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Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

UN JOUR, LA VILLE

Un jour couleur de blé se lèvera

Et la ville dévoilera des facettes méconnues.

Les banlieues seront ouvertes sur des jardins d'oiseaux

Et s'épanouiront sur un horizon peuplé d'arbres.

Dans les rues le temps coulera moins vite.

Le presque silence des parcs donnera faim de chants et de musiques.

Un jour, la ville portera des habits taillés dans des pans de soleil

Et les rires des enfants déborderont des écoles.

Les papillons donneront leur nom aux rêves

Et les promeneurs auront les poches pleines de joies.

Dans leurs têtes, résonneront des bruissements d'insectes,

Leurs pas suivront les pas de danse des funambules.

Un jour, la ville aura le visage de la patience

Et les boutiquiers vendront des instants de quiétude.

L'eau des fontaines s'abandonnera à la tendresse

Et répandra les effluves de parfums délicats.

Des mémoires, s'effacera l'ancienne agitation des hommes.

L'amour sera la matière première de la liberté.

Un jour, dans un frémissement de lucidité

La ville offrira à chacun une part de bonheur.

Les citadins s'enivreront des paroles échangées

Et leurs mains rencontreront d'autres mains.

Ils prendront modèle sur l'indolence du chat et son espièglerie.

La violence s'estompera ne laissant que la fougue des mots.

Un jour, la ville célébrera les noces de l'herbe et de l'acier,

De la brique et du lierre, de l'intelligence et de l'émotion.

Les saisons y ricocheront comme dans la campagne,

Un jour, les bonnes volontés se cristalliseront.

Un jour, l'utopie libérera les réalités

Et l'espoir s'enroulera autour des hommes.

Micheline Boland

(Diplôme d'honneur Concours Europoésie 2014)

micheline-ecrit.blogspot.com

Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland
Un jour, la ville, un poème primé signé Micheline Boland

Publié dans Poésie

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Il est temps à présent, un poème signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Il est temps à présent


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

D’accrocher aux horloges des lettres capricieuses

De jeter aux tombeaux ces chiffres qui se meurent

D’angoisse et de mille autres pestes mystérieuses


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

J’appolinaire là l’essence même de la poésie

Que les bottines rimbaldent et que les champs de fleurs

Verlainent les nuages au gré de leurs fantaisies


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

Les gares et leurs trains souriront de l’audace

D’accrocher aux wagons des livres et des couleurs

De dépecer les convenances et d’installer des farces


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

De vivre décalés entre les jus du ciel

Les matins de soleil et la sève sur les cœurs

Et de flirter sur les vagues des océans de miel


Il est temps à présent de n’être plus à l’heure

Amis levons-nous et trottinons vers les soirs

Les chants d’amour fleuriront ici et ailleurs

Les matins seront nuits sur d’autres balançoires

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

Il est temps à présent, un poème signé Carine-Laure DesguinIl est temps à présent, un poème signé Carine-Laure DesguinIl est temps à présent, un poème signé Carine-Laure Desguin

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L'âme soeur, une poésie de Philippe Wolfenberg

Publié le par christine brunet /aloys

Les états d'âme de la Lune et du Soleil

 

L’âme sœur

 

 

Je la cherche depuis si longtemps

Que, peu à peu, l’espoir s’en est allé.

Tant de détours et tant de contretemps

M’ont, de la lumière, éloigné.

 

 

Faut-il naître et renaître,

Vivre d’innombrables errances ?

Ou dois-je disparaître

Sans que me soit accordé cette chance ?

 

 

Ce moment unique où, face à son double,

Se confondent les esprits et fusionnent les cœurs ;

Quand tout s’efface devant l’indicible trouble

D’avoir, enfin et à jamais, trouvé son âme sœur.

 

Philippe Wolfenberg

philippewolfenberg.skynetblogs.be

http://www.bandbsa.be/contes3/wolfenbergtete.jpg

Publié dans Poésie

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L'amant d'Aurore, un poème de LUC HARACHE

Publié le par christine brunet /aloys

Les Anges, recueil de poésies signé Luc Harache, Ed. Chloé des Lys, 2011

Les Anges, recueil de poésies signé Luc Harache, Ed. Chloé des Lys, 2011

L’amant d’Aurore

Savourant son sommeil au lit d’une lisière,

Aurore n’est vêtue que d’un drap de flanelle,

Son souffle parfumé fait frémir les fougères,

Et les arbres du bois font de l’ombre sur elle !

Or du feuillage sort, vigoureux comme un fauve,

Un dieu ! Son regard fond sur la belle insolite

Qui dort, l’épaule nue, dans la profonde alcôve

Que lui fait la Nature et que son rêve habite !

Se penchant pour humer de plus près son haleine,

Il frôle d’un baiser ses lèvres incroyables,

Puis, tremblant de désir, surprend ses formes pleines

En tirant prudemment l’étoffe interminable …

Mais il l’a réveillée, et le voyeur farouche

Est rentré comme un cerf au royaume des cimes !

Elle a, parmi les fleurs, écarquillé la bouche

Au troublant sentiment d’une présence intime !

Pourtant, dans un sourire, Aurore se rassure :

« Une bête m’aura reniflée au passage ! »

Telle est confiante quand la chère créature

Rejoint Morphée, à la merci des yeux sauvages !

