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poesie

Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue "Le Traversier"

Publié le par christine brunet /aloys

Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue "Le Traversier"
Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue "Le Traversier"

http://gsl.skynetblogs.be/archive/2015/06/29/publication-dans-la-revue-le-traversier-8463888.html

L’effluve du fleuve
Texte proposé par Laurent Dumortier

Sous les lumières immobiles
Je m’enfonce dans
Le cœur rougeoyant
Des quais de la ville

D’une péniche-restaurant
Glissant sur l’Escaut
Me parviennent des mots
Murmurés par le vent

L’effluve du fleuve
Tel un voilier de regrets
Me rappelle nos hiers
Pas encore oubliés
Et nos lendemains trépassés

Publié dans Poésie

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Joël Godard nous propose un extrait de son ouvrage "Ailleurs est un pays aux rivières lentes", en deux parties

Publié le par christine brunet /aloys

Joël Godard nous propose un extrait de son ouvrage "Ailleurs est un pays aux rivières lentes", en deux parties

Joël Godart nous présente deux poèmes en prose extraits de son recueil : «Ailleurs est un pays aux rivières lentes».

2e Partie

Avec la prose poétique, cette liberté de l’auteur devient plus grande encore. Songeons aux précurseurs : Aloysius Bertrand, le Baudelaire des Petits poèmes en prose, Rimbaud et ses Illuminations, Michaux, Char, Ponge ... Si Baudelaire calque souvent sa prose sur des vers déjà écrits, avec Rimbaud le poème en prose prend sa fulgurance : traduction d’ hallucinations , travail de la mémoire et du rêve, recherche d’un monde nouveau et à venir. Bref , jamais plus grande liberté n’avait été accordée au poète. Mais, hélas, quel défi démesuré pour l’auteur !

XXXIII

Et nous étions tous les deux accrochés sur l’aile

de l’ oiseau. Nous nous regardions en riant, étendus

de tout notre long, les bras en avant, tandis que les

ailes battaient, battaient. L’air sifflait à nos oreilles,

on voyait tout en dessous de nous de grands nuages

défiler. Soudain sans que nous sûmes pourquoi,

l’oiseau se mit à descendre. Nous enfouîmes nos

visages dans le fin duvet blanc, les mains crispées sur

notre monture. Puis tout se redressa, nous reprîmes

notre souffle. Quand nous basculâmes dans le vide,

l’air avait pris la forme d’une bouteille.

XLVIII

L’été s’était posé à nos pieds : il avait suffi de se pencher

pour vous saisir, jours dorés. Ailes à l’abri dans nos dos,

nous allions parmi vous, nous étions des vôtres.

Mais c’est le soir que nous prenions soudain notre envol :

un geste de l’un d’entre nous et nous nous mettions en

mouvement , parcourant tous vos horizons, découvrant toutes

vos chimères. Et c’est avec étonnement que, levant la tête,

vous nous suiviez des yeux, regardant tournoyer sans fin nos

longues silhouettes, cependant que la nuit, nous enveloppant

peu à peu, transformait votre univers en un bruissement

soyeux.

Publié dans Poésie

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Patrick Beaucamps nous propose un poème extrait de son nouveau recueil "Quand les vagues se retirent"

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Beaucamps nous propose un poème extrait de son nouveau recueil "Quand les vagues se retirent"

Mercredi après-midi

Dans la salle d’attente du dentiste

des revues traînent sur la table basse.

J’en survole au hasard et remarque

qu'elles datent toutes des années passées.

C’est rassurant en quelque sorte.

Tous ces faits qui ne surviendront plus.

Ces attentats et catastrophes qui

ne toucheront plus personne.

Un bref instant, je repense aux magazines

que je feuilletais d’une main et

que l’on se refilait entre internes

le mercredi après-midi.

Toutes ces filles sur papier glacé

qui me tenaient compagnie !

Que sont-elles devenues ?

Elles ont vieilli, sans aucun doute.

Sont devenues mamans

ou grands-mères même.

Leurs corps se sont fanés, flétris.

De vieilles personnes aujourd’hui !

Pire encore pour certaines.

N’ayons pas peur des mots :

des mortes.

