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François Mardirossian nous propose de découvrir son univers au travers de quelques poèmes...

Publié le par christine brunet /aloys

François Mardirossian nous propose de découvrir son univers au travers de quelques poèmes...
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Viktoria Laurent-Skrabalova se présente... et présente "le berceau de la mélancolie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je viens de rejoindre la grande famille de CDL et je me sens déjà chez moi.

Originaire de Slovaquie, j’ai quitté mon pays pour vivre une histoire d’amour extraordinaire en France. Et cela dure depuis 13 ans.

 

Même si j'écrivais déjà en Slovaquie, le déclic est venu après mon arrivée en France. Paris m’a donné de l’énergie et une inspiration inépuisable.

 

Il suffit d’observer, de noter, de s’imprégner de tout ce qui est autour. J’ai commencé par écrire de la poésie en français. C’est par la poésie que j’ai l’impression d’exprimer le mieux ce que je ressens. C’est un concentré des sentiments, des impressions. Un poème peut donner autant au lecteur qu’un roman.

 

Le recueil qui sera publié chez CDL, Le Berceau Nommé Mélancolie, je l'ai travaillé, chouchouté. Je l’ai poli comme une pierre brute pour en faire un diamant.

 

Maintenant, je vais pouvoir travailler la maquette de texte et de couverture.

Que d’aventures, que de nouvelles expériences ! J'ai hâte.

 

Le Berceau nommé mélancolie est le reflet de notre monde, de mon esprit.

C'est tout ce qui peut surgir d'une âme humaine.

Jaillir des profondeurs comme un geyser d'eau vive.

 

Je vous invite d'en lire des extraits publiés par la revue Ce qui reste, illustrés par de magnifiques encres d'Emmanuèle Lagrange.

 

A lire sur Calaméo : http://www.calameo.com/read/004921864991fdb24100f
Sur issuu : https://issuu.com/…/docs/le_berceau_nomme_m__lancolie_-_vikt

 

https://www.cequireste.fr/berceau-nomme-melancolie/

 

 

 

 

Viktoria Laurent-Skrabalova

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Chinkara nous présente son roman "Ce qu'elle avait à dire"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Chinkara est née à Bruxelles en 1998. Elle a passé toute son enfance dans un quartier de Leeuw-Saint-Pierre, entourée de sa sœur cadette et de ses deux parents, et a été à l’école primaire à Anderlecht. Déjà là, les problèmes ont commencé.

Ensuite, elle a déménagé en région flamande mais restera à Bruxelles pour ses études humanitaires, sur Uccle, en option latin-science.

Harcèlement, provocations, bagarres, les années furent difficiles.

Elle a fini par se réfugier du côté du Brabant Wallon où elle s’est trouvé un meilleur terrain pour terminer sa rhétorique.

A présent, Chinkara est une jeune adulte de 20 ans qui écrit depuis l’âge de ses 12 ans.

Elle a toujours été félicitée pour son français correct à l’école ainsi que ses bonnes notes.

Afin de prononcer son goût pour la langue et l’écriture, Chinkara a participé aux fameuses dictées du Balfroid. Elle aime également le milieu médical et se trouve passion, entre autres, en la musique.

 

Résumé :

Un livre noir, un livre fort, un livre gore. Toute la noirceur d’une âme en perte d’équilibre et à la recherche de l’après-mort. Si la folie vous passionne, ce livre quelque peu psychiatrique vous plongera dans un autre univers, pas si loin du vôtre…

Celui-ci est rempli de petites nouvelles un peu spéciales et sombres mais toutes liées par un même fil conducteur.

Certaines parties sont inspirées de faits réels tandis que d’autres ont été inventées et amplifiées. Ainsi, vous serez dans le doute le plus profond à chercher ce qui est possible ou non, ce qui est arrivé ou non.

A la fin de votre lecture, vous vous poserez mille et une questions.

 

Extraits :

« Au coin d’une rue, j’ai revécu une partie de ma vie...

J’ai pris une barre de fer dans le ventre, mes côtes se sont

brisées, mon thorax s’est broyé. Je n’ai pas pleuré, non.

