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A nos illusions... Poésie d'Adam Gray

Publié le par aloys.over-blog.com

 

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)

 

 

 

 

 

À NOS ILLUSIONS

 

 

 


 

Est-il donc malvenu

D’avoir des rêves ?

Est-il donc incongru

D’y croire quand même…

Quand même tous les dieux

Nous ont frappés

D’anathème ? Est-il mieux…

De se courber ?

Moi, je n’vais pas… me prosterner

À leurs pieds

 

 


 

À nos illusions ;

Ces rêves qui nous hantent

À tort ou à raison…

À nos vies impatientes

À ces oracles, ces êtres aigris

Qui nous juraient : « Vous y perdrez la vie ! »

Mais quelle débâcle pour les Harpies

Quand les vents cessent ; qui, alors sourit ?

 

 


 

D’accord, on est poussière

Et quand bien même

Nous n’étions que poussière

Est-il blasphème…

Ce désir d’autres cieux ?

De dépasser…

L’horizon ténébreux

Presque imposé ?

Moi, je n’sais pas… me prosterner

Désolé !

 

 


 

À nos illusions ;

Ces rêves qui nous hantent

À tort ou à raison…

À nos vies impatientes

À ces oracles, ces êtres aigris

Qui nous juraient : « Vous y perdrez la vie ! »

Mais quelle débâcle pour les Harpies

Quand les vents cessent ; qui, alors sourit ?

 

 

 

 


 

ADAM GRAY

 http://www.facebook.com/pages/Adam-Gray-Officiel/139154696110371?v=wall

http://adam-gray.skyrock.com/

 

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Carole Merlot: Flotter dans les neiges...

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Flotter dans les neiges
frôler tous les sortilèges
avoir le cœur serré
et quand bien même t’aimer

flotter avant que je m’enterre
une dernière fois dans l’éther
le jour est devenu rancœur
la douleur doucement se meurt

retourner les draps sans cesse
se retrouver seul de richesses
ne rien partager est mortifère
comme se laisser aller à la mer

mais il faut dormir encore
soigner nos cernes et encore
entendre tes rires nocturnes
te serrer contre ma peau diurne

tu es mon ange à présent
ma raison de dire le présent
ma saison de vivre mon enfant

 

 

Carole Merlot

 

http://monmaquis.skynetblogs.be

http://caroleetsesmots.skynetblogs.be

 

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Georges Roland : si tu partais un jour...

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SI TU PARTAIS UN JOUR

 

 

Si tu partais un jour pour un autre univers

Me laissant harassé de mille souvenirs

Je pleurerais un jour mais là n’est pas le pire

L’amour n’est pas l’écho d’une vie à l’envers

Il est dans l’avenir comme dans le passé

Si tu partais si loin qu’au-delà de l’espace

On ne voie plus de toi que l’ombre d’un sourire

Une photo jaunie l’image du désir

Un mot un rire un geste ou même une grimace

Mais qui revient toujours solitaire et glacé

Je n’avais rien appris qu’une morale éteinte

Et de toi m’est venu un monde scintillant

Une terre promise un carrosse brillant

Je ne connaissais rien avant ta douce étreinte

Je serais mort de peur si ce n’est d’amitié

Tu m’as appris l’amour ne m’abandonne pas

Je ne suis pas de ceux qui marchent droit devant

Comme une ombelle blanche emportée par le vent

Je n’ai de port d’escale qu’au rythme de ta voix

Ton large est l’océan du monde tout entier

Dis si tu pars si loin que j’en oublie ton nom

Qu’il ne reste de toi qu’une pierre morose

Je serai chaque jour je verrai chaque chose

Comme si tu vivais au creux de la maison

Tu seras l’univers autour de ton féal

Si tu partais un jour j’y survivrais si peu

Je n’aurais pas le temps d’imaginer ta mort

Je partirais si vite je serais sans remords

Comme dans un éclair je rejoindrais le feu

Et dans l’immensité verrais mon idéal

Chansons de Roland

 

Georges Roland

http://www.bernardiennes.be  et  http://www.georges-roland.com

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Noir Mouvant : une poésie de Sélène WOLFGANG

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NOIR MOUVANT

 

 

Quand le Zéphyr prépare un sort à la nuit,

La lune moirée par la spirale fauve des sens

Vous livre mon âme qui se tortille,

Traîne sa masse fluctuante

Et esquisse une flamme

Sur les murs de votre alcôve.

