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poesie

"Entre elle et moi..." un poème extrait de Wasserfall, de Kristof

Publié le par christine brunet /aloys

"Entre elle et moi..." un poème extrait de Wasserfall, de Kristof

Entre elle et moi ça colle

Je suis son voisin de gauche dans le train

Avec une patience infinie

Je lui ai arraché un regard profond

Du genre de celui qui ose

Entre elle et moi ça colle

Impossible de ne pas y croire

Je me suis trop engagé

J’ai tout sorti de moi

Mes yeux portaient de l’eau brillante

Ça l’a touchée je crois !

Elle a bien vu que je n’étais pas jeune

Mais concentré et enthousiaste

Presque attaché

Entre elle et moi ça colle

Je lui ai dit que j’aimais la neige et la pluie

Comme aujourd’hui, mêlées, ensemble

Elle était très proche de moi pour ça

On a laissé tomber tout le reste

Entre elle et moi ça colle

Sur le quai l’attendait une américaine, grosse, décomplexée

J’ai vu venir leur baiser sur la bouche

Un baiser qui se mange

Elle a eu un petit rire glacé

Et un regard dans ma direction

Je suis resté impassible devant cette étonnante vérité.

Kristof - 18 juillet 2012

Publié dans Poésie

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Sébastien Quagebeur nous propose trois poésies

Publié le par christine brunet /aloys

Sébastien Quagebeur nous propose trois poésies

Le critique de nuit

Je suis le conteur du rififi

du vice

du chemin des dames

le critique de nuit

Comment vivez-vous ?

Je me débrouille invariablement

si discret de ratures

le toucher de l'étreinte

variations de derrière

l’inexorable traque

la sonorité des couleurs

évanescente

chevauche l'art vague

sur tous les fronts

*

***

Paris

Paris papilles

Paris pastèque

Paris poésie

par le bout du nez

Paris Pistaches

Paris questionne

Paris à la loupe

Paris Fragile

La pierre de Paris

Le baobab à place d’Italie !

*

***

Noce

Je rêve

tu souris

à l'appel

de la forêt

la grâce

les volcans se réveillent

les noces rebelles

des algues dans les limbes

Publié dans Poésie

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Hydrocarbure, extrait de "Ether, mer et terre" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

Hydrocarbure

 

 

Demain tu décolles

Depuis Bruxelles

Moi c'est l'alcool

Qui m'appelle

 

 

De te perdre

Je crie ma haine

Dans la cité scaldéenne

 

 

On s'est aimés à tort

Sans l'ombre d'un remords

L'ironie du sort

Cause parfois

De beaux dégâts

 

 

Le soleil

Se perd

Dans la mer

Et cette bouteille

 

 

Ton corps

Source de cernes

Ton coeur

A moi se ferment

 

 

Hydrocarbure

Dans le ciel azur

Traces de cyanure

Dans mes yeux azur

 

 

Hydrocarbure

Dans le ciel azur

Traces de cyanure

Dans mes yeux azur

 

 

Hydrocarbure

Dans le ciel azur

Traces de cyanure

Dans mes yeux azur

 

 

Vers Rhodes

Tu prends les airs

Sous une géode

Je désespère

 

 

Fondre nos corps

Sous ce soleil d’hiver

Brûler nos cœurs

Sous un été de douleur

 

 

On s'est aimés à tort

Sans l'ombre d'un remords

L'ironie du sort

Cause parfois

De beaux dégâts

 

 

On s'est aimés à tort...

 

 

Hydrocarbure

Dans le ciel azur

Traces de cyanure

Dans mes yeux azur

 

 

Hydrocarbure

Dans le ciel azur

Traces de cyanure

Dans mes yeux azur

 

 

On s'est aimés à tort

Sans l'ombre d'un remords

L'ironie du sort

Cause parfois

De beaux dégâts

 

 

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

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Karl Chaboum nous revient avec un poème extrait de son recueil "Le sol à l'envers"

Publié le par christine brunet /aloys

Karl Chaboum nous revient avec un poème extrait de son recueil "Le sol à l'envers"

PANIQUE NOIR SOLEIL

Le bruit court qu'on a volé la reine.
L'Afrique est en émoi.
Ses yeux d'un noir encre
Éclairaient la plus obscure des négociations.
Ses narines exhalaient un souffle
Faisant fuir une flotte de navires ennemis.
Ses lèvres charnues, fermées,
Laissaient entrevoir tous les espoirs.

Le continent entier était à pieds.
Ils sont maintenant cul-de-jatte,
En cul de sac.
Sa couronne jaune de fin tissu
Était-t'elle à présent flétrie,
Meurtrie, en une autre patrie ?
Que faire ?
Se tourner vers les cieux ?
Peine perdue.
Vers l'enfer ?
Encore moins.

Rongés d'anxiété,
Les millions d'Africains
Attendirent donc...
Jusqu'au jour où elle apparut enfin.

Elle était dans les bois, méditant,
Se demandant comment se faire désirer
Davantage.
Elle attendit un mois.
Découvrit le secret :
Disparaître... Et attendre,
Jusqu'à ce que toutes les langues pendent,
Pour arriver à pas feutrés
Pour être par le pays portée
Aux plus hautes nuées.

Ainsi feront les femmes voulant jouir
Du statut de reine.
Avoir toujours le même portrait,
User du même stratagème
Et réussir... ou mourir dans les bois.