Tu ne pleures pas pendant l’action, tu ENCAISSES…

J’étais par terre mais ça leur procurait un plaisir si

profond ... »

… « Je voulais partir mais tu m’as traînée dans la

voiture. J’ai tenté de m’échapper mais t’es sorti pour me

renfermer. Tu m’as attrapée par les cheveux et m’a

obligée à remonter. J’étais morte de peur, j’avais froid.

De ton volant, je sentais mes côtes se briser… »

… «  Et le passé

m’attire, le présent m’effraye parce que l’avenir c’est la

mort… »

… « Je me

tirerais une balle pour toi, j’en prendrais à ta place. T’as

pas compris ce que je ressentais, ce que je ressens. On

s’est jamais compris, on était en parallèle, des mots

similaires mais rien d’exactement pareil… »

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François Mardirossian se présente et présente son univers...

Publié le par christine brunet /aloys

François Mardirossian se présente et présente son univers...

 

 

Je me nomme François Mardirossian. Je suis Français mais j’ai vécu 10 ans en Belgique. J’ai des origines arméniennes comme mon nom l’indique mais également hongroises comme mon nom ne l’indique pas. J’ai commencé le piano à 7 ans comme bon nombre d’enfants dont les parents pensent que la musique est une chose importante. Elle l’est vraiment.

Aujourd’hui je suis pianiste. Je joue, j’enseigne et je passe ma vie professionnelle à parler de musique. La Belgique a eu la générosité de m’accueillir pour faire mes études supérieures après mon baccalauréat littéraire obtenu à Lyon. Je suis entré au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de Jean-Claude Vanden Eynden et j’en suis sorti dans la classe de Dominique Cornil. À ce jour, j’habite Montpellier. J’ai suivi ma compagne, pianiste également.

La littérature me fascine. Tout en elle m’attire depuis de nombreuses années. Les auteurs, les livres en tant qu’objets, le style, les différentes écoles et ses nombreux genres. Je suis un grand consommateur de livres. Je pense en acheter presque tous les deux jours. Au grand dam de mon amie qui malgré tout prend plaisir à les lire. Comme en musique j’ai des périodes. Tout un temps je place Jack London au-dessus de tout le monde puis quelques temps après c’est Léautaud qui écrase ses congénères. Bref, mes goûts sont éclectiques et évoluent avec le temps.

Plus on prend de l’âge (pour ne pas dire de la maturité) plus nos goûts s’affinent mais s’ouvrent de plus en plus. Pour ce qui est de la poésie. C’est la même chose. William Cliff, grand poète belge m’a révélé plusieurs choses : on peut écrire des choses très intimes allant jusqu’à choquer les moins prudes tout en ayant un style parfait, un sens de la forme inégalable et une langue exquise. J’aime aussi la rudesse mélancolique de Jean-Claude Pirotte.

J’aimais bien fut un temps la poésie de Bukowski, j’aimais aussi énormément Hugo, Verlaine et tous les classiques. Mais là, comme dit précédemment, je suis dans une autre période. Mon recueil s’appelle Ce que Bruxelles recèle dans son ciel et je l’ai écrit entre 2016 et 2017. Le titre est long mais j’aime bien les allitérations, certes il ne faut pas en abuser mais le ciel étant peu visible à Bruxelles, j’ai voulu tenter de montrer ce qu’il y avait derrière ces brumes grisâtres. Constitué de presque quatre-vingt poèmes, mon recueil peut se lire comme un livre d’images et d’instantanés personnels durant mes années bruxelloises.

En 9 années, j’ai rencontré des personnes qui m’ont marquées, des lieux qui ont été importants à mes yeux et j’ai surtout eu le temps et le loisir de marcher dans cette belle ville et d’observer. Observer cette capitale et ses habitudes, ses individus et ses incongruités. Un jour j’ai voulu les écrire, en parler et les transmettre et c’est de ces volontés qu’est né ce présent recueil. Il n’y a pas que des poèmes descriptifs ; j’ai aussi beaucoup écrit sur moi-même, mon jeune passé et mes envies de devenir. Un peu de vague à l’âme accompagné par quelques écrits musicaux. En me relisant je comprends tout ce que j’ai écrit et j’en suis assez heureux d’avoir réussi à coucher sur le papier (ou rentrer sur l’ordinateur) ces impressions qui ne regardaient que moi au départ mais que rapidement j’ai eu envie de partager.

Je parle aussi de mes peines personnelles comme je n’oserais pas en parler dans la vie de tous les jours.