Patrick Beaucamps

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Patrick Beaucamps nous propose un poème extrait de son nouveau recueil "Quand les vagues se retirent"

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Beaucamps nous propose un poème extrait de son nouveau recueil "Quand les vagues se retirent"

Insomnie

Mes pensées ne veulent pas dormir cette nuit,

se poser ici et maintenant. Elles préfèrent

vagabonder, telles des bêtes enragées.

Même lorsque je crois les avoir apaisées,

d’un sursaut elles me sortent du sommeil

et me replongent dans le tourment.

L’argent, le boulot, la famille ou même

la maladie, tout est prétexte pour elles

à sortir de ce lit. Errer dans la nuit

en rampant tous crocs dehors

dans un avant douloureux

ou un après inquiétant.

Patrick Beaucamps

Publié dans Poésie

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Joël Godard nous propose un extrait de son ouvrage "Ailleurs est un pays aux rivières lentes", en deux parties

Publié le par christine brunet /aloys

Joël Godard nous propose un extrait de son ouvrage "Ailleurs est un pays aux rivières lentes", en deux parties

Joël Godart nous présente deux poèmes en prose extraits de son recueil : «Ailleurs est un pays aux rivières lentes».

1 Partie

Pour qui souhaite s’exprimer par la poésie, s’offrent à lui différentes formes : vers classiques, vers libres ou prose (certains parlent aussi de verset). On peut vouloir s’échapper de ce retour pesant et systématique de la rime en fin de vers – ces textes que nous avons tous appris à ânonner à la petite école ! Et aussi de ces règles arbitraires fixées par certains et que même le grand Baudelaire a transgressée dans nombre de ses poèmes. Le vers libre a l’avantage de ne pas perturber le lecteur grâce à l’apparence de vers sur la page; bien sûr la rime est absente mais le jeu des assonances, des allitérations, des rejets, etc… donne à l’auteur une grande liberté d’expression. (à suivre)

XXVIII

Nous ne sommes pas seuls. L’armée des hommes

lève le camp. Nous ne sommes pas seuls. Les doigts

de la mer se pressent sur ma bouche. L’écume dans

mes cheveux, le sel sur mes lèvres, je ressemble à

une créature venue du fond des mers . Mes yeux posés

sur le sable attendent le retour de la marée. Nous ne

sommes pas seuls. Là où la mer rejoint le ciel, où mon

souffle devient rauque, je saurai vous conduire de toute

ma force, mes peurs, mes doutes, mes rires

– mon armée.

XLIX

Pensées, mes salamandres ! Que de journées

passées pieds nus dans la rivière à vous chercher !

Mes mains en cornets essayaient de vous retenir

– sans vous faire de mal.

Pensées ! Vos couleurs sont restées dans ma mémoire,

et quand je vous relâchais, car il fallait rentrer avant la

nuit , pour ne pas inquiéter les parents, je vous regardais

en silence vous faufiler entre les pierres humides,

rejoindre la Grande Obscurité.

Publié dans Poésie

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Christophe Poirier nous propose une nouvelle poésie

Publié le par christine brunet /aloys

Christophe Poirier nous propose une nouvelle poésie

Quand j’irai me promener
J’aimerai vous rencontrer,
Hélas! C’est avec une ombre
Que j’aurai passé la journée.
Un oiseau s’est alors posé
Mais sur la terre il n’avait que faire.
Sa place est meilleure dans le ciel.
Puis j’ai chanté et chanté,
Des fleurs se sont mises à pousser,
Les feuilles ont vibrées,
Une brise les caressait.
Dans la rivière les flots ont dansés.
À midi mon ombre s’est détachée
Et vous êtes arrivée.
Dans les yeux on s’est regardé
Dans lesquels on voyait le ciel
Et tout a changé,
Les fleurs à nos pieds,
L’oiseau qui volait,
La rivière enchantée.
On s’est pris la main
Et sur nos visages
Un sourire s’est dessiné.
Nos esprits se sont mélangés
Quand une pluie a dégringolé.
Dans vos cheveux entremêlés
Naissaient des étoiles par milliers.
Plus tard,
Sur le soir,
Dans le noir,
Mon coeur imprégné du soleil de vos lèvres,
Succombant à la tentation,
Je mourais de désir,
On brûlait de plaisir,
Dans les bras l’un dans l’autre,
On s’est embrassé.
La vie est amour


CHRISTOPHE POIRIER

Publié dans Poésie

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Choses dites, choses tues, un poème de Nathalie Druant dans l'Inédit

