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Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps

Fin de soirée

Deux libellules survolent le jardin,

s’éloignent puis se rapprochent

l’une de l’autre.

Il n’y a rien à la télévision ce soir,

mais tu la regardes quand même.

Pensant peut-être à la paire d’escarpins

dont tu m’as parlé au dîner.

À ton père.

Ou encore au week-end à la côte

que nous projetons de passer

rien qu’à deux.

Une troisième les a rejoints.

Elles prennent ensemble

la direction du canal.

Je vide ma tasse et rentre

en songeant qu’il y a encore

des travaux sur la route.

Demain,

nous prendrons un autre chemin.

Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps
Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps
Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps
Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps
Fin de soirée, un poème de Patrick Beaucamps

Publié dans Poésie

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Sur le balcon, un poème de Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

Sur le balcon, un poème de Patrick Beaucamps

Sur le balcon

Debout sur le balcon, j’observe le va-et-vient.

Un cri de femme me parvient du parking.

Je baisse les yeux et les vois tous les deux

qui se querellent autour de la voiture.

Elle hurle en serrant les poings alors

qu'il s’éloigne en levant les bras au ciel.

Je tends l’oreille et perçois une histoire de clés

qu’il a si bien rangées et qu’elle ne retrouve pas.

Elle claque toutes les portières plusieurs fois

tandis qu’il jette brutalement son sac à terre.

Malgré leurs gestes, on peut voir de l’amour

sur leurs visages. Ils passeront au-dessus de ça !

S’ils sont bons, et tolérants. Attentifs l’un à l’autre.

S’ils continuent à s’aimer sans limites.

Je souris et regarde ma femme et mon fils

qui lisent tranquillement sur le lit.

Sur le trottoir passent des pelles et des seaux.

Les maillots filent vers la plage et les poussettes

attendent sagement leurs cornets de glace.

Une mouette survole ce tableau en silence.

Patrick Beaucamps

Sur le balcon, un poème de Patrick Beaucamps
Sur le balcon, un poème de Patrick Beaucamps
Sur le balcon, un poème de Patrick Beaucamps
Sur le balcon, un poème de Patrick Beaucamps

Publié dans Poésie

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A toi mon saltimbanque, un poème de M-Noëlle Fargier

Publié le par christine brunet /aloys

A toi mon saltimbanque, un poème de M-Noëlle Fargier

A toi mon saltimbanque

A toi mon saltimbanque

La peau des autres tu te la flanques

Sans pudeur ni extravagance

Elle est à toi sans outrance

Elle colle à la tienne

Tu la respires la tête en l’air

Te pénétrant de chaque sueur

Ses rides te retiennent

Son parfum tu le sais par cœur

Chaque essence s'infiltre dans ton cuir

Chaque pore te fascine

Et tu le mimes sans fuir

Ta peau en sourdine

Tambourine dans la noire, jaune ou blanche

Dépouillé par un lever de rideau

Tu vis

De chaque vie…

Tête enfouie sous les bravos

Tes pieds déjà sur d'autres planches.

A mon fils, Pierre-Hugo

Mon Artiste

Marie-Noëlle FARGIER

Publié dans Poésie

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Véronique Vander Meiren nous propose un poème extrait de son recueil "Recomposer"

Publié le par christine brunet /aloys

Véronique Vander Meiren nous propose un poème extrait de son recueil "Recomposer"

 

 

Muselés

Paupières closes

Nous avançons

Reculer

S’extraire

 

Nous ne savons rien de notre vie

 

La vie

Trace

Nous marchons en transparence

 

Une errance

Délicate

 

 

                                                                                                     Vander Meiren Véronique

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Le lotus bleu, une poésie de Christophe Poirier

Publié le par christine brunet /aloys

Le lotus bleu, une poésie de Christophe Poirier

" Le Lotus bleu que je tiens entre mes lèvres
N’apporterait pas la moindre fièvre
À cette mouche qui vole distraitement dans votre chambre
Au risque de se prendre dans une vieille toile
Oukase de la Poésie elle prend le large
Le Poète pouête et hisse sa plus grande voile
Sur le bord de mer près de la barge
Reste une ambre… »

(à Anne Letoré)

CHRISTOPHE POIRIER

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Gaïa, une poésie de Marie-Noëlle Fargier

Publié le par christine brunet /aloys

Gaïa, une poésie de Marie-Noëlle Fargier

Oh Gaïa

Si douce et ordinaire

Dégoulinant sur les mains

S’incrustant en ton sein

Jusqu’au sang

Oh Ouranos

Soufflant dans les poumons

Bleuissant ton horizon

Jusqu'à ton lendemain

Oh Hélios

Brûlant dans tes os

Jusqu’à ton premier temps

Oh Thalassa

Inondant chaque ère

Jusqu'à ta créative terre

Et toi l’arbre magique

Je te serre contre moi

Et ta force m’embrase de ton halo

Elle est là, vérité unique

Si réelle, si allégorique

Je te confonds terre, ciel et mer, soleil

Pour ne faire qu’un

Et te partager avec elle,

Mon Ambre,

Mon Univers.