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Philippe Bigot nous présente son ouvrage "Nouvelles d'en vie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIO

 

 

 

L’auteur

Frenchouille d’origine,

Devenu Bruxellois de coeur

Educateur

Amoureux de la terre et des mots

 

RESUME

 

Nouvelles d’envie

Poèmes en quête d’ailleurs

Histoire d’en sourire

Et de conjurer les tristes sorts

De mornes sires

Et défuntes déesses de désir

En mal d’histoires de coeur

EXTRAIT


 

Oui il s’en va

Et il respire

Un air nouveau

Comme si c’était la première fois

Depuis longtemps

Bien trop longtemps

Il était temps

Temps de se quitter

Et de prendre le temps

De tout redécouvrir

Soulever une à une

Les couvertures molles moites et rassurantes

De l’ennui

Du quotidien

Des rituels de chaque jour

Chaque semaine

Chaque année

Qui passent

Trépassent

Et que l’on dépasse

Sans même plus s’en apercevoir

Sauf une dernière fois

Au crépuscule

Lorsqu’il n’est plus temps

Lorsque l’on se retourne

Et que l’on n’aperçoit

Plus rien

De ce passé

Dépassé.

 

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"Itinéraire d'un cyclo exemplaire", l'ouvrage de Laurent Roman et Maurice Vertongen sur le site "Biblio-cycle"

Publié le par christine brunet /aloys

http://biblio-cyclesdephilippeorgebin.hautetfort.com/

http://biblio-cyclesdephilippeorgebin.hautetfort.com/

Roman-couverture.jpgItinéraire d'un cyclo exemplaire

Auteurs : Laurent Roman - Maurice Vertongen

 

C'est émouvant un petit-fils qui force l'allure pour publier l'histoire de la vie cyclotouriste de son grand-père, Maurice Vertongen.
Laurent Roman, qui en d'autres endroits taquine la muse de la chanson joue ici les narrateurs avec une plume aussi alerte que sobre et précise, mais c'est grand-père qui commente sa vie, ses joies, ses aventures de cyclo exemplaire.
Maurice, c'est l'apôtre du cyclotourisme à la française. Il ne roulait pas par amour propre, il ne roulait pas pour avaler du bitume... Il vivait en roulant. Dans la planète cyclo, il ne comptait que des amis. Maurice était d'abord et avant l'ambassadeur d'un sport sain, propre, convivial. Il avait une vision humaniste du cyclotourisme. Le suivre, c'est parcourir le monde, multiplier à l'infini les anecdotes et les rencontres, recevoir une leçon de géographie en relief.
Plus que ces exploits dignes des plus grands, plus que ces cols gravis, que ces buts lointains atteints à la seule force du jarret, ce qui plait, ce qui touche et fait réfléchir dans ce livre, c'est l'image que cet homme donne de son sport, qu'il décrit, sans grandiloquence, qu'il fut d'abord " le plaisir de rouler, de découvrir, de l'amitié ".

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"La réconciliation selon le Judaïsme (La Torah)" abordée dans l'essai d'éthique politique de Cyriaque Maixent Ebenga "Reconstruire le Congo-Brazzaville"

Publié le par christine brunet /aloys

 

La réconciliation selon le Judaïsme (La Torah)

 

Il est significatif que le verset le plus célèbre de la Bible : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19,18) commence par ces paroles : « Tu ne vengeras ni ne garderas rancune ». Pour la tradition juive, il est plus qu’évident que le commandement d’amour, repris à à l’envie par Jésus dans les Evangiles, n’est praticable que si l’homme extirpe de son cœur toute velléité de vengeance, et même toute rancune.

Difficile exercice pour l’homme que celui de l’amour de son prochain ! Peut-être même impossible, au point qu’il a fallu exiger au moins qu’à défaut, il ne haïsse pas. Car le verset précédent celui de l’amour du prochain (Lévitique 19,17) dit : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. » Si nous récapitulons la progression des deux versets 17 et 18 du chapitre 19 du Lévitique : 1 « Tu ne haïras pas » ; 2 « Tu ne vengeras ni ne garderas rancune » : 3 (seulement !) « Tu aimeras ».