 

La flamme, mon oppressant désir,

Suivez son sillage,

Il vous fera tomber

Dans le gouffre de mon insolence.

 

Je suis le spectre à la voix

Qui vous mord les vertèbres.

Allongée dans votre jardin mental,

Je passe un fil astral en l’aiguille

Des sentiers expiatoires de ma dissolution.

 

Chut! Silence! Ecoutez mon chant!

Mon chant est un piège à y mourir,

Il polit votre mensonge.

 

Prenez et mangez

Mon ambroisie à la mandragore,

Buvez le sang de mes stigmates reflétés

 

 

 

Par le noir mouvant des voyelles.

 

Chut! Silence! Ecoutez mon chant!

Déjà, il vide les tiroirs de vos cœurs séchés.

Il déplace les meubles désolés

De vos profondeurs où l’idéal dort.

 

Des souterrains du verbe frémir,

Emergent les sangsues d’un amour perdu.

Elles descendent en vous et glissent

En vos veines les plus durs émois.

 

Séchez vos paupières!

Je me dérobe avec l’astre qui se tord.

A l’avenir, prenez garde!

N’entrez plus dans l’univers

Des nymphes sanglantes

Gisant sur l’humus de brume calcinée

Qui ampute l’azur triomphant

Comme la virginité.

 

Séchez vos paupières!

Je disparais avec le tumulte des temps.

 

 

Sélène WOLFGANG 

http://selenewolfgang.tripod.com/

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Un poème de Françoise Castera : Haïti

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amis.JPG

 

 

 

 

Haïti

 

Entre pays maudit et perle des Antilles

C’est ma vie que l’on prend et mon cœur qui oscille

Je ne veux pas pleurer mon fils ni ses amis

Qui prennent tous les risques au mépris de leur vie

J’ai peur pour eux pour tous et surtout ces enfants

En train d’agoniser…et cela prend du temps.

Si les secours sont là, utiles et présents,

Ils ont les mains liées – c’est un pays absent.

Ceux qui se succédèrent n’ont pensé qu’à eux-mêmes.

Ils étaient les nantis, et leur pouvoir extrême

N’incluait pas les gens qui hurlaient leur famine…

Qu’importent ces paysans qui vivaient de rapines 

 

Avez-vous vu ce couple qui cherchait son bébé

Ce petit Haïtien qu’ils avaient adopté

T’en souviens-tu, Préval, tu aurais pu signer

Mais tu ne l’as pas fait. Le bébé est resté.

Pourtant tu étais là, côtoyant les soldats

Envoyés par l’O.N.U.   Tu riais aux éclats !

Te souviens-tu, Préval, de passage chez nous

Où tu fus étudiant, un peu, mais pas beaucoup

Rêvant de pommes frites, rêvant de mayonnaise

Je t’ai servi ce plat et j’étais mal à l’aise

Tes idées politiques me paraissaient étiques

Le personnage entier me laissait très sceptique

 

Je raconte ceci car j’ai trop de chagrin

De mon défunt mari tu étais le cousin,

Le cousin par alliance – l’alliance fut rompue –

Le président restait, bien assis, bien en vue.

Mon amour est chez toi, c’est mon fils, c’est ma vie,

Il est parti chez toi pour aider son pays

Il n’a pas oublié l’idéal de son père

Il combat pour les siens et son père serait fier

Il parle de ses frères, ses frères haïtiens

C’est un homme meurtri. mais mon dieu qu’il est bien

Et s’il écrit qu’il m’aime, il n’est pas partagé

Il a trouvé sa voie, son chemin est tracé…..