Marie-Noëlle FARGIER

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Christine Brunet a lu "La douceur du temps", un recueil poétique de Sébastien Quagébeur

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "La douceur du temps", un recueil poétique de Sébastien Quagébeur

Je ne chronique jamais de poésie. J'en ai trop lu durant ma scolarité, trop décortiqué pour m'adonner à cet exercice. C'est pas que je n'aime pas ce genre littéraire mais je crois que la poésie est une forme d'écriture à part qui n'est là que pour provoquer chez le lecteur une émotion. Jeux de sonorités, jeux de rimes ou discordances, le ressenti ne peut qu'être personnel. Je reste persuadée que deux lecteurs ne vivront pas la même approche, la même sensation pour un même poème.

Donc, je ne vous dirai rien du texte, des poèmes de Sébastien Quagébeur. Si vous aimez la poésie, il faudra lire, tout simplement !

Mais je ne peux m'empêcher de vous livrer la quatrième de couverture : peut-être cela vous permettra-t-il de sauter le pas...

" Mouvement perpétuel, la temporalité est une rêverie. J'ai voulu graver dans la roche volcanique poétique des instants sémiologiques. Des signes indiquant de suivre la route pour découvrir des mots baignés dans l'eau de rose qui dégagent un balancement proche d'un mouvement maternel. La poésie fait partie du patrimoine immatériel de l'humanité. Elle prend forme écrite devant nos yeux, mais nul ne trouve le nid du phœnix Poésia. Accorder du temps au temps, rêver son temps, rêver sa vie, voilà ce qu'est la douceur du temps. Dans une époque où temps et productivité sont signes du déclin de l'humain, la poésie replace l'homme face à son propre temps : l'existence. Nous pouvons tous acheter une montre mais nul ne peut acheter du temps. La richesse de l'homme c'est de prendre son temps pour vivre et être acteur de son époque, pas un héros ni un homme de pouvoir, mais un homme de parole. le poète lui laisse des voyages de langage qui continueront à vivre à jamais devant nos yeux."

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Maman, un poème de Claude COLSON

Publié le par christine brunet /aloys

Maman, un poème de Claude COLSON

MAMAN

Tu es née à une autre époque,

Il y a cent et quelques années,

Tu as vécu l’exode, en loques,

L’école que tu as dû quitter,

Ton petit frère par maladie emporté.

*

À treize ans il te fallut travailler ;

La vie était dure en ce temps-là.

Vaillamment tu l’as affrontée :

On me dit même que bien souvent tu chantas.

*

Tu étais l’alouette de l’atelier,

Facétieuse, enjouée.

Je ris encore des farces

Qu’à tes compagnes tu fis, gentille "garce".

*

Puis la guerre encore, dite seconde,

Ton mari pour trois ans prisonnier,

Avant un jour de s’évader, se cacher.

Tu géras seule la douleur du monde.

*

Les années 50,60, et début 70,

La maladie de ton époux,

Qui nous plongea en pauvreté, misère lisse,

Que tu t’employas à cacher.

*

Nous élevas en dignité, te privant

Pour assurer de bonnes études à tes enfants.

Maman, je t’entends rire le soir,

Te vois t’endormir ensuite sous mon regard,

Épuisée d’avoir tant assumé.

*

J’avais quarante-quatre ans quand tu m’as quitté,

Toi, quatre-vingt quatre, un soir d’été.

La vie, bien sûr, continua ;

J’eus bien d’autres choses à gérer.

Peut-être même t’ai-je un peu oubliée.

*

Je ne sais pourquoi aujourd’hui,

Plus de vingt ans après,

Je revois cette tienne vie

Qui vient occuper mes pensées.

*

Malgré la mort, malgré le temps,

C’est sûr, je t’aime, maman !

Claude COLSON

http://claude-colson.monsite-orange.fr

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Deux courts extraits de "Fleur de corail" intitulés "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

Publié le par christine brunet /aloys

Et quand le vent caresse la mer

les bulles d'écumes éclatent de joie.

La terre douce comme de la laine fait jaillir des fleurs de soies.

*****

J'aimerais être invisible pour voir glisser l'amour sur les corps et les esprits.

J'aimerais être invisible pour boire la rosée d'une fleur qui s'appelle béatitude.

Deux courts extraits de "Fleur de corail" intitulés "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

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Un extrait du recueil "Traversée de la main en solitaire" de Camille Delnoy

Publié le par christine brunet /aloys

6.

A les regarder s’embraser

- eux !

une lave d’amertume me monte

à la bouche désertée.

Tant d’aimes d’eux

me rendent fou à fuir tout

que j’en désire

un silence

de mies mots.

Elle veut jalouse

- la main

effacer cette violence.

Elle désire

être

la page à naître d’avant

le départ

d’avant la déchirure

là où

l’horizon englobe

l’ombre débordante

des mots tus.

Ils sèment en moi

le geste trouble

qui

écorche les nuages.

Et

cette main – toujours la même -

tendue

divague et divulgue

sa désolation

puis mesure l’univers

et définit l’amplitude

du miroir orphelin.

Un extrait du recueil "Traversée de la main en solitaire" de Camille Delnoy

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