C’est sans doute à l’aune de cette constatation (qui a le mérite du réalisme) qu’il faut envisager la position juive traditionnelle sur la réconciliation. Qu’on ne se hâte pas trop, pour autant, de lui plaquer l’étiquette de sévérité. L’inadmissible comparaison entre le soi-disant Dieu vengeur du Judaïsme et le Dieu d’amour du Christianisme n’a heureusement plus cours dans la théologie chrétienne depuis qu’elle ignore moins ses racines juives.

Le Judaïsme veut simplement affirmer qu’il n’est de possibilité de réconciliation pour l’homme vis-à-vis de son prochain ou pour un peuple vis-à-vis d’un autre, que s’ils éliminent le ferment de la haine, de la vengeance et de la rancune. Ce n’est qu’après avoir fait table rase de ces obstacles qu’ils peuvent prétendre se réconcilier. Et aussi en ne tournant pas le dos à la mémoire. Deux autres commandements de la Torah, apparemment synonymes, disent en effet : « Za Khor », « souviens-toi ! » (Du mal que t’a fait Amalek), et « Lotishkakh », « N’oublie pas ! ». Il y a là l’expression des formes active, et passive de la nécessaire mémoire sans laquelle aucune réconciliation n’est possible.

Pardonner appartient aux victimes, et à elles seules. Se réconcilier appartient à leurs descendants : réconciliation basée sur la reconnaissance de la faute chez leurs bourreaux ou leurs descendants et sur la mémoire indestructible des forfaits. C’est par cette voie étroite que passent la réconciliation, la paix, et l’amour.

Publié dans Textes, présentations

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"La réconciliation selon l’Islam (Le Coran et les Hadiths)", une notion abordée dans l'ouvrage d'essai d'éthique politique "Reconstruire le Congo-Brazzaville" de Cyriaque Maixent Ebenga

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La réconciliation selon l’Islam (Le Coran et les Hadiths)

 

« Aide ton frère, qu’il soit opprimé ou oppresseur » dit le Prophète. Un compagnon s’étonne et dit : « J’aiderai mon frère opprimé, mais l’oppresseur, comment l’aiderai-je ? » « En l’empêchant de mal faire », répondit le prophète (hadiths)

Les musulmans expriment de multiples façons la paix et la réconciliation, largement encouragées et recommandées par les principes fondamentaux de l’Islam. Le mot Salam, très souvent employé par les textes coraniques traduit l’idée de salut et de salutation ; il concerne, à la fois, le salut terrestre et céleste. Al salam qui prend le sens de paix. « Quand vous entrez dans des maisons, prononcez salam l’un sur l’autre (…) » (XXIV, 27). Cette recommandation se matérialise par la fameuse formule connue de tous : « Assalamou aleikoum » (« Que la paix soit sur vous »). C’est dire que la paix (salam) traverse la quotidienneté du musulman qui doit, avant tout, rechercher la coexistence pacifique. « Ne dites pas à celui qui n’offre pas la paix : ‘’ Tu n’es pas croyant ‘’ » (IV, 94).

La guerre (harb) doit demeurer une exception alors que la paix (salam, hudna, muwada’a), dans le sens de quiétude, musalaha qui signifie réconciliation, musalaha qui veut dire faire la paix, cultiver la paix est un principe général. Il y a encore d’autres vocables de la langue arabe qui font référence à la paix ou à l’idée d’abstention d’hostilité et d’agressivité. De très nombreux versets coraniques, qu’il serait fastidieux de citer ici, incitent les musulmans à réaliser la paix et établir des relations sinon cordiales du moins pacifiques avec les autres tribus, peuples ou nations qui constituent l’humanité. « (…) Nous vous avons créés d’homme et de femme, Nous vous avons désignés en nations et tribus pour que vous vous connaissiez entre vous (…) » (XLIV, 13). Ce verset, à lui seul engage les musulmans à pratiquer la muwada’a et la musalama.

