Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

poesie

Corps et amour, un poème de Françoise CASTERA

Publié le par christine brunet /aloys

 

contrastes.jpg

 

 corps et amour

 

C’était à nos débuts  je te voyais de loin

De loin je ressentais  de loin je t’appelais        

Car déjà la ferveur qui s’emparait de moi

Augurait les moments que tu épellerais

En prenant tout ton temps en disséquant l’instant

Pour que nous connaissions ensemble l’apogée

Pour que nos corps se frottent et restent haletants

L’un sur l’autre – l’un et l’autre comme un seul – allongés

 

Je me souviens de toi et de cette lenteur

Calculée et savante qui me faisait frémir

Impatiente et ardente – c’était ça le bonheur

Quand ta main s’approchait je tremblais de désir

Et ton amour pour moi était comme une offrande

Nous étions tout collants de sueur et de joie

Entraînés tous les deux dans une sarabande

Qui cernait nos envies et aussi nos émois

 

Ton sexe tes doigts ta bouche tout était confondu

Les jeux que nous jouions n’étaient pas interdits

Et je m’étais ouverte attendant ta venue

Car tu m’apporterais un nouveau paradis

Nos gestes se croisaient    chacun voulant offrir

À l’autre son plaisir – cherchant mais pas longtemps

Les coins les plus secrets afin de découvrir

Le meilleur dans le corps et le meilleur moment

 

Quand tu exacerbais ma sensibilité

Quand tu savais comment il me fallait jouir

Quand tu utilisais ta sensualité

Tu me connaissais tant et comment m’assouvir

Je  pense qu’à nous deux dans nos humeurs mêlées

Nous inventions des jeux nous trouvions des ressources

Nous étions les artistes des joies multipliées

Et par cet amour-là  nous buvions à la source

 

 

 Françoise CASTERA

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Par-dessus, par-dessous, les enfants, un poème de Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys

 

DSC01285

 

 

 

Par-dessus, par-dessous, les enfants.

 

 

Soleil tiède en pays du nord,

miel chaud et gorge à mort,

enfants mal en dedans.

À l'école, grippe en avant.

l'art d'hier ils n'écoutent plus,

ceux pensés passés par dessous dessus.

Des sous par- dessus manquants sont là pour les aider,

eux sont bien las, chacun, dans l'avidité.

D'amour. De grâce. De générosité.

Besoin des trois, détroit du droit,

qu'un chacun envers l'autre se doit.

Enfants maintenant à devenir plus grands.

Espoirs ténus à tenir pour eux,

au travers du concret travail dans le quotidien réalité.

Espoirs pour tant tenus même vacillants, formulés

oscillants par eux, par nous, adultes apprivoisés non privatisés.

Secteur social je te sens mal, tu me renvoies la balle.

Ellipses et paraboles, discours et paraphrases,

nous supputons, nous pérorons. De formations en formations

nous ramons en rassurants diapasons. Bémoles satisfactions

pour résultats sur notes en clés tronquées.

Passés par dessous dessus, hauts de gammes non intégrées par nous,

ils évoluent pourtant, se construisent " ce " pendant ou se pendant,

lancent appel ou jettent la pelle, disent ce qu'ils peuvent …

ou souvent pire, … ne savent plus dire ce qu'ils désirent.

 

Soleil chaud des pays du sud,

les enfants meurent en l'aube de l'azur.

 

Cependant  je  crois.   Je  continue.   Je  travaille.

 

Mots  d'un  intervenant  social 

 

Jean-Louis Gillessen                               

 

                                                     

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

D'une mère à l'autre, un poème de Françoise CASTERA

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/contrastes.jpg

 

 

D’UNE MERE A L’AUTRE

  

 Tu vas retrouver ta maman

 Mais ta maman chéri c’est moi

 Vas-tu faire fi de tout ce temps

 Où j’étais toujours là pour toi

  

 Pourquoi es-tu parti si loin

 Tu ne m’as pas dit au revoir

 Et apparemment sans chagrin

 Sans émotion sans un regard

  

 As-tu crains que je me révolte

 As-tu crains aussi mes sanglots

 Ce que j’ai semé je récolte

 Tu n’es pas un être falot

  

