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Marie-Noëlle FARGIER nous propose une poésie "Le magicien"

Publié le par christine brunet /aloys

Marie-Noëlle FARGIER nous propose une poésie "Le magicien"

Le magicien

Si j'étais magicien

Je t'enverrais à mille lieues

Pour ne plus voir tes yeux

Urne sur ta cheminée

Effleurée de tes mains

Si j'étais magicien

J'enterrerais les fleurs

Pour ne plus sentir ton odeur

Lampe Aladin

Génie de nos mots dits et chantés

Si j'étais magicien

Je changerais de peau

Pour ne plus te toucher

Fil d'Ariane

Inventé pour Thésée

Si j'étais magicien

Je pourrais t'oublier, pour ne plus t'aimer

En te faisant mourir.

Indestructible liane

Invisible et si vraie

Mais même de là-haut

Tu m'offriras ton sourire

Et je te rejoindrai...

Fille de Pasiphaé

Marie-Noëlle Fargier

Publié dans Poésie

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Méandres de Salvatore Gucciardo... Un extrait !

Publié le par christine brunet /aloys

Méandres de Salvatore Gucciardo... Un extrait !

Le souffle était puissant. Le flot percutant.

L’embrasement intense. Le défi complexe.

On cherchait un foyer pour réchauffer la terre qui avait

subi les assauts de l’hiver. On recherchait un grain de

lumière qui puisse percer l’épaisseur des ténèbres. Ce

granule tant convoité tardait à venir. On avait beau

évoquer les dieux, ils étaient sourds aux doléances.

Comment sortir de l’Impasse ? Comment solutionner le

problème ? L’engourdissement était là, sous la forme

d’une tumeur. Il fallait trouver le médecin doué d’un

grand savoir et d’une grande sagesse pour irradier le

mal ; guérir le malade, afin que ce dernier puisse

s’épanouir. On était dans l’attente ; à l’affût d’un

messie qui emporterai l’homme et la femme vers les

hauteurs.

Les portes s’ouvrent

Aux rêves les plus fous

Aux éblouissements

Le vent caresse le ru

Et nous incite

À boire son eau divine

………………………………..

www.salvatoregucciardo.be

Publié dans Poésie

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Laurent Dumortier nous propose un extrait de "La fille à la Mercedes", son dernier recueil de poésies

Publié le par christine brunet /aloys

Laurent Dumortier nous propose un extrait de "La fille à la Mercedes", son dernier recueil de poésies

Le fort rouge

Elle a garé sa mercedes non loin d'un hôtel, là où elle passera la nuit, avant de reprendre la route, jalonnée de souvenirs pesants et de tristes regrets...

*

Près du fort rouge,

Elle entend

Les murmures du vent

Près du fort rouge,

Elle écoute

Ses secrets chuchotés

Près du fort rouge,

Elle ferme ses yeux

Oubliant l'hiver d'un adieu

Près du fort rouge,

Elle s'étonne

De rêves presque possibles

Près du fort rouge,

Elle aperçoit cet homme

Qui semble pensif et triste

Près du fort rouge,

Elle se rappelle

Les promesses formelles

Près du fort rouge,

Elle a encore le goût

Amer de la trahison

Près du fort rouge,

Des larmes de tourbillon

S'écoulent comme l'Achéron

*

L'homme sur le banc s'approche et sèche ses larmes...

*

Près du fort rouge,

Elle croit encore

A la force du destin

*

Mais ça n'est qu'un mirage, une illusion

*

Près du fort rouge,

Elle espère

Rester pour mieux repartir

*

Elle ne sait pas encore que c'est juste une pause, un répit...

*

Près du fort rouge,

Un baiser elle lui donne

Avant de se donner

*

Il n'y aura plus d'abandon, seulement une disparition...

*

Près du fort rouge,

Elle se lie à lui

Jusqu'à la lie

*

Et il s'éloignent ensemble vers l'hôtel...