La guerre que l’on assimile au Djihad n’est pas, loin de là, exclusive aux musulmans qui la pensent, à l’instar des autres comme une défense contre l’agression extérieure. Mais dès que s’arrête l’agression, il est normalement mis fin aux hostilités, ce qui rend la réconciliation et la paix possible. Tandis que la guerre civile (hard ahliyya), considérée comme une fitna (épreuve, discorde, désordre, trouble, sédition), est réprouvée par le Coran et les hadiths (Hadits du Prophète) qui obligent les musulmans à procéder à l’arbitrage (tahkim) et à mettre fin à l’effusion de sang, sévèrement condamnée. « Rien d’autre : les croyants sont frères » (XLIV, 10). Le texte coranique considère que la fitna est pire que le meurtre. Dans tous les cas, la guerre et le désordre sont réprouvés par les textes scripturaires, qui incitent les hommes à s’entraider dans le crime et l’inimitié (hadiths). 

Publié dans présentations, Textes

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"La réconciliation selon le christianisme (Les Testaments)" abordée dans l'essai d'éthique politique de Cyriaque Maixent Ebanga "Reconstruire le Congo-Brazzaville"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La réconciliation selon le christianisme (Les Testaments)

 

Parler du sens de la réconciliation pour les Chrétiens n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Une première difficulté vient du fait que le nouveau Testament (qui est à l’origine de cette conception) parle essentiellement de la réconciliation entre Dieu et les êtres humains, opérée en Jésus-Christ.

La réconciliation entre les êtres humains découle de cette réconciliation avec Dieu. Peu de passages bibliques parlent du sens « éthique » de la réconciliation qui, à l’origine, est un concept essentiellement théologique. Sa traduction en terme éthique n’est pas des plus faciles. Et ce d’autant plus qu’une deuxième difficulté surgit quand on s’intéresse de près au mot même de « réconciliation » : on verra en effet, qu’en revenant au sens étymologique de ce mot dans le Nouveau Testament, un réajustement s’avère nécessaire et utile.

Il ouvre des perspectives qui risquent de surprendre mais qui donnent à la réconciliation un sens, à la fois, plus « réaliste », mais aussi plus dynamique et stimulant. Le sens le plus courant du mot « réconciliation » vient du latin reconciliare qui signifie : se re-concilier, retrouver une harmonie, se remettre ensemble, se réunir,…

La réconciliation dans ce sens est-elle concrètement possible ?

 

Comment raisonnablement demander à des ennemis de se « réconcilier » dans le sens de revivre ensemble en harmonie, alors qu’entre eux, il y a eu non seulement des haines et des peurs – parfois ancestrales – mais aussi des assassinats, tortures, des morts, des souffrances sans nom ? Dès lors, la réconciliation à laquelle nous appelle Dieu à travers Jésus-Christ n’est-elle pas surhumaine, ne demande-t-elle pas une abnégation telle que finalement peu d’entre nous peuvent y avoir accès ? Ou alors faut-il considérer la réconciliation comme une promesse eschatologique, qui n’adviendra qu’à la fin des temps ?

En Grec, et donc dans sa « version originale », le mot réconciliation est construit sur la racine « autre » (allos), qui a donné le verbe allassô (« changer ») sur lequel sont construits le verbe katallassô (que l’on traduit par  « se réconcilier ») et le substantif katallagê (que l’on traduit par « réconciliation » ). On voit donc que dans son origine grecque, « se réconcilier » indique avant tout un changement chez la personne qui se réconcilie.

Changer à l’égard de l’autre, ce n’est pas vouloir unir ou harmoniser ce qui est fondamentalement différent, dissonant, opposé. La réconciliation côté-grec-apparaît comme un encouragement à « faire avec » les différences, les blessures, les divergences et même les incompatibilités, c’est un encouragement à en vivre dans le dialogue renoué au lieu d’en mourir dans l’ignorance de ce qu’est vraiment l’autre.

En acceptant de parler les uns avec les autres, nous acceptons de regarder en face nos différences de points de vue, mais aussi les incompréhensions, les malentendus, les idées fausses que nous avons les uns sur les autres, les peurs peut-être que nous avions les uns des autres et qui venaient s’ajouter inutilement à la réalité de nos différences.

Reste la question de la réconciliation entre les êtres humains et Dieu, « modèle » pour la réconciliation entre les humains. La Genèse nous parle de l’Alliance entre Dieu et les hommes, offerte par Dieu comme une alliance éternelle à laquelle il sera toujours fidèle. Cette première alliance, sans cesse renouvelée, est le fondement solide et stable sur lequel a pu s’appuyer et peut encore s’appuyer tout être croyant au Dieu unique, au Dieu d’amour dont nous parle la Bible. Mais alors, si cette Alliance était posée, ferme et solide, dès le début de l’histoire entre Dieu et l’humanité, pourquoi la venue du Christ a-t-elle été nécessaire à la réconciliation entre les hommes et Dieu ?