 Tu es un homme et tu es fort

 Tes sentiments sont en veilleuse

 Pourras-tu me sourire encore

 Pourrais-je encore être joyeuse

  

 Je suis celle qui t’accueillit

 Et aussi celle qui t’a cueilli

 Quand tu étais dans la souffrance

 Et quand tu vivais dans l’errance

  

 Quand tu étais un tout petit

 Un oisillon  hors de son nid

 Un p’tit bonhomme de rien du tout

 Un p’tit bonhomme perdu, partout

  

 Pourquoi es-tu parti si loin

 Je suis ta vie et ton pays

 Et mon amour n’a pas de fin

 Je t’ai aimé plus que ma vie

  

 Si ma raison comprend ta quête

 C’est mon amour qui la refuse

 Je resterai toujours inquiète

 Et te présente des excuses

  

 Si jamais je ne peux te revoir

 Je ne pourrai pas oublier

 Nos premiers mots ni nos espoirs

 Ni ta façon de m’enserrer

  

 Si tu retrouves ta maman

 Dis-lui combien je t’ai aimé

 Dis-lui comment je t’ai aimé

 Et que tu m’appelais « maman »

 

 

Françoise Castera

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Un poème de Claude Colson, 22 décembre

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

claude colson-copie-2

 

 

 

 

 

22 DÉCEMBRE

Premier cadeau de fêtes,
Surprise, joie muette,
Dans la nuit tu es venu,
Toi, l'ami tôt disparu.

Le rêve à moi t'a rendu,
Tel qu'en toi-même,
Plus jeune même.
Et ensemble nous vivions une scène,
Certes non gaie, mais vue sans haine.

Ton épouse décédée peu avant,
Emprunté, tu allais recevoir tes enfants.
J'y ai cru, j'y agissais,
Avec toi à nouveau j'échangeais.

Puis le réveil m'a ébahi.
Auprès de moi je te cherchais.
C'était encore milieu de nuit,
Conscience de l'heure m'avait fui.

Lors, doucement l'esprit s'est rétabli.
J'ai compris qu'en phantasme j'étais
Et longtemps à cela j'ai réfléchi.
À la force des images, plus réelles, plus vraies
Pour la mort dépasser en un monde où tu vivais.

Alors, peu à peu, presque heureux, je me suis rendormi.

 


http://claude-colson.monsite-orange.fr

 

Léna

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

La chronique poétique de Salvatore Gucciardo

Publié le par christine brunet /aloys

 

La-rougeur-du-temps--Huile-50-x-60.JPG

 

 

Voyage intemporel

 

 

 

 

 

Le rêve s’enferme

Dans les méandres

Du labyrinthe

Parcourt le Styx

 

S’envole sur les hauteurs

Plonge dans le vide

 

Navigue vers les astres

S’oublie dans la semence

Du temps

 

 

 

 

Salvatore Gucciardo

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Sonnet... Un poème de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

petitesgrandes
Sonnet

 

Quand vous serez bien vieille, rimait si bien Ronsard

En parlant à Hélène, il était bien joyeux

De savoir qu'à son âge et craignant d'être vieux,

Sa mie le tenait pour un fameux lascar.

 

Hélène l'écoutait au sommet de son art,

Lui raconter sa vie, lui le grand amoureux.

Et quand il se plaisait à jouer à ce jeu

Elle était toute heureuse et rêvait de départ

 

Les hommes aux cheveux gris ne savent pas leur charme

Ainsi moi qui vous parle et vous tire des larmes

Je ne suis pas poète et j'en suis bien marri.

 

Une plume, un papier, cela me suffit bien

À vous qui me lisez, je ne demande rien

Si ce n'est d'apprécier ce que pour vous j'écris.

