation International

 

Comment sont nés vos personnages ?

J'ai lu énormément de San Antonio, ce qui m'a beaucoup inspiré, j'ai voulu que mes romansSteve-5.JPG soient moins humoristiques, et mon personnage n'utilise pas de langage en argot.

 

 Parlez-moi un peu plus de lui. Il s'agit donc d'un homme... Comment sont arrivés les personnages, on va dire, secondaires ? 

 Les personnages secondaires sont : 1) Son chef de service et un collègue de son bureau.  2) Un inspecteur de la PJ française ayant eu des aventures auparavant avec mon personnage.

 

Où les trouvez-vous ? Dans votre entourage ? 

Pure invention ! Aucun des personnages est existant. Par contre, dans mon 3ème roman, il s’agit d’une aventure vécue par un taximan à Bruxelles. Ayant exercé ce métier, toutes les rues sont réelles et toutes les interventions via un dispaching sont réelles aussi. Seule l’histoire est de pure invention. Et toujours avec le même personnage principal.

 

Définissez le mot "écriture"

Je pense que l'écriture est "le" moyen de communication le plus important dans la vie,http://ecx.images-amazon.com/images/I/41xi%2BVdyIDL._.jpg comme dit l'adage : "les paroles s'envolent mais les écrits restent".

 

 Définissez votre style, svp... 

Mon style ? Je ne saurais pas vous le dire, j'écris à l'instinct, je ne cherche pas et cela me vient tout seul. Je ne crois pas être un romancier né, je peux ne rien écrire faute d'inspiration pendant des semaines et puis, subitement écrire pendant des jours entiers sans m'arrêter. Quand j'écris, c'est comme si quelqu'un me dictait ce que je dois écrire. Cela peut vous paraître étrange, mais c'est comme ça. C'est pareil pour la musique.

 

Steve-6.jpgDes projets littéraires ?

Pensez-vous être plus un auteur/compositeur/interprète ou plus un écrivain ? Que vous donne l'écriture que ne vous donne pas la musique ?

La musique m’a apporté beaucoup de plaisir et encore aujourd’hui. J’ai eu la chance d’être édité chez Paul Beuscher à Paris avec un ouvrage concernant 5.500 accords de guitare ainsi que ma propre méthode pour apprendre cet instrument. Ouvrage intitulé « 5.500 accords pour guitare ».

Je suis avant tout musicien, mais je prends un énorme plaisir quand je me mets à écrire. Je ne pense pas être un écrivain, cela peut venir avec le temps.

Si par bonheur je peux faire éditer plusieurs romans, ( j’en suis au 5ème actuellement ) et que je peux encore en écrire plusieurs, alors là oui, je pourrais peut-être dire que je suis écrivain. Mais pour l’instant, disons que … On m’ouvre une porte vers un destin, et je verrai où cela me mènera.

 

Se donner une étiquette de « romancier » ou « écrivain » serait fort prétentieux de ma part.

 

Avoir plusieurs cordes à son arc, jouer avec les genres, surfer sur la passion... 

Voilà, à l'évidence, l'univers de Steve Rodgers !

 

Dans l'attente de votre premier polar, alors !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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Interview d'Edouard Ballureau, avis d'un professionnel sur le monde du livre !

Publié le par christine brunet /aloys

Qui est Edouard Ballureau et pour quelles raisons lui ai-je demandé de répondre à quelques questions ? Vous allez voir, ses réponses et son approche du monde du livre nous intéresse TOUS ! Quelques idées reçues à mettre à la poubelle et des points sur les i à souligner...

 

Edouard, pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs, svp ?

 

Edouard Ballureau 48 ans actuellement représentant pour les éditions De Borée depuis 8 ans. J'ai été précédemment libraire à Sarcelles, à la librairie Le Temps de Lire, puis au sein de l'espace culturel E.Leclerc. J'ai appris le métier sur le tas, si je puis m'exprimer ainsi, auprès de Madame et Monsieur Champsavoir avec qui j'ai oeuvré durant une quinzaine d'années, puis lors du rachat de la librairie par le groupe E.Leclerc (j'ai poursuivi l'activité pendant 5ans).

Quel est le rôle d'un diffuseur dans la chaîne du livre ? Vous avez été libraire. Un métier passion. Aujourd'hui, vous promouvez les auteurs auprès des libraires justement, et des grandes surfaces également. Le métier de libraire a-t-il changé ? Si oui, pour quelles raisons ? Les grandes surfaces prennent-elles le pas sur les librairies de quartiers ?