Publié le par christine brunet /aloys

Inédit nouveau n°276 - Septembre-octobre 2015

Inédit nouveau n°276 - Septembre-octobre 2015

Choses dites, choses tues, un poème de Nathalie Druant dans l'Inédit

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Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue BLEU D'ENCRE

Publié le par christine brunet /aloys

Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue BLEU D'ENCRE
Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue BLEU D'ENCRE

Laurent Dumortier dans la revue ETE 2015 Bleu d'Encre

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Joel GODARD nous propose quelques extraits de son recueil "Ailleurs est un pays aux rivières lentes"

Publié le par christine brunet /aloys

Joel GODARD nous propose quelques extraits de son recueil "Ailleurs est un pays aux rivières lentes"

LXV

Aller loin dans les souvenirs

Le filet des rêves à bout de bras

Comme un nageur à contre-courant

Remonter le fil de la vie

Et tout au bout qui nous attend

Le doux secret de nos âmes

XXV

Mes mains sur ton corps avancent en arabesque

Sur ton flanc aux pentes douces mes mains sont en voyage

Au sel du désert je demande le repos

A ses nuits la fièvre

A son ciel le silence des âmes

Ciels de ma vie les paumes de mes mains

Ouvertes sont criblées d’étoiles

IX

Sous ta jupe

Tu chantes un chant d’étoiles

Fille bleue

La barque de nos corps glisse dans l’immensité

Laissons la suivre sa voie entre deux soleils

Main sur main portons notre regard vers l’avant

Dans l’attente

Dis Quel rayon de lune unira d’un ricochet

Le cœur des amants

XIX

Si un jour nos chemins devaient se séparer

Qu’une fleur de givre naisse dans nos cœurs

Et fasse s’y réunir et ton sang et mon sang

XXIII

L’herbe des années se posera sur nos lèvres

mon amour

De toi ou de moi qui le premier emportera

la flamme

Les jours passés s’engouffrent dans nos dos

ouverts comme des portes

Ailleurs est un pays aux rivières lentes

XXXI

C’est dire le temps que de ne pas décompter les heures

Dire l’amour que d’aller deux à deux bord à bord

Le temps de l’amour nous a enveloppés dans un seul geste

C’est être ensemble que respirer d’une seule haleine

oOo

Joel GODARD

Publié dans Poésie

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Un extrait du recueil IMPALA de Marie-Thérèse CARLIER

Publié le par christine brunet /aloys

Un extrait du recueil IMPALA de Marie-Thérèse CARLIER

IMPALA, recueil poétique... Une courte présentation

une saine philosophie et 1 (puis 2) êtres de lumière m'ont "guidée" :

Ces poèmes sont très différents, en thèmes et en écriture, parfois légers, parfois plus lourds, visent à briser des moments de solitude, de morosité, ou à interpeller l'être humain à propos de ses manquements, à pointer du doigt certains négatifs que, tous nous pouvons, un jour, "connaître" ces moments qui peuvent briser un élan de joie, ou d'amour...

Ces poèmes furent écrits sans revenir 20 fois "sur l'ouvrage", la spontanéité qui fait se fuser des flèches de lumière ou des éclairs d'orage leur est propre...

L'écriture en rimes est peut-être obsolète, j'essaie de mélanger les genres (rimes et pas rimes) et la rime est un support de "rédaction", avis personnel.

J'aimerais simplement ne pas "fatiguer" le lecteur, qu'il ne referme pas ce livre après avoir lu un poème qui ne l'accroche pas la lecture de la poésie est libre, je n'ai pas un thème dominant.

S'y mêlent l'espoir, l'amour, la douleur, la vie, la mort, tout ce qui pourrait faire une note personnelle...

UN EXTRAIT

futur

Diables encornés

Taupes aveugles,

Entre l'enfer et le terreau

Glissent sur nos os.

Nos liens, divine texture

Equation idéale

Volent à l'éternité qui a forgé nos tombes

Nos indélébiles regards,

Yeux grands sur l'infini

Se tournent vers l'empyrée.

Echelle entre ciel et souterrain,

Une liane se déplie

A l'abri des démons frivoles

Nous projette, entités en parfaite osmose,

Vers l'Alpha et l'Omega.

Marie-Thérèse Carlier

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