 

Il est tellement jeune, accordez-lui la vie

Accordez-lui le temps de fonder sa famille

 

 

 

 

Françoise CASTERA

http://www.facebook.com/profile.php?id=1814167205&ref=search

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Georges Roland: la boxe

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LA BOXE

 

 


PREMIER ROUND


ils ont tous misé sur elle

parce qu’on dit qu’elle est cruelle

et que sa gauche est mortelle

je m’en fous

je me sens très bien capable

d’un uppercut imparable

de l’envoyer sur le sable

à genoux

lorsqu’au premier coup de cloche

on se pèse et on s’approche

on se guette l’anicroche

dans les yeux

c’est un nouvel abordage

nous salivons notre rage

je rassemble mon courage

de mon mieux

La boxe la boxe on en fait tous les matins

La boxe la boxe c’est notre pain quotidien

 

 


DEUXIEME ROUND


un instant on se ravise

on se tend on s’électrise

un coup dur pour ceux qui visent

notre union

ils l’acclament ils la supportent

scandent les coups qu’elle me porte

pour qu’enfin elle sorte

de ses gonds

lorsque je baisse ma garde

elle revient et me bombarde

de doublés à la pensarde

et dans les dents

peu après on nous sépare

comme sur un quai de gare

je tremble un peu des guitares

inquiétant

La boxe la boxe on en fait tous les matins

La boxe la boxe c’est notre pain quotidien

 

 


TROISIEME ROUND

 

 

je me lève et je sautille

j’ai les yeux dans ses pupilles

on s’observe et on s’épie

en dansant

elle esquisse une dérobade

me tamponne un peu l’arcade

puis me fait une accolade

dégoûtant

j’ai la chance de la faire

bien flipper de la crinière

de petits gnons dans les molaires

et sous les seins

mais je m’réjouis trop vite

et bien sûr elle en profite

pour m’oblitérer la frite

d’un parpaing

La boxe la boxe on en fait tous les matins

La boxe la boxe c’est notre pain quotidien

 

 


QUATRIEME ROUND

 


c’est là qu’il faut que je place

mon uppercut à la face

qui lui fait faire la grimace

rigolo

à ce moment elle ébauche

son mortel direct du gauche

et d’un coup elle me fauche

bang K.O.

je me retrouve en compote

j’ai l’estomac dans la glotte

les sourcils en papillotes

et tout en sang

me voilà je le redoute

au bout de ma longue route

l’arbitre crie Il est out

à qui le gant

La boxe la boxe on en fait tous les matins

La boxe la boxe c’est notre pain quotidien

 

Georges Roland

http://www.bernardiennes.be 

http://www.georges-roland.com

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PAPIERS MAGIQUES... UN SLAM DE ROMANO VLAD JANULEWICZ..

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Romano Vlad Janulewicz« Papiers magiques »

 


 

Il est temps d's'faire la malle, 
Mais oublie maillots d'bain, ch'mises à fleurs, 
Ray Ban miroirs ou sandales, 
Là où tu vas aucun b'soin d'accessoires pour nager dans l'bonheur ! 
Ok, tu veux pas trop t'projeter mais il est difficile 
Finalement d'pas tirer deux-trois plans sur la comète : 
Y aura-t-il des crimes, des bagarres, des idylles ? 
Les intrigues sauront-elles bien s'ancrer dans ta tête ? 
Tu t'installes à ton aise, respires un grand coup, 
Et dis au revoir à « hic et nunc ». Destination inconnue ! 
Fais confiance au pilote, même s'il est un peu fou, 
L'essentiel au final est d'vivre un périple qui t'troue l'cul ! 
Moi, j'les ai découverts sur le tard, 
Et d'puis j'les kiffe, pas d’danger qu’on s’sépare 
Poésie, littérature blanche, noire, romans de gare, 
Escort'ront ma vie jusqu'au bout. 
L'heure du départ approche. Pour qu'ton voyage démarre, 
Faut qu'les mots soient lancés et l'décor planté. 
Enfin tu t'décides à larguer les amarres. 
Pour ça, suffit juste d'tourner la première d'couv'illustrée ! 
Les livres sont des charmes, des passeports, des passerelles, 
Et si c'est pas d'la magie, faudra quand même m'expliquer 
Comment on atterrit dans toutes sortes de pays, d'univers parallèles, 
En lisant simplement des papiers imprimés...