LUC HARACHE

poème extrait du recueil "Les Anges", Ed. Chloé des Lys

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Claude Hardenne nous propose un poème, "Débuts"

Publié le par christine brunet /aloys

D E B U T S





Je voudrais – me crois-tu ? – enfin si c’est possible
Revenir en arrière au temps de ces amours
Les nôtres au début les pures les sensibles
Ma belle d’aujourd’hui d’hier et de toujours


Nos débuts coin de table et lumière du jour
Sur ton corps alangui et qui devient la cible
De mes yeux éblouis en quête d’indicible
Par le pinceau tracé en un subtil contour


La rue aux pavés gris le ciel en carillons
Parcourant de beffroi en clochers l’étendue
La ville aux toits d’ardoise et puis nous qui rions


Bohême simple - élans - nos âmes éperdues
De ce bonheur nouveau saupoudrant d’or nos yeux
Et ce sentiment vif d’être pareils aux dieux

Claude Hardenne

www.artmajeur.com/arden/

fr.artscad.com/@/ClaudeHardenne

Le pittoresque dans "Gaspard de la nuit" d' Aloysius Bertrand (2011) et Poussière d'âme (2009) Ed. Chloé des LysLe pittoresque dans "Gaspard de la nuit" d' Aloysius Bertrand (2011) et Poussière d'âme (2009) Ed. Chloé des Lys

Le pittoresque dans "Gaspard de la nuit" d' Aloysius Bertrand (2011) et Poussière d'âme (2009) Ed. Chloé des Lys

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Musique, une poésie de Micheline BOLAND

Publié le par christine brunet /aloys

 

Des bleus au coeur

 

MUSIQUE

 

 

Dans mes bagages, j'emporte quelques notes de musique,

Des airs d'accordéon et de violon,

Des accords de guitare et des refrains.

Je suis riche comme un rentier.

 

Moi, qui voyais la grisaille de novembre,

J'offre mes jambes et mes bras à une mélodie

Et voilà que le monde qui m'entoure est paré de couleurs.

Mon bonheur est plus neuf qu'un lever de soleil.

 

La musique est la parure des jours sans entrain,

Je l'entends et mon cœur danse et mon corps chante.

 

 

 

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

 Extrait du recueil en ligne "Printemps des Poètes 2014 -

Site "Moments d'écriture"

boland photo

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Boire les ombres, un poème de Camille Delnoy

Publié le par christine brunet /aloys

Boire les ombres

siennes

aux douze circonférences de l’horloge

comme prisonnier

d’une éternité circulaire

j’avance la main.

Mais qu’est-ce qu’une main

pour l’ombre ?

Main affamée

par temps de son absence

tourne pareille

que tournent les aiguilles

d’une étrange folie solitaire.

Et déjà cette autrefois

qui germe entre les doigts

d’une douce infection

pour la mémoire.

Je lampe et suce les contours

me nourris de moments brûlés

à la moelle même des vestiges.

A l’heure où d’absence

tout s’écroule

la main – toujours la même –

se dessèche telle

silhouette suspendue

à une fissure d’espoir.

Camille Delnoy

Extrait de "Traversée de la main en solitaire"

Esquisses de ratures Camille K. Delnoy

Esquisses de ratures Camille K. Delnoy

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"LA MARE EN MAI CERTES, MAIS..." un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

LA MARE EN MAI CERTES, MAIS...

En ce printemps distant
La mare est verte, le ciel est blanc.
Boudeuse, Nature fait la moue ;
Attend-elle donc les chaleurs d'août ?

Voici, alignés, que passent puis repassent
Quatre jeunes colverts, laissant sur l'onde leur trace.

Patauds, ils vont quitter l'eau,
Grimpent, un à un, sur l'îlot
Où ils s'ébrouent, bien vifs.

Or , celui qui manquait, tardif,
Le grain, s'abat sur la place
où, un temps, je me délasse.
Le parapluie m'abrite un peu
Car voilà que soudain il pleut.

Paradoxe saisonnier,
Sous l'ondée le soleil a percé
Un instant, puis, vite, s'est rencogné.

Heureux, les canards cancanent,
Tandis que sur le bras d'eau, là-bas, le héron plane.

Claude Colson, copyright.

http://claude-colson.monsite-orange.fr

"LA MARE EN MAI CERTES, MAIS..." un poème de Claude Colson

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Souvenir oublié, un poème de Philippe Wolfenberg

Publié le par christine brunet /aloys

Les états d'âme de la Lune et du Soleil

 

Souvenir oublié

 

 

 

Quand le soleil se couche et qu’arrive le soir,

Je me rappelle une fille aux yeux marron et cheveux noirs

Dont l’absence, parfois, me plonge dans un sombre désespoir

Et, alors, des moments exquis reviennent à ma mémoire.

 

 

A une époque révolue et regrettée, en d’autres lieux,

Perdu dans un parc arboré, un château merveilleux,

Habité par le spectre affligé et vaporeux

D’une amazone à l’intense regard de feu.

 

 

Sous le feuillage des géants séculaires,

Reniant sans remords sa nature première,

Sur un banc, la belle et troublante guerrière

S’offre à moi, à l’ombre d’une grande tour austère.

 

 

Cette réminiscence d’un lointain passé

A le goût doux et amer du dernier baiser,

Ultime vestige de l’amour devenu suranné,

Laissant dans le cœur l’envie de tout effacer.

 

Philippe Wolfenberg

philippewolfenberg.skynetblogs.be

http://www.bandbsa.be/contes3/wolfenbergtete.jpg

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Quai des salines, un poème de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Vertiges

Quai des Salines

 

 

Quai des Salines, sans courant,

Je dérive cependant

J’assassine mes lignes de vie

Et les réduis comme moi au néant

 

 

Quai des Salines, je jette un regard

Vers l’autre rive

Là où les signes s’allument et s’alignent

Tandis que saignent mes lignes

 

 

Quai des Salines, j’avance à reculons…

 

 

Quai des Salines, j’attends

Le rouge de l’aube

Qui colorera l’Escaut

Et ses rives de sang

 

 

Quai des Salines,

Là où tu ne viendras pas,

Là où tu as érigé entre nous

Ces fantômes de barricades

 

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

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