 

Le métier de libraire, depuis mon départ, n'a pas changé en soi,mais il doit faire face à une concurrence accrue de la part des grandes surfaces et plus récemment de la vente sur le Net voire du téléchargement ce qui oblige le libraire indépendant à mettre ses moyens en oeuvre pour conserver et fidéliser une clientèle; cela passe par l'accueil, le conseil, le choix, les délais de commande et la rencontre avec les auteurs.


La distribution et la diffusion d'un livre est un avantage sans doute décisif, aujourd'hui, pour un auteur : cela dispense-t-il un auteur (de petite ou moyenne édition) de toute démarche vers ses lecteurs ?

 

L'auteur, quant à lui, ne doit pas se réjouir trop vite une fois édité par une maison d'éditions, et ce quelle que soit son importance.

Effectivement, même s'il sera visible sur les tables grâce au travail des commerciaux et de la distribution, le flot de parutions est surabondant. S'il veut tirer, en quelque sorte, son épingle du jeu (même d'une façon modeste), il devra s'investir en effectuant des séances de dédicaces pour aller à la rencontre du public. Il peut aussi utiliser le réseau internet pour faire sa propre promotion.Toutes les pistes intéressantes peuvent et doivent être mises en oeuvre.

 

Question plus compliquée, sans doute : vous baignez dans le monde du livre. Selon vous, que recherche un libraire en invitant un auteur en dédicaces ?

Comment doit (dans l'absolu) se comporter un auteur en dédicaces et ce qu'il ne doit pas faire ?


Le libraire a tout intérêt, à son tour, à organiser des rencontres avec les auteurs, ceci dans un souci de créer une dynamique pour fidéliser sa clientèle, faire partager ses coups de coeur et initier un échange entre ses clients et les auteurs, et également... augmenter ses ventes (point non négligeable).

L'auteur qui décide de participer à ces séances de dédicaces-rencontres, s'il en accepte le principe, se doit d'être enthousiaste, ne pas hésiter à se lever pour aller à la rencontre des clients pour faire une promotion sans forcing de son ouvrage. Il suffit parfois de peu pour accrocher un client.

Il peut y prendre beaucoup de plaisir et avoir la satisfaction, lorsque qu'il reviendra pour son prochain ouvrage, de retrouver des lecteurs qui lui seront fidèles par la suite.

J'imagine que, pour un écrivain, le premier plaisir est l'écriture. Puis c'est le plaisir de voir son manuscrit édité et enfin de pouvoir échanger avec ses lecteurs et les rencontrer de visu ?

Il doit vraiment prendre cet "exercice" comme un plaisir et non comme une corvée car les gens le ressentiront forcément à son attitude... L'auteur peut alors trouver le temps long ! L'exercice peut être intimidant au départ, mais j'ai accompagné assez souvent des auteurs débutants qui, maintenant, se sentent très à l'aise et ont trouvé des trucs pour accrocher le public.

 

Les métiers du livre souffrent (disparition de Virgin, FNac sur la scellette) : effets de la crise (l'avez-vous ressentie ? Encore maintenant ?) ou de l'apparition du livre numérique ?

 

On parle de crise depuis quelques temps déjà, mais en interrogeant régulièrement les divers intervenants de la chaîne du livre, les ventes du livre sont toujours stables.

Le support papier continue à se vendre malgré la concurrence de son cousin numérique. L'un n'empêche pas l'autre. Dans un domaine culturel proche, pour exemple celui du disque ne voit-on pas revenir en force le vinyl ? Les lecteurs fidèles aiment aussi "l'objet"... je pense au plaisir d'une belle bibliothèque remplie de toutes sortes de livres...difficile à réaliser avec du numérique !


Dernière question et pas la moindre... Lorsque vous présentez un livre aux libraires, qu'est-ce qui fait qu'il va accrocher? l'éditeur ? le prix ? la cover ? le thème ? la 4e de couverture ? le nom de l'auteur (sans doute vrai pour les auteurs très connus qui font vendre, mais pour les autres ?).

Le tout en même temps, je présume. Mais dans quel ordre de priorité ?


Pour terminer, les facteurs prépondérants pour la vente d'un livre sont dans l'ordre, et ceci n'engage que moi :

- La couverture et le sujet

- L'auteur

- L'éditeur... bien que ce dernier point intéresse plus le libraire, à mon avis, que le lecteur.

 

Voilà quelques mots qui ont l'avantage de remettre les choses à leur place ! Un grand merci à Edouard Ballureau pour cette participation à notre blog et ce partage de sa vision du livre et son devenir !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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