| Je retravaille lundi. On m'a envoyé deux SMS, hier. Y a eu une grève, à la poste, vendredi. Les trois jours de congé, qu'il me reste (encore) à prendre avant la fin de l'année, eh bien ce s'ra (encore) pour ... plus tard. Et ... dans le cas extrême où je ne les verrais pas venir (faute de jours de congé non-accordés ou de rappels au boulot, cours de congé) ... Et ... dans le cas extrême où mes jours de congé (règlementaires, légitimes) tomb'raient définitiv'ment à l'eau, début janvier 2011, j'obtiendrais une compensation ... financière. Allez, y a pire ! Et ... la neige tombe. Toujours. Toujours. Onze heures trente-cinq, entre la rue des Tongres et la rue de Linthout ... "C'est grave !", dit une dame, toque en fourrure beige sur le crâne, qui vient me faire la bise sur le front, en prenant à témoin ... les tapis d'neige exposées, étalées sur les feuilles "vertes", près des arbustes, au rond-point. Dans un bistro, j'attends, je me détends ... Je suis moins sceptique qu'hier, concernant l'animation musicale où je suis sensé "intervenir", dans la rue des TOngres, entre un tapis rouge, une galerie et un coin d'rue. Et ... Je ne demande pas mieux que de m'y appliquer, sur le champ, avec ma guitare, mon harmonica, mon souffle vocal, le lutrin où figurent les paroles de pas mal de mes chansons. Et ... Le bijoutier, qui m'avait contacté, s'est montré, aujourd'hui, quand je l'ai croisé (ailleurs que dans sa boutique), plus sympa, plus avenant. Mais voilà ... Il y a (encore) peu de monde sur le trottoir. Et ... la froidure l'emporte. Et ... des haut-parleurs diffusent de la musique, des chants un peu partout. Et ... Malgré mon endurance, je ne le sens pas trop, dans des conditions pareilles. On verra bien. Demain, je prends le trainn très tôt, je rejoins ma chérie chez des amis communs, dans la région de Walcourt (Charleroi). Faudra pas que ... je me lève trop tôt (et si j'arrivais crevé sur place !) Faudra pas que ... je me lève trop tard (je risque de passer une nuit blanche, entre dimanche soir et lundi matin, et de me farcir ensuite huit - ou dix - heures de boulot, sans avoir dormi). Hier, j'ai passé des moments formidables au légendaire "Cercle Diogène", qui ferme malheureus'ment ses portes le 15 janvier prochain. J'y ai redécouvert mon pote Géri, son sourire, ses blagues maladroites (qui le rendent si crédible) et son talent de guitariste. J'ai découvert Bénédicte, la chanteuse que Géri accompagnait (à la guitare). Une voix ! Un sourire ! Une pêche d'enfer ! Une classe ! Des textes de chansons (en anglais et en français) remarquablement bien torchés ! Je retiens le "Pauvre Jean-Luc", portrait d'un "looser". Et ... une gentillesse pour couronner le tout ! Et ... une gentillesse qui se vérifie en coulisse ! J'ai redécouvert Raffi. Lui aussi, il me plaît. Dire que ... il n'a l'air de rien, quand on l'aperçoit, comme ça, parmi ses potes, dans l'public. Par contre ... Dès qu'il se met à sortir ce qu'il a dans l'ventre ... Des images, des métaphores, des voyages qui n'en finissent pas. Pas forcément de refrain, ni de couplet. Des mots, des mots, des mots. Un peu comme dans "La mémoire et la mer" de Léo Ferré. Où nous emmènes-tu, ami ? Oui, "Gayiné", j'ai ret'nu un nom, au hasard (je l'écorche déjà, mais il n'est aps tombé dans l'oreille d'un sourd ... tu y parles d'un jardin). Et ... "Gloria", cette femme que tu compares à la gloire ! Comme je te suis ! Cette gloire que tu compares à un "stimulant" ou à une ... prothèse. Bravo, aussi, pour ceux qui t'accompagnent : Enes aux percus et Marie au violon. En les regardant, en m'en souv'nant, en re-visualisant leur visage, je devine, je subodore ... à quel point ils mériteraient, eux aussi, des pages d'écriture. "La neige me donne soif !", ai-je entendu, ce matin. Et ... des souv'nirs de fraîche date qui retombent. Hugues Draye huguesdraye.over-blog.com |