Une petite remarque de grammaire grecque s’avère ici nécessaire, simple, mais essentielle : dans le Nouveau Testament, Dieu n’est jamais sujet du verbe « se réconcilier ». Ce n’est jamais Dieu qui se réconcilie avec les hommes, mais c’est toujours Dieu qui réconcilie les hommes avec Lui. Ce sont les hommes qui ont besoin de changer de regard sur Lui à et l’égard de Lui, parce que ce sont les hommes qui ne cessent de se créer un Dieu à leur image, correspondant à leurs fantasmes, à leurs rêves, à leurs peurs.

Toute la Bible essaie de faire prendre conscience aux hommes à quel point les êtres humains ne cessent de voir Dieu, non tel qu’il tente de se révéler, mais tel que les hommes voudraient qu’il soit. C’est-à-dire un Dieu tout puissant comme les hommes voudraient l’être, manipulant les êtres humains comme ils aimeraient le faire, un Dieu aimant la perfection comme les hommes l’exigent d’eux et des autres, un Dieu punissant ceux qui ne marchent pas droit, comme les hommes aimeraient punir ceux qui leur déplaisent, un Dieu ayant besoin de violence et de la mort en l’occurrence, la mort de son Fils pour pouvoir pardonner aux hommes,…

Aussi, pour faire comprendre aux hommes qu’il n’est pas celui qu’ils croient, pour ouvrir leurs yeux et changer leurs regards, Dieu leur envoie son Fils, Jésus-Christ. Et en Jésus-Christ, Dieu se révèle de façon visible, être du côté des pauvres, des faibles, des malades, des rejetés, des mal-aimés, des marginaux, des « pas comme les autres »… Dans la vie de Jésus-Christ, Dieu se révèle radicalement tout le contraire de ce qu’imaginent les hommes. Dans la mort de Jésus-Christ, Dieu se révèle comme Celui qui ne peut empêcher l’humiliation, la souffrance et la mort de son Fils, alors que les hommes avaient tendance à croire que la souffrance et la mort étaient des punitions divines…

Dans la résurrection de Jésus-Christ, Dieu se révèle comme Celui qui veut redonner la vie là où il y a la mort. Il se montre totalement autre que la mort, alors que les hommes se plaisent à invoquer son nom quand ils tuent leurs ennemis,…

Aussi, la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ ouvrent les yeux des hommes sur Dieu. C’est en ce sens qu’elles réconcilient les hommes avec Lui. Ainsi, quand Paul appelle les hommes au ministère de la réconciliation, c’est à une triple tâche qu’il les convie : mieux faire connaissance avec eux-mêmes, avec les autres et avec Dieu en renouvelant leurs regards.

Publié dans Textes, présentations

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Christine Brunet interviewe Cathie Louvet...

Publié le par christine brunet /aloys

Cathie Louvet... Un nom qui nous dit bien évidemment quelque chose sur ce blog ! Elle participe à notre revue "Les petits papiers de Chloé" depuis peu. Elle est blogueuse : "legere imaginare perigrinare", c'est elle. Elle écrit également : j'ai publié sur aloys la chronique de roman roman historique "De glace et de feu". Des activités et des passions multiples... Une interview s'imposait... Forcément !

 

Tu veux bien te présenter, stp ? 

Tout d'abord, un grand merci à toi Christine de me « recevoir » et pour ton intérêt pour mon bouquin et mon activité d'écrivain.

Si je devais me présenter, je dirais que je suis avant tout une très grande passionnée de lecture et de littérature. J'ai commencé à lire de manière quasi compulsive dès l'âge de 8 ans. Et devinez quelles étaient mes lectures préférées ?? Je vous le donne en mille...Toute la série des « Alice » et des « Soeurs Parker », « Le club des cinq », « Les six compagnons ». J'étais déjà attirée par les histoires de mystère et d'enquêtes...

Après des études de Lettres Modernes et d'histoire, j'ai enseigné en lycée pro et collèges, mais j'ai rendu mon tablier il y a quelques années pour me consacrer à mes activités littéraires. Je me considère avant tout comme écrivain, même si pour l'instant je traverse une période de désert en matière de création littéraire...