Karl Chaboum,

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L'odyssée, une poésie signée Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

L'odyssée, une poésie signée Laurent Dumortier

L'Odyssée

Quelle Odyssée

Quand tu osais

Ces mots chuchotés,

Ces mensonges éhontés

Quelle Odyssée

La tournée des bars

Choisis au hasard,

Voie de garage

Tourner la page

Quelle Odyssée

Ce faux départ

Des choses faire la part

Tandis que dans l'hiver

De ton amour perdu je me perds

Quelle Odyssée

Quand je contemplais la mer

Que s'échouaient les vagues amères

Qu'à défaut de tes lèvres

Des souvenirs j'embrasse la fièvre

Quelle Odyssée

De t'avoir retrouvée

Phare allumé

Dans une nuit esseulée

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

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Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Publié le par christine brunet /aloys

Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Ce matin


Malgré ma peur d’être
Je dois digérer
Ce jour tel qu’il est
Avec son goût traître


Tout me semble vain
Et surtout hideux
Mais tes jolis yeux
Sourient ce matin


Ton regard se pose
Sur ma peau, mes lèvres
Calmant ma fièvre
Et je me repose


Mon destin amer
Toujours aux aguets
Prêt à m’écraser
J’attends ta colère


Mais rien ne bouge
Et j’ai déjeuné
D’un baiser volé
Le temps d’un feu rouge

Nikos Leterrier

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Reflet, une poésie de Laurent Dumortier dans le Soliflore n°35

Publié le par christine brunet /aloys

Reflet, une poésie de Laurent Dumortier dans le Soliflore n°35

LA REVUE NOUVEAUX DELITS

Revue de poésie vive et dérivés - sommaires, éditos, quatrièmes de couverture des numéros parus

31/12/2015

Soliflore n°35 - Laurent Dumortier

Le reflet

Demain n’est pas encore arrivé

Qu’il est hypothétiquement passé,

Tu vois…

Mes yeux ne voient plus d’hier

Qu’un monde sans couleur

Même la lumière

A perdu sa splendeur…

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

Je suis si près du bord

Le vent souffle si fort

Je suis si bien…

Encore un pas de plus

Et je ne sentirai plus

Que le froid du bitume

Accueillant mon amertume…

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

S’il ne reste qu’un reflet, après tout

C’est peu et c’est déjà beaucoup…

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

Laurent Dumortier

http://gsl.skynetblogs.be/

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Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Publié le par christine brunet /aloys

Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Jenny


Dans la lumière incertaine
De ton maudit Soleil qui dort à peine
Je t’ai serrée très fort contre moi
Tu n’étais que du sable entre mes doigts.


Le souvenir de t’avoir caressée
Que je garde au creux de mes poings fermés
C’est tout ce qui me restera de toi
Car tu n’es que du sable entre mes doigts.


Si loin que je marche sous le ciel
Là où les idées se changent en sel
Je te retrouve, mais à chaque fois
Tu te changes en sable entre mes doigts.


Mes semblables, vous voilà déjà morts
Même si je me souviens encor
Du timbre familier de vos voix
Vous n’êtes que du sable entre mes doigts.


Je n’ai jamais appris la patience
Et je hais du monde son inconstance
Rien ne me restera où que je sois
Je n’aurai que du sable entre mes doigts.


Suis-je pauvre ou seulement cupide ?
Suis-je fou ou seulement lucide ?
Je l’ignore puisque même moi
Ne suis que du sable entre mes doigts.

Nikos Leterrier

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Une poésie de Philippe De Riemaecker...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ils parlent, Ils parlent de Bruges
Sous les vents qui se traînent, vers l'ancienne
cité.
Ils s'aiment, Ils s'aiment dans Bruges
De cet amour qui tremble d'être enfin
délivré.
Et quand ces amants-là, se tiennent par les
yeux,
les gens ne parlent pas, juste murmurent un
peu
Tandis que tombe la pluie, sur la ville
mouillée,
Les vieux peignent la nuit, sur les passants
frileux.
Ils dorment, Ils dorment dans Brugge,
Enlacés sans frémir malgré l'hiver en délire.
Ils rêvent, Ils rêvent de Brugge,
De ces clochers si grands, de ces pinceaux
géants .
Et quand ces amants-là, s'épuisent en pas de
deux,
Les bigleux tremblent d'effroi, ou bien
n'écoutent pas.
Tandis que dans la brise, les années se
détruisent
Et les canaux se figent sous les courants
gelés...
Ils meurent, Ils meurent pour Brugge,
Et portent dans le regard ces voyageurs
hagards
Ils partent, Ils partent loin de Brugge
Comme des amants heureux, qui n'ont rien à
se dire
Qu'une caresse étrange, qui se donne et
dérange
Les braves gens honnêtes, Les adultes blasés
Et les brumes ensablées couvrent les vieux
clochers,
Tandis que ces amants-là découvrent le
verbe aimer.

 
Philippe De Riemaecker


_________________
http://philippederiemaecker.wix.com/auteur#!books/cnec

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Patrick Beaucamps nous propose un poème extrait de son nouveau recueil "Quand les vagues se retirent"

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Beaucamps nous propose un poème extrait de son nouveau recueil "Quand les vagues se retirent"

Le bain

C’est à ce moment-là

que le week-end débutait.

Encrassé de graisse et d’encre,

mon père rentrait du boulot.

Dans sa mallette,

les chutes d’une bande-dessinée.

Mal reliées ou mal rognées,

les patrons acceptaient

que les ouvriers les emportent.

Je les lisais sur les toilettes pendant

que mon paternel prenait son bain.

L’émail crasseux.

L’eau noirâtre.

Mon père se frictionnant

malgré ses courbatures.

Je me souviens de ça !

Un petit bout de mémoire

qui resurgit

et s’écoule par le siphon.

Patrick Beaucamps

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