 

 

 

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

La chronique poétique de Salvatore Gucciardo

Publié le par christine brunet /aloys

L-empire-sideral-Acrylique--100-x-80.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Magnétisme


L’innommable

S’illumine

De l’énergie des cônes

La symphonie des sphères

Irradie l’impensable

Dans le feu du dialogue

Les astres fusionnent

Avec notre moi

 

On se substitue

À la dynamique stellaire

Pour s’abreuver

De l’eau cosmique

 

Les champs magnétiques

Peuplent

Le flux humain

La houle des vagues

S’évanouit

Dans la vulve galactique

Un grain de lumière surgit

De la nuit des temps

 

J’entends le cœur de l’espace

Qui résonne

Dans la demeure de l’être

Son souffle

Donne naissance

À la germination des vents

À la poussière de l’âge

À l’amas des globules

 

Le royaume de la nébuleuse

Est en nous

Le flot elliptique

Enivre notre âme

L’origine du monde

Habite le temple de l’homme

 

Salvatore Gucciardo

www.salvatoregucciardo.be

****************************************************************************************************************

Article expo S.Gucciardo à la MPA 1

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

A l'ami qui a choisi la nuit, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

claude colson-copie-2

 

 

 

 

À L'AMI QUI A CHOISI LA NUIT

 


 

Il y a près de deux ans, ami,

Tu fis le geste qui m'a abasourdi.

Hier enfin j'ai refait le long chemin

Qui m'a mené de ton ancien lieu de vie

À la stèle où aujourd'hui tu gis.

 

La longue route m'a vu ruminer les doutes,

Les questions sans réponses, l'incompréhension.

Puis j'arrivai et, en dépit des informations, 

J'ai mis du temps à retrouver la pierre

Qui abrite à présent ce qui reste de toi,

Une part de nous, une bulle d'un néant ordinaire.

 

Soudain sur le marbre ton nom a jailli

Près de celui de ton épouse, partie avant toi.

L'impression alors d'être au juste endroit,

D'avoir fait ce que tout homme doit.

 

Et, avant de te laisser, ami,

Par trois fois j'ai tapoté la pierre,

Comme je l'aurais fait sur ton épaule, mon frère.

 

 

 

Claude Colson


http://claude-colson.monsite-orange.fr

 

Léna, pour christine

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Marche Malevitchéenne, un poème de Bertrand Saint-Songe

Publié le par christine brunet /aloys

MARCHE-MALEVITCHEENE.JPG
IN MEMORI ' âme Malevitch

                                     
 MARCHE MALEVITCHEENNE


Nous marchons vers où il n'y a aucune image aucun son
pour qu'Il vive pour qu'Il aille pour qu'Il strie nos insensibles vents
pour bien vivre pour la paix
pour mieux vivre et mieux voir
La lumière
Nous sommes tous des marcheurs orphelins
Répondez ! Répondez !
                  - Oh, c'est tôt !...
Seigneur Vie Seigneur Nuit
                   - Où sont les flots
si mieux vivre au-delà 
E s t ... Le Je suis  ?....
¨Pour silence :
                   - pour beau vide, aucune image ni son virides
Pour la Paix
Pour la Paix
Pour bien vite au mieux vivre
parmi les couronnés des cieux
Le viride éternel au meilleur printemps 
Mer océane aux profonds diamants !

                                                                               BERTRAND  SAINT-SONGE,
                                                                               15 MAI 2013          
l'oeuf de l'esprit 

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Qu'en dira-t-on, un second poème de Patrick Beaucamps publié dans "le journal des poètes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

03) Tant d'eau sous le pont OK

 

Qu’en dira-t-on

 

J’attends le dernier train.

Sur le quai, une femme sanglote.

Je m’approche de l’aubette et vois

ses yeux rougis par les larmes.

 

Les sillons de rimmel escortent le passé.

 

Fréquemment, avant de partir quelque part,

la maison tremblait de la cave au grenier.

Des larmes coulaient sur les joues de l’enfant

mais il devait les sécher sur-le-champ.

Passer du chagrin à la gaieté.

Ne rien laisser paraître sous peine

d’en découdre par après.

 

Le train entre en gare.

Elle ne bouge pas d’un iota.

A travers la vitre je vois que

ses peines éclatent à nouveau.

 

Certaines arborent leurs faux sourires.

Certaines se vissent des lunettes de soleil.

 

Certaines vous disent qu’il ne s’est rien passé.

 

Patrick Beaucamps

Journal des Poètes

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 40 > >>