 

 

Comment te qualifierais-tu ? blogueuse compulsive, lectrice compulsive, les deux ? 

Indéniablement lectrice compulsive...Mon rêve absolu : hiverner de la Toussaint jusqu'à Pâques avec une montagne de livres à lire et de la nourriture, of course...

Je ne pense pas être une blogueuse compulsive, même si je consacre beaucoup de temps à rédiger et publier mes articles.

 

Qu'est-ce qui t'a décidé à créer un blog littéraire ? Un déclencheur ? tes motivations ? 

En réalité, je ne sais pas trop mais je vais essayer de retracer la genèse de ce projet:)  A l'époque, il y a trois ans, ma fille aînée tenait un blog consacré au maquillage et à tout ce qui touche à l'esthétique. Je me suis intéressée à son activité et un jour je lui ai demandé si c'était compliqué de créer un blog. Je pense que l'idée de partager mes lectures avec d'autres passionnés faisait son trou depuis un bon moment dans un coin de mon esprit.

Avec son aide, j'ai alors créé mon premier blog qui n'avait rien de très abouti ; les articles étaient très succincts et, à l'époque, je ne détaillais pas. Mais quand j'ai vu que ça marchait plutôt pas mal, j'ai eu envie de passer à autre chose, car je me suis découvert une nouvelle passion : écrire des chroniques de livres.

J'ai donc créé mon blog WP en septembre 2016, avec pour motivation de partager mes lectures mais aussi de donner aux lecteurs un plus : les coulisses des livres lus en parlant des personnages, des lieux, de la structure de tel ou tel roman, l'auteur, etc...Plus j'écrivais d'articles, plus j'avais de retours positifs, plus j'ai eu envie de « professionnaliser » mon activité.

 

Généralement, les blogueurs se canalisent sur un seul aspect du sujet traité... Policiers, thriller, sf, etc. Toi, tu as choisi de traiter le genre policier dans son ensemble et tu vas plus loin en proposant des articles sur des affaires qui ont, par le passé, défrayé la chronique. Pourquoi ?

Ahhh, la bonne question...:) Parce que le genre policier recouvre de nombreux sous-genres, tout aussi passionnants les uns que les autres ; même remarque pour le genre appelé « thriller » ; aussi parce que je considère que les littératures policières occupent une très grande place dans le monde littéraire et donnent lieu à de nombreux romans de très grande qualité. A mon sens, écrire une bonne intrigue policière ou un bon scénario de thriller requiert de véritables qualités littéraires. Tout comme le comique au cinéma, écrire un polar ou un thriller est un exercice bien plus complexe qu'on le croit.

Je suis également passionnée par l'Histoire et j'ai eu envie d'écrire des articles sur l'histoire du genre( série bien loin d'être achevée), comprendre pourquoi et comment sont nées les littératures policières. Dis-moi ce qu tu lis, je te dirai qui tu es...en quelque sorte. Il est très éclairant de se pencher sur les goûts littéraires d'une époque ou d'une société ; on en apprend beaucoup...

L'idée d'écrire des articles sur des affaires criminelles célèbres m'est venue assez récemment, au cours d'une visite à la médiathèque de Rennes. Je suis tombée sur le rayon «  criminologie » et là je me suis dit que, vu l'engouement du public pour les polars et les thrillers, ça pourrait intéresser mes lecteurs. J'ai à ce propos d'autres projets de séries pour les mois à venir. J'ai même envisager de créer u autre blog uniquement consacré à cet aspect de mon activité...On verra ça plus tard (Rires)

 

 

Tu n'es pas seulement à la barre de ton blog... Tu collabores également à d'autres blogs ! Quels sont-ils ? Comment les choisis-tu... Et tu prends le temps où ?

Ma collaboration à d'autres blogs s'est faite d'une manière fortuite. Ça a d'abord été Zonelivre, site sur lequel je ne publie que mes chroniques de polars et de thrillers, ainsi que celles concernant les romans scandinaves. Grâce à ce site, j'ai pu nouer des contacts avec des éditeurs et des écrivains, participer à la grande aventure de la littérature...(Sourire)

Je publie également des articles sur Collectif Polar, essentiellement ceux concernant les grandes affaires criminelles ou la police scientifique. J'ai choisi  ces deux sites parce qu'ils s'intéressent au même thème que le mien ; je voulais aussi, par ce biais, m'ouvrir à la blogosphère, avoir des contacts avec d'autres passionnés et d'autres blogueurs, car j'ai conscience que j'exerce une activité très solitaire.

Je publie également sur le site Les Yeux Fertiles et SherlockStLouisetCie ; ce sont eux qui m'ont sollicitée et j'avais envie de tenter cette aventure de faire vivre un autre blog que le mien, ce qui, en réalité, ne me demande pas tant de boulot que ça étant donne que je publie des articles que j'ai écrits pour mon propre blog.

Depuis septembre dernier, je suis également chroniqueuse pour la plateforme SimplementPro dédiée aux auteurs auto-édités, activité que j'apprécie beaucoup car cela me permet d'aider et de conseiller de jeunes auteurs ( activité à l'origine du projet dont je te parlerai dans la 7e question).

Avec Sherlock et cie, c'est un peu différent : c'est un site sur lequel j'ai un espace réservé pour des rubriques plus en rapport avec ma passion pour l'histoire. J'ai par exemple le projet d'écrire une série sur des hommes d'église célèbres ou pas, ayant vécu à différentes périodes du Moyen-Age. J'y ai également un espace professionnel pour un autre projet dont je vais te parler à la question suivante.

 

 

Parce qu'en plus tu es écrivain... Explose-nous ton univers, stp... Du policier ? Parle-nous de ton bouquin... 

Mon univers d'écrivain n'a aucun rapport avec les littératures policières. Il s'agit de romans historiques. En fait, quand j'ai commencé à écrire, je voulais allier ma passion pour la littérature avec ma passion pour l'histoire. J'avais envie de raconter des événements s'étant déroulé dans le passé mais sous forme romancée, d'une part pour que la lecture en soit plus agréable qu'un essai, d'autre part pour toucher un public plus vaste.

« De Glace et de Feu » est né de mon errance dans le fonds normand de la médiathèque de Saint-Lô, dans la Manche, où je vivais à cette époque. Je suis très curieuse de nature et après avoir parcouru différents ouvrages sur la naissance du duché de Normandie, l'idée m'est venue d'en raconter l'histoire. Mais très vite, mon projet littéraire est devenu plus ambitieux : fascinée par la civilisation viking très peu ou très mal connue, j'ai eu envie de raconter leur saga en restant le plus près possible de la réalité avérée. Me rendant compte qu'une partie de leur histoire chevauchait l'histoire de l'empire carolingien, j'ai imbriqué les deux histoires en une seule. Et voilà !!

Ce projet m'a demandé presque six années de recherches, car je voulais reconstituer la vie de ces gens et les événements historiques au plus près possible de la réalité. Je voulais raconter l'Histoire tout en racontant l'histoire de personnages fictifs qui auraient pu exister tels que je les ai décrits. Le second tome est en cours de rédaction finale depuis deux ans ; quant au troisième, il est en chantier...

 

Des projets ? Des envies ? 

Oui, toujours...Mon cerveau turbine à fond , j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à le suivre (rires)

J'ai un projet qui me tient particulièrement à cœur : la création d'un cabinet d'accompagnement littéraire prposant différents services : correction complète de manuscrit ; fiche de lecture pour permettre à un auteur d'améliorer son manuscrit ; expertise ; conseils d'écriture ; mais aussi recherches pour des écrivains qui n'en ont pas le temps ou pas l'envie.

Je voudrais également professionnaliser mon activité de critique littéraire soit en proposant mes articles à diverses revues, soit en animant une émission radio, etc.

Mes envies : trouver un autre éditeur qui prenne mon travail plus au sérieux  que Publibook qui a publié le premier tome, structure qui ne propose pas grand chose pour m'aider à promouvoir mon livre. J'avoue être dans une phase de découragement et ne plus trop m'en occuper actuellement, ce qui m'attriste car je voudrais vraiment que mon activité d'écrivain débouche sur une certaine reconnaissance, moteur pour moi indispensable à la création littéraire. J'ai pourtant des projets de romans, mais pour l'instant l'étincelle n'est plus là...

 

 

Merci beaucoup pour le temps accordé !!!

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans présentations, interview

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