 

 

ROMANO VLAD JANULEWICZ

http://blogoscriptorium.canalblog.com/

 

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CLAUDE COLSON : UNE RESPIRATION

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http://www.liensutiles.org/colsonphoto.jpgUNE RESPIRATION



Train de fraîcheur en matin-pluie.
Aux rameaux touffus le vert se fait plus profond.
La tuile frôle le marron, trône là, brun recuit.
Les toits de zinc luisent, s'anoblissent en ardoise.



Quelle beauté aussi, ce jour plus sombre !



Le vif ambiant a ragaillardi les gens.
La langueur a cédé.
Aux jupes et chemises  légères popelines ont succédé.
Aux bras des passagers les parapluies s'égouttent.
Doucement.



Rien n'est triste.
La nature seulement reprend son élan
Pour bientôt à nouveau ses splendeurs nous offrir.



Tu médites, ébahi.



Peu de mots pour cela :
E guapa la vida.


 

CLAUDE COLSON

http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/


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UN POEME DE GEORGES ROLAND: TOI ET MOI

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http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/photogeorges.jpgToi et moi

Nous étions hier comme aujourd’hui
C’est comme si on n’avait pas vieilli
Comme si les automnes
Étaient nos printemps
Comme si on avait perdu le temps
Le nôtre avait l’air réconfortant
De ces jours qui passent insolemment
Sans grincer les portes
Sans claquer les dents
Regardant mûrir l'œuvre de la vie
Nos miroirs ne sont pas déformants
Mais tes yeux auront toujours vingt ans
Leur éclat l’emporte
Sur le voile blanc
Rien n’efface l’être pas même l’esprit
Et je veux graver l’ombre
De ces mots suprêmes
Je t’aime

Si quarante ans nous ont unis
Que l’on nous dit au déclin du sursis
Comme si nos automnes
Perdaient leur allant
Comme si nous n’avions plus le temps
Notre entente fut riche à tout moment
Et nous avons ri insolemment
Sans grincer les portes
Sans claquer les dents
A quel intrigant faisons-nous donc envie
Ce n’est pas dans les mots qu’on se comprend
Un regard suffit naturellement
Notre union l’emporte
Sur les impotents
Nous serons les princes de l’amour grandi
Et je veux graver l’ombre
De ces mots suprêmes
Je t’aime

 

GEORGES ROLAND

http://www.georges-roland.com/

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Un poème d'Emilie Decamp : ECLAT D'AME 2.0

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http://www.waibe.fr/sites/emilie/medias/images/Tournai_la_Page_2009/site.jpgEclat d'âme 2.0


Les brisures de rêves occultent mon âme.
Leurs images se sont évaporées
Vers un ciel plus noir aux reflets de lame.

Les mots n'ont pas la force escomptée
Quand dans ma tête les phrases se tordent
Et que les lettres jaillissent en fragments de pensée.

Aux rivages sombres de l'éphémère
Nul ne peut éviter les vagues pourpres
Qui frappent mes côtes et déchirent ma chair.

Les éclats de peur transpercent mon coeur,
Transpirent de ma peau comme suinte la mort.
Et défilent dans ma tête brouillard : mes erreurs.
En une lente agonie, je perds le Nord.

 

EMILIE DECAMP

http://www.emiliedecamp.com/

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