*

LAURENT DUMORTIER

gsl.skynetblogs.be

Publié dans Poésie

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Blues, un poème de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

Blues, un poème de Rolande Michel

Blues

Parfum, tiédeur, évanescence,
Sur la palette de mes maux,
Mes pinceaux voguent en silence,
Au fil des mots,
Reflets de ma désespérance...
Rescapée de mille naufrages,
Encore ivre de chants d'oiseaux,
Je partirai dans leur sillage,
Au gré d'un voilier qui prend l'eau...
J'accosterai sur ce rivage
Où mes rêves devenus cendres
Mêleront aux nuits de décembre
Des vers inconnus de Rimbaud...
Les pieds dans les nuages,
Accrochée aux étoiles,
Terminés mes bagages,
Je bouclerai la malle.

Rolande Michel

Publié dans Poésie

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Noirs, un poème de Jacques Degeye extrait des Poèmes Inédits

Publié le par christine brunet /aloys

Noirs, un poème de Jacques Degeye extrait des Poèmes Inédits

NOIRS

*

*

Extrait des POÈMES INÉDITS, de Jacques DEGEYE (Chloé des Lys, 2015).

*

*

Noir cloaque de nos organes,

Lacis de nos entrailles,

Impénétrable tombeau,

Enchevêtrement de nos viscères,

Étrangers nous sommes

À l'intérieur de notre corps.

*

Sombres sont nos intentions,

Les jours de colère où nous projetons

De maléfiques actions.

Nous venger souvent nous importe,

De notre amour-propre blessé.

Faire du mal parfois sans raison.

*

Noir regard sur le couple

Qui dérange, trop heureux

À notre estime. Noirs blousons,

Matraques, couteaux et poignards

Au fond de leurs fourreaux,

Mais prêts à servir dans l'empoignade.

*

Convoitise de la femme ou de l'homme

Qui a allumé notre passion

Par la volupté de ses formes,

L'étincelle de ses yeux,

Son sourire aux lèvres entrouvertes.
Noir désir dans le secret de nos songes.

*

Dans la nuit noire de nos rêves

De drôles d'oiseaux apparaissent.

De noirs corbeaux aux ailes immenses

Menacent notre sommeil ;
Leurs becs démesurés

Déchirent les chairs et nous réveillent.

*

Sang noir qui coule de la cheville

De ma grand-mère, qu'une vipère

Se rebiffant, a mordue

Sous un andain par elle ramassé.

Son mari, ses filles se rongent les sangs,

Tandis qu'elle gémit sous le garrot.

*

Dragons, bêtes immondes

Peuplent nos films et bandes dessinées.
Dracula, vampires s'abreuvent

De sang, le nôtre et celui de nos enfants.
La peur au ventre saisit les victimes,

Incapables de résister à l'hypnose.

*

Bile noire des médecins anciens,

Rate gonflée d'humeurs noires,

Siège de la mélancolie.

Tristesse sans fond, accablement,

Mantille jetée sur nos vies, filet

Enveloppant le radeau dérivant sur l'océan.

Jacques Degeye

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L'homme de toujours, un poème de Luc Harache

Publié le par christine brunet /aloys

L'homme de toujours, un poème de Luc Harache

L’Homme de toujours

Ecoutez chanter l’Homme de toujours !

Il est déjà là, tel qu’il restera !

Sa musique étrange est un vœu d’amour

Et s’adresse à qui s’y reconnaîtra !

***

« Nature ! Tu as fini ton ouvrage

Sur lequel le temps n’aura pas d’emprise !

Comme pour répondre à l’espoir des sages,

Tu viens d’engendrer cette Espèce exquise ! »

***

C’est l’Ame accomplie, libre et sans tabous,

Sans regret d’hier, sans peur du futur !

L’Histoire, demain, sera sans remous

Et le présent roi sous un ciel d’azur !

***

Cet Enfant superbe est encor trop seul

Pour pouvoir jouir du Monde qu’il mérite,

Et couvrir enfin d’un glorieux linceul

L’esprit dépassé d’une ère maudite !

***

Mais, en attendant, sa force s’impose,

Petit à petit, pleine d’harmonie !

Il fait de la Terre un tableau grandiose

Aux mille couleurs de peau réunies !

***

Il peut regarder le cosmos sans honte

Car il est fait pour s’y multiplier,

L’univers entend sa clameur qui monte

Et n’attend plus que lui pour jubiler !

***

Il est l’élu d’un bonheur absolu,

L’artisan chéri de la volupté,

A lui la planète, à lui l’inconnu,

Tandis que s’éteint l’Homme de jamais !

****

LUC HARACHE

Le miraculé

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Espérance où es-tu ? un poème signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Espérance où es-tu ? un poème signé Micheline Boland

ESPÉRANCE OÙ ES-TU ?

Espérance où es-tu ? demandais-je brisée,

Espérance, Seigneur, qui m'était destinée !

*

Être enfant et croire que l'on peut réussir

Les jeux les plus risqués selon ses chers désirs.

Attendre chaque jour sa juste récompense,

Des rires, des succès et des plaisirs intenses.

Minimiser l'échec, la faute et les erreurs,

Dénicher le bonheur avec tant de fraîcheur.

*

Être jeune et curieux, avisé et tenace,

Enthousiaste et vaillant, sortir de toute impasse,

Chanter pour se donner encore plus d'entrain

Rêver chaque matin aux fêtes du destin,

S'enflammer pour des riens libérant des attaches,

Se sentir un géant et prouver son panache !

*

Être vieux et douter, n'avoir que des regrets,

Connaître les remords, ressasser des secrets,

Dénigrer son prochain, source de ses bévues,

Et lorsque l'on repense à des déconvenues

Ne remettre en question que le fâcheux hasard

Qui fit que l'on n'eut droit qu'à de pauvres égards.

*

Puis quand on a vieilli, ne plus avoir d'envies,

S'en aller et venir, n'être jamais ravie,

Ne plus avoir désir, élan d'amour, ressort

Avec une obsession qui se nomme la mort,

Laisser passer les jours en voyant sa disgrâce,

Se lamenter souvent de ce manque de grâce.

*

Espérance où es-tu ? demandais-je brisée,

Espérance, Seigneur, qui m'était destinée !

Micheline Boland (à la manière de Victor Hugo)

Dans "La belle époque en 100 coups de plume" Éditions Noctambules - Les bêtes à plumes

micheline-ecrit.blogspot.com

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"Je suis la douceur du temps", un poème signé Sébastien Quagebeur

Publié le par christine brunet /aloys

"Je suis la douceur du temps", un poème signé Sébastien Quagebeur

Je suis la douceur du temps…

Je suis la douceur du temps qui s’écoule.

Je suis ce sable dans le sablier.

Je suis le sablier qu’on retourne.

Je suis la douceur du temps.

L’éclaircie dans vos cœurs,

Les sourires d’un étranger,

Les lumières dans la nuit,

Je suis la douceur du temps.

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Rideau, un poème de Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

Rideau, un poème de Patrick Beaucamps

Rideau

Je traverse la rue, me retourne,

mais rien ne frémit à sa fenêtre.

Son rideau pèse sans vie

sur mes illusions.

Qu’est-ce que j’espérais ?

Que sa main le repousse ?

Que son visage apparaisse ?

Que son sourire exprime

le désir de me revoir ?

Soudain, je me rends compte

que je ne connais même pas

son numéro de téléphone.

Je pense que tout est dit.

J’emporte juste

son prénom

et la fragrance de son parfum

qui s’évapore déjà dans la brume.

Rideau, un poème de Patrick BeaucampsRideau, un poème de Patrick BeaucampsRideau, un poème de Patrick Beaucamps
Rideau, un poème de Patrick BeaucampsRideau, un poème de Patrick Beaucamps

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"Je ne sais pas ce qu'est la liberté !", un poème signé Sébastien Quagebeur

Publié le par christine brunet /aloys

"Je ne sais pas ce qu'est la liberté !", un poème signé Sébastien Quagebeur

Je ne sais pas ce qu’est la liberté !

Regarde et défini.

Je ne sais pas ce que le jour annonce !

Écris et discerne.

Je ne sais rien à part une chose,

Regarder un oiseau

qui vole c’est un début d’éternité.

Publié